Georges GASTAUD
Gaza, Cuba, Venezuela appartiennent au même front mondial. Ne défendre que l'un des saillants de ce front mondial, c'est laisser l'empire euro-atlantique détruire l'un après l'autre les "saillants" de la résistance anti-hégémonique mondiale et le laisser créer les conditions d'une guerre mondiale antichinoise et antirusse potentiellement pan-exterminatrice.
GAZA, CUBA, VENEZUELA... MÊME COMBAT ! - Il n'y a qu'une seule ligne de front face à l'hégémonisme yanqui - Par Georges Gastaud, auteur de Mondialisation capitaliste et projet communiste (Delga, 2022)
La solidarité d'une grande partie de la jeunesse mondiale avec le peuple palestinien est d'autant plus admirable qu'elle est partout réprimée. Pour autant, il serait, non seulement suicidaire stratégiquement, mais moralement indéfendable, d'abandonner à eux-mêmes les autres points chauds - en termes militaires, les "saillants"- qu'il s'agit pour Trump de conquérir l'un après l'autre - sur la ligne de front mondiale qui sépare, d'une part, l'hégémonisme états-unien conforté par l'UE-OTAN et par la "théocratie fasciste" d'Israël (dixit le maire de Tel-Aviv parlant du gouvernement en place !), d'autre part une kyrielle de pays, de mouvements sociaux et de peuples qui font échec, ne serait-ce que par leur volonté têtue d'exister, au projet globalitaire de l'oligarchie (…)

Nous écrivons en tant que professionnels du cinéma, tous anciens ou actuels participants à la Berlinale, qui attendons des institutions de notre secteur qu'elles refusent toute complicité dans les terribles violences qui continuent d'être perpétrées contre les Palestiniens. Nous sommes consternés par la participation de la Berlinale à la censure des artistes qui s'opposent au génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza et au rôle clé joué par l'État allemand dans cette situation. Comme l'a déclaré le Palestine Film Institute, le festival « surveille les cinéastes tout en continuant à collaborer avec la police fédérale dans le cadre de ses enquêtes ».
L'année dernière, des cinéastes qui se sont exprimés en faveur de la vie et de la liberté des Palestiniens depuis la scène de la Berlinale ont déclaré avoir été sévèrement réprimandés par les programmateurs principaux du festival. Un cinéaste aurait fait l'objet d'une enquête policière, et la direction de la Berlinale (…)
Christian EYSCHEN
Interpellé par Mme Caroline Yadan, députée représentant les Français établis hors de France inscrite au Groupe Ensemble pour la République dirigé par M. Gabriel Attal, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, a non seulement appuyé sans réserve les propos volontairement inexacts prononcés par celle qui défend ouvertement, à la suite de M. Meyer Habib, les intérêts de l'État d'Israël sur les bancs de l'Assemblée nationale mais demandé, à la surprise de plusieurs diplomates du Quai d'Orsay, la tête de Mme Francesca Albanese, éminente juriste en Droit international, Rapporteur spécial de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) sur les Territoires palestiniens occupés. Les gouvernements allemand et autrichien ont emboîté le pas de Paris et le Secrétaire général de l'ONU n'a pas apporté à l'intéressée un soutien manifeste, bien qu'il ait souvent critiqué l'action d'Israël à Gaza.
Mme Caroline Yadan et M. Jean-Noël Barrot, reprochent à Mme Francesca Albanese d'avoir prétendument qualifié l'État d'Israël d'« ennemi commun de l’Humanité » lors d'un colloque tenu à Doha par le journal Al Jazeera, en présence de représentants du Hamas et de l'Iran. Or, elle ne s'est jamais exprimée de la sorte et a publié l'intégralité de son intervention qui visait à dénoncer le système de complicités en faveur de l'action de l'État d'Israël à Gaza, constitué par la mise à disposition de celui-ci de « capitaux financiers, [d'] algorithmes [et] [d'] armes » employés contre la population de l'enclave. Le projet officiel de l'actuel gouvernement des États-Unis de faire de Gaza la « Riviera » du Proche-Orient tend à donner du crédit à l'analyse de Mme Francesca Albanese.
D'ailleurs, celle-ci a pris dans le passé des positions pour le moins gênantes pour l'État d'Israël et ses alliés. Dans un rapport de juillet 2023 présenté devant le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, elle a (…)
Ali ABUNIMAH
En janvier, un message que j'ai vu sur Twitter/X m'a choqué.
« URGENT : À l'heure actuelle, je n'ai plus aucun accès à mon argent », écrivait Hüseyin Dogru. « Je ne peux plus nourrir ma famille, dont deux nouveau-nés, à cause des sanctions de l'UE. »
Dogru est un journaliste allemand vivant à Berlin.
Après avoir lu son message, je lui ai envoyé un message privé pour lui proposer de commander des provisions et de les faire livrer à son domicile.
Sa réponse m'a encore plus choqué. « Malheureusement, je ne suis pas autorisé à accepter une aide financière ou matérielle », a écrit Dogru.
Dogru est le premier citoyen européen connu à vivre au sein de l'UE à faire l'objet de sanctions extrajudiciaires imposées par Bruxelles, qui le privent de ses droits civils et humanitaires fondamentaux.
Il est également la première personne à être sanctionnée spécifiquement pour ses reportages sur la Palestine.
« Je n'ai plus le droit d'exister, je n'ai plus le droit de subvenir aux (…)
Chris HEDGES
La campagne vicieuse et soutenue menée contre Francesca Albanese, rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, par Israël et les États-Unis, inclut désormais les ministres des Affaires étrangères allemand, italien, français, autrichien et tchèque, qui exigent sa démission. Cette campagne s'inscrit dans le cadre d'un effort des nations industrialisées visant à la fois à soutenir le génocide à Gaza – près de 600 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis l'entrée en vigueur du faux cessez-le-feu – et à réduire au silence tous ceux qui exigent que la communauté internationale respecte l'état de droit.
La dernière attaque contre Francesca, qui s'inscrit dans le cadre d'une campagne concertée visant à discréditer les organismes internationaux tels que l'ONU, repose sur une vidéo délibérément tronquée d'un discours prononcé par Francesca à Doha le 7 février, qui déforme et interprète de manière erronée (…)