Al Mayadeen
Un quart de siècle s'est écoulé depuis les attaques du 11 septembre 2001 ; un temps suffisant pour séparer l'histoire de l'hystérie, les conséquences des intentions et la vérité de la propagande. Ce fut, sans aucun doute, un jour terrible et tragique pour beaucoup dans le monde entier ; près de trois mille personnes sont mortes dans des attentats qui ont bouleversé les États-Unis et, de fait, la planète entière. Cependant, vingt-cinq ans plus tard, la question n'est plus ce qui s'est passé ce matin-là, mais : qu'a fait l'Amérique ensuite ? Pourquoi l'a-t-elle fait ? Quels ont été les fruits de ces décisions ? Et avons-nous tiré la moindre leçon de cette douloureuse histoire ?
Les attentats du 11 septembre auraient pu être traités comme un crime grave nécessitant un effort international pour identifier, capturer et juger les responsables. De même, ils auraient pu susciter un débat sérieux au sein même des États-Unis sur les raisons pour lesquelles une hostilité si profonde envers (…)
Alan MACLEOD
Avec le recul, on peut considérer que l’occupation de l’Afghanistan par les armées des EU/OTAN n’étaient rien d’autre qu’une nouvelle grande guerre de l’opium comme celles menées contre la Chine au 19ème siècle, ou celles de l’apprès Deuxième Guerre mondiale menées par la France dans le Triangle d’Or en Indochine, reprises plus tard par la CIA au Vietnam et au Laos. Les mêmes guerres, habillées différemment, et nous n’y voyons que du feu, même en la regardant se dérouler sous nos yeux. RI
Elle a déjà été qualifiée d’« effort de lutte contre les stupéfiants le plus réussi de l’histoire de l’humanité ». Armées de simples bâtons, des équipes de brigades de lutte contre les stupéfiants parcourent le pays pour faire ce que l’armée des EU n’a jamais pu faire : couper les champs de pavot en Afghanistan.
Le gouvernement taliban d’Afghanistan – pays qui produisait jusqu’à récemment 90 % de l’héroïne mondiale – a considérablement réduit la culture de l’opium dans l’ensemble du pays. Des sources occidentales estiment que cette réduction peut atteindre 99 % dans certaines provinces. Cela soulève de sérieuses questions quant au sérieux des efforts d’éradication de la drogue déployés par les États-Unis dans le pays au cours des 20 dernières années. De plus, alors que les réserves mondiales d’héroïne se tarissent, les experts déclarent à MintPress News qu’ils craignent que cela n’entraîne une augmentation de l’utilisation du fentanyl – une drogue des dizaines de fois plus (…)
MK BHADRAKUMAR
Le 7 mars, les puissances occidentales se sont réunies à Paris pour une réunion à huis-clos sur les talibans et la situation en Afghanistan. Il s’agissait d’une réunion exclusive de représentants et envoyés spéciaux pour l’Afghanistan venant d’Australie, du Canada, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Norvège, de la Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis.
La sélection des participants est frappante – sur la base du qui a besoin de savoir – la Turquie est exclue, la Norvège est admise. On peut supposer que l’Occident ne fait plus confiance aux Turcs pour garder des secrets. Mais la Norvège se rend indispensable en tant que pays européen doté d’un appareil de renseignement de premier ordre qui sert les intérêts occidentaux.
Curieusement, l’Australie et le Canada ont participé, mais ils font partie des « Five Eyes ». Et les Five Eyes sont présents partout où il est question de déstabiliser la Russie ou la Chine. C’est Washington qui décide.
La réunion de Paris tire la sonnette d’alarme. Le 7 mars, le Conseil de sécurité des Nations Unies a également tenu une réunion sur les femmes et la paix au siège des Nations Unies à New York, au cours de laquelle, fait intéressant, l’ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield a mis en exergue « la violence et l’oppression des femmes et des filles » en Afghanistan, en Iran et dans les « (…)
Eve Ottenberg
Lorsque les États-Unis ont volé 7 milliards de dollars à l'Afghanistan le 11 février, il ne s'agissait pas d'un simple vol. C'était un crime de guerre et un crime contre l'humanité qui condamne probablement des millions d'Afghans à la famine. En bref, le prélude à un génocide. Biden tergiverse sur son excuse pour ce vol pur et simple des fonds afghans, à savoir l'indemnisation des victimes du 11 septembre. Ce n'est pas le gouvernement afghan qui a tué leurs proches. En fait, en 2001, les talibans ont proposé de livrer les coupables d'Al-Qaïda à Washington. Les États-Unis ont refusé cette offre et ont envahi le pays.
L'action choquante de Biden rend tous les Américains complices d'atrocités répugnantes. Selon l'UNICEF, "plus de 23 millions d'Afghans sont confrontés à une faim aiguë, dont 9 millions sont presque affamés." D'ici le milieu de cette année, 97 % des Afghans seront dans la dénuement, selon les estimations de l'ONU. Dire que ces gens ont besoin de chaque centime de leurs (…)
Mohamed EL BACHIR
Mike Pompéo sous les applaudissements et les cris « Allah Akbar »
Le 29 février 2020, l’accord négocié durant un an et demi au Qatar a été paraphé par les négociateurs des deux parties ennemies, le représentant américain,Zalmay Khalilzad, et le responsable politique des talibans, Abdul Ghani Baradar, en présence du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. MM. Khalilzad et Baradar se sont serré la main sous les applaudissements et les cris de « Allah Akbar ».
Cet accord fixe un calendrier pour le retrait définitif des États-Unis de l'Afghanistan. En contrepartie, les talibans se sont engagés pour interdire toute planification d'actions susceptibles de menacer la sécurité des États-Unis.
Sur ce point, deux questions s'imposent :
a) la sécurité des autres pays a-t-elle été prise en compte dans cet accord ?
b) l'accord signé entre les Talibans et les Etats-unis se limite-t-il à la seule question de la sécurité ?
Pour rappel, le chef d'El Quaïda, M. Ayman El Zawahiri a (…)