ALBA-TCP
L'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) condamne de la manière la plus énergique l'acte de vulgaire piraterie commis par le gouvernement des États-Unis, en attaquant et en confisquant illégalement un pétrolier vénézuélien dans la mer des Caraïbes. Cet acte constitue une violation très grave du Droit international et une agression directe contre la souveraineté de la République bolivarienne du Venezuela.
Ce fait, qui s'ajoute à la spoliation criminelle de Citgo, révèle une stratégie de pillage visant à s'approprier les ressources énergétiques vénézuéliennes, créant ainsi un précédent extrêmement dangereux pour la stabilité juridique et maritime internationale. L'ALBA rejette avec la plus grande fermeté cette agression impérialiste et réaffirme son soutien total au peuple et au gouvernement du Venezuela.
L'Alliance exige la restitution immédiate du navire et la cessation de toute action de spoliation contre les biens du Venezuela. Elle exhorte également (…)
Eric ROSS
Au cours des derniers mois, l’administration Trump a intensifié sa campagne menée depuis des décennies contre le gouvernement et le peuple vénézuéliens. Les menaces renouvelées et intensifiées de changement de régime, justifiées par des allégations fausses ou exagérées selon lesquelles Nicolás Maduro, son président, dirigerait un narco-terrorisme contre les États-Unis, servent de prétexte commode à une intervention plus profonde et plus directe.
La récente vague d'exécutions extrajudiciaires en mer, la décision de la CIA de lancer des opérations secrètes à l'intérieur du Venezuela, l'afflux de troupes américaines dans les Caraïbes, la réouverture d'une base navale longtemps fermée à Porto Rico et le déploiement du porte-avions USS Gerald Ford dans la région constituent des développements frappants mais pas surprenants. Il ne s'agit là que de la dernière manifestation d'un projet idéologique à travers lequel Washington cherche depuis longtemps à façonner l'hémisphère de manière à renforcer davantage la puissance américaine et à protéger les profits des multinationales occidentales.
Ce projet officiel remonte au moins à la doctrine Monroe de 1823, lorsque les États-Unis ont unilatéralement revendiqué l'Amérique latine comme leur sphère d'influence exclusive. Sa renaissance aujourd'hui est indéniable et clairement dangereuse. Comme l'a déclaré le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, reprenant les termes de cette politique (…)
Telesur
Conformément à la politique impériale, l'Argentine, le Costa Rica, l'Équateur, le Salvador, le Panama, le Paraguay et Trinité-et-Tobago se sont dissociés de paragraphes clés de la déclaration commune, tels que la condamnation du conflit à Gaza, le blocus contre Cuba et la déclaration de l'Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix.
Le quatrième Sommet entre la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) et l'Union européenne (UE) a publié ce dimanche une déclaration conjointe de 52 points, signée par 32 des 33 pays de la CELAC. À la fin du document, sept pays – l'Argentine, le Costa Rica, l'Équateur, le Salvador, le Panama, le Paraguay et Trinité-et-Tobago – ont émis des objections formelles à des paragraphes critiques, se distançant ainsi des positions qui réaffirment la région en tant que Zone de Paix, condamnent le génocide à Gaza et exigent la fin du blocus économique contre Cuba.
Cette manœuvre diplomatique coïncide avec les pays qui se sont subordonnés à l'agenda de politique étrangère des États-Unis, et vise à affaiblir la position unitaire de l'Amérique latine et des Caraïbes face aux puissances étrangères.
Le paragraphe 10 de la déclaration reprend l'esprit de la CELAC, qui reconnaît depuis 2014 la région comme une « Zone de Paix », s'engage à la solution des controverses par le (…)
Michel TAUPIN
Ce que font les États-Unis dans les Caraïbes est tout simplement honteux ! Le Pentagone de Trump a déployé 16 000 hommes, 8 navires de guerre, un sous-marin nucléaire, des bombardiers stratégiques B-52 et des chasseurs F-35, du jamais vu depuis l'invasion du Panama en 1989. Ils se conduisent ni plus ni moins en terroristes internationaux. En effet, Trump agit de son propre chef sous prétexte de lutter contre le narco-trafic... Aucun mandat, ni de l’ONU, ni d’une autre instance internationale, ni même d'un pays concerné, aucun arraisonnement des bateaux qu’ils considèrent suspects, aucune arrestation, mais destruction sans sommation des embarcations et des équipages ! L’impérialisme yankee pratique ce qu’il n’a cessé de condamner en mer Rouge et dans l’Océan Indien, la piraterie et l'assassinat !
Tous ces crimes de sang sont des exécutions extra-judiciaires totalement incompatibles avec le droit international et même le droit étasunien. En trois mois, 15 frappes militaires ont (…)
Guillaume SUING
Dans les locaux d’une université vénitienne, l’IUAV, un colloque international innovant s’est tenu en mars sur le thème “Marx dans l’anthropocène”. Des chercheurs et universitaires de tous les continents s’y sont retrouvés pour s’exprimer et échanger sur un sujet dont la centralité est de moins en moins discutée à gauche : l’écosocialisme.
Le terme écosocialisme évoque peut-être quelque chose aux militants éloignés des amphithéâtres. Pour beaucoup d’universitaires progressistes, les recherches en économie, en sociologie, en philosophie se concentrent depuis quelques années sur la nécessité d’une “réforme” ou d’une “adaptation” théorique du marxisme aux nouvelles questions écologiques. Une grande diversité de courants de pensée a émergé de ces recherches. Certains considèrent le marxisme périmé, “productiviste” et “prométhéen”. D’autres considèrent au contraire qu’il faut retrouver dans les textes de Marx des conceptions ensuite malheureusement oubliées, notamment en Union (…)