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Auteur : Bertrand ROTHE

Les Gillets Jaunes sont fascistes et illétrés, et les journalistes sont sublimes.

Jacques-Marie BOURGET, Bertrand ROTHE

Le jeu du pouvoir, qui a fini par placer des policiers sur tous les écrans, derrière tous les micros , a été de créer une atmosphère de guerre civile. Atmosphère ! Car tout y était, les descriptions de presse, sur le mode guerrier, les escadrons, les blindés, les tirs tendu avec armes prohibées. L'affaire n'est pas gagnée mais les banquiers ont mis le paquet. Dernière insulte : "les Gilets Jaunes vont voter comme un seul homme : pour le FN aux Européennes." ! Coup de pied des ânes, ultime injonction à continuer de ne "pas exister".

L’un des intérêts de la révolte qui gronde, et il n’est pas mineur, est d’avoir escamoté un masque. Jusqu’au 17 novembre, premier Episode des Gilets jaunes, sur les écrans de télévision, ou derrière les micros, les commentateurs, reporters, correspondants nous étaient présentés comme des « journalistes ». Alors que le plus souvent, en bons chiens de garde, ils répétaient seulement les éléments de langage transmis par la Place Bauveau. Elle-même dressée, instruite et respectueuse des impératifs des maîtres, c’est-à-dire tout mettre en œuvre pour tenir le rythme de leurs extravagants profits... Revenons à l’intérêt médiatique de la rébellion. Celui que nous venons d’évoquer. Subitement, sans doute jugée pas assez pugnace, l’armada des bavards menteurs et autres porteurs de micros a soudain été remplacée sur les antennes par de vrais flics. Depuis le 17 novembre, pas un écran pas une oreille n’échappe aux commentaires du policier-expert, de l’expert-policier ou de l’expert-expert. D’hommes et de femmes, cartes de flics (...) Lire la suite »
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