Thème Australie

Opposez-vous aux exactions d’Israël tant que c’est encore permis.

Caitlin JOHNSTONE
Le gouvernement travailliste australien a adopté avec succès une loi sur les « discours de haine » qui vise clairement, au moins en partie, à réprimer les organisations pro-palestiniennes en les qualifiant de « groupes haineux ». Les défenseurs de la liberté d'expression tirent la sonnette d'alarme concernant ces nouvelles lois, affirmant que leur formulation extrêmement vague, l'absence d'équité procédurale et les faibles seuils d'application signifient que des groupes peuvent désormais être interdits s'ils font que des personnes se sentent en danger ou contrariées, sans qu'ils aient jamais réellement causé de préjudice physique à qui que ce soit. Pour moi, l'éclairage le plus pertinent sur l'objectif réel de ces lois est apparu lors d'une interview accordée à ABC mardi par la procureure générale [ministre de la justice - NdT] Michelle Rowland. Tout au long de l'interview, David Speers d'ABC a demandé à Rowland à plusieurs reprises de préciser si les nouvelles lois (…)

Le nouveau projet de loi australien sur les discours haineux est irresponsable, contradictoire et répressif. (Reclaim the Net)

Christina Maas

La loi australienne sur la haine transforme la justice en un jeu de devinettes où une offense imaginaire peut vous coûter jusqu’à cinq ans de prison.

Le 12 janvier, la procureure générale australienne, Michelle Rowland, a annoncé ce qu'elle a qualifié de « lois sur la haine les plus sévères jamais adoptées en Australie ». Le gouvernement prévoit de faire adopter son projet de loi de 2026 sur la lutte contre l'antisémitisme, la haine et l'extrémisme par le Parlement le 20 janvier, transformant ainsi la législation australienne sur la liberté d'expression en un texte qui ressemble davantage à un test psychologique qu'à un code pénal. Nous avons obtenu une copie du projet de loi ici (et le mémorandum explicatif ici). La même semaine où le Premier ministre Anthony Albanese félicitait les Iraniens de « défendre leurs droits humains », son gouvernement s'apprêtait à criminaliser la liberté d'expression dans le pays, même lorsque les droits ou les sentiments de quiconque n'avaient été réellement touchés. La pièce maîtresse du projet de loi est une nouvelle infraction d'incitation à la haine raciale. Elle interdit « la promotion (…)
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Attentat sur une plage à Sydney : « et si on mettait du sable plus fin ? »

Viktor DEDAJ
PRÉAMBULE : « Avant la fin de l’année » avais-je parié avec Dédé (prénom d’emprunt). « Chiche » qu’il m’a répondu, le con. Et croyez-moi, il va raquer le Dédé. D’abord parce que j’en ai marre de gagner à tous les coups et de ne jamais rien empocher en retour. Ensuite, j’en ai marre d’être son « ami communiste avec qui on peut discuter » alors que je ne sais même pas si je le suis, même si ça ne me gênerait pas plus que ça de l’être. Ce faisant, il croit me rendre service en « tempérant mon extrémisme » alors que je pense au contraire que c’est grâce à moi qu’il a quelques pépites de savoir utile dans un cerveau par ailleurs disponible 24/24h et 7/7j. Dédé se pense « progressiste » et « libéral » et « informé » alors qu’il lit Le Point et regarde Cnews. Je l’accuse d’être de droite et lui se défend en disant qu’il vote socialiste. Alors, quand je lui rétorque « C’est pareil, j’ai encore raison », il a ce regard perdu accompagné d’un « pourquoi tu dis ça ? » qui me fend le coeur (…)

Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français

Moon of Alabama

Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :

La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française. Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique. Il s’agit d’une victoire énorme mais à court terme pour les États-Unis, avec un prix de consolation pour la Grande-Bretagne et une perte stratégique de souveraineté et de contrôle budgétaire pour l’Australie. Il s’agit aussi d’une nouvelle gifle des États-Unis à la France et à l’Union européenne. L’accord mettra en colère la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et, bien sûr, la Chine. Il bouleversera le régime international de non-prolifération nucléaire et pourrait (…)

Torture à l’australienne : Un nouveau pays secret (New Matilda)

Lissa JOHNSON

Il s’avère qu’il est étonnamment facile de tolérer la torture de ses citoyens lorsqu’on est un pays qui en a l’habitude. Le docteur Lissa Johnson s’exprime sur le silence du gouvernement australien à l’égard de Julian Assange.

En tant que citoyen australien, Julian Assange a établi un certain nombre de premières pour l'Australie. Il a été le premier à créer une plateforme médiatique cryptée Dropbox permettant aux lanceurs d'alerte de partager anonymement des masses d'informations dans l'intérêt public, une pratique désormais adoptée par les médias du monde entier. Il est peut-être le premier éditeur au monde dont les articles sont exacts à 100 %. Bien sûr, il n'est pas le premier Australien à remporter le prix Walkley de la meilleure contribution au journalisme, mais il est le premier lauréat de ce prix dont le journalisme primé lui fait risquer de passer 175 ans dans les prisons américaines. Cette première remarquable fait de lui le premier journaliste australien à être poursuivi comme espion par le gouvernement américain. En fait, il est le premier journaliste à avoir été poursuivi comme espion par le gouvernement américain, en vertu de la loi sur l'espionnage de 1917. Si les poursuites (…)