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Auteur : Jean-Pierre PAGE
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Appel pour le droit de parler autrement de la Chine

Jean-Pierre PAGE, Aymeric MONVILLE

Dans le concert des médias alertant sur le prétendu « génocide » ouïghour, on n'a guère vu de génocide, mais au moins, en France, un véritable passage à tabac. Celui de Maxime Vivas, écrivain français qui s’est rendu par deux fois au Xinjiang, a publié en décembre 2020, un livre (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », éditions « la Route de la soie ») et a depuis codirigé avec Jean-Pierre Page l’ouvrage « La Chine sans œillères » (juillet 2021, éditions Delga) écrit par 17 intellectuels venus des 5 continents.

Appel Nous revendiquons le droit de parler autrement de la Chine. Dans le concert des médias alertant sur le prétendu « génocide » ouïghour, on n'a guère vu de génocide, mais au moins, en France, un véritable passage à tabac. Celui de Maxime Vivas, écrivain français qui s’est rendu par deux fois au Xinjiang, a publié en décembre 2020, un livre (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », éditions « la Route de la soie ») et a depuis codirigé avec Jean-Pierre Page l’ouvrage « La Chine sans œillères » (juillet 2021, éditions Delga) écrit par 17 intellectuels venus des 5 continents. On aura vu s'abattre sur Maxime Vivas une avalanche d’injures et de calomnies : « idiot utile, dingo, individu, auteur absurde, extrémiste, complotiste, porte-plume et perroquet des Chinois, acheté par la Chine, relais de la propagande chinoise, fantaisiste, fondateur d’un site qui publie des articles d’extrême droite » et, pour finir, le coup de grâce par le procédé du « reductio ad hitlerum », l’écrivain est « rouge-brun », (...) Lire la suite »
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Interview de Jean-Pierre Page au Quotidien du Peuple

Jean-Pierre PAGE
1-Depuis quand vous avez constaté le problème de fausses informations sur la Chine circulent en France ? Comment la situation a-t-elle évolué jusqu’à vous amener à coéditer La Chine sans œillères avec Maxime Vivas ? En France, les médias ne supportent pas la publication d’ouvrages qui portent un regard ouvert et exprime le souci de comprendre la Chine, pays qui mérite le respect pour la contribution de son peuple à l’histoire humaine. Il n’est même pas nécessaire que l'auteur se manifeste en faveur de la Chine pour déchaîner les insultes : il suffit qu’il soit soupçonné de dire la vérité. Peu importe ce qu’il écrit, il est suspect. C’est le cas, avec les attaques infamantes et calomnieuses contre mon ami Maxime Vivas. Celles-ci contreviennent aux prescriptions de la Charte des journalistes. Elles sont des atteintes à la liberté d’expression. Elles nuisent à l’image du métier de journaliste et contribuent à une perte inquiétante de tout esprit critique, ce qui est nécessaire au débat d’idées, mais pourtant (...) Lire la suite »
Nous ne sommes pas dans une nouvelle guerre froide mais dans les préparatifs d’une guerre tout court

La Chine est plus que jamais dans le périscope de Washington !

Jean-Pierre PAGE

Une “nouvelle” alliance stratégique vient de se conclure entre les USA, la Grande-Bretagne et l'Australie. Washington va avec ce partenariat contribuer à ce que Londres et Canberra participent à la mise en œuvre d’un dispositif stratégique inédit, un pacte qui aura plus que jamais la Chine dans sa ligne de mire ou plutôt dans son périscope : le Trilateral Security Pact. On admettra que cela va bien au-delà de la vente de sous-marins, et c’est là toute l’importance de cette étrange affaire pas si étrange que ça.

Cette fois Londres a bien rompu les amarres avec l'UE. On en revient donc à l’atavisme des vieilles alliances anglo-saxonnes. Même si la Nouvelle-Zélande a pris ses distances, les "five eyes" reprennent du service.1 Avec Washington, il en a toujours été ainsi, les alliances sont à plusieurs vitesses. Autrement dit, “on ne mélange pas les torchons et les serviettes”. Que signifie l’AUKUS ? Cette synergie d’un nouveau type porte le nom d’AUKUS (acronyme de l'anglais Australia, United Kingdom, United States) et se concrétise significativement à travers l’abandon par l’Australie d’une commande de 12 sous-marins nucléaires ayant fait l’objet d’un contrat avec la France d’une valeur de 56 milliards d’euros, ce qui en faisait le plus gros contrat de défense européen. Pour la France puissance nucléaire mais “junior partner” de l’Alliance Atlantique, c’est une grave déconvenue qui depuis a fait l’objet d’une véritable crise de nerfs du gouvernement Macron. Mais jusqu’à quand, car déjà l’on parle de « rabibochage » ? (...) Lire la suite »
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“ La Chine sans œillères ” : un livre pro vérité !

Jean-Pierre PAGE

Une interview de Jean-Pierre Page par l'Agence Chine Nouvelle (Xinhua) à l'occasion de la sortie du livre "La Chine sans œillères"

1. Pourquoi avez-vous accepté de rédiger ce livre ? Combien de temps avez-vous consacré à ce recueil ? Nous avons fait le choix avec mon ami Maxime Vivas de faire le livre La Chine sans œillères avec les contributions de 17 auteurs de différentes disciplines et opinions, des 5 continents et de plusieurs pays dont la Chine, parce que les médias maintiennent le public français dans une grave ignorance. Celui-ci est quotidiennement harcelé par de fausses informations sur ce qu’est la Chine et ce que sont ses objectifs. Cela se fait, à travers des caricatures, des idées reçues souvent héritage de notre passé colonial. Mais plus généralement, parce que la France tout comme l’Union Européenne accompagnent la vision hégémonique qui est celle des Etats-Unis et du camp occidental. Pour notre part, nous ne considérons pas la Chine comme un modèle, mais comme un exemple. Le monde change très vite et les conservatismes qui caractérisent la plupart des pays occidentaux doivent et devront reculer pour faire place (...) Lire la suite »
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La CGT a un urgent besoin de rénovation.

CGT : un avant et un après Gardanne !

Jean-Pierre PAGE

Il est donc significatif dans cette période de grands bouleversements que près d’un millier de militants de la CGT représentants des syndicats de toutes les régions de France et professions se soient réunis à Gardanne le 20 mai pour débattre, décider et assumer ce que devrait être, selon eux la réponse syndicale à ce qui n’est plus et ne sera jamais plus « la situation d’avant ».

1-Pourquoi Gardanne ? La crise pandémique constitue un formidable révélateur en forme « d’opération vérité » des tares, des travers et des insuffisances du système capitaliste, de son incapacité par sa logique à répondre aux besoins les plus élémentaires de toute l’humanité. Dans ce contexte, cette « opération vérité », inattendue pour certains et moins pour d’autres peut s’appliquer également aux capacités des organisations sociales et politiques, aux états, aux gouvernements, et à leurs capacités à résister, à promouvoir des solutions, des réponses, des alternatives. Ceci concerne donc le syndicalisme en général et la CGT en particulier. Il est donc significatif dans cette période de grands bouleversements que près d’un millier de militants de la CGT représentants des syndicats de toutes les régions de France et professions se soient réunis à Gardanne le 20 mai pour débattre, décider et assumer ce que devrait être, selon eux la réponse syndicale à ce qui n’est plus et ne sera jamais plus « la situation d’avant ». De (...) Lire la suite »

La "nouvelle" politique étrangère des États-Unis peut-elle casser des briques ? 2ème partie

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI

Pour George Kennan, l’auteur du Long Telegram de 1946, il fallait après la victoire des alliés sur le fascisme, s’opposer au « fanatisme de l’URSS comme aux visées expansionnistes de Staline », « les États-Unis, leurs alliés et partenaires » se devaient de mettre en place « un système international fondé sur des règles ». 75 ans plus tard, les auteurs des trois documents de l’Atlantic Council ne brillent pas par l’audace et l’innovation. Ils répètent le même mantra tout au long de leurs longues analyses.

Un système de règles à suivre On aimerait savoir ce qui, sous des slogans et des institutions de façade, se cache derrière les « règles » vantées par les EU, d’autant qu’il s’agit des leurs ! En fait, elles n’ont jamais été vraiment définies ? Pendant la période de la guerre froide citée en référence, le système était au moins obligé de faire des concessions pragmatiques et des compromis, en particulier dans le domaine social, celui du contrôle des armements et du développement des capacités militaires en raison de la peur de grèves, de mouvements sociaux et politiques, de l’émergence des pays issus de la décolonisation et des bouleversements affectant le rapport des forces international. Depuis que les dirigeants occidentaux ont estimé, après la chute de l’URSS, avoir définitivement vaincu les ennemis du marché et de la démocratie libérale, leur arrogance les a poussés unilatéralement à reprendre les acquis sociaux, à limiter les libertés individuelles et collectives par la violence, à renoncer (...) Lire la suite »

La "nouvelle" politique étrangère US peut-elle casser des briques ? 1ère partie (1)

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI

L’épidémie mondiale que nous traversons constitue un formidable révélateur des tares du capitalisme mondialisé. Pour la ploutocratie qui gouverne il importe de concevoir la parade ! C’est ce qu’elle fait par le mensonge, la diversion, la division, la violence. C’est le cas avec ce que l’on nomme « la nouvelle guerre froide » contre la Chine. Mais qu’en est-il en réalité ?

En fait, on assiste à une diabolisation(2) qui va de l’ignorance, à l’irrationnel et même parfois au fanatisme. « La guerre n’est-elle pas la poursuite de l’activité politique par d’autres moyens ! »(3). Cette campagne internationale dont l’origine est nord américaine bénéficie d’une mobilisation politicienne sans précédents qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite et de moyens médiatiques considérables(4) . De nombreux centres de recherches, des fondations, des institutions, de prétendus experts aux ressources étendues, des organisations non gouvernementales(ONG) se préoccupent et travaillent pour élaborer des stratégies afin de contrer les progrès incontestables de la Chine. Après Donald Trump, l’élection de Joe Biden permet ainsi de rééquiper politiquement et idéologiquement la « nouvelle » politique étrangère américaine en quête de légitimité. Il importe donc de saisir la portée et la signification de cette activité fébrile contre la Chine ! C’est l’objectif de cette contribution au débat. Fin janvier 2021, (...) Lire la suite »
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Joe Biden place Samantha Power à la tête d’US Aid : une nomination qui en dit long

Jean-Pierre PAGE

Jean-Pierre Page revient sur la nomination de Samantha Power à la tête d’US Aid. Officiellement, l’agence œuvre pour le développement international. Elle est surtout un outil du pouvoir doux (“ soft power ”) étasunien qui a déjà été impliqué dans des opérations de « changement de régime ». Et la nomination d’un personnage comme Samantha Power à sa tête ne doit rien au hasard. (IGA)

Comme prévu, c’est une grande partie de l’équipe des néoconservateurs du tandem Clinton-Obama qui revient en force aux manettes de la nouvelle administration. Tous et toutes sont dans une démarche conflictuelle avec dans leur ligne de mire la Russie et la montée en puissance de la Chine. Les vassaux européens sont invités à serrer les rangs autour du suzerain maintenant que l’éléphant dans le magasin de porcelaine a fait ses bagages, qu’il quitte la Maison-Blanche et que l'État profond « Deep State », même s’il est toujours très inquiet, respire un peu mieux. Après les nominations au Département d’État d’Anthony Bliken, Victoria Neuland (l’épouse de Robert Kagan, auteur du célèbre « Project for the New American Century »), de William Burns à la CIA (ancien ambassadeur en Russie sous Obama) et de Lloyd Austin à la Défense (criminel de guerre notoire lié directement au complexe militaro-industriel dont le groupe Raytheon, 3e producteur d’armes aux EU), Biden vient de désigner Samantha Power comme patronne de US (...) Lire la suite »
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« Entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine » Sun Tzu.

La Chine, Hong Kong et les syndicats.

Jean-Pierre PAGE

Le Parlement Chinois et le Comité Permanent de l’Assemblée Nationale Populaire (ANP) de Chine viennent de voter une loi sur la sécurité nationale, celle-ci est facilement consultable . Elle complète le Statut spécial qui régit Hong Kong depuis 1997.
Cette décision a immédiatement entraîné un concert de protestations. La charge a été sonnée par les Etats-Unis, qui ont été suivis immédiatement par les gouvernements occidentaux et l’Union Européenne avec la mobilisation habituelle des médias. On a accusé tour à tour Pékin « de vouloir absorber Hong Kong (sic) » : « Pékin impose au forceps la loi sur la sécurité nationale », « Pékin prend en mains la sécurité de Hong Kong. ».

A travers cette indignation générale et hypocrite on a aussi trouvé des fondations comme celle de « l’Open Society » de Georges Soros, le « National Endowment for Democracy »(NED), l’« Open Technology Fund » (OTF) , « Freedom House », ou des ONG comme le « Center for Applied Non Violent Action and Stategies » (CANVAS) de Srdja Popovic, le fondateur « d’OTPOR » qui conseille Joshua Wong le jeune leader séparatiste de Hong Kong ainsi que le « Occupy Central with Love and Peace » (OCLP) organisation initiatrice du « mouvement des parapluies ».Le syndicalisme international, par la « Confédération Syndicale Internationale (CSI) » n’a pas voulu être en reste. Elle s’est également engagée dans cette nouvelle campagne de diabolisation de la Chine. La CSI est connue pour n’avoir rien à dire contre les millions de licenciements actuels, contre la progression exponentielle « de la faim dans le monde » , contre l’abime des inégalités et l’enrichissement obscène des plus fortunés, contre le racisme et les violences aux USA, ou (...) Lire la suite »
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Vers des « révolutions colorées » ou vers une révolution sociale ?

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI
« Nous allons combattre le racisme, pas par le racisme mais par la solidarité. Nous allons combattre le capitalisme, pas par le capitalisme noir mais par le socialisme ». Fred Hampton(1948-1969) [1] Il ne fait pas de doute que l’onde de choc qui a entrainé les évènements sans précédents aux Etats-Unis percute la vision que bien des gens pouvaient avoir d’un pays où semblait-il, le rapport des forces était à leurs yeux immuable. Ce qui allait de pair avec une vision de l’histoire écrite et réécrite selon les besoins du système dominant. Aujourd’hui, ce regard souvent superficiel, ces idées reçues se trouvent bouleversés. Les USA ne sont donc pas invincibles et cette crise ne se réduit pas à ceux-ci mais au capitalisme dans sa version néolibérale la plus brutale. La contestation y est dorénavant devenue globale ! C’est là une des leçons essentielles qu’il faut déjà tirer de ce bouleversement historique et de ses implications. Aux USA, des centaines de villes manifestent, on y trouve des travailleurs, des (...) Lire la suite »
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