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Auteur : RÉPUBLIQUE SOCIALE

Quel avenir pour les gilets jaunes ?

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Le mouvement des gilets jaunes constitue, à n’en pas douter, un mouvement populaire de contestation par rapport à la politique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Mais que penser de ce mouvement ? Tant les personnes, et les soutiens, proviennent d’horizons divers et ont, parfois, des revendications totalement différentes.

La première chose à dire c’est que ce mouvement est parti pour durer. Débuté il y a maintenant plus de deux semaines, les gilets jaunes semblent poursuivre sur leur lancée. S’installant un peu partout en France, aux péages ou aux ronds-points, et manifestant à intervalle régulier avec le soutien majoritaire des Français. A titre personnel, et sans doute comme beaucoup d’autres militants de gauche, je dois avouer avoir été sceptique face à ce mouvement. D’abord gêné par la diversité des opinions politique qui s’y retrouvait, mais aussi par l’absence de revendications claires au départ de la mobilisation. La colère est légitime, elle est même vitale et cruciale tant la situation de notre pays ne cesse de se détériorer. Mais elle aurait dû se manifester lorsque d’autres se mobilisaient pour les salaires, les retraites, l’emploi, où plus récemment lorsque les cheminots menaient une grève admirable pour défendre le service public ferroviaire. Mais depuis quelques jours, suite à la publication d’une liste de (...) Lire la suite »

Grèce : entre austérité, répression et trahison

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Depuis le mois de juillet 2015 et la trahison d’Alexis Tsipras la Grèce va mal. Elle était déjà dans une situation catastrophique suite aux divers plans d’austérité des gouvernements successifs de droite ou sociaux-démocrates. Mais l’élection de Syriza et de Tsipras aurait pu être source d’un renouveau. Une chose inédite en Europe où pour la première fois, si l’on excepte l’expérience chypriote de l’AKEL, un parti de la gauche dite radicale accédait au pouvoir et générait un immense espoir, non seulement en Grèce, mais dans toute l’Europe.

C’était pour toutes les forces progressistes la vision, enfin, d’un verrou qui cède, du premier domino qui tombe dans cette Europe ultralibérale minée de partout par l’austérité. Mais il n’en fut pas ainsi. Après quelques mois de révoltes et de bras de fer contre la Troïka (commission européenne, FMI, et BCE) le gouvernement grec cédait et se couchait, juste après avoir convoqué un référendum où le peuple grec s’était exprimé en majorité pour- justement- ne pas céder. Depuis Alexis Tsipras est devenu un élève sérieux des institutions européennes appliquant les cures libérales qui sont imposées au peuple grec sans jamais parvenir à une amélioration de la situation pour le peuple grec. Le gouvernement d’Alexis Tsipras a ainsi continué à appliquer docilement les politiques de privatisation des entreprises grecques. Mais les salaires et les pensions diminuent et la pauvreté et l’extrême pauvreté continuent d’augmenter. C’est le résultat normal d’une telle politique. Or, désormais ce libéralisme, voir cet (...) Lire la suite »

Pauvre Brésil

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Comme prévu le Brésil a basculé vers un avenir incertain. En élisant Jair Bolsonaro avec 55,1% des voix, le peuple brésilien ouvre la porte à un nostalgique de la dictature militaire aux propos qui font froid dans le dos. Lui qui promet de nettoyer le Brésil de ce qu’il nomme les « marginaux rouges » va donc pouvoir diriger le plus grand pays d’Amérique latine pendant quatre années.

Et elles vont être longues ces années pour tous ceux s’étant opposés au candidat de l’extrême-droite. Les militants syndicalistes, associatifs, politiques mais aussi les minorités, et bien-sûr les plus démunis. Bolsonaro est l’incarnation parfaite d’un nationalisme à outrance mais aussi d’un ultralibéralisme assumé. Ce n’est pas un hasard si les marchés financiers brésiliens se sont réjouis à l’annonce des résultats, ni qu’il soit soutenu par les élites économiques de ce pays. Et que dire des médias et des chefs de gouvernement qui désormais s’offusquent de l’élection de Jair Bolsonaro mais qui hier ne trouvaient rien à dire à l’emprisonnement de Lula et à la destitution de Dilma Rousseff. Avec Bolsonaro, allié de Washington et de Donald Trump, c’en est fini du Brésil qui, par le biais notamment des BRICS- groupement de pays réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud- donnait un espoir d’un monde multipolaire, où la superpuissance des Etats-Unis, caractérisée notamment par la Banque (...) Lire la suite »

Sanofi : un scandale sans perquisition

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30 000 enfants seraient nés autistes à cause de la Depakine, ce médicament prescrit auprès des personnes souffrant d’épilepsie mais formellement interdit aux femmes enceintes. Sanofi le savait, semble-t-il depuis les années 80, mais n’a rien fait pour empêcher sa distribution auprès des femmes enceintes. Et aujourd’hui, les familles réclament justice.

C’est ce qu’a mis en exergue François Ruffin lors des derniers jours, après avoir été à la rencontre de personnes victimes de la Depakine. Son livre, écrit avec Cyril Pocréaux, un député et son collaborateur chez Big Pharma, traite longuement de cette question et permet d’y voir plus clair dans une affaire qui mériterait un meilleur et un plus ample traitement médiatique. En 2017 Sanofi a versé 3,5 milliards d’euros à ses actionnaires, tout en supprimant 6 200 postes entre 2009 et 2015. Mais les pouvoirs publics ne réagissent pas. Pire, lors d’un d’un débat à l’Assemblée nationale, en octobre 2017, suite à une question de François Ruffin, le premier ministre rétorquait : « Vous êtes en train de considérer qu’il serait normal pour la représentation nationale, normal pour le chef du gouvernement de ce pays, dans toute la mesure du possible, de dénigrer une entreprise française, une entreprise qui fonctionne bien ». Voilà la réelle problématique de ce gouvernement. Les victimes des agissements de Sanofi ne (...) Lire la suite »

Pourquoi Mélenchon a été perquisitionné ?

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Ce mardi 16 octobre, à 7 heures du matin, des perquisitions ont visé les domiciles de , Jean-Luc Mélenchon, ainsi que les sièges de la France Insoumise, et du Parti de Gauche. Toute personne consciente et réfléchissant juste quelques instants à la situation verra que ces perquisitions sont de l’ordre du politique, et non pas du juridique.

Pourquoi ? Parce que la France Insoumise, au même titre que le Parti communiste d’ailleurs, représente l’opposition aujourd’hui. Jean-Luc Mélenchon et les parlementaires de la FI, dont François Ruffin en premier lieu, ne cessent de pointer du doigt les magouilles, les manigances et les arrangements du gouvernement. Le contraste est, d’ailleurs, saisissant entre le traitement réservé à Alexandre Benalla et celui réservé dans la matinée à Jean-Luc Mélenchon. De même qu’aucun ministre ou député de la République en marche, impliqué dans des affaires judiciaires, n’a eu à subir ce même traitement. Quels sont les motifs officiellement invoqués ? Ils sont au nombre de deux. Le premier concerne les assistants parlementaires européens. Je reprends ici les propos du journal Le Monde. » Les enquêteurs veulent savoir si des fonds européens destinés à l’emploi d’assistant eurodéputé ont été utilisés pour rémunérer des collaborateurs du parti politique ». Tout part d’une plainte déposée par une élue d’extrême-droite, (...) Lire la suite »
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Salah Hamouri est libre, mais des milliers d’autres restent en prison

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Après treize mois passés en détention arbitraire, sans aucun fondement, dans les prisons israéliennes, Salah Hamouri, militant franco-palestinien, a, enfin, été libéré. Cette libération a été saluée par tous, à juste titre, et notamment par tous ceux qui se sont efforcés de militer pour sa libération. Mais d’autres attendent, désespérément, de pouvoir sortir des geôles israéliennes.

Il est difficile de quantifier le nombre de prisonniers politiques palestiniens. Ce qui est certain c’est qu’ils sont des milliers a être actuellement emprisonnés simplement parce qu’ils souhaitent faire valoir leur droit, simplement parce qu’ils ont choisi de résister face à un pays qui occupele s terres du futur Etat Palestinien alors que des accords avaient été prévus pour permettre la coexistence des deux pays, côte à côte. Ahed Tamimi, qui a passé sept mois en prison pour avoir giflé un soldat israélien qui venait de tirer sur son cousin avec une balle en caoutchouc. Cette image allait faire le tour du monde, celle d’une jeune adolescente palestinienne, âgée de 17 ans, qui, par son geste courageux, montrait la volonté entière d’un peuple et d’une jeunesse déterminée. Ahed Tamimi est devenue le symbole de cette jeunesse palestinienne qui souhaite poursuivre le combat. Elle est aussi, peut-être devenue, l’icône qui manquait au mouvement palestinien pour ranimer la flamme révolutionnaire. Face aux (...) Lire la suite »

Maurice Audin : la reconnaissance d’un crime d’Etat

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Il y a un peu plus de soixante et un ans, le 21 juin 1957, Maurice Audin, jeune mathématicien, arrêté dix jours plus tôt par l’armée française en Algérie- alors encore territoire français- disparaissait. Il ne réapparaîtrait plus jamais. Par son geste, et sa décision de reconnaître le crime de l’Etat français, Emmanuel Macron évoque un sujet encore tabou pour la France.

Contexte historique En 1957, le monde connaît de nombreux changements. Les Etats-Unis et l’Union Soviétique se livrent une guerre indirecte, et le Tiers-Monde commence à émerger sur le devant de la scène internationale. Deux ans plus tôt la première conférence des pays non-alignés avait lieu à Bandung, en Indonésie, sous l’égide notamment de l’Inde, de la Yougoslavie socialiste de Tito, et de l’Indonésie. En 1956, l’Egypte de Nasser s’affirme en nationalisant le canal de Suez. Partout dans le monde les nouvelles nations essayent de se faire une place, et celles encore sous domination européenne cherchent leur indépendance. Les mouvements de libération nationale, et d’indépendance se multiplient, notamment en Afrique. La France, en tant que puissance coloniale, n’échappe pas à cette règle. L’Algérie souhaite son indépendance. Le Front de libération nationale (FLN) mène cette lutte, mais nombreux sont les Français à soutenir la cause indépendantiste. Des militants de gauche, notamment du Parti communiste (...) Lire la suite »

Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite

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Depuis plusieurs années maintenant les mouvements et partis d’extrême-droite connaissent une résurgence dans toute l’Europe. Surfant sur les politiques ultralibérales, qui ont conduit des millions de personnes à la pauvreté, et profitant aussi de la situation migratoire, ces partis voient leur scores électoraux grimper en flèche. Certains sont d’ores et déjà au pouvoir disposant d’une large majorité, ou bien ayant des Ministères importants dans des gouvernements de coalition avec les partis de droite. Italie, Hongrie, Autriche, Bulgarie, Finlande, Slovaquie, Pologne, les exemples se multiplient.

Certes tous n’ont pas le même visage, et ne s’apprécient d’ailleurs pas nécessairement, mais ces mouvements obligent à se questionner et à trouver les bonnes réponses. Les politiques austéritaires et ultralibérales en sont une. C’est sur ce terreau de la pauvreté que l’extrême-droite fait son lit et progresse inexorablement. De nombreux articles ont déjà été consacrés à l’Italie, à la Hongrie où à l’Autriche, aussi j’évoquerai deux sujets qui ont, récemment, marqué l’actualité. D’une part les élections suédoises, d’autres part les manifestations d’extrême-droite qui ont eu lieu en Allemagne sous forme de chasse aux migrants. Mais simplement pour montrer à ceux qui penseraient que l’extrême-droite prône les droits des travailleurs, l’Autriche, par la voix de son gouvernement alliant droite et extrême-droite vient, au mois de juillet dernier, de voter une loi augmentant la durée maximale légale du temps de travail. Si la norme reste la journée de huit heures, et la semaine de quarante, la durée maximale passe, elle, de dix (...) Lire la suite »

Et maintenant le Nicaragua

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Le scénario se répète. Inlassablement. A chaque fois ce sont des gouvernements de gauche, progressistes ou socialistes qui sont visés. Tandis que les régimes les plus obscurs, mais aussi les plus serviables vis à vis de l’Empire, continuent de jouir d’une totale impunité.

Cuba, Paraguay, Honduras, Brésil, Equateur, Venezuela, c’est maintenant au tour du Nicaragua d’être victime de violentes tentatives de déstabilisation n’ayant qu’un seul but : le renversement de Daniel Ortega, de son gouvernement, et de la Révolution sandiniste. Une Révolution populaire qui a récemment fêté son 39ème anniversaire, célébré par des centaines de milliers de partisans dans les rues de Managua, la capitale. Preuve de la popularité des dirigeants actuels, popularité qui s’était d’ailleurs traduite dans les urnes en novembre 2016, le peuple nicaraguayen avait en effet redonné sa confiance pour un nouveau mandat au Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et à Daniel Ortega. Malheureusement, le Nicaragua ne découvre pas ces violences et ces crimes, commandés depuis Washington, qui ne cesse d’appuyer toute force, si violente soit-elle, s’opposant à un gouvernement de gauche. Aux premières heures de la Révolution sandiniste, lorsqu’en 1979 le Front sandiniste de libération nationale (FSNL) (...) Lire la suite »

La diplomatie macronienne

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La politique française à l’international depuis l’élection d’Emmanuel Macron, et de la nouvelle majorité parlementaire, n’a guère changé, et se situe dans la continuité de celles qu’ont mené Hollande et Sarkozy.

Aucune remise en question des institutions européennes, et de la politique qui en découle, ni de la sacro-sainte alliance militaire de l’OTAN. Macron s’applique, au contraire, à rentrer parfaitement dans le moule de ses prédécesseurs, allant même jusqu’à exagérer ses sorties médiatiques contre certains pays souverains- on imagine aisément lesquels- tout en fermant les yeux sur les agissements bien plus graves d’autres Nations. A titre d’exemple, le Venezuela, sujet récurrent de l’actualité des médias, n’a pas échappé aux critiques d’Emmanuel Macron qui déclarait à ce sujet : Nous avons pris des sanctions individuelles contre des dirigeants vénézuéliens qui ont un impact limité. Je souhaite que nous puissions aller plus loin compte tenu des décisions récentes. Avant de dénoncer une « dérive autoritaire inacceptable » des autorités vénézuéliennes. Plutôt curieux d’entendre ça de la part d’un président dont le gouvernement vient d’avoir recours au vote bloqué, privant les agriculteurs retraités d’une (...) Lire la suite »
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