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Auteur : Colette BERTHES
Choses vues en Palestine cet été

Et pendant qu’à Gaza...

Colette BERTHES

Notre amie et collaboratrice Colette Berthès a passé un mois à Hébron cet été.
Elle nous rapporte ici des choses vues et entendues sur le terrain, des scènes de la vie quotidienne sous l’occupation...
Le Grand Soir.

20 Juillet- 20 Août : un mois de "vacances" à Hébron, et dans les villages proches (d'où l'on entend, dans le calme des nuits, les bombardements sur Gaza), avec des visites à Bethléem, Jérusalem, désertes- pas de touristes et de rares pèlerins cette année- un mois de vacance d'été un peu particulières, un peu « schizophrènes » comme l'est la vie quotidienne des Palestiniens en ce moment ( en ce moment seulement ?) en Cisjordanie occupée : télévision allumée en permanence et en direct sur Gaza via les chaînes arabes, et tandis qu'on boit le café et le thé, que les enfants jouent, que le repas mijote, sous les bombardements, à Gaza, gens qui courent dans les rues, leurs enfants serrés contre eux ou traînés par la main, des enterrements d'enfants, de nourrissons que l'on dirait endormis, enveloppés dans un minuscule drap blanc ou un drapeau palestinien, maisons éventrées et ruines, écoles de l'UNRWA surpeuplées, journalistes au bord des larmes et de la peur, témoignages innombrables et terribles... Ici, les (...) Lire la suite »
Des oliviers millénaires déracinés pour être vendus en Israël, des ceps des treilles sciés à la tronçonneuse, du poison pour tuer la vigne...

Tell rumeida (Hébron, novembre 2013) paradis des colons, enfer des Palestiniens

Colette BERTHES

Ce que vous allez lire est le récit exclusif d’une de nos lectrices, écrivain (1), militante contre la peine de mort. Elle partage sa vie entre le Sud-Ouest de la France et le Moyen-Orient. Elle revient de Palestine où elle séjourne régulièrement depuis des années.
Elle décrit ici avec sobriété et retenue l’arrogance des uns, les humiliations des autres, les menaces, les maisons envahies et pillées parfois, les enfants battus, les jets de pierre, les insultes, les interdictions diverses, la vie à Hébron, quoi.

Et, en filigrane, la défaite annoncée de l’occupant contre un peuple dont la résistance ne faiblit pas.

LGS

La colline où fut fondée, dès l'âge du bronze, une petite cité fortifiée étagée autour d'une source abondante, et qui devait ensuite donner naissance à la ville de Hébron -al khalil en arabe - pourrait être un petit paradis. Sans doute l'a-t-elle été aux temps des images « bibliques » - oliviers gris-verts, troupeaux de moutons, paysans aux amples robes, belles cultures irriguées. Là, on fabriquait et cuisait des poteries, en grande quantité et la cendre des fours mêlée à la terre avait rendue celle-ci riche et grise d'où le nom du lieu : Tell rumeida, la colline couleur de cendres. Bordé, à sa base, par la longue rue Shouhada, qui marque la limite de la vieille ville et des souks, le quartier est parsemé de modestes maisons de pierre entourées de jardinets auxquelles on accède par des escaliers et des sentiers qui grimpent rudement ; le long d'une unique grand rue qui serpente à flanc de colline, quelques petits immeubles de deux ou trois étages, vieillissent, souvent vides, avec au rez de chaussée des (...) Lire la suite »
Retour de Palestine. Récit exclusif pour LGS.

Le Mur, rêve israélien, cauchemar palestinien.

Colette BERTHES

Du haut de la colline de Ras al ’Amud la ville est belle, blanche sous un beau soleil qui déjà tape fort. On est pourtant début novembre. L’année, à ce que disent les habitants, a été particulièrement chaude et sèche, pas assez d’eau l’hiver passé et une forte canicule tout au long de l’été qui a grillé les cultures et fait sécher les arbres, du moins pour de nombreux paysans palestiniens rationnés en eau.

A Jérusalem, un serpent dans la ville Du haut de la colline de Ras al 'Amud la ville est belle, blanche sous un beau soleil qui déjà tape fort. On est pourtant début novembre. L'année, à ce que disent les habitants, a été particulièrement chaude et sèche, pas assez d'eau l'hiver passé et une forte canicule tout au long de l'été qui a grillé les cultures et fait sécher les arbres, du moins pour de nombreux paysans palestiniens rationnés en eau. Sous nos yeux, à flanc de colline, s'étend l'immense cimetière juif qui descend jusqu'à la vallée du Cédron, wadi el juz en arabe. A droite le mont des Oliviers, en bas le côté oriental de la vieille ville ceinte de ses murs crénelés, qui dresse ses dômes, ses clochers, le bleu et l'or du Dôme du Rocher et autour de cette splendeur, sur les côtés, sur toutes les collines et, en arrière plan, aussi loin que la vue porte, des centaines d'immeubles blancs de plusieurs étages , un peu de pierre et beaucoup de béton. La photo souvenir par excellence, Jérusalem l'éternelle, (...) Lire la suite »

Aux Etats-Unis, la peine de mort est en sursis

Colette BERTHES
Hank Skinner, un procès plus que douteux Hank Skinner, probablement innocent du meurtre de trois personnes - sa compagne et ses deux fils -aurait dû être exécuté le 24 février 2010, à Hunstville, Texas. Il a reçu un sursis de la Cour Suprême une heure à peine avant son exécution. Actuellement la Cour réfléchit pour savoir si elle instruira ou non son dossier. Depuis son procès, des témoins à charge sur qui la police avait fait pression, se sont rétractés ; des témoins à décharge n'ont jamais été entendu par le tribunal. Des tests ADN partiels conduits à la demande du professeur de journalisme David Protess ( qui avec ses étudiants rouvre des enquêtes douteuses) ont montré que les cheveux trouvés entre les doigts de la victime n'appartenaient pas à Hank. Par ailleurs Hank Skinner avait, avant son arrestation, des démêlés avec le shériff local car il défendait les droits des prisonniers du Comté et dénonçait la façon dont ils étaient traités par les autorités. Ses avocats actuels demandent, depuis des années, (...) Lire la suite »