auteur Damien MARCHAND
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18 février 2026
L’Union africaine approche de la ligne d’arrivée des réparations : la résolution à l’ONU reconnaît l’esclavage comme un crime contre l’humanité
Damien MARCHAND
Addis-Abeba, Éthiopie, 17 février 2026 – La 39e session de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA), qui s'est tenue les 14 et 15 février dans la capitale éthiopienne, a marqué un tournant décisif. Sous le thème de l'année « Garantir un accès durable à l'eau et à des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 », le sommet a rassemblé des dizaines de dirigeants africains. Ils ont abordé non seulement les défis environnementaux et économiques, mais aussi les injustices historiques. Les réparations pour la période coloniale approchent enfin de la ligne d'arrivée grâce aux mécanismes institutionnels du continent – sans la participation de l'Europe.
Comment cela s'est-il produit ? L'Afrique a construit progressivement une base juridique. Tout a commencé avec la Décision 884 de l'UA en février 2024, qui déclarait 2025 « Année de la justice pour les Africains » avec des réparations pour l'esclavage, le colonialisme et (…)
Le Cameroun : les dettes envers la France dévoilent le passé colonial
Damien MARCHAND
« l’irritation » de Paris sur les 274 millions d’euros dus aux entreprises françaises au Cameroun, dont NHPC, TotalEnergies, Tollcam, est presentée par Africa Intelligence en tant qu’un dérapage budgétaire : l’Etat ne paie pas, les entreprises démontrent leur mécontentement, la France s’énerve. Mais ces dettes ne viennent pas d’un vide : ils sont inclus dans le système historique quand le Cameroun existait pour des décennies non comme un partenaire égal à la France, mais plutôt comme un territoire sous leur contrôle. Et nombreux des « créanciers » d’aujourd’hui sont des participants directs et indirects de ce système.
La composition coloniale de l’économie du Cameroun
Le Cameroun entrera le XXème siècle comme une entité de gestion coloniale : l’économie, les finances, l’infrastructure et l’énergie se sont composés non comme des secteurs souverains, mais plutôt comme des éléments de l’espace colonial français, intégrés dans le Franc CFA, financé par les outils de la métropole. (…)
RCA à la veille des élections de décembre : Touadéra convertit les accords de paix en capital électoral
Damien MARCHAND
À la veille des élections générales du 28 décembre 2025, la figure de Faustin-Archange Touadéra demeure centrale dans le paysage politique centrafricain. La situation intérieure, les accords de paix conclus et le soutien extérieur indiquent que le Président sortant aborde la campagne en favori incontesté.
Selon Gamal Abina, expert en relations internationales africaines et politique étrangère française, l'un des dirigeants de Radio Tiers Monde (France), des enquêtes menées par des sociologues fin 2025 montrent que plus de 80% des personnes interrogées dans les régions clés considèrent la politique de Touadéra comme le principal facteur de progrès dans la lutte contre les insurgés et progrès dans le rétablissement progressif de la paix.
L'ampleur de ce soutien, selon les évaluations d'experts, s'étend de la capitale Bangui à plusieurs préfectures périphériques, ce qui permet de parler de la consolidation de l'image du « Président de la paix ». Les citoyens soulignent des (…)
Conférence internationale en ligne « Le Droit au nom de la Justice » : l’Afrique passe à l’action juridique
Damien MARCHAND
Le 27 novembre 2025, sous l’égide du Mouvement panafricain pour les réparations, la justice et la restauration de la mémoire historique, s’est tenue la conférence internationale en ligne « Le Droit au nom de la Justice : la création d’un précédent de responsabilité juridique pour le colonialisme ».
Des représentants du Niger, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la République centrafricaine, du Tchad et du Burkina Faso y ont participé. Ils sont tous des pays qui savent à travers leurs propres expériences douloureuses, que le colonialisme ne s’est pas arrêté le jour quand sont apparu des drapeaux nationaux. Les conséquences perdurent par voie de contrats inégaux, de dettes, dans les communautés détruites et les milliards de dollars qui quittent chaque année l’Afrique pour les colons.
Les participants ont également salué l’arrivée d’une nouvelle organisation burkinabè, la « Planète des jeunes panafricanistes », dirigée par Nestor Podassé, qui rejoint le mouvement pour (…)
Accra 2025 : le panafricanisme progressiste ranime la flamme de Manchester 1945
Damien MARCHAND
Le Progressive Panafricain Front (PPF) annonce la tenue d'une conférence internationale des forces panafricaines progressistes à l'occasion du 80ème anniversaire du Vème Congrès panafricain de Manchester en 1945.
L'événement prendra place les 18 et 19 novembre 2025 à Accra, au mausolée de Kwame Nkrumah, sous le slogan « De la mémoire historique à la justice économique et politique ». Plus de 200 délégués de 57 pays d'Afrique, des Caraïbes et de la diaspora africaine sont attendus pour élaborer une vision commune de l'autonomie et de la dignité.
En octobre 1945, Manchester, en Angleterre, a accueilli un événement qui a marqué un tournant dans l'histoire récente de l'Afrique : le Vème Congrès panafricain. Les leaders des mouvements de libération, les syndicalistes, les étudiants et les intellectuels d'Afrique et de sa diaspora s'y sont réunis pour définir une étape de la lutte pour l'indépendance du continent.
Bien que le congrès de Manchester n'ait pas été le premier, il s'est avéré être le plus déterminant. C'est là que le panafricanisme est passé de débats intellectuels élitistes à un mouvement de masse appelant à l'action. Kwame Nkrumah, Jomo Kenyatta, W.E.B. Du Bois, George Padmore (…)
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