Thème Guerre/Paix/Armement

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La Gauche occidentale est-elle devenue pro guerre ?

Mathias Detekt
La gauche occidentale est-elle devenue pro-guerre ? L’attaque militaire massive et coordonnée des États-Unis d’Amérique (EUA) et d’Israël contre l’Iran, déclenchée le 28 février 2026, a eu le mérite de faire apparaître au grand jour la défaillance totale de la gauche occidentale, son abandon de toute perspective anti-impérialiste concrète et son incapacité à être à la hauteur du moment historique. En effet, cette attaque non provoquée, qui relève du « crime d’agression » considéré comme le « crime suprême » par le Tribunal de Nuremberg et ultérieurement par le Statut de Rome et le droit international, n’a suscité quasiment aucune manifestation ou protestation de masse en France ou dans les pays occidentaux. Cette absence de mobilisation antimilitariste de la gauche occidentale et le rôle que celle-ci joue en temps de guerre seront analysés dans les paragraphes qui suivent. Le terme de « gauche occidentale » fait référence à la nouvelle gauche née en Occident d’après-guerre et qui (…)

Le jeu impérial

Andrés Piqueras

Une analyse matérialiste dialectique des possibilités stratégiques des États-Unis après la poursuite de leur défaite dans la bataille d’Iran

Nombreuses sont les spéculations qui circulent sur les possibles stratégies, ou l’absence de stratégies, de la part de l’hégémon impérial, les États-Unis, pour tenter de préserver leur domination mondiale. Depuis ceux qui affirment allègrement que dans son affrontement avec l’Iran – qui date de longtemps mais s’accentue maintenant – les États-Unis « ont déjà perdu la guerre », jusqu’à ceux qui nous parlent de l’hécatombe nucléaire qui planerait sur la formation perse et sur une bonne partie de l’Asie en général. Pour faire une bonne analyse matérialiste dialectique, nous devons toujours aller au-delà du concret et du partiel, vers la conception ou le regard holistique, d’ensemble, de totalité. C’est la première chose. En outre, il est indispensable de laisser de côté toute personnification des relations sociales qui centre les analyses sur des individus ou des singularités politiques comme responsables des processus historiques. Il est encore plus nécessaire d’écarter les (…)

Comment la guerre contre l’Iran et le Hezbollah a brisé le bouclier protecteur américain d’Israël

Sharhabil Al Gharib
Les indicateurs qui émanent de Washington ne sont plus de simples chiffres ou des divergences passagères dans les positions ; ils reflètent plutôt une profonde transformation structurelle de la relation entre les États-Unis et Israël. Le récent vote au Sénat américain, où une nette majorité de démocrates a voté contre la fourniture à Israël d’équipements militaires sensibles, a révélé un déclin sans précédent de la position d’Israël au sein des États-Unis, en raison de son implication dans des guerres et des répercussions négatives que celles-ci ont engendrées sur la scène intérieure américaine. Que 40 des 47 sénateurs démocrates aient voté contre la fourniture d’engins de chantier à « l’armée » israélienne, que 36 des 47 aient voté contre la fourniture de bombes, et qu’aucun membre démocrate ayant des ambitions présidentielles n’ait voté pour armer Israël, voilà des données qui ne peuvent être traitées comme un événement isolé ou une circonstance politique temporaire. Elles (…)

Aucune guerre ne vaut la mort d’un seul enfant

Oleg NESTERENKO

Voici quatre ans, en mars 2022, une semaine avant les tout premiers négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, je partageais un article sur le réseau LinkedIn. Je vous le présente ici, tel quel, sans y altérer la moindre ligne. Son propos, j'en suis convaincu, conserve toute sa pertinence en ce mois de mars 2026, après quatre années de guerre en Ukraine et quelques jours depuis le début de l’agression de l’Iran.

Aucune guerre ne vaut la mort d’un seul enfant. Étant le père ayant connu la mort d’un de ces quatre enfants, étant une personne qui a vu la guerre de face - je suis bien placé pour le dire. Pour ceux qui ont des difficultés à voir au-delà de l’image, qui n’arrivent pas à voir clair sous l’inondation des propagandes en cours et pour ceux qui ne connaissent pas assez bien l’histoire, voici une petite remise en ordre des idées sur les véritables coupables du chaos dans le monde, dont les derniers événements en Ukraine ne sont que le dernier exemple sur une longue liste et ne sont, certainement pas, les derniers. Voici les faits sur les principales victimes de la Russie ? Non – sur les principales victimes de la « démocratie » de l'État américain (à ne pas confondre avec le peuple), ainsi que les remarques sur la situation de l’indignation du « monde civilisé » qui ont accompagné les massacres. Pour ne pas être trop long, je ne donnerai que quelques brefs exemples en (…)

Si seulement les Occidentaux pouvaient comprendre ce qu’est réellement la guerre…

Caitlin JOHNSTONE

La guerre est la pire chose au monde. Les Occidentaux en parlent comme si c'était un putain de jeu vidéo, du genre « hurr durr, on y va, on atteint nos objectifs et on gagne », alors qu'en réalité, la guerre signifie réduire des corps humains en miettes.

Drop Site News a publié un nouvel article contenant des témoignages extrêmement choquants sur le carnage provoqué par une double frappe aérienne menée par l'alliance américano-israélienne sur un quartier densément peuplé de Téhéran. Voici un extrait : « Nous étions assis là vers 20 h 00-20 h 30 quand soudain, il y a eu un bruit et une explosion. Nous nous sommes levés et quelques personnes ont pris la fuite. Nous nous sommes retournés pour récupérer nos affaires et nous avons vu du sang partout. Une main et une tête étaient tombées par terre », a déclaré Shahin, un témoin qui se trouvait au café et qui a souhaité rester anonyme. « Des scalps arrachés, des mains coupées, des gens gisaient là, lacérés, et deux personnes étaient tombées en martyrs. » ... « Une première explosion n'a pas été si violente, mais la seconde a tout fait exploser. Toutes les vitres ont volé en éclats. Ceux qui fumaient le narguilé ont été projetés au sol », raconte Shahin. « Un de mes amis, que je (…)