auteur Sergueï LAVROV

Bureau du Haut-représentant en Bosnie-Herzégovine : « l’existence d’un tel outil colonial dans un État membre souverain des Nations Unies est inconcevable ».

Sergueï LAVROV

Article du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, publié dans le journal serbe Politika à l'occasion du 30e anniversaire de l'Accord de paix de Dayton, daté du 14 décembre 2025.

Il y a trente ans, le 14 décembre 1995, l'Accord-cadre général pour la paix en Bosnie-Herzégovine, qui a mis fin à un conflit armé dévastateur, était signé à Paris. Il avait été paraphé à Dayton, dans l'Ohio, ce qui explique qu'il soit largement connu sous le nom d'Accords de Dayton. Aujourd'hui encore, les échos de cette lutte fratricide résonnent douloureusement dans le cœur de ceux qui ont perdu leur foyer et leurs proches. La guerre a coûté la vie à plus de 100 000 personnes et a forcé plus de deux millions de personnes à fuir leur domicile. Nous pleurons les nombreuses victimes, quelle que soit leur appartenance nationale, ethnique ou religieuse. Les tensions persistantes dans les relations interethniques et interreligieuses reflètent ce passé tragique. Une partie significative de la Bosnie-Herzégovine reste un champ de mines, et des innocents continuent de mourir. L'Accord de Dayton n'était pas une panacée pour tous les problèmes ou différends qui ont englouti la société (…)

« Il n’y a pas une seule preuve que la Russie s’apprête à attaquer la France »

Sergueï LAVROV

Interview de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, accordée à la chaîne YouTube de l'association Dialogue franco-russe, enregistrée le 21 novembre 2025

Question : Notre dialogue d'aujourd'hui est important pour nous tous, francophones, qui regarderons cette interview précisément en période de tensions dans les relations entre la Russie et la France. À la fin de l'interview, selon la tradition, nous avons déjà sélectionné les questions des abonnés. Je vous transmettrai avec plaisir tous les souhaits de nos téléspectateurs. En Europe et en Russie, l'opinion répandue veut que Donald Trump soit une sorte de visionnaire, un artisan de la paix capable de dire non aux mondialistes et d'arrêter n'importe quelle guerre. Mais aux États-Unis qui, comme nous le savons, défendent toujours leurs intérêts nationaux, il a toujours existé l'idée qu'il fallait séparer la Russie de l'Europe. Tous les médias parlent maintenant du fait que Donald Trump a présenté son nouveau plan de règlement "pacifique" en 28 points. Vladimir Zelenski semble même d'accord. Qu'avez-vous à dire à ce sujet ? Sergueï Lavrov : Trop de choses incompréhensibles se (…)

« Quand les gens disent maintenant, cessez-le-feu, nous savons qu’ils veulent juste gagner à nouveau du temps »

Sergueï LAVROV

Entretien du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec la chaîne YouTube Ultrahang (Hongrie), Moscou, 26 octobre 2025

Question : Merci, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, merci de nous avoir accordé de votre temps. Sergey Lavrov : C'est un plaisir. Question : Nous sommes donc ici à Moscou. Et je viens de Hongrie, de Budapest, il y a quelques jours seulement. Et Moscou est magnifique. C'est la première fois que je viens à Moscou. Et lorsque nous avons planifié cet entretien, il était prévu que vous veniez à Budapest avec Marco Rubio, le Secrétaire d'État américain. Vous alliez aider à organiser une négociation entre le Président Poutine et le Président Trump. Mais finalement, vous n'êtes pas venu. Nous avons entendu de nombreuses versions différentes sur les raisons. Que s'est-il vraiment passé ? Tout va bien entre vous et M. Rubio et entre la Russie et les États-Unis ? Sergey Lavrov : Eh bien, c'est à vous de voir parce que vous êtes journaliste. Et votre travail, votre profession, est d'analyser ce qui se passe. Ce n'est pas très difficile car ces jours-ci, par exemple, la (…)

« Il est clair depuis longtemps que l’ONU ne reflète plus pleinement l’équilibre des forces international »

Sergueï LAVROV

Message du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux participants d'une réunion solennelle consacrée au 80e anniversaire des Nations Unies, Moscou, 23 octobre 2025

Amis, Cette année, la communauté internationale marque une date significative : le 80e anniversaire de l'ONU. Pour une organisation multilatérale, un anniversaire est une excellente occasion non seulement de regarder en arrière les performances passées, mais aussi d'esquisser des plans pour l'avenir. L'ONU ne fait pas exception. L'ONU a été créée à l'origine comme un centre pour coordonner et équilibrer les intérêts des États chaque fois qu'une réponse internationale était nécessaire. La Charte des Nations Unies, qui demeure la source essentielle du droit international, consacre les règles fondamentales des relations entre les États, y compris les principes de l'égalité souveraine des États, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et du droit des peuples à l'autodétermination. Huit décennies plus tard, nous pouvons affirmer avec certitude que cette organisation mondiale, créée au lendemain de la guerre la plus horrible, a rempli sa mission cruciale et a sauvé le (…)

Sergueï Lavrov avec l’agence de presse TASS, le 28 décembre 2023

Sergueï LAVROV
Suite à un article de Iorgos Mitralias qui cite une phrase sur Israël prétendument prononcée par Lavrov lors d'une interview le 28 décembre2023 et non sourcée par le posteur qui met en cause la probité et l'objectivité de ceux qu'il nomme les "Poutinistes plus poutinistes que Poutine", je me permet de poster la traduction Française exhaustive de cette interview tirée du Site des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie. Afin que nul n'en ignore le contenu réel. J'ai placé le lien de l'Interview en Anglais dans ma réponse sur le texte de Mitralias. Geb. 28 décembre 2023 07:22 Entretien du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec l'agence de presse TASS, le 28 décembre 2023. 2640-28-12-2023 Question : Comment le conflit israélo-palestinien peut-il être réglé ? La formule des deux États a-t-elle une chance ? Ou bien d'autres solutions à ce conflit qui dure depuis des années sont-elles discutées derrière le rideau ? Sergueï Lavrov : Personnellement, (…)