Thème Droits Humains/Libertés
25 avril 2026
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Réponse à mes détracteurs
Francesca Albanese
Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.
Le Monde diplomatique
Mardi 31 mars 2026
Le 23 mars 2026, la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese a publié un nouveau rapport — « Torture and genocide » — qui étaye la qualification de génocide dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Elle y établit un enchaînement précis : depuis le 7 octobre 2023, la torture est utilisée de manière systématique — dans les prisons, y compris contre des mineurs — puis s’étend hors des lieux de détention. À cela s’ajoutent les bombardements, les déplacements forcés et la destruction des conditions de vie. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique : la contrainte s’exerce sur les corps comme sur les conditions d’existence, jusqu’au seuil du génocide. Le rapport a été rejeté par les autorités israéliennes et contesté par plusieurs gouvernements occidentaux. En France, en février 2026, le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait appelé à la démission de Mme Albanese en s’appuyant sur des propos (…)
27 mars 2026
Torture et génocide : Rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (en français)
Francesca Albanese
Résumé
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine le recours systématique à la torture par Israël à l’encontre des Palestiniens des territoires palestiniens occupés depuis le 7 octobre 2023, y compris les pratiques en milieu carcéral et hors milieu carcéral qui répondent aux critères constitutifs du génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle documente la manière dont la torture est devenue partie intégrante de la domination et des punitions infligées aux hommes, aux femmes et aux enfants, tant par le biais d’abus en détention que par une campagne implacable de déplacements forcés, de massacres, de privations et de destruction de tous les moyens de subsistance, visant à infliger une douleur et des souffrances collectives à long terme. Un régime de terreur psychologique continu et omniprésent sur le territoire est imposé, (…)
18 mars 2026
L’Union Européenne sanctionne arbitrairement 6 Européens pour délit d’opinion
Fondation GIPRI
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Geneva, 18 March 2026 – Le 26 février 2026, l’Institut International de Recherche sur la Paix de Genève (GIPRI) a écrit à la Présidence du Conseil de l’Union Européenne (CEU) pour protester contre ses décisions de sanctionner six ressortissants européens que la CEU accuse d’être des “propagandistes pro-Kremlin et anti-ukrainiens ». Il s’agit du colonel de l’armée suisse à la retraite et analyste géopolitique Jacques Baud ; de la militante anticolonialiste suisse Nathalie Yamb ; de l’homme d’affaires franco-russe et analyste géopolitique Xavier Moreau ; et des journalistes allemands Huseyin Dogru, Alina Lipp et Thomas Röper.
Ils sont accusés « de mettre en œuvre, de soutenir ou de bénéficier d’actions ou de politiques du gouvernement de la Fédération de Russie qui sapent ou menacent la démocratie, l’État de droit, la stabilité ou la sécurité dans l’Union” sur la base de leurs opinions “pro-russes” présumées ou imputées, considérées par l’UE comme (…)
11 mars 2026
ICE : applaudir la matraque, jusqu’à en devenir la cible
Napakatbra
Ils soutenaient la ligne dure. Ils parlaient de fermeté, de frontières, de « criminels ». Puis l’ICE a frappé chez eux. Et soudain, ce qui était « nécessaire » est devenu « inhumain ».
Il y a des réveils qui font mal.
Angela Vergara, députée conservatrice colombienne, soutenait la ligne dure de Donald Trump sur l’immigration. Puis son fils de 22 ans, Rafael, a été arrêté par l’ICE. Depuis 18 jours, dit-elle, il est détenu « enchaîné » dans des « conditions inhumaines », alors qu’il était entré légalement. Elle parle de « peur, d’incertitude et d’un profond épuisement émotionnel ». Sur les réseaux, les moqueries pleuvent parce qu’elle avait défendu les expulsions massives. Pas drôle.
Même malaise chez les Olivera. En juillet 2025, Cynthia, installée aux États-Unis depuis 25 ans, mère de trois enfants états-uniens, est arrêtée par l’ICE lors d’un rendez-vous pour sa carte verte. Son mari, électeur de Trump, pensait que la fermeté viserait « les criminels violents ». (…)
20 février 2026
Pour la première fois, l’UE sanctionne un journaliste pour ses reportages sur Gaza (Electronic Intifada)
Ali ABUNIMAH
En janvier, un message que j'ai vu sur Twitter/X m'a choqué.
« URGENT : À l'heure actuelle, je n'ai plus aucun accès à mon argent », écrivait Hüseyin Dogru. « Je ne peux plus nourrir ma famille, dont deux nouveau-nés, à cause des sanctions de l'UE. »
Dogru est un journaliste allemand vivant à Berlin.
Après avoir lu son message, je lui ai envoyé un message privé pour lui proposer de commander des provisions et de les faire livrer à son domicile.
Sa réponse m'a encore plus choqué. « Malheureusement, je ne suis pas autorisé à accepter une aide financière ou matérielle », a écrit Dogru.
Dogru est le premier citoyen européen connu à vivre au sein de l'UE à faire l'objet de sanctions extrajudiciaires imposées par Bruxelles, qui le privent de ses droits civils et humanitaires fondamentaux.
Il est également la première personne à être sanctionnée spécifiquement pour ses reportages sur la Palestine.
« Je n'ai plus le droit d'exister, je n'ai plus le droit de subvenir aux (…)




