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Thème : Venezuela

Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (2/2)

Romain MIGUS
Deuxième partie : les faits. La chronologie qui suit nous permet de répondre à trois questions essentielles pour comprendre le blocus contre le Venezuela : « Qui impose le blocus ? A qui l’imposent-il ? Et pourquoi ? » (1). A la lecture des mesures prises, la réponse à la première question saute aux yeux : ce sont les Etats-Unis, suivit par leurs vassaux latino-américains ou européens. Les faits parlent d’eux-mêmes. Cela se passe de commentaires ou d’interprétations douteuses. La réponse à la deuxième question coule aussi de source. Alors que certains commentateurs s’évertuent à relayer les éléments de langage de l’administration étatsunienne faisant croire qu’il ne s’agit que de sanctions ciblées sur des personnes, la lecture de ce document nous amène à une conclusion logique. C’est bien le Peuple vénézuélien tout entier qui est visé. Ce qui est d’ailleurs explicitement revendiqué par le pouvoir des Etats-Unis C’est d’ailleurs pourquoi nous ne mentionnons pas les sanctions contre des membres de l’Etat (...) Lire la suite »

Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (1/2)

Romain MIGUS
Première partie : le vécu. Au mieux la guerre économique et le blocus financier contre le Venezuela sont généralement invoqués comme un détail sans importance ou une invention du gouvernement, au pire, et dans l’extrême majorité des cas, elle est complètement passé sous silence. Il ne s’agit pas ici de faire une révision exhaustive des politiques économiques de la Révolution Bolivarienne. Si la majorité d’entre elles ont eu un apport bénéfique pour le pays, certaines ont pu être ponctuées d’erreurs, et ont pu avoir des conséquences dans la crise économique que traverse actuellement le pays. Cependant, il est indéniable que les manœuvres et les sanctions contre l’économie vénézuélienne ont un impact prédominant dans la situation économique actuelle. Et aujourd’hui, il est impossible d’analyser objectivement la situation au Venezuela sans passer par une étude minutieuse du blocus financier et de la guerre économique. Ces sanctions ne sont pas propres au Venezuela. Elles proviennent d’un arsenal de mesures (...) Lire la suite »

"Commune", nouveau documentaire sur la révolution bolivarienne

Thierry DERONNE
Sans doute y a-t-il un grain de folie à vouloir encore montrer au monde ce qui se passe au Venezuela hors du champ médiatique, à l’heure où le gouvernement mondial s’exerce par les médias, et où s’est creusé un abîme insondable entre la réalité d’un pays et son image à l’extérieur. ¨Commune¨ nous fait entrer au coeur des contradictions qui font avancer une démocratie participative, celle que les médias ont occultée depuis vingt ans pour mieux la transformer en dictature-de-Maduro. Teaser de “Commune”. Production : TERRA TV et et par l’Ecole Populaire et Latinoaméricaine de Cinéma, Télévision et Théâtre (EPLACITE). Sortie : janvier 2019. Ce film est parti d’une idée de Terra TV : comprendre le lien entre luttes paysannes et agriculture urbaine comme base des Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production (CLAPs) qui résistent aux pénuries provoquées par la guerre économique. La relation nouée avec les habitant(e)s de la Commune Altos de Lidice, née au sein des quartiers populaires de l’Ouest de Caracas, a (...) Lire la suite »
nouvelles d’un projet appuyé par Le Grand Soir...

Terra TV, révolution dans la télévision

Thierry DERONNE
Les délégués de la Marche Paysanne Admirable arrivent dans l’état de Falcón, le 11 novembre 2018. Au centre, Arbonio Ortega (poing levé, lunettes et chemise blanche). Le portrait rappelle la lutte du ¨général des hommes et des terres libres », Ezequiel Zamora (1817-1860). A gauche, en chemise bleue et chapeau, le dessinateur paysan Bracamontes qui croque au jour le jour les épisodes de la marche… (photo ci-dessous). Sourire sage et espiègle d’Arbonio Ortega. ¨Terra Tv est notre moyen de communication¨ nous dit, dans sa barbe et sa voix rauque, ce pédagogue et organisateur têtu des luttes paysannes. Il l’avait promis : « La marche doit continuer. Quelque chose s’est produit qui va au-delà du terrain de chacun, de la lutte de chacun, quelque chose que nous ne pouvions imaginer quand nous avons commencé à marcher« . L’appui logistique promis par le gouverneur local tarde ? Qu’importe ! L’infatigable marche paysanne décide de parcourir ¨a pata¨ l’état de Falcón, selon l’expression devenue son credo (...) Lire la suite »

Washington impose de nouvelles sanctions contre le Venezuela et Cuba

Bill VAN AUKEN
Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a annoncé une escalade des sanctions imposées par les États-Unis à Cuba et au Venezuela lors d’un discours belliqueux prononcé à Miami jeudi devant un public choisi composé d’exilés de droite et de responsables républicains. Le discours de Bolton sur la politique du gouvernement Trump à l’égard de l’Amérique latine constituait une demande de changement de régime à Cuba et au Venezuela, ainsi qu’au Nicaragua, et une affirmation éhontée de la domination américaine sur cet hémisphère, avec des déclarations répétées concernant un comportement que Washington ne « tolérerait » pas de la part des pays situés au sud de la frontière américaine. À peine cinq jours avant les élections américaines de mi-mandat, le discours faisait indéniablement partie des efforts de l’administration Trump pour créer sa base électorale, qui comprend en Floride des organisations d’exilés cubains installés à Miami depuis la révolution de 1959 qui renversa la dictature de Fulgencio Batista (...) Lire la suite »

Entretien avec Marco Teruggi, auteur de "Mañana será historia", un journal intime frénétique sur la réalité vénézuélienne (La Tinta)

Leandro Albani
Depuis plusieurs années, le Venezuela est dans l’œil du cyclone mondial. Le journaliste Marco Teruggi raconte cette réalité dans son nouveau livre. Lire Mañana será historia. Diario urgente de Venezuela (Demain, ce sera de l'histoire, Journal urgent du Venezuela), c’est se lancer dans un fleuve impétueux qui, parfois, nous permet un bref répit pour souffler, puis nous entraîne à nouveau dans des courants frénétiques dont nous ne savons pas vers quelle destination finale ils vont nous emmener. Ce tourbillon que l’on respire en tournant chaque page du livre est le même qui fait vibrer l'histoire du Venezuela. Publié par Editorial Sudestada, Mañana será historia... peut être un guide pour ceux qui cherchent à comprendre la réalité vénézuélienne. Mais il devient aussi un blog quotidien où s'entremêlent révolution et nécessité, toujours à partir d'une histoire qui restitue les voix des principaux protagonistes du processus politique et social initié par Hugo Chávez en 1998 : les hommes et les femmes du peuple, qui (...) Lire la suite »

« Historiquement l’opposition vénézuélienne a été tout sauf démocratique »

Pablo Sepúlveda Allende
Pablo Sepúlveda Allende est le petit-fils du président chilien assassiné en 1973 lors du coup d’Etat contre le socialisme démocratique de la Unidad Popular. Médecin comme lui, il exerce aujourd’hui sa profession parmi celles et ceux que la révolution vénézuélienne a sortis de l’exclusion. Avec un Réseau d’Intellectuels et Artistes en Défense de l’Humanité, il pousse une note dissidente dans l’océan uniformisé des médias qui modèle de plus en plus la vision de la gauche, surtout en Occident. Nous avons profité de son passage en Belgique pour nous entretenir avec lui, quelques minutes avant la cérémonie organisée en hommage au citoyen Salvador Allende à l’Université Libre de Bruxelles. Alex Anfruns – Depuis quelques années les médias internationaux focalisent leur attention sur les problèmes économiques du Venezuela ; comment résumeriez-vous la situation actuelle ? Pablo Sepúlveda Allende – Je vis au Venezuela depuis 2009. Jusqu’alors il y avait une situation générale de bien-être social et économique. La première (...) Lire la suite »

Communiqué de la République bolivarienne du Venezuela

TRADUCTION NON OFFICIELLE Le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a eu connaissance de la décision du gouvernement de la République de Colombie d’accorder le statut de réfugié au fugitif de la justice vénézuélienne Julio Andrés Borges, le 11 octobre 2018. Sur ce sujet il tient à exprimer ce qui suit : Le Venezuela attire l’attention de la communauté internationale sur ce fait qui confirme le format de protection du gouvernement de la Colombie envers des ressortissants vénézuéliens qui attentent contre la démocratie et contre la vie des présidents du Venezuela. Le format d’impunité aujourd’hui appliqué à Julio Borges, est le même que celui appliqué depuis 2002 à Pedro Carmona Estanga, auteur et principal protagoniste du coup d’Etat au Venezuela dont un des buts était l’assassinat du président Hugo Chávez et de membres de son gouvernement, protégé [lui aussi] par les autorités colombiennes. A cette occasion, le gouvernement colombien viole l’alinéa F de l’article A de la Convention sur le (...) Lire la suite »

Venezuela : la France s’essaie de nouveau au « regime change »

Lucien GIRON
Reléguant son passé non interventionniste aux oubliettes, la France a pris position de manière étonnante dans le dossier qui oppose le Venezuela aux États-Unis. En soutenant une saisine de la CPI dirigée contre le gouvernement Maduro, Paris pourrait en effet se rendre coupable de fait d’un « changement de régime » et par conséquent de l’aggravation de la situation économique du pays. La France est-elle en train de franchir sa « ligne rouge » géopolitique, en s’ingérant comme elle le fait dans les affaires du Venezuela ? Fin septembre dernier, cinq pays latino-américains, le Pérou, l’Argentine, le Chili, la Colombie et le Paraguay, ainsi que le Canada, ont saisi la Cour pénale internationale (CPI) afin qu’elle enquête sur des accusations de crimes contre l’humanité visant le gouvernement du président vénézuélien, Nicolas Maduro. Une démarche à laquelle Paris a apporté son soutien, s’estimant « vivement préoccupée par les derniers développements liés à la crise au Venezuela, en particulier la détérioration de (...) Lire la suite »

Venezuela, les répétitions font la vérité

Thomas Michel

C’est par de nombreuses offensives, planifiées, précises et répétées que l’on gagne une guerre. C’est par la répétition continue d’un même type de messages que l’on gagne une guerre médiatique. En ce qui concerne le Venezuela, parler de « guerre de l’information » n’est pas un superlatif. Et comme dans les guerres militaires, ce sera le nombre d’offensives médiatiques qui permettra à un des belligérants de s’imposer.

Réussir à faire croire au spectateur ce qu’il est obligé de penser, tel est l’objectif du conditionnement sous-jacent. Comme l’écrivait Aldous Huxley en 1931 dans Le meilleur des mondes – roman dystopique dans lequel les fœtus sont programmés durant leur sommeil à coup de répétitions auditives, « trois nuits par semaine, pendant quatre ans » pour qu’ils intègrent la condition sociale qui leur a été choisie – « Soixante-deux mille-quatre-cent répétitions font une vérité ». En effet, il n’y aurait de vérité que celle qui fait taire toutes les autres. Autrement dit, n’importe quelle soumission répétée à une opinion, à l’usure, – et on nous a toujours à l’usure… – se fait oublier comme opinion ; la récurrence d’un même discours devient le seul discours possible, et toute information qui sortirait du cadre habituel se heurterait au scepticisme le plus farouche, voire à l’indifférence la plus totale… Concernant le Venezuela donc, c’est dans un même bain d’acétaminophène que, régulièrement, les « grands médias » nous plongent (...) Lire la suite »
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