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Auteur : Thierry DERONNE
Le peuple vénézuélien protège son président

Une victoire à Caracas

Thierry DERONNE

Le peuple appuie massivement le Président Nicolás Maduro face à la tentative de coup d’état dirigé par les Etats-Unis et appuyé par les médias privés du Venezuela et internationaux. L’extrême droite du milliardaire Leopoldo Lopez, un temps relookée en « Obama » (Guaido), n’a pas réussi à briser l’union civico-militaire construite par Hugo Chavez.

L’image mise aussitôt en boucle planétaire d’un « blindé de l’armée vénézuélienne fonçant sur la foule », alors qu’il s’agit de véhicules utilisés par des putschistes, montre que lorsqu’un « sens commun » est sédimenté par une hégémonie médiatique, chaque « journaliste » peut grimper sur une branche de plus en plus haute de la désinformation. Cette existence d’un « Venezuela » virtuel créé par les plans serrés des caméras depuis vingt ans est une leçon pour la gauche du monde entier : comprendre que les médias actuels ne peuvent que désinformer sur ce pays comme sur les Gilets Jaunes, comme sur toute bataille de l’émancipation humaine, et légitimer les coups d’Etat ou la répression d’un mouvement social. D’où l’urgence de passer du marketing électoraliste à des programmes politiques centrés sur la démocratisation de la propriété des médias, la fondation de nouvelles écoles de journalisme, la création d’un puissant réseau de médias associatifs et de nouvelles technologies numériques plus organisatrices que les réseaux inventés (...) Lire la suite »
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"Marche", luttes paysannes au Venezuela : le documentaire complet en ligne (sous-titres français)

Thierry DERONNE
Synopsis : Venezuela, 2018. Alors que la guerre économique s’intensifie contre la révolution vénézuélienne, les mafias agraires, appuyées par des paramilitaires colombiens et certains fonctionnaires publics, lancent une contre-offensive pour récupérer les terres remises par le Président Chavez aux paysans. Les assassinats de leaders ruraux se multiplient. Les paysans décident de marcher jusqu’à Caracas pour réitérer leur soutien au Président Nicolas Maduro, lui demander de reprendre la réforme agraire et de faire cesser les assassinats. 46 min. Video HD Le documentaire « Marche », produit par Terra TV, a été réalisé avec les compagnes et compagnons de la plateforme paysanne qui ont remonté à pied les quelque 400 kilomètres qui séparent la ville de Guanare de la capitale. Pourquoi soutenir Terra TV ? En juillet 2018, les militant(e)s de l'Ecole Populaire et Latinoaméricaine de Cinéma et de Télévision ont relevé le défi de créer la télévision paysanne Terra TV. Dès le départ cette télévision a été voulue (...) Lire la suite »

"El Maizal, la bataille pour produire", reportage de Terra TV sur les invisibles du Venezuela

Thierry DERONNE
« Avant de vivre la bataille productive dans la commune d’El Maizal, j’avais peu entendu parler des Equipes de Production Ouvrière. Au boulot, j’avais bien entendu quelqu’un mentionner ces initiatives d’échange de savoirs entre travailleurs compétents en matière de réparation et d’entretien pour améliorer la production communale, mais je n’avais pas approfondi. C’est du 4 au 9 février 2019, aux côtés des compagnes(ons) d’El Maizal, que j’ai compris ce que sont ces équipes, et leur idée centrale : faire face à une guerre non-conventionnelle d’une manière non-conventionnelle. » C’est ainsi que Silvana Solano, qui accompagnait notre équipe de tournage, résume le nouveau film de Terra TV : « El Maizal, la bataille pour produire », visible ici : Cette treizième « bataille productive » a permis de récupérer les machines inutilisables faute de réparation, les réfrigérateurs, les machines à semer, les réseaux électriques, les ampoules. Toute une série de connaissances ont été partagées entre électriciens et travailleurs (...) Lire la suite »

"Venezuela, chronique d’une déstabilisation". Interview de Maurice Lemoine par Thierry Deronne

Thierry DERONNE
Publié par Le Temps des Cerises, Venezuela – Chronique d’une déstabilisation, de Maurice Lemoine, sort dans les bonnes librairies le jeudi 4 avril 2019. Ex-rédacteur en chef du Monde diplomatique, l’auteur sillonne l’Amérique Latine depuis plus de quarante ans. Parmi ses ouvrages récents, citons “Chávez Presidente !”, « Sur les eaux noires du fleuve », “Cinq cubains à Miami” ou “Les enfants cachés du général Pinochet”. L’occasion de dialoguer avec l’auteur à propos d’une certaine idée du journalisme. Thierry Deronne – Pourquoi avoir donné à ton nouveau livre la forme d’une « chronique » ? Maurice Lemoine – Si j’en crois le dictionnaire, une chronique est un récit dans lequel les faits sont enregistrés dans l’ordre chronologique. Cela peut paraître basique, simpliste, limité, loin des brillants exercices théoriques et rhétoriques des analystes « top niveau ». En tant que journaliste de base, je revendique cette approche. Pour prétendre analyser une situation, encore faut-il connaître les faits. Leur enchaînement. (...) Lire la suite »

"Jusqu’à nous enterrer dans la mer" : le film intégral en ligne (sous-titres FR)

Thierry DERONNE
Comment le petit peuple, les gens modestes, et les femmes en particulier des quartiers populaires vénézuéliens (que les grands médias s’évertuent à invisibiliser) vivent-ils la guerre économique décrétée par les Etats-Unis, organisent-ils la résistance et renforcent la démocratie à la base… ? De cela, l’information calibrée ne parle jamais. Ce film surgit d’un an de vie commune du réalisateur Thierry Deronne avec les habitants du barrio Bello Monte, dans l'état d'Aragua et fait le point sur la révolution bolivarienne en essayant de faire "politiquement du cinéma plutôt que du cinéma politique". Pour le professeur de cinéma documentaire Thierry Odeyn (INSAS, Bruxelles) ce film nous apporte "une trace de la construction d'une démocratie au Venezuela" et pour l'ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique et spécialiste de ce continent qu’est le journaliste français Maurice Lemoine, « c’est le film le plus juste que j’ai vu sur l’Amérique Latine ». Voir le film (...) Lire la suite »

Le peuple bolivarien inflige une nouvelle défaite aux médias occidentaux

Thierry DERONNE
Plus loin, toujours plus loin dans la propagande : “Nicolas Maduro brûle les camions d’aide humanitaire”. Le sénateur Gustavo Petro, ex-maire de Bogota, ex-candidat à la présidence de la Colombie, et qui n’a jamais ménagé ses critiques vis-à-vis du gouvernement Maduro, s’indigne face au lavage de cerveau : “Les camions ont été brûlés par les hommes de Guaidó (éphémère “président” du Venezuela nommé par Donald Trump, NdR). Si l’incendie des camions sert de prétexte à une invasion, Duque (actuel président colombien, protégé d’Alvaro Uribe, NdR) et Guaidó passeront à l’Histoire comme instigateurs de la violence sur la base d’un mensonge. Depuis que j’ai commencé à écrire sur le concert, et sur la soi-disant “aide humanitaire”, depuis qu’ont été découverts les vrais auteurs de l’incendie des camions, j’ai clairement dit que la stratégie de Duque et de Trump était l’invasion violente. Nous avons vu qu’en Colombie, chaque fois que nos peuples indigènes manifestent et protestent, on les réprime et on les tue, la même chose se (...) Lire la suite »
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Roger Waters (Pink Floyd) et l’ex-président Rafael Correa démontent l’emballement médiatique contre la démocratie vénézuélienne

Thierry DERONNE
Ce 18 février Roger Waters, fondateur des Pink Floyd, a posté ce message vidéo urgent : « Richard Branson veut organiser dans quelques jours un « Concert live » à la frontière de la Colombie avec le Venezuela « pour rassembler une aide humanitaire pour le peuple du Venezuela ». Je l’ai lu dans le Daily Mail et j’ai vu un vidéoclip de Branson avec son coeur saignant et son tee-shirt de Virgin. L’important à comprendre, si vous entendez ce truc comique, c’est que tout ça n’a rien à voir avec l’aide humanitaire. Cela regarde l’adhésion de Richard Branson (ce qui ne m’étonne pas de sa part) à la décision états-unienne de s’emparer du Venezuela. Tout cela n’a rien à voir avec les besoins du peuple du Venezuela. Ce concert n’a rien à voir avec la démocratie. Rien à voir avec la liberté. Rien à voir avec une « aide ». J’ai des amis à Caracas. Il n’y a pas de guerre civile, pas de violence, pas de meurtres, pas de dictature apparente, pas d’emprisonnement massif d’opposants, pas de suppression de la presse, non, rien de (...) Lire la suite »

De Trump à Macron, les grands cimetières sous la "Une"

Thierry DERONNE
Lorsqu’il remonte ce 13 février les couloirs feutrés du Congrès jusqu’aux aux lambris du House Committee on Foreign Relations, Elliot Abrams, l’envoyé spécial de Donald Trump pour le Venezuela, a de quoi se réjouir. Le leurre des caisses à moitié vides a fonctionné. L’opinion publique occidentale s’est aussitôt étranglée : "pourquoi Maduro refuse-t-il l’aide humanitaire alors que son peuple meurt de faim ?". Convoyées par l’USAID, l’ONG de la CIA, jusqu’à une région de Colombie en proie à une pauvreté extrême, ces caisses que ni la Croix Rouge ni Caritas ne veulent distribuer car elles n’y voient pas d’"aide humanitaire" (1), ne concerneraient en fait que 20 mille vénézuéliens pour quelques jours, selon l’autoproclamé "président" Juan Guaido. Ce cheval de Troie, entouré d’une nuée de médias, a une fonction plus plausible : servir de décor à un incident militaire, voire à une invasion. Depuis près de deux ans le gouvernement bolivarien résiste à la hausse des prix pratiquée par les oligopoles privés de (...) Lire la suite »
Attention, ça pique aux yeux si vous êtes clients des médias des milliardaires

(10 photos) Un après-midi de février à Caracas

Thierry DERONNE

Regardez ça, lisez les commentaires parcimonieux et demandez-vous pourquoi vous n’avez jamais vu ces spectaculaires photos sur une chaîne de télévision ou dans un journal français. Pourquoi ?
Et accessoirement, réfléchissons ensemble sur ce phénomène : Le Grand Soir, journal d’information gratuit peut fournir de tels documents alors que la presse des milliardaires (payante et subventionnée) ne sait (veut) pas le faire.
LGS

Caracas, ce 2 février. Depuis des mois on n’avait vu une telle affluence populaire à un meeting bolivarien. Pendant ce temps dans les beaux quartiers, les rassemblements de la droite, moins nombreux, diffusaient l’hymne états-unien, déployaient des drapeaux US et d’Israël, applaudissant avec une certaine excitation à l’idée d’un débarquement des marines dans leur pays. Devinez pourquoi, depuis vingt ans, les médias ne vous montrent que les marches de la droite et jamais les manifestations chavistes ? « Captain America, mon futur dépend de toi » : comment pensent les manifestants de l’opposition vénézuélienne, Caracas, le 2 février 2019. Malheureusement pour la droite vénézuélienne et son « american dream », les Etats-Unis et la Commissaire Européenne sont de plus en plus isolés. La communauté internationale ne suit pas Trump. La grande majorité des pays de l’ONU (plus le Conseil de Sécurité) dont les principales puissances du monde actuel que sont la Russie, la Chine, l’Inde.. ou un pays-clef comme (...) Lire la suite »
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Scènes de la vie quotidienne...

Vivre le Venezuela

Thierry DERONNE

Une main est posée à plat sur la table. L’autre glisse du haut en bas, l’index appuyé sur la liste comme de peur qu’un nom s’envole. Hector, militant chaviste, a trop souvent entendu la plainte de celle ou celui à qui on a pris la place dans la file de distribution du gaz. « Souvent on passe une journée à tout expliquer aux gens, puis ils oublient et il faut tout recommencer ».

Un des grands problèmes, selon lui, ce ne sont pas les militants de droite qui depuis 2017 font alliance avec la pègre pour allumer, de préférence la nuit, les incendies que les satellites du monde entier transformeront « live » en révolte populaire. C’est l’absence prolongée des cadres du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) et l’inaction de certains fonctionnaires gouvernementaux. Surtout en ce mois de janvier 2019 où le secteur privé a augmenté les prix au-delà du supportable pour créer le chaos et empêcher Nicolas Maduro d’assumer le verdict des urnes. A chaque augmentation du salaire décrétée par le président a répondu une hausse des prix, mais celle-ci a passé toute mesure. Des réponses ! Des réponses ! Geler les prix des aliments ! Face aux plaintes populaires, le formateur de la commune Jesus Garcia a lâché un jour : « Moi au moins je suis ici, avec vous ». D’où la valeur de « thermomètre » de la réunion sur les services (voir épisode précédent) qui se tient ce soir dans le secteur El Rosario, (...) Lire la suite »
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