RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Adan Chavez : « L’Assemblée nationale vénézuélienne doit redevenir une véritable chambre démocratique »

Le Parti socialiste uni du Venezuela espère reprendre la main, lors du scrutin législatif du 6 décembre, où l’opposition présente un maximum de candidats. Entretien avec le responsable international du PSUV.

L’Assemblée nationale est dirigée depuis 2015 par l’opposition de droite. L’un de ses ex-présidents est allé jusqu’à s’autoproclamer chef de l’État. Dans quel cadre politico-institutionnel le scrutin législatif se déroule-t-il ?

Adan Chavez. Nous abordons ces élections avec confiance. La majorité populaire et l’union civico-militaire continuent d’appuyer le gouvernement. Certes, la conjoncture est très difficile, il faut le reconnaître, en raison des tentatives de déstabilisation du gouvernement étasunien et du blocus économique et financier. Le 6 décembre marquera la 25e élection en vingt et un ans de révolution. Et pourtant, on continue de nous coller l’étiquette de dictature !

Comment la droite se positionne-t-elle ?

Adan Chavez. Depuis l’Assemblée nationale, les principaux responsables de l’opposition ont cherché à renverser Nicolas Maduro. Mais, il semble que l’appel au dialogue du président a été entendu ; une majorité de l’opposition participe au processus électoral. Cent sept partis régionaux et nationaux se sont inscrits au scrutin du 6 décembre. Les forces socialistes et bolivariennes du Grand Pôle patriotique (GPP) représentent dix formations. Plus de 14 000 candidats sont en lice, dont 554 du GPP. Il est donc facile de se rendre compte que la majorité des partis et candidats sont de l’opposition.

Quels objectifs se fixe le Parti socialiste uni du Venezuela, cinq ans après la défaite de 2015 ?

Adan Chavez. Le 6 décembre, nous devons obtenir une majorité afin que la nouvelle Assemblée nationale, qui prendra ses fonctions en janvier, redevienne une véritable chambre démocratique. Elle devra prendre en compte les divergences, et les différentes visions du pays qui s’affrontent pour parvenir à des consensus et légiférer pour le bien-être du pays. Cette future assemblée doit être une authentique tribune politique, comme elle le fut par le passé.

Les élections se déroulent dans un contexte de grave crise socio-­économique. Un changement de conjoncture est-il possible ?

Adan Chavez. Les sanctions économiques ont de lourdes incidences sociales. Depuis 2013, les mesures coercitives des États-Unis ont entraîné une perte de 98 milliards d’euros – blocage financier, embargos commerciaux, gel des actifs de Citgo (la filière états-unienne de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale), l’or retenu en Angleterre, ainsi que des avoirs au sein d’Euroclear. Citibank a, par exemple, bloqué les fonds destinés à l’importation de 300 000 doses d’insuline qui a affecté 450 000 malades. La disponibilité d’aliments en 2018 a baissé de 20 % par rapport à 2015. Ce qui a un impact sur la nutrition. À cela s’ajoutent des attaques spéculatives contre la monnaie nationale qui ont de terribles conséquences inflationnistes et sur la production nationale.

L’Union européenne, qui n’enverra pas d’observateurs, vient de renouveler ses sanctions économiques contre le Venezuela. Qu’en pensez-vous ?

Adan Chavez. Cette position est lamentable. Elle viole les normes et les accords internationaux fondés sur la recherche de paix entre les nations et le respect du droit des peuples à leur autodétermination. Les sanctions de l’UE sont pratiquement identiques à celles de Washington. Nous demandons le respect ; nous ne sommes plus une colonie. Personne ni aucun pays ne nous feront renoncer à nos choix.

L’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis augure-t-elle un changement de politique envers Caracas ?

Adan Chavez. Je ne le crois pas. L’establishment est structuré pour que les pouvoirs économiques commandent, indépendamment du président élu. Dès lors, nous assisterons aux mêmes tentatives d’ingérence, de coups d’État et de guerres non conventionnelles. Les États-Unis ne changeront pas leur politique internationale vis-à-vis de nous, de Cuba et du Nicaragua. Ils attaqueront également l’Argentine, qui a repris le chemin du progressisme, le Mexique, et la Bolivie.

»» https://www.humanite.fr/adan-chavez-lassemblee-nationale-venezuelienne...
URL de cet article 36736
  

Même Thème
Chroniques bolivariennes : Un voyage dans la révolution vénézuelienne
Daniel Hérard, Cécile Raimbeau
Après la mort d’Hugo Chávez, que reste-t-il de la révolution vénézuélienne, de ce « socialisme du XXIe siècle » ? Ses obsèques grandioses, pleurées par des foules pendant plusieurs jours et honorées par de nombreux chefs d’État, ont contrasté avec les critiques virulentes dont il avait fait l’objet dans les médias occidentaux. Cécile Raimbeau et Daniel Hérard nous entraînent au cœur de cette révolution pacifique, à la rencontre de la base, des supporters de Chávez. Ils les écoutent et les photographient, en (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
23 
Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations)
(mise à jour le 19/02/2017) Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le (...)
103 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.