Mohamed K.
Que peut-on attendre d’un sommet arabe organisé dans la foulée d’une attaque israélienne contre le Qatar ? Cet État nain dont les milliards ont servi à détruire le monde arabe sous couvert de ce qui fut appelé « printemps arabe », ce faux soulèvement popularisé et manipulé par Israël et les États-Unis il y a quinze ans. Aujourd’hui, l’arroseur est devenu l’arrosé : le Qatar, jadis maître d’œuvre de la déstabilisation, supplie à son tour ceux-là mêmes qu’il a aidés à fragiliser, à venir à son secours.
Que reste-t-il du monde arabe, sinon un immense champ de ruines politiques, économiques et sociales ? La Syrie, autrefois fer de lance du Front du Refus, est réduite à un désert livré à un chef d’Al-Qaïda et à ses parrains étrangers. L’Égypte, grande puissance régionale sur le papier, croule sous une dette abyssale qui frôle les 200 milliards de dollars, et ne peut même plus déplacer ses chars sur quelques dizaines de kilomètres faute de logistique. Une armée sans moyens, un pays à (…)
Jean-Pierre PAGE
Une affaire de corruption et de blanchiment d'argent impliquant la vice présidente du Parlement Européen Eva Kaili député socialiste grecque et Lucas Visentini le nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) précédemment secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats(CES) que préside Laurent Berger de la CFDT, à leurs côtés, un ancien euro député italien dirigeant de l'ONG "fight Impunity" et quelques assistants parlementaires. L'émir du Quatar Tamir ben Hamad El Thani savait se montrer très généreux pour que l'on fasse la promotion de son paradis social pour travailleurs migrants.
La mise en cause par la justice belge et dans une affaire de corruption de Lucas Visentini, ex-secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats CES) et nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CIS, ex CISL) est très grave. Elle est aussi révélatrice ! Elle met en évidence les complicités politiques et financière directes dans les rouages européens, d’organisations syndicales, de partis, d’ONG avec les institutions. Autant dire avec la commission de Bruxelles comme avec le parlement. Cela renvoie à l’indépendance et au fonctionnement de la CES dont le budget est assuré à plus de 75% par l’Union Européenne et dont les dirigeants bénéficient d’avantages identiques aux fonctionnaires de l’UE, en matière de rémunérations, de conditions de travail, de promotions et ou le système de « pantouflage » existe depuis longtemps, permettant de passer des bureaux de la CES à ceux de l’Union Européenne afin de poursuivre une carrière dans les (…)
Jacques-Marie BOURGET
Mon dieu quelle surprise ! Voilà que l'on découvre que le Mondial va se jouer dans un pays pas gentil. Difficile à soutenir au moment où la machine à lancer des Droit de l'Homme est un canon tourné vers la tempe de Poutine. En ce qui nous concerne, en 2014, quand Nicolas Beau et moi-même avons publié "Le Vilain petit Qatar" , les bien élevés ont regardé ailleurs. Trop tard pour vous indigner les boutiquiers de la "démocratie".
Parlons chiffres, pas en euros ou dollars, mais en indice de liberté. Selon le classement mondial des démocraties dans le monde, le Qatar se classe 114e et devance l’exemplaire Kirghizistan, ce qui est une belle performance. Pour faire court, rappelons que ce magnifique ami de la France n’a pas de comptabilité publique, que la caisse de l’Etat et celle de la famille régnante c’est pareil. Mais, si ce pays micro de 200 000 habitants n’est pas doté d’une constitution, il a une excuse. Alors qu’il est chargé de rédiger la chose depuis 25 ans, Dominique de Villepin n’a trouvé aucune cartouches d’encre adaptables à son stylo en or. Les lois sont de circonstance, et les jugements aléatoires, prononcés par des magistrats qui sont des mercenaires étrangers écrivant leurs arrêts sous la dictée au palais. La presse n’existe pas ce qui a un avantage, ne pas avoir à la priver de liberté. Pour mémoire citons les centaines de milliers d’ouvriers étrangers, et exploités selon les règles de (…)
Jacques-Marie BOURGET
C’est durant la Seconde guerre mondiale qu’une idée, aussi brune que les autres, monte à la tête des nazis : instrumentaliser les communautés des Etats « musulmans » de l’URSS afin que ces derniers, Tchétchènes, Kazakhs, Ouzbeks, tirent dans le dos des Soviétiques.
Ian Johnson, un journaliste américain récompensé par un Prix Pulitzer, a pioché dans des milliers de documents pour découvrir cette vérité scellée d’une croix gammée. Lumière d’histoire sombre qu’il a révélée dans un livre, « Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident », ouvrage publié chez JC Lattès. Dix années plus tard, une aussi bonne idée ne peut que séduire les Américains qui cajolent les Frères Musulmans comme des amis rares, et utiles. En juillet 1953, la photo est sur Internet, on peut voir une délégation des « Frères » au côté de Dwight Eisenhower, l’US président. Le document comporte même un bonus, la présence de Saïd, le gendre de Hassan al-Banna le fondateur de la secte musulmane. Un personnage, agent de la CIA, qui est aussi le père de Tarik Ramadan.
La reprise, par Washington, de cette idée née sous le IIIe Reich, a deux objectifs, utiliser les musulmans pour abattre l’URSS et fournir des gouvernants convenables pour (…)
Jean ORTIZ
Jadis le football se jouait dans les cours de récré et les prairies verdoyantes des villes et villages. On s’entraînait après le turbin. Les sous ? Ils étaient comptés. Le « staff », comme l’on dit aujourd’hui, totalement bénévole, et en avait même souvent de sa poche... Le maillot, on le lavait à la maison.
Je n’ai été que quelques mois un médiocre arrière-droit de l’équipe junior de l’Union Sportive Bastidienne. L’USB reposait sur le dévouement popu de mordus du cuir, instituteurs, ouvriers du textile. Parmi les joueurs, on trouvait de tout... y compris des « bourrins ». Ils étaient bons, eux, les Taillade, les Rouanet, les Molina, les Ribas... Ils avaient même joué la Gambardella. Au village, les fils de pauvres tapaient dans le ballon et les fils de péseux dans la balle de tennis. Les bourges, çà ne se mélange pas. Le match du dimanche, on en parlait toute la semaine. Contre Mazamet ou Saint-Amans, villes de droite, contre Lavelanet, Cazères, les crampons taclaient souvent bas. Tradition oblige. La lutte des classes passait par les semelles ! Le club était municipal...
Aujourd’hui le foot se joue à la Bourse,au tapis vert. A ceci près qu’une addition de « mercenaires » ne fait pas forcément une équipe, ni des structures, ni un projet sportif, ni un esprit de club.... Comme tout (…)