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Auteur : Silvio RODRIGUEZ

Je suis fier de mon sang de Métisse

Silvio RODRIGUEZ

Tous les pronostics disent que la population mondiale ne va pas arrêter d’augmenter et que plus il y aura de gens plus s’éloigneront les possibilités d’égalité et de justice.

Les pays les plus grands utilisent, gaspillent et accélèrent l'épuisement des ressources naturelles, mais les habitudes de consommation dans lesquelles ils sont immergés ne leur permettent pas de faire machine arrière. On a habitué les gens à l'idée que c'était comme ça qu'on vivait libre, que vivre autrement, c'était abandonner la liberté. C'est la règle insoutenable qui maintient beaucoup de pays dans une crise dont ils sortiront difficilement avec plus de justice sociale. Quelques pays riches ont depuis des années développé des plans pour s'approprier tout ce qui se trouve d'utile sur la planète. Il y a des livres, des documents, des milliers de témoignages qui le prouvent. Nous le vivons chaque jour. On dit que dans les prochaines années les guerres seront pour l'eau et non plus pour le pétrole. Ces quelques pays, armés de bombes et de canons, veulent décider du sort de la planète et, selon leur logique égoïste, beaucoup pourrait être sacrifié. Un monde orwellien, voilà ce que supposent leurs (...) Lire la suite »

Invitation.

Silvio RODRIGUEZ
Je pense que la Révolution cubaine a donné toute sa dignité à notre pays et aux Cubains, et que le gouvernement révolutionnaire a été le meilleur gouvernement de notre histoire. C'est vrai : avant la Révolution La Havane était beaucoup plus colorée, les nids-de-poule étaient rares et on pouvait parcourir des rues entières de boutiques bien achalandées et illuminées. Mais, qui pouvait acheter dans ces boutiques ? Qui pouvait marcher totalement libre dans ces rues ? Evidemment, « ceux qui avaient de quoi » en poche. Les autres devaient se contenter de faire du lèche-vitrine et rêver, comme ma mère, comme notre famille, comme la majorité des familles cubaines. Seuls les « citoyens respectables », bien vus et se démarquant par leur apparence pouvaient se promener dans ces magnifiques avenues. Les loqueteux, les mendiants, presque tous les Noirs, devaient faire un détour, car si un agent de police les surprenait dans une de ces rues « décente », il les chassait à coups de matraque. Tout ceci, je l'ai vu de (...) Lire la suite »