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Auteur : Jean-Pierre PAGE

« Ce n’est pas une fenêtre de tir qu’on a, c’est une baie vitrée »

Jean-Pierre PAGE

Voici plus de 3 semaines que les travailleurs des raffineries sont en grève avec leur syndicat CGT pour leurs salaires. Exxon Mobil, Total, Esso gavent leurs actionnaires en dividendes. Elisabeth Borne, elle, vient de décider des réquisitions.

Tout au long de l’été, et depuis ce que l’on a coutume d’appeler la rentrée sociale, des grèves nombreuses, rassembleuses et sans précédents, souvent victorieuses, ont lieu en France. La journée du 29 septembre a été l’illustration de cette combativité nouvelle qui de nouveau est à l’ordre du jour. Celle-ci implique pour les confédérations syndicales et singulièrement pour la CGT de savoir en tirer les conséquences. Au moment où la crise économique, sociale et politique en France, en Europe et dans les pays occidentaux s’aggrave en vitesse accélérée, ce mouvement revendicatif significatif est révélateur d’un état d’esprit qui murit et peut s’avérer prometteur. Il ne s’agit plus de déléguer et d’attendre « que là-haut on se décide » ou encore les faux-fuyants et la temporisation de certains syndicats, mais d’assumer des responsabilités. Par ailleurs aux yeux d’un grand nombre de travailleurs, on ne saurait éternellement subir le rythme et les conditions imposées par le gouvernement et le patronat. Le besoin est celui (...) Lire la suite »
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Au sujet d’une déclaration du PCF sur la provocation de Nancy Pelosi contre la Chine

Jean-Pierre PAGE

Cette déclaration (ci-dessous) du PCF est scandaleuse. Taïwan est une province chinoise et la Chine est un état souverain. A aucun moment cette déclaration du PCF ne fait référence à ce principe intangible des relations internationales.

Le PCF ne comprend rien à la référence du statu quo. Celui-ci est la conséquence d'un rapport des forces qui à la fin de la guerre de libération en 1949 à donné le pouvoir au parti communiste chinois et son autorité sur l'ensemble du territoire chinois ce qui incluait Taïwan, ce n'était pas le résultat d'un compromis avec quelque force politique que ce soit comme celle du Kuomintang , ce que laisse pourtant entendre le communiqué alambiqué du PCF. En fait à l'époque , Tchang Kai-Check s'est installé par la force brutale et avec le soutien des Etats-Unis à Taïwan, il en a pris le contrôle dans une opposition politique et militaire résolue au nouveau pouvoir populaire en Chine. Le PCF n'en tient pas compte, pourquoi ? Pour celui-ci et comme l'avait déclaré F. Roussel pendant les présidentielles : "Taïwan c'est un état à deux systèmes.... je fais respecter les droits des Taïwanais. pour leur souveraineté, leur indépendance, leurs relations commerciales" (C dans l'air, 13 février 2022). Cette déclaration avait (...) Lire la suite »
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Interview de Jean-Pierre Page par le Quotidien du peuple.

Jean-Pierre PAGE

Le Quotidien du Peuple (人民日报- Remin Ribao) est l'organe du Comité Central du Parti Communiste Chinois. Il a été fondé en 1948. Son tirage est de plus de 3 millions dont 600 000 exemplaires publiés dans 86 pays. Selon l'UNESCO il est des 10 journaux les plus importants au monde

1. Face aux multiples défis aujourd'hui, la Chine, sous la direction du PCC,a assumé sa responsabilité internationale et présenté ses solutions, dont la sauvegarde du multilatéralisme et le concept de "communauté de destin pour l'humanité". Que pensez-vous des solutions et des plans avancés par la Chine et le PCC pour faire face aux défis du monde actuel ? Le monde change vite, un nouvel ordre mondial se met en place et le multilatéralisme est devenu un enjeu. Si nous voulons des relations civilisées et dignes, il ne peut y avoir d’autres réponses qu’un renouveau des relations internationales qui soit fondé sur une approche multipolaire et non unipolaire, sur des principes d’égalité et de réciprocité entre les nations. Il n’y aura pas de retour à l’ordre ancien, nous changeons d’époque et les contradictions s’aiguisent, elles se multiplient. Par conséquent tout est affaire de responsabilités et de volonté. Cela est plus nécessaire que jamais car les enjeux sont considérables, parce que le monde fait face à (...) Lire la suite »

Maïdan, bis repetita au Sri Lanka ?

Jean-Pierre PAGE

Pour avoir vécu une quinzaine d'années au Sri Lanka, je pense connaître un peu ce pays dont Octave Mirbeau disait "qu'il était le paradis sur terre". Une chose est certaine, la violence à Colombo est loin de correspondre à la philosophie du Bouddha, même si l’ile aux épices et aux saphirs demeure belle, riche de par ses nombreux atouts, ses ressources naturelles et son peuple dépositaire d’une culture millénaire.

L’enjeu stratégique Sri Lankais. Sans doute ce constat n’est pas sans expliquer pourquoi “la perle de l'Océan Indien" est un endroit qui de par sa position géographique et ses richesses a suscité et suscite toujours fascination et convoitises, depuis des temps immémoriaux. En fait, depuis les Grecs anciens ! Ceylan de par son nom d’origine a connu 450 années de colonisation hollandaise, portugaise, britannique. Napoléon qui avait un sens aigü des enjeux géopolitiques affirmait : " celui qui contrôlera cette ile contrôlera l'Océan Indien". Il installa au moment du 1er Empire un avant poste d’observation sur la côte est, avant d’en être chassé par l’Angleterre, son ennemi irréductible. Le Sri Lanka est en effet un carrefour et une plaque tournante des corridors maritimes de l'Asie et donc de la Chine avec ses routes de la soie vers l'Afrique, le Proche et le Moyen Orient, l'Europe et au delà. 50% du trafic pétrolier et 75% du trafic international des containers passent près de ses côtes. Outre ses (...) Lire la suite »
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Ce texte a été censuré par Change.Org

Appel pour le droit de parler autrement de la Chine

Jean-Pierre PAGE, Aymeric MONVILLE

Dans le concert des médias alertant sur le prétendu « génocide » ouïghour, on n'a guère vu de génocide, mais au moins, en France, un véritable passage à tabac. Celui de Maxime Vivas, écrivain français qui s’est rendu par deux fois au Xinjiang, a publié en décembre 2020, un livre (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », éditions « la Route de la soie ») et a depuis codirigé avec Jean-Pierre Page l’ouvrage « La Chine sans œillères » (juillet 2021, éditions Delga) écrit par 17 intellectuels venus des 5 continents.

Appel Nous revendiquons le droit de parler autrement de la Chine. Dans le concert des médias alertant sur le prétendu « génocide » ouïghour, on n'a guère vu de génocide, mais au moins, en France, un véritable passage à tabac. Celui de Maxime Vivas, écrivain français qui s’est rendu par deux fois au Xinjiang, a publié en décembre 2020, un livre (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », éditions « la Route de la soie ») et a depuis codirigé avec Jean-Pierre Page l’ouvrage « La Chine sans œillères » (juillet 2021, éditions Delga) écrit par 17 intellectuels venus des 5 continents. On aura vu s'abattre sur Maxime Vivas une avalanche d’injures et de calomnies : « idiot utile, dingo, individu, auteur absurde, extrémiste, complotiste, porte-plume et perroquet des Chinois, acheté par la Chine, relais de la propagande chinoise, fantaisiste, fondateur d’un site qui publie des articles d’extrême droite » et, pour finir, le coup de grâce par le procédé du « reductio ad hitlerum », l’écrivain est « rouge-brun », (...) Lire la suite »
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Interview de Jean-Pierre Page au Quotidien du Peuple

Jean-Pierre PAGE
1-Depuis quand vous avez constaté le problème de fausses informations sur la Chine circulent en France ? Comment la situation a-t-elle évolué jusqu’à vous amener à coéditer La Chine sans œillères avec Maxime Vivas ? En France, les médias ne supportent pas la publication d’ouvrages qui portent un regard ouvert et exprime le souci de comprendre la Chine, pays qui mérite le respect pour la contribution de son peuple à l’histoire humaine. Il n’est même pas nécessaire que l'auteur se manifeste en faveur de la Chine pour déchaîner les insultes : il suffit qu’il soit soupçonné de dire la vérité. Peu importe ce qu’il écrit, il est suspect. C’est le cas, avec les attaques infamantes et calomnieuses contre mon ami Maxime Vivas. Celles-ci contreviennent aux prescriptions de la Charte des journalistes. Elles sont des atteintes à la liberté d’expression. Elles nuisent à l’image du métier de journaliste et contribuent à une perte inquiétante de tout esprit critique, ce qui est nécessaire au débat d’idées, mais pourtant (...) Lire la suite »
Nous ne sommes pas dans une nouvelle guerre froide mais dans les préparatifs d’une guerre tout court

La Chine est plus que jamais dans le périscope de Washington !

Jean-Pierre PAGE

Une “nouvelle” alliance stratégique vient de se conclure entre les USA, la Grande-Bretagne et l'Australie. Washington va avec ce partenariat contribuer à ce que Londres et Canberra participent à la mise en œuvre d’un dispositif stratégique inédit, un pacte qui aura plus que jamais la Chine dans sa ligne de mire ou plutôt dans son périscope : le Trilateral Security Pact. On admettra que cela va bien au-delà de la vente de sous-marins, et c’est là toute l’importance de cette étrange affaire pas si étrange que ça.

Cette fois Londres a bien rompu les amarres avec l'UE. On en revient donc à l’atavisme des vieilles alliances anglo-saxonnes. Même si la Nouvelle-Zélande a pris ses distances, les "five eyes" reprennent du service.1 Avec Washington, il en a toujours été ainsi, les alliances sont à plusieurs vitesses. Autrement dit, “on ne mélange pas les torchons et les serviettes”. Que signifie l’AUKUS ? Cette synergie d’un nouveau type porte le nom d’AUKUS (acronyme de l'anglais Australia, United Kingdom, United States) et se concrétise significativement à travers l’abandon par l’Australie d’une commande de 12 sous-marins nucléaires ayant fait l’objet d’un contrat avec la France d’une valeur de 56 milliards d’euros, ce qui en faisait le plus gros contrat de défense européen. Pour la France puissance nucléaire mais “junior partner” de l’Alliance Atlantique, c’est une grave déconvenue qui depuis a fait l’objet d’une véritable crise de nerfs du gouvernement Macron. Mais jusqu’à quand, car déjà l’on parle de « rabibochage » ? (...) Lire la suite »
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“ La Chine sans œillères ” : un livre pro vérité !

Jean-Pierre PAGE

Une interview de Jean-Pierre Page par l'Agence Chine Nouvelle (Xinhua) à l'occasion de la sortie du livre "La Chine sans œillères"

1. Pourquoi avez-vous accepté de rédiger ce livre ? Combien de temps avez-vous consacré à ce recueil ? Nous avons fait le choix avec mon ami Maxime Vivas de faire le livre La Chine sans œillères avec les contributions de 17 auteurs de différentes disciplines et opinions, des 5 continents et de plusieurs pays dont la Chine, parce que les médias maintiennent le public français dans une grave ignorance. Celui-ci est quotidiennement harcelé par de fausses informations sur ce qu’est la Chine et ce que sont ses objectifs. Cela se fait, à travers des caricatures, des idées reçues souvent héritage de notre passé colonial. Mais plus généralement, parce que la France tout comme l’Union Européenne accompagnent la vision hégémonique qui est celle des Etats-Unis et du camp occidental. Pour notre part, nous ne considérons pas la Chine comme un modèle, mais comme un exemple. Le monde change très vite et les conservatismes qui caractérisent la plupart des pays occidentaux doivent et devront reculer pour faire place (...) Lire la suite »
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La CGT a un urgent besoin de rénovation.

CGT : un avant et un après Gardanne !

Jean-Pierre PAGE

Il est donc significatif dans cette période de grands bouleversements que près d’un millier de militants de la CGT représentants des syndicats de toutes les régions de France et professions se soient réunis à Gardanne le 20 mai pour débattre, décider et assumer ce que devrait être, selon eux la réponse syndicale à ce qui n’est plus et ne sera jamais plus « la situation d’avant ».

1-Pourquoi Gardanne ? La crise pandémique constitue un formidable révélateur en forme « d’opération vérité » des tares, des travers et des insuffisances du système capitaliste, de son incapacité par sa logique à répondre aux besoins les plus élémentaires de toute l’humanité. Dans ce contexte, cette « opération vérité », inattendue pour certains et moins pour d’autres peut s’appliquer également aux capacités des organisations sociales et politiques, aux états, aux gouvernements, et à leurs capacités à résister, à promouvoir des solutions, des réponses, des alternatives. Ceci concerne donc le syndicalisme en général et la CGT en particulier. Il est donc significatif dans cette période de grands bouleversements que près d’un millier de militants de la CGT représentants des syndicats de toutes les régions de France et professions se soient réunis à Gardanne le 20 mai pour débattre, décider et assumer ce que devrait être, selon eux la réponse syndicale à ce qui n’est plus et ne sera jamais plus « la situation d’avant ». De (...) Lire la suite »

La "nouvelle" politique étrangère des États-Unis peut-elle casser des briques ? 2ème partie

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI

Pour George Kennan, l’auteur du Long Telegram de 1946, il fallait après la victoire des alliés sur le fascisme, s’opposer au « fanatisme de l’URSS comme aux visées expansionnistes de Staline », « les États-Unis, leurs alliés et partenaires » se devaient de mettre en place « un système international fondé sur des règles ». 75 ans plus tard, les auteurs des trois documents de l’Atlantic Council ne brillent pas par l’audace et l’innovation. Ils répètent le même mantra tout au long de leurs longues analyses.

Un système de règles à suivre On aimerait savoir ce qui, sous des slogans et des institutions de façade, se cache derrière les « règles » vantées par les EU, d’autant qu’il s’agit des leurs ! En fait, elles n’ont jamais été vraiment définies ? Pendant la période de la guerre froide citée en référence, le système était au moins obligé de faire des concessions pragmatiques et des compromis, en particulier dans le domaine social, celui du contrôle des armements et du développement des capacités militaires en raison de la peur de grèves, de mouvements sociaux et politiques, de l’émergence des pays issus de la décolonisation et des bouleversements affectant le rapport des forces international. Depuis que les dirigeants occidentaux ont estimé, après la chute de l’URSS, avoir définitivement vaincu les ennemis du marché et de la démocratie libérale, leur arrogance les a poussés unilatéralement à reprendre les acquis sociaux, à limiter les libertés individuelles et collectives par la violence, à renoncer (...) Lire la suite »
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