auteur Vincenzo COSTA
21 juillet 2026
11
La défaite de Poutine
Vincenzo COSTA
Poutin n'a pas été vaincu par les Ukrainiens ni par les Européens. La Russie ne perdra pas cette guerre. Cependant, le projet de Poutine d'une Russie européenne est terminé : il a échoué.
Lorsque nous parlons de « Poutine », nous ne devons pas penser à un individu isolé, mais plutôt à un phénomène historique qui a surgi après l'échec de la tentative de réforme d'Eltsine.
Durant cette période, la Russie a subi un effondrement démographique et économique ; ses vastes ressources sont tombées entre les mains de quelques oligarques, la criminalité et la mafia régnaient en maîtresses, et le pays se trouvait au bord d'une désintégration encore plus dévastatrice après la dissolution de l'URSS.
C'est ainsi qu'est né « Poutine » : non seulement une personne, mais un projet qui englobait deux objectifs stratégiques fondamentaux devant être poursuivis simultanément :
Protéger l'intégrité et la souveraineté de la Russie face aux forces de désintégration internes et externes ;
Intégrer la Russie à l'Europe.
En mars 2000, Poutine est même allé jusqu'à envisager la possibilité que la Russie adhère à l'OTAN. La raison de ces rapprochements était évidente : l'adhésion à (…)
9 octobre 2023
L’Occident de l’apéro dînatoire contre le Hamas
Vincenzo COSTA
Le Hamas et les Palestiniens n’ouvrent pas de perspectives de paix, disent les commentateurs. Mais quel choix ont-ils ? Quelles perspectives leur a offert l’Occident ? Mais ce n’est pas important ; l’apéro dînatoire version solidaire veillera à sauver nos valeurs.
Le Hamas attaque : les limbes et les générations qui viennent.
L’Occident n’a plus de ressources culturelles parce qu’il a supprimé son histoire. Pas celle des autres, mais la sienne. Il n’a pas de rapports avec ses racines grecques, avec ses racines chrétiennes. Il n’a plus aucun rapport avec l’Histoire, et ce qu’on appelle la philosophie analytique, qui est la philosophie de la domination anglo-saxonne, est l’expression de cette suppression.
Il s’agit d’une idéologie, dont le noyau consiste à extraire d’une séquence un fragment temporel. Les choses n’ont plus d’histoire, de racines, de motivations. Elles tombent du ciel. Elles sont le fruit de la folie, de l’irrationalité.
Une fois déshistoricisées, elles se prêtent au raisonnement qui a la préférence du philosophe analytique, et qui est à l’évidence la forme idéologique de la domination aujourd’hui : il y a un agresseur et un agressé.
Le méchant, c’est toujours l’autre. Les gentils, c’est toujours les États-Unis et leurs (…)

