Thème Canada

Davos et l’instant Carney

COMAGUER
Qui est Mark Carney, l’orateur ovationné au forum de Davos ? Après la longue agonie du gouvernement Trudeau, Mark Carney a pris la place de premier ministre à Ottawa. Ce citoyen canadien né en 1965 est passé par Harvard et Oxford où il a obtenu un doctorat d’économie en 1995. Après 8 ans chez Goldman Sachs dans diverses capitales mondiales il devient vice-gouverneur de la Banque du Canada puis gouverneur de février2008 à fin 2012. Cette carrière déjà brillante le conduit presqu’aussitôt à la tête de la Banque d’Angleterre en 2013 . Ne jamais oublier que le souverain (reine ou roi) britannique est aussi le souverain du Canada mais il est le premier non britannique à occuper ce poste et donc à être le défenseur de la monnaie impériale : la livre sterling que le dollar n’a pas éliminée . Londres reste le siège de plusieurs organes de régulation du commerce international : assurance et transport maritimes, bourse des métaux non ferreux. Il y arrive au moment de la crise du Brexit. (…)
11 

Les loups crient au loup (Canada, Danemark, etc...)

Indrajit Samarajiva

Des personnalités comme le Canadien Mark Carney crient au scandale à propos de la disparition de « l'ordre international fondé sur des règles », maintenant, à cause du foutu Groenland, et non à cause du génocide palestinien qu'il a allègrement financé et soutenu, ou des nombreuses atrocités auxquelles le Canada a pris part, y compris au Canada. Les Blancs aiment vraiment commettre des crimes et se féliciter de leurs aveux. J'espère que l'Amérique annexera le Canada. Ça les guérira de leur illusion d'être les « gentils » du colonialisme. Je dis cela en tant que détenteur d'un passeport canadien.

Son « discours du siècle » ne vaut pas la poussière sous les sandales du combattent palestinien. Sa « résistance » ne vaut pas une goutte de sueur de la vraie résistance que le Canada continue de condamner comme terroriste. Le Canada est toujours du côté des États-Unis dans toutes les guerres impérialistes ; ils ne sont jamais de notre côté. N'oubliez pas que le Canada est un membre encarté de l'Empire Blanc et que s'il se plaint aujourd'hui , c'est parce que ses privilèges de Blanc sont menacés. N'oubliez pas non plus que Carney a aussi été gouverneur de la Banque d'Angleterre [et banquier chez Goldman-Sachs] ; il illustre de manière flagrante à la fois en quoi le Canada n'est pas un vrai pays et à quel point l'Empire Blanc ne fait qu'un. Il ne se lamente pas sur les atteintes portées aux droits de l'Homme mais à ses privilèges de Blanc. Le privilège d'envahir d'autres peuples et de s'emparer de leurs foyers. Même en plein milieu de ce discours, Carney parle avec fierté des (…)

Des universités qui “ ensaignent ”

Maryse Laurence LEWIS

On nous fait croire, en Amérique du Nord, qu’on jouit de la liberté d’expression. Pendant que les États-Unis et le Canada encouragent le génocide palestinien, on violente les étudiants qui protestent contre le massacre des civils à Gaza. Déjà plus de 170 étudiants ont été arrêtés, certains blessés.

L’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), l’Université de New-York (CUNY) et l’Université Concordia à Montréal, gaspillent des millions de dollars, en embauchant des agences de sécurité en « gestion de crise », pour mater les étudiants qui réclament la fin du génocide palestinien. Quatre millions de dollars ont été largués par Université de New-York, aux profits du Strategic Security Corp, dirigé par Joseph Sordi, ancien officier de la police de cette ville, lié au Mossad. En plus de techniques de contrôle des foules et de systèmes de surveillance, on recourt à l’aspersion de poivre de Cayenne. L’Université de Californie c’est acheté un droit à la répression pour un million de dollars, en engageant des agences israéliennes comme Magen Am et la police municipale. Chez les anglophones du Québec, l’Université Concordia fait affaire avec Perceptage International et Moshav Security Consultants, dirigés par d’anciens officiers de l’armée israélienne. Ces faits sont même (…)

Canada/Ukraine : une histoire sombre sciemment dissimulée (par Robin Philpot)

André LACROIX

On se souvient de l’ovation que le Parlement canadien avait réservée en septembre 2023 à Yaroslav Hunka présenté comme un « héros ukrainien » - en réalité un vétéran ukrainien nazi ayant combattu dans la Schutzstaffel. Ce n’était, hélas, pas un cas isolé, comme en témoigne cet article publié le 20/11/2024 dans "L’Aut’journal" sous la plume du journaliste et essayiste québécois Robin Philpot. C’est avec son aimable autorisation que nous reproduisons ici cet article.

URL : Canada/Ukraine : une histoire sombre sciemment dissimulée | L'aut’journal Quelques jours avant le jour du Souvenir, le 11 novembre 2024, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il ne rendrait pas publique la partie d’un rapport produit par la Commission d’enquête sur les criminels de guerre au Canada (Commission Deschênes) qui nomme 900 Canadiens accusés de crimes de guerre commis pour le compte des nazis. Le Canada les a admis après la Seconde Guerre mondiale, y compris beaucoup d’ex-membres du Waffen SS Galicien (ukrainien). On apprend qu’Affaires mondiales Canada s’est opposé à ce que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) accède à une demande d’accès à l’information pour rendre publics ces noms. Selon le porte-parole de la BAC, la décision de garder la liste sous scellé « était fondée sur des préoccupations concernant un risque de préjudice aux relations internationales. » Le Globe and Mail, qui avec d’autres a déposé la demande d’accès à l’information, explique la (…)

Trudeau, Zélensky et pot pourri

Adnane DAOUDI

Accueilli en grandes pompes au Canada, Zelensky a fait l’objet d’une unanimité trans-partisane douteuse. Articles et discours dithyrambiques, teintée d’un brin de russophobie décomplexée, fusent de partout. Le Président-bouffon symbolise le combat du monde libre opposé aux régimes autoritaires (entendre barbares).

Invité à s’adresser au Parlement, l’acteur a bien joué son rôle, prononçant une allocution souvent interrompue par des ovations debout. Une comédie à l’eau de roses où tout ce beau monde bien rangé, dans une naïveté déconcertante, est convaincu de la justesse de la cause. Pour bien enfoncer le clou, le Président du Parlement a cru bon d’inviter à la Chambre un immigré canado-ukrainien de sa circonscription et membre du parti au pouvoir. Âgé de 98 ans et présenté comme un grand résistant ukrainien qui a combattu « l’invasion soviétique », notre héros national a été reçu avec grand apparat par les parlementaires tout parti confondu, allant même jusqu’à serrer la main de notre bouffon à nous avant de faire la courbette à Zélensky. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce qu’un journaliste, un peu fouineur, ne trempe son nez dans le passé de notre brave homme et découvre le pot aux roses. Dans la fleur de l’âge, notre nonagénaire avait servi comme (…)