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Auteur : RÉPUBLIQUE SOCIALE

Un peu d’histoire #1 : L’aide cubaine à l’Afrique- partie 2

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Pour cette deuxième partie consacrée à l’aide cubaine à l’Afrique, j’ai choisi de me concentrer plus particulièrement sur la solidarité envers l’Angola. La situation de l’Angola, avant son indépendance est particulière. Trois mouvements de libération ont émergé, et s’opposent plus ou moins les uns les autres. Plus ou moins car deux sont soutenus par le camp occidental, tandis que le troisième est lui soutenu par le camp socialiste, puis par Cuba. Le leader de ce dernier mouvement (MPLA : Mouvement populaire de libération de l’Angola), Agostino Neto s’est, dès les années 60, rapproché de l’URSS. Et pour cause, il prône en effet comme idéal politique le socialisme. Mais un socialisme pour et par les Angolais, à la manière de Cuba. UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et FNLA (Front national de libération de l’Angola) sont les deux autres mouvements indépendantistes. Le premier est soutenu par les Etats-Unis, via le régime d’apartheid Sud-Africain, le second par le Zaïre de Mobutu – (...) Lire la suite »

Venezuela : fin du spectacle pour Guaido

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La marionnette des Etats-Unis, qui s’était autoproclamé président de la République le 23 janvier dernier, n’a pas réussi son coup. Dans la nuit du 2 au 3 avril, l’Assemblée constituante lui a retiré son immunité parlementaire. Avec lui, c’est tout un secteur d’une droite-extrême qui voit ses illusions tomber. Celles et ceux qui pensaient que la Révolution bolivarienne était finie se sont lourdement trompés.

Il faut, bien entendu, rester prudent. Les actualités évoluent rapidement et qui sait de quoi demain sera fait ? Mais, pour l’heure, le gouvernement légitime du Venezuela- – validé par le peuple par l’élection présidentielle du mois de mai 2018 – est toujours en place. En dépit des provocations, des menaces, et des sanctions économiques. Tout le monde aura d’ailleurs pu observer l’hypocrisie occidentale qui, tout en sanctionnant économiquement le Venezuela et en retenant son argent (La Banque d’Angleterre refuse de rendre 1,2 milliard de dollars en or au Venezuela) souhaitait faire rentrer une prétendue aide humanitaire correspondant à quelques millions à peine. Nul besoin de l’aide humanitaire étasunienne. La Yougoslavie, la Libye, l’Irak, la Syrie s’en seraient bien passés. On peut bien-sûr reprocher à Maduro sa gestion économique. Il est certain qu’il y a beaucoup à faire pour que la situation s’améliore, même si une bonne partie de la crise est en partie due aux sanctions économiques imposées de (...) Lire la suite »

Européennes : la fausse opposition libéraux/nationalistes

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C’est un piège qui nous tend les bras un peu plus chaque jour. Ce piège que nous voyons venir depuis des mois maintenant, mais dont les griffes devraient en attraper plus d’un. A moins que nous soyons déjà tous tombés dedans lors du second tour de la dernière élection présidentielle. Ce piège c’est celui qui consiste à réduire le vote à un prétendu duel entre les nationalistes d’un côté, et les libéraux, soit-disant progressistes, de l’autre.

Autrement dit, Macron, et le clan européen des ultralibéraux, incarneraient le progrès social, et le seul rempart face à l’extrême-droite. Alors que c’est précisément tout l’inverse. C’est justement cette politique ultralibérale menée depuis plusieurs années en Europe, dans presque tous les pays, qui a conduit certains peuples à se tourner vers des parties nationalistes, voire xénophobes. Italie, Pologne, Hongrie (voir : Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite) les exemples sont bien trop nombreux. Mais pourquoi n’est-ce pas le cas ? Prenons simplement l’exemple de la France. Entre les élections, c’est tout une entreprise de dédiabolisation du Rassemblement National qui est menée. L’exemple le plus récent étant les propos de Nathalie Saint-Cricq qui débriefait le passage de Marine le Pen sur France 2 : « Je l’ai trouvée assez efficace. J’ai trouvé qu’elle avait travaillé par rapport au débat de l’entre-deux tours. J’ai trouvé qu’elle était dans le constat, ce qui lui permet plus facilement d’arrondir les (...) Lire la suite »

Qu’est-ce que le RIC ?

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C’est l’une des revendications majeure qui a émergé suite au mouvement des Gilets Jaunes. A elle seule, elle a réussi à démontrer que ce mouvement n’était pas un simple mouvement de rejet d’une taxe, mais qu’il allait bien plus loin que cela, exigeant une meilleure justice sociale et une meilleure démocratie. A l’heure où certains tirent à boulets rouge sur le Venezuela, arguant d’un manque de démocratie, il est bon de rappeler que la République Bolivarienne a elle déjà adopté le référendum révocatoire, depuis de nombreuses années.

Mais alors que cette demande émanant du peuple est parfaitement légitime, et démocratique, et qu’elle a été défendue à l’Assemblée nationale par les groupes insoumis et communistes, elle a été balayée d’un revers de main par la majorité présidentielle qui chaque jour étonne un peu plus par son arrogance et son mépris du peuple. Qu’est-ce que le RIC (Référendum d’initiative citoyenne) ? L’idée a été (re) mise au goût du jour par les Gilets Jaunes. Mais en réalité, l’une de ses composantes, le référendum révocatoire, était déjà proposée dans le programme l’Humain d’abord défendu par Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. Et en 2017 le programme l’Avenir en commun, toujours défendu par Jean-Luc Mélenchon prévoyait aux points 2 et 3 de la Section Une République permettant l’intervention populaire (p. 25) : Créer un droit de révoquer un élu en cours de mandat, par référendum, sur demande d’une partie du corps électoral Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens de proposer une loi (...) Lire la suite »

Marche pour le climat : c’est tout un système qu’il faut changer

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Si les gouvernements, et spécialement le gouvernement français, ne veulent rien faire, le peuple lui a compris tous les enjeux du réchauffement climatique. Ils sont, depuis plusieurs semaines, des dizaines, des centaines de milliers à défiler en France. Hier encore, ce samedi 16 mars, ils étaient près de 100 000 à Paris, et des dizaines de milliers à travers toute la France.

Sans le peuple, sans les peuples qui se mobilisent partout dans le monde, nous n’arriverons à rien. Preuve, s’il en fallait encore une, le refus de la majorité de voter l’interdiction du glyphosate, pourtant connu pour sa dangerosité, et classé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la liste des produits cancérigènes. Mais une fois encore, les intérêts privés ont prévalus. Sinon, quel autre intérêt y avait-il à poursuivre l’utilisation de ce produit ? C’est sans doute d’ailleurs là que réside la plus grande difficulté. L’écologie n’est pas compatible avec l’économie de marché. Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de capitalisme vert, pour la simple et bonne raison que capitalisme et écologie sont deux termes profondément antagonistes. Parce que les capitalistes – au sens large du terme – n’ont qu’une seule obsession : le profit. C’est-à-dire produire toujours plus, même si les sociétés n’en ont pas besoin. C’est ce qui a donné la société de consommation. Mais à l’heure où les ressources naturelles (...) Lire la suite »
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Européennes : l’union impossible ?

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Quand élection rime avec division. Une nouvelle fois, la gauche sera divisée lors des prochaines échéances européennes, au moment où, sans doute, il y a le plus besoin d’union. Le mouvement des Gilets Jaunes aurait dû faire prendre conscience à tous de l’importance d’une large union afin de faire émerger une voix claire et porteuse de revendications fortes. Il n’en sera rien, et ces divisions profiterons autant au Rassemblement national, qu’à Emmanuel Macron et son parti.

Si on fait un rapide tour d’horizon des forces de gauche qui seront présentes aux élections européennes, elles devraient être au nombre de sept, sans compter une possible liste des Gilets Jaunes. D’abord, la France insoumise qui est, soyons clairs, la meilleure chance pour la gauche de réaliser le meilleur score. La tête de liste sera une jeune militante, provenant de la société civile, Manon Aubry. D’autres personnalités comme Manuel Bompard, ou bien l’ancien socialiste Emmanuel Maurel y figureront aussi. Le Parti communiste français a lui aussi décidé de présenter sa propre liste avec Ian Brossat, l’adjoint à la mairie de Paris, en charge du logement où il a notamment permis la construction de nombreux logements sociaux lors de son mandat. Les deux partis, à l’extrême-gauche de l’échiquier politique, Lutte ouvrière (LO) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) devraient, sans doute, présenter chacun une liste, après l’échec de négociations visant à la formation d’une liste commune pour ces deux (...) Lire la suite »
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Un peu d’histoire n°1 : L’aide cubaine à l’Afrique – partie 1

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L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Le premier épisode de cette série va être consacré à l’aide qu’a apporté la Cuba révolutionnaire aux divers mouvements de libération africains dans leur lutte pour l’indépendance contre le colonialisme. Compte tenu de l’immense aide fournie par Cuba, je me consacrerai dans une première partie à l’assistance envers l’Algérie, le Congo et la Guinée-Bissau. Les cas de l’Angola et de la Namibie, plus longs, et plus complexes, seront traités prochainement. En tout, près de 500 000 Cubains auront participé à ces guerres et à ces luttes de libération. C’est ce que l’histoire a nommé : l’Odyssée cubaine. L’aide apportée par le gouvernement cubain s’est d’abord illustrée dans la toute jeune République Algérienne. Alors en guerre contre la France, les combattants algériens vont recevoir de la part de Cuba des armes et un soutien total. Ahmed Ben Bella rendra d’ailleurs visite à Fidel Castro dès 1963 en remerciement de cette précieuse aide. Cuba épaulera aussi l’Algérie dans sa guerre défensive contre le Maroc en envoyant là (...) Lire la suite »

Rappel : l’antisionisme n’est pas l’antisémitisme

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Ces derniers jour des actes intolérables ont été perpétrés contre la communauté juive de notre pays. Profanations de tombes juives, comme d’autres confessions, et tagues antisémites n’ont aucunement leur place dans notre pays. Et, comme à l’époque, lointaine désormais, de l’affaire Dreyfus, c’est l’ensemble des citoyens qui doit se dresser contre cet antisémitisme qui persiste en France.

Toutefois, un autre débat semble avoir pris le pas sur ces questions là. Celui qui consisterait à dire que tout antisioniste est, nécessairement et par nature, un antisémite. Or, si l’on se réfère à la définition donnée dans le dictionnaire Larousse en ligne, l’antisémitisme peut se définir de la manière suivante : c’est une « doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires ». Tandis que la définition de l’antisionisme est la suivante : « Hostilité à l’existence ou à l’extension d’Israël ». Globalement, en développant un peu ces définitions on pourrait continuer en disant que l’antisémitisme est donc un sentiment de haine à l’égard d’une communauté, d’une religion même, de tous ceux se revendiquant comme juif, que ce soit d’une manière religieuse ou en tant que peuple. Or l’antisionisme désigne, quant à lui, la lutte contre la politique de l’Etat d’Israël, et de ses pratiques abjectes. Il n’est en aucun cas question de religion, puisque (...) Lire la suite »

Hypocrisies médiatiques sur le Venezuela

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Les médias français, dans leur quasi-majorité, n’ont jamais supporté l’idée d’une Révolution et d’un gouvernement populaire au Venezuela. Depuis le début, jusqu’à la mort d’Hugo Chavez, en 2013, et puis de nouveau après l’élection de Maduro, ils ont toujours cherché à décrédibiliser l’action du gouvernement et les politiques mises en place. L’actuelle conjoncture économique, les sanctions économiques, et l’embargo imposé par les mêmes qui s’offusquent ensuite des pénuries, ne font que renforcer un traitement médiatique réservé aux seuls pays qui clament leur indépendance.

Sinon, pourquoi les documentaires ou sujets à propos d’autres pays sont si rares ou bien inexistants ? La Birmanie, l’Arabie Saoudite, Israël, sont en effet tranquilles de ce point de vue là. Même quand des milliers de musulmans se font massacrés, même quand des enfants meurent chaque mois à Gaza, où la population vit dans une véritable prison à ciel ouvert, même quand des opposants sont exécutés en place publique simplement parce qu’ils étaient en désaccord avec la doctrine officielle. Avec le Venezuela les médias français et occidentaux ont trouvé un nouveau bouc-émissaire. C’était Cuba et sa Révolution socialiste, c’est désormais Le Venezuela et sa Révolution bolivarienne. Une propagande médiatique étrangement calquée sur l’agenda diplomatique et militaire de l’OTAN et des Etats-Unis. Avec, à chaque fois, le même mode opératoire. Faire en sorte de faire passer tel pays pour le pire gouvernement et la pire dictature, afin de préparer tout le monde à l’invasion ou à la chute du gouvernement, afin d’en installer (...) Lire la suite »

Soutien à la Révolution Bolivarienne

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Une fois de plus, la Révolution Bolivarienne est menacée. Et cette fois la menace semble plus réelle que jamais. Il y a quelques jours, déjà, un petit groupe issu de l'armée avait tenté de fomenter un coup d'Etat contre le gouvernement légitime. Très vite cette poignée de militaires avait été démasquée et arrêtée par les autorités.

Une fois de plus, la Révolution Bolivarienne est menacée. Et cette fois la menace semble plus réelle que jamais. Il y a quelques jours, déjà, un petit groupe issu de l'armée avait tenté de fomenter un coup d'Etat contre le gouvernement légitime. Très vite cette poignée de militaires avait été démasquée et arrêtée par les autorités. De quels droits certaines nations s'arrogent-elles le droit de s'ingérer, une fois de plus, dans les affaires vénézuéliennes ? C'est que ce doit être un pays important car il ne cesse de faire, ces derniers temps, l'actualité. A y regarder de plus près, et pour ceux qui l'ignoreraient, le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Des réserves de pétroles dont les bénéfices ne sont malheureusement pas destinés aux compagnies américaines. Si l'on ajoute à cela que le gouvernement vénézuélien est un gouvernement socialiste, les raisons sont suffisantes pour comprendre d'une part cette acharnement médiatique, d'autre part cette tentative de coup d'Etat Mercredi 23 (...) Lire la suite »
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