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Auteur : Alan MACLEOD

18 ans après le coup d’État américain contre le Venezuela un autre coup d’État est à venir

Alan MACLEOD

Mike Pompeo et Elliot Abrams ont mis en garde le gouvernement vénézuélien contre la mise en place prochaine d’un « gouvernement de transition ».

À l’occasion du dix-huitième anniversaire du coup d’État soutenu par les États-Unis contre le gouvernement du Venezuela, de hauts responsables politiques américains ont annoncé que le peuple devait se préparer à une nouvelle poussée imminente.

« L’objectif est de remplacer la dictature illégitime du Président Nicolas Maduro par un gouvernement de transition légitime qui puisse organiser des élections libres et équitables pour représenter tous les Vénézuéliens. Il est temps pour Maduro de partir », a annoncé le Secrétaire d’État Mike Pompeo. Samedi 11, exactement 18 ans après que les États-Unis ont soutenu un coup d’État brièvement réussi contre Hugo Chavez, l’envoyé américain pour le Venezuela et spécialiste des coups d’État Elliott Abrams a averti que si Maduro résistait à la mise en place dudit « gouvernement de transition », son départ serait bien plus « dangereux et abrupt », le menaçant en fait d’une nouvelle tentative d’assassinat, comme celle que les États-Unis ont tacitement soutenue en 2018. Les États-Unis ont récemment renforcé leurs sanctions contre le Venezuela et envoyé des navires de guerre dans la région pour imposer un blocus. L’expression « gouvernement de transition » a été utilisée très récemment ; la Maison Blanche décrivant (...) Lire la suite »

Silence sur l’assassinat d’un journaliste en Bolivie

Alan MACLEOD

Les médias et les groupes de défense des droits humains restent silencieux sur l’assassinat de Sebastian Moro, un journaliste engagé politiquement en Bolivie

Le 10 novembre, le journaliste argentin Sebastian Moro a été retrouvé inconscient, souffrant de multiples blessures, couvert d’ecchymoses, d’égratignures et d’autres signes de violence, tous enregistrés au centre médical où il a été soigné. Moro portait un gilet qui l’identifiait comme journaliste. Il couvrait le coup d’État soutenu par les États-Unis contre Evo Morales, le président de Bolivie démocratiquement élu. Il avait 40 ans et travaillait pour le quotidien argentin Pagina12. Quelques heures auparavant, il avait dénoncé ce qu’il considérait comme une prise du pouvoir par l’extrême droite. Ses derniers mots connus, publiés dans son journal quelques heures avant qu’on le découvre, dénonçaient l’enlèvement de fonctionnaires du gouvernement et les attaques de la mafia contre des journalistes et les moyens de communication. Il avait été l’une des seules voix à révéler au monde la campagne de terreur de l’opposition locale. Moro a passé six jours dans un hôpital de La Paz avant de finalement succomber à ses (...) Lire la suite »

Les manifestations au Chili : une révolte contre le néolibéralisme dont les médias refusent de parler

Alan MACLEOD

Santiago du Chili – « Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant et implacable qui ne respecte rien ni personne », a lancé le président chilien Sebastian Piñera lors d’un discours prononcé devant la nation, faisant délibérément écho à la célèbre accroche du dictateur militaire fasciste Augusto Pinochet. L’« ennemi » dont il parle sont des citoyens chiliens, dont plus d’un million sont descendus dans la rue vendredi après-midi dans une révolte contre le système néolibéral que Piñera continuait d’implanter contre leur volonté, exigeant sa démission.

L’étincelle de la révolte qui a commencé le 14 octobre a été une augmentation de 30 pesos du prix du métro à Santiago, la capitale du pays et de loin sa ville la plus grande et la plus importante. Mais les manifestations ont rapidement dégénéré en une protestation générale contre les décennies de politiques économiques néolibérales menées par les gouvernements successifs, qui ont fait augmenter le coût de la vie, marginalisé et privé une partie de la population de ses droits, entraînant une aggravation des inégalités sociales et économiques. Comme le dit un slogan populaire de la manifestation : « Il ne s’agit pas de 30 pesos, mais de 30 ans. » La réaction du gouvernement a été brutale. Le président a déclaré l’état d’urgence dans une grande partie du pays et a ordonné aux chars d’assaut de pénétrer dans Santiago afin de briser le mouvement. Des images qui se répéteraient en boucle dans nos médias si Piñera n’était pas un allié aussi loyal de Washington. On compte pour l’instant 18 morts et les forces de sécurité ont (...) Lire la suite »

Venezuela : Ce n’est un coup d’Etat que si le gouvernement états-unien le dit (FAIR)

Alan MACLEOD

La rage médiatique qui a légitimé la répression contre les Gilets jaunes en France aide, par analogie, à mesurer l’étendue du mensonge sur le Venezuela. L’occultation de la base populaire du chavisme et la transformation en “société civile luttant pour la démocratie” d’une minorité nostalgique de l’apartheid, victorieuse à Brasilia et impatiente à Caracas, ont déjà fait l’objet de quelques centaines d’analyses sur ce blog (voir “médiamensonges/propagande/désinformation”). Les médias français étant, avec un retard de quelques heures ou minutes, l’ombre portée des médias privés du Venezuela et des Etats-Unis, on gagne du temps à étudier l’original. - Venezuelainfos

L'Histoire semble se répéter au Venezuela, où l'opposition locale de droite a lancé une nouvelle tentative de chasser le Président Nicolas Maduro du pouvoir. Entouré d'une poignée de partisans inconditionnels, Juan Guaidó, président "autoproclamé"… par Washington, a appelé les militaires à se soulever pour renverser le président démocratiquement élu Nicolas Maduro, ce 30 avril 2019. Guaidó, un homme qui ne s'est jamais présenté aux élections présidentielles, avait tenté la même chose en janvier. La droite vénézuélienne a déjà tenté de renverser Maduro et son prédecesseur Hugo Chávez en de nombreuses occasions, notamment en 2017, 2014, 2013, 2002 et 2001. Bien qu'elle porte les marques évidentes d'un coup d'État – défini comme « le renversement violent ou la modification d'un gouvernement existant par un petit groupe » – les médias états-uniens ont massivement soutenu cette tentative, comme ils l'ont fait dans le passé – (FAIR.org, 25/01/19, 16/5/18, 18/4/02). CNN (30/4/19) a dit aux Etats-Unis qu'il faut "soutenir (...) Lire la suite »

« Voyous chavistes » contre « société civile » : racisme et mépris de classe des médias occidentaux sur le Venezuela (FAIR)

Alan MACLEOD
1. Résumé. Aujourd’hui, les Vénézuéliens luttent contre l’implosion de leur économie et leurs voisins latino-américains, à droite, agitent des menaces de sanctions contre le » socialisme » de l’actuel président Maduro. Depuis l’élection de Chavez en 1998, le pays a connu une période d’intenses conflits de classe et de races. Chavez, premier dirigeant non blanc de l’histoire du pays majoritairement non blanc, a été réélu trois fois et a mené un mouvement populaire contre l’élite blanche retranchée dans ses privilèges. Depuis 1998, le Venezuela est devenu un lieu de lutte permanente entre les classes moyennes et supérieures et les masses subalternes dont Chavez tire son soutien. Le pays a ainsi suscité un grand intérêt médiatique dans le monde entier, tant à gauche qu’à droite. Cet article, qui s’appuie sur l’analyse du contenu et du discours, explore comment sept journaux occidentaux influents, ont représenté les groupes subalternes de la société civile qui ont soutenu le projet chaviste et les groupes d’élite qui (...) Lire la suite »

“Venezuela” : le mot unique qui sert aux médias états-uniens à contrer la menace socialiste (FAIR)

Alan MACLEOD
Le socialisme — quel que soit le sens qu’on lui donne — revient à la mode. Un récent sondage de la firme Gallup (13/8/18) montre qu’une majorité de l’actuelle génération états-unienne y est favorable, et le préfère au capitalisme. Le leader du Socialisme démocratique Bernie Sanders est l’homme politique le plus populaire aux Etats-Unis, et les politiques de la nouvelle députée de gauche Alexandria Ocasio-Cortez d’imposer les grandes fortunes, de rendre gratuits les frais de santé et de scolarité dans les collèges publics, sont hautement populaires – même chez les électeurs républicains (FAIR.org,23/1/19). Inquiet face à la menace croissante de politiques progressistes à l’intérieur des Etats-Unis, l’establishment a découvert une arme faite d’un seul mot pour stopper la marée montante : Venezuela. Le jeu consiste à attaquer toute figure ou mouvement politique même vaguement orientées à gauche en les accusant de vouloir transformer le pays en un “champ de ruines socialiste” (Fox News, 2/2/19) dirigé par une (...) Lire la suite »
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