Georges RODI
Le problème, c’est que Trump n’est qu’un promoteur immobilier, un fils à papa qui a toujours su abuser du rapport de force face à un particulier qui souhaitait lui vendre un terrain constructible. Ce qu'il appelle l'Art du Deal. Pour Trump, l’acheteur, c'est le plus fort face au vendeur, celui qui a le bâton en main. Et son conseiller spécial, P. Navarro, est lui aussi persuadé que les tarifs sont à l’avantage des acheteurs : il suffit de lire sa contribution au « PROJECT 2025 » (The case for fair trade) pour en avoir confirmation. Qui s’en souvient ? Elon Musk a publiquement déclaré que Peter Navarro était plus bête qu’un sac de briques (“ dumber than a sack of bricks ”)… Il est très rare que je sois d’accord avec Musk, mais voilà que tiens, pour un coup, tout finit par arriver.
Trump est tout juste en train de découvrir que le vendeur chinois est en position de force. Et il n’est pas le seul, tous les responsables politiques étasuniens sont encore dans le déni.
Tous des sacs de briques en fait.
Trump devrait pourtant savoir que lorsque l’acheteur est endetté à mort, il vaut mieux qu’il ne fasse pas le malin chez son banquier.
Pour ceux qui gouvernent la France et font semblant de l'ignorer, les EU sont endettés à mort.
Et la Chine leur prête de l'argent.
Ce seraient même les paysans chinois qui le feraient d'après James David Vance.
Et si en plus, le vendeur chinois a un quasi monopole sur des produits dont vous avez absolument besoin, vous êtes priés de lui montrer quelques signes de respect.
Des signes tangibles, pas seulement des slogans d'un jour.
Se prosterner peut même devenir nécessaire un de ces jours.
Le raffinage des terres rares est une spécialité chinoise. Ce n’est pas nouveau. Et pour celui qui souhaite devenir indépendant de (…)
Georges RODI
En réponse à John Mearsheimer, que j'apprécie, sauf quand il cherche à me convaincre que le conflit avec la Chine serait inévitable, ou que les Américains sont de bien braves gars, entraînés dans un génocide immoral par la seule faute d'un Israël qui contrôle le congrès.
PHOTO / Curtis LeMay
Né dans l'Ohio le 15 novembre 1906, il ouvre la porte du paradis des criminels de guerre le 1er octobre 1990.
Fait notable, il aura participé à l'élection présidentielle de 1968 en tant que colistier de George Wallace.
Quoi de plus normal :)
LeMay fut un général de l'armée de l'air étasunienne, connu pour avoir mené la campagne de bombardement du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il a servi comme chef du Strategic Air Force Command, la branche militaire responsable de la plupart des armes nucléaires du pays.
LeMay fut un membre éminent de la Bomber Mafia, un groupe de généraux des années 1930 qui pensaient que le bombardement stratégique des infrastructures adverses pouvait imposer la volonté américaine à tout ennemi.
Il ne s’est pas contenté de le penser.
Comme il l’affirma plus tard : « Les avions de chasse sont amusants... Les bombardiers sont importants. »
Les équipages sous ses ordres l'ont surnommé « Iron-Ass (…)
Georges RODI
La "démocratie" moderne est une forme de gouvernement conçue pour être contrôlée de l'extérieur, ce qui le rend naturellement vulnérable à la corruption et à la fraude. Et le peuple chinois en a eu les preuves lorsque la Chine a expérimenté des élections démocratiques de style occidental dans les zones rurales.
Au début de 2014, à Changsha, capitale du Hunan, un vaste scandale électoral de pots-de-vin a eu lieu, au cours duquel près de 60 personnes ont été accusées de fraude électorale, de malversations, de perturbation des élections et de corruption impliquant plus de 500 législateurs et responsables politiques locaux du parti qui ont étés démis de leurs fonctions.
Ce n'est qu'un cas parmi tant d'autres.
Dans la province du Hebei, dans le nord de la Chine, deux élections ont été annulées en un mois.
Avec deux fois plus de voix que d’électeurs, il faut avouer que la fraude électorale ne faisait guère de doute.
Et en septembre 2016, un vaste scandale de fraude électorale a éclaté dans le Liaoning.
Plus de 500 membres de l'Assemblée populaire de cette province, composée de 619 membres, ont été démis de leurs fonctions ou ont démissionné, et plusieurs ont été arrêtés.
Ce qui serait de loin le plus étonnant, ce serait d’être surpris par cela.
C'est la démocratie. C'est comme ça (…)
Georges RODI
La guerre contre TikTok est repartie pour un tour.
Le président Trump a eu l’honneur de lancer une première bataille, en essayant de forcer la vente de cette application à un consortium étasunien mené par le groupe ORACLE.
La raison ? TikTok était l’application la plus téléchargée du moment.
Que la Chine puisse faire mieux que les GAFAM sur le sol des EU n’était rien de moins qu’un affront intolérable. Cette tentative a échoué devant les tribunaux.
En 2023, plus de 170 millions d’abonnés étasuniens sont connectés à TikTok. Cela représente plus de 50 % de la population étasunienne, et pas loin de 100% de la jeunesse.
Pour ne rien arranger, 2 autres applications chinoises -Shein et Temu- sont venues accentuer les maux de tête des dirigeants du pays.
Shein concurrence directement des groupes comme Zara et H&M en produisant des vêtements en petits lots à un rytme effréné. Là où Zara souffre de 40% d’invendus, Shein en a 8%.
Temu concurrence Amazon, (qui pouvait (…)
Georges RODI
Parce qu’il existe des civilisations millénaires qui ont pour règle de faire porter aux parents la responsabilité des actes de leurs enfants ou leurs ados... Et parce que Attali nous a « fait » Macron... Il est plutôt normal de le tenir pour responsable, du moins jusqu’à ce que quelqu’un me démontre que son golem soit sorti de l’adolescence.
Tant de choses ont été dites après la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron « dont chaque mot est pesé, mesuré et assumé » qu’il peut sembler difficile d’y ajouter une couche.
Il reste malgré tout un peu d'espace pour quelques spéculations courtes et amusantes.
L’évènement de l’année, les présidentielles étasuniennes.
Là, il faut bien l'avouer, une prise d’Odessa par les troupes russes cet automne ferait désordre du côté de Washington.
« Espérer le meilleur, et se préparer pour le pire » est la devise habituelle des mentons carrés et sourcils froncés en pareil cas.
Et comme du côté des espérances de victoire pour l’Ukraine, dans le sac des armes magiques, il ne reste que les papillotes de Noël (celles qui ont des pétards), se préparer au pire est de fait la seule option sérieuse.
Sauver la face impériale est une priorité.
Déjà, on pourrait imaginer que Républicains et Démocrates se disputent pour financer une aide à l’Ukraine ou une lutte contre l’immigration. (…)