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Auteur : Françoise DEGERT

Les éleveurs dans le piège à loup

Françoise DEGERT

Le retour du loup sonne la fin de l’élevage à l’herbe, même si les syndicats de la profession refusent cette éventualité. Le gouvernement et la plupart des politiques, à l’exception notable de quelques uns, ignorent le désastre annoncé. Dans ce théâtre d’ombres, les derniers évènements jettent une lumière crue sur les mensonges et les faux-semblants.

Partons de la dernière réunion du Groupe national loup (GNL) qui s’est tenue le 7 mai 2014 dans les locaux de la DRAAF (Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la forêt) à Lyon. « Les débats se sont déroulés de façon cordiale » s’est félicitée Dominique Gentier, chargée de communication de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) Rhône-Alpes et du Plan loup. Ludovic Rouvière, représentant les Jeunes Agriculteurs, l’a plutôt vue comme « une grand messe », constatant comme tous ses collègues l’entêtement du gouvernement à poursuivre la même politique. Les seuls remous ont surgi lorsque la DRAAF a évoqué les « aides à la reconversion » dans les zones de grande prédation du loup. Franck Dieny, de la Fédération nationale ovine (FNO) s’en étranglait au téléphone : « pour nous, c’est inimaginable. Ces mots ne seront pas retenus dans le compte-rendu ». Le tollé des éleveurs n’a pas manqué d’étonner les fonctionnaires puisqu’ils avaient déjà « utilisé ces termes lors (...) Lire la suite »

Grève de la faim dans le Mercantour

Françoise DEGERT

Pendant quatre jours, Catherine Bisotto-Bois a dû faire la grève de la faim devant la mairie de Belvédère pour poursuivre son activité d’éleveur. Elle l’a suspendue le vendredi 21 mars après que le maire se soit engagé devant la gendarmerie à signer un nouveau bail de location des estives communales. Ce conflit illustre à merveille la pression exercée sur les derniers paysans dans le parc national du Mercantour.

La vie rurale a du mal à résister dans l’arrière pays niçois. « Les meilleures terres agricoles de Belvédère sont couvertes de résidences principales ou secondaires. Quant aux planches (1), elles sont toutes en friches » raconte Catherine Bisotto-Bois, la cinquantaine, enracinée au village depuis plusieurs générations. Il reste une demi douzaine d’éleveurs à Belvédère. Les exploitations se sont modernisées, mais ils pratiquent toujours l’élevage à l’herbe qui entretient la biodiversité. Les locations d’estives se pratiquent parfois par appels d’offres dans les vallées, pour les biens privés comme pour les biens publics. Autrefois, elles se faisaient au su et au vu de tous. À Belvédère, ce n’est visiblement plus le cas. L’embrouille Catherine élève des chevaux Merens sur les terres communales de Belvédère dont la location est régulièrement reconduite depuis son installation. Ses baux sont arrivés à terme en 2011 mais la mairie a oublié de les renouveler. Quelques jours avant les élections municipales, elle (...) Lire la suite »