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Les Gillets Jaunes sont fascistes et illétrés, et les journalistes sont sublimes.

Le jeu du pouvoir, qui a fini par placer des policiers sur tous les écrans, derrière tous les micros , a été de créer une atmosphère de guerre civile. Atmosphère ! Car tout y était, les descriptions de presse, sur le mode guerrier, les escadrons, les blindés, les tirs tendu avec armes prohibées. L'affaire n'est pas gagnée mais les banquiers ont mis le paquet. Dernière insulte : "les Gilets Jaunes vont voter comme un seul homme : pour le FN aux Européennes." ! Coup de pied des ânes, ultime injonction à continuer de ne "pas exister".

L’un des intérêts de la révolte qui gronde, et il n’est pas mineur, est d’avoir escamoté un masque. Jusqu’au 17 novembre, premier Episode des Gilets jaunes, sur les écrans de télévision, ou derrière les micros, les commentateurs, reporters, correspondants nous étaient présentés comme des « journalistes ». Alors que le plus souvent, en bons chiens de garde, ils répétaient seulement les éléments de langage transmis par la Place Bauveau. Elle-même dressée, instruite et respectueuse des impératifs des maîtres, c’est-à-dire tout mettre en œuvre pour tenir le rythme de leurs extravagants profits...

Revenons à l’intérêt médiatique de la rébellion. Celui que nous venons d’évoquer. Subitement, sans doute jugée pas assez pugnace, l’armada des bavards menteurs et autres porteurs de micros a soudain été remplacée sur les antennes par de vrais flics. Depuis le 17 novembre, pas un écran pas une oreille n’échappe aux commentaires du policier-expert, de l’expert-policier ou de l’expert-expert. D’hommes et de femmes, cartes de flics dans le sac à main pour lesquels le matraquage ne s’opère plus avec des bâtons, mais avec des mots. Le « story telling » de l’ordre, pas forcément républicain. Saluons donc cette réforme audiovisuelle subreptice, elle a l’avantage d’installer l’authentique contre la copie, le vrai policier contre l’imité.

En Mai 68, par des affiches collées sur les murs en révolte, les citoyens avaient été prévenus : « ORTF : tous les soirs la police vous parle ». Un conseil d’ami comparable à celui aujourd’hui imprimé sur les paquets de cigarettes : « Attention fumer tue ». Cette fois rien, aucun principe de précaution contre la nocivité des chaînes d’infos Nescafé (instantanées). Et nous autres, pour retrouver un poil de sagesse, réclamons derechef le retour de l’ORTF. L’Office de l’époque, pourtant honni, aurait été incapable de générer le fleuve de mensonges et de propagande qui vient de nous engloutir. Ce qui démontre que la presse « libre » l’est surtout de nous vitrifier. Imaginez que, sans broncher, des « journalistes » ont mis en ligne des vidéos captées depuis des caméras installées sur des casques de policiers. En 60 ans nous sommes passés du CRS=SS, mais CRS-reporters. Un vrai progrès. Mais, en ces heures de privatisation de la Justice est-il opportun de rappeler que chaque fois qu’un policier, qu’un gendarme, prend la parole en public il enfreint et le secret judiciaire et le secret professionnel. Pas grave. Chez les magistrats ne parle-t-on pas du siège, et la loi est faite pour s’asseoir : bientôt nos policiers seront dotés de cartes de presse. Ce ne sont pas eux qui, soudains relativistes, manif pour manif, vont nous rappeler le coût de la reconstruction, à Rennes, du Parlement de Bretagne après qu’il ait été incendié par des pécheurs en colère : cinquante-deux millions. Les pécheurs c’est le vrai pays, la vraie colère. Pas l’anti France.

Pour mesurer l’effet du mensonge réfléchissons à ce que produit ce bombardement du faux sur l’opinion ? Les instituts de sondage nous répondent : « la montée du Front National (excusez- nous pour l’usage maintenu de ce label indémodable). Ah bon ! Voilà donc que, passés à l’essoreuse des rondpoints, les Gilets Jaunes, qui n’ont rien de « fachos », auraient subitement décidé de voter Marine Le Pen ? Pourtant c’est faux puisque les « sans dents », ceux qui sont « personne », les « gaulois réfractaires » en jaune, n’ont pas ou peu changé d’avis. Leur geste citoyen fondamental étant de refuser de voter, pour l’essentiel ils restent encore sur cette position nihiliste. Et Mélenchon n’a pas davantage réussi à convaincre ces hommes et ces femmes qui ne croient plus qu’en eux même. Ce qui est beaucoup.

L’enflure de la proposition Le Pen vient d’ailleurs, de cette peur entretenue depuis un mois par les dociles médias. Ah les si utiles « casseurs » ! Ah le fleuve de larmes des commerçants « saccagés » ou « ruinés ». Avec chômage technique en vue et pourquoi pas la clé sous la porte. C’est ici, dans cette nébuleuse qui plane au-delà des Gilets Jaunes, et englobe le gratin des classes moyennes voire dirigeantes, qu’il faut cherche le regain lepéniste promis pour les prochaines élections européennes. Peu de « Jaunes » dans le lot. Ou plutôt les desperados suprêmes qui envisagent le vote FN comme une arme de destruction massive. Alors qu’il est l’avoine d’Emmanuel Macron. Et que le FN est contre l’augmentation du Smic, contre l’imposition des riches et vote en aveugle les lois scélérates du Parlement européen ! Peu importe, pendant les prochains mois les « journalistes » qui ont repris leurs sièges, encore chauds des fessiers de police, vont vous démontrer que cette montée du FN porte le maillot jaune. Un indice devrait les troubler, le fait que la moitié des Gilets Jaunes sont des femmes et pas toutes « illettrées ». Et que celles-ci votent très peu pour l’extrême droite... Cette acmé de Le Pen vient de cette France effrayée par des discours d’apocalypse, l’annonce de manifestations avec des morts promis des blindés. D’une « prise de l’Elysée » promise aux descriptions de « scènes de guerre » ou de « guérilla », par des « journalistes » qui n’ont jamais mis un orteil dans un pays soumis à la vraie violence... Voilà le carburant de la fusée Le Pen. C’est cette France qui se croit menacées de tomber à son tour Gilets Jaunes, et qui a peur d’eux, qui émigre de chez Macron ou Wauquiez vers Le Pen. Comme le cadre effrayé par la perte de son tableau d’avancement. Bien sûr, puisque le diable de l’immigration est l’épée magique de nos politiciens, Emmanuel Macron l’a dégainée dans son discours post Baden-Baden. Et d’autres pyromanes à sa suite. Il s’agit de brandir la haine de l’étranger, le « Pacte de Marrakech » comme une mouche au-dessus de la truite, convaincre que l’urgence n’est pas de se loger, de se nourrir, mais de bloquer l’invasion, le « grand remplacement ». Ainsi « les immigrés sont devenus une menace mortelle pour tous les villages de France », jusqu’au Puiset-Doré (1193 habitants), où, hors les voiles de veuves le noir et le café sur le zinc, le noir est inconnu. Alors que ces « immigrés » débarquant en tsunami ne sont que 0,2 % de la population. Une propagande venimeuse qui, nous montrent les enquêtes, prend très peu au sein de la communauté en révolte : le Jaune n’est pas la couleur du FN.

Tout cela au grand désespoir des médias, ceux qui s’estiment sérieux, pédagogiques, désintoxiqués. Qui lancent des injonctions à voter pour les candidats des banquiers qui sont leurs propriétaires : « pour éviter le Front National ». Alors qu’eux, ces « journalistes » qui parlent et écrivent comme des planches à billets, ils l’aiment le FN. Comme une chose utile, la boule blanche du billard. Marine ? C’est leur outil, leur miroir aux alouettes, leur épouvantail. Sans FN ? Plus de Macron au pouvoir, lui ou son hologramme, la finance. Viendrait peut être un vrai nouveau monde, sans Pinault, Niel ou Arnaud. Sans BFM comme Académie. Lors de la dernière élection présidentielle Libération, le quotidien du milliardaire Dhrahi a titré : « « Faites n’importe quoi mais votez Macron ». Sans imaginer que voter Macron c’était faire « n’importe quoi ». Pas une seule seconde ces employés fidèles n’ont imaginé qu’assigner le peuple à voter Macron était lui proposer un avenir en gilet jaune, pour les uns. En « frontiste » pour les autres.

Faites un test de résistance à la torture. Soumettez un ami, réputé en bonne santé et résistant, aux rafales télévisées de Cohn-Bendit (un ami de l’OTAN qui n’a jamais eu d’ampoules aux mains), de Goupil qui balance ses sottises comme grenades dégoupillées. Soumettez-le encore à Aurore Bergé, à Amélie de Montchalin, à un sous ministre de je ne sais quoi, nommé Attal. Si votre ami n’est pas mort, après avis médical, achevez la séance avec Griveaux et Legendre. Prêt à avaler des torrents d’encre bleu marine votre cobaye aimé va crier grâce pour échapper à cette gégène des neurones. Au discours de ceux qui pensent bien, et pour nous. Bourdieu a jadis évoqué les dégâts provoqués par « les racistes de l’intelligence ». Les voilà, ce sont eux. Même si c’est insulter l’intelligence, ils s’imaginent tels. Et les Gilets en pauvres cons. Le résumé de tout cela nous l’avons en vidéo sur Youtube. A l’image, sur BFM, un robot mayennais nommé Bruno Jeudy qualifie un révolté de « faux Gilet Jaune » au prétexte qu’il exprime, en excellent français, un discours politique parfaitement documenté et construit. Le statut du gueux doit rester celui de « Deschiens », la norme naguère établie par cette odieuse série de Canal Plus (Ah, les dégâts de l’esprit « Canal », celui du dédain ! ).

Bref, par la magie du gilet le crétin est devenu visible. Mauvaise nouvelle « l’illettré » ne reste plus à sa place devant Hanouna. Un abruti homologué qui, justement, a signé une pétition pour que les Gilets regardent ses insanités plutôt que de se rendre aux rondpoints. Le « blanc » ordinaire, fauché, malade sans soins ne doit pas sortir de son image celle d’un homme sans qualité. Forcément raciste, homophobe, paresseux, amateurs de foot et buveur de « Kro ». Et c’est pire quand il manifeste un drapeau tricolore à la main, l’emblème d’un pays où il n’a aucune part de marché.

Pour exprimer leur mépris, celui de ce peuple misérable, les plus humains de des éradicateurs b-h-liens enfoncent le clou, celui qui accroche leur image au mur de la honte, en utilisant des décombres d’un marxisme tourné en dérision. Les autres, pour bétonner leur bonne conscience, vont au plus simple. Ils piochent leur haine dans Cabu et son « Beauf », dans le « Dupont Lajoie » de Boisset. Haines de classe.

Personne n’a commenté la justification symbolique de la chasse aux Gilets Jaune organisée dans Paris par le pouvoir. Apprend-on encore en licence de socio de quelles façons les pauvres, petit à petit, furent chassés des villes, Paris en premier ? Si ce n’est pas le cas nous allons réviser grâce au formidable livre du philosophe marxiste (eh oui) Henri Lefebvre qui, à Nanterre, a croisé Paul Ricoeur le gourou de Macron. Je cite la présentation, en 2010, faite par Laurence Costes dans la revue « Espaces et Sociétés » où elle évoque « Le Droit à la ville » livre de Lefebvre publié en1968 :

« Le phénomène urbain, tel qu’il se manifeste aujourd’hui, est une transformation majeure considérable ; sa généralisation, provoquée par l’expansion du mode de production capitaliste à l’ensemble des pays, témoigne de la portée de ce phénomène. Ainsi, Henri Lefebvre est un des premiers et rares à oser proclamer, dans cet ouvrage, la fin de la ville industrielle et l’émergence d’une réalité nouvelle, celle de l’urbain, affirmant l’éclatement de la ville en périphéries, en banlieues, ce que les années qui ont suivi ont confirmé, au-delà des espérances et des méfiances de l’auteur. Avec cette révélation, Lefebvre anticipe les mutations sociales et spatiales observées depuis par les sociologues de l’urbain. ».

Tout est écrit, dit, prévu-là. Les riches ont eu assez de mal à virer les pauvres de Paris – et de tous les cœurs de nos grandes villes- pour les laisser faire, les laisser revenir même pour quelques heures passées en jaune. La mortelle « décentralisation » les a rendus à leur « territoires », à leur bouse. Ils doivent y rester collés. Et, par exemple, les Nantais ne doivent épuiser leur énergie que dans un seul but : réclamer leur rattachement à la Bretagne. Tant pis si c’est grotesque sur le plan de l’histoire et si, en 1851 la mairie de la ville chassait le Breton comme on le fait aujourd’hui du « migrant ». Bref, tout est permis au gueux sauf sa présence sur le pavé de la Bastille. Des Bastilles.

Pour leur faire barrage la police et la gendarmerie, au prétexte de « casseurs » qui tombent à pic, ont mis en œuvre des moyens militaires : balayons du macadam ces cow boys de passage. Tout cela après le savant blocage, en amont, aux péages de la place forte des nantis, et celui des métros et du RER. Un couvre-feu de peste aviaire pour que le peuple ne puisse reprendre possession de ce qui fût sien.

Jacques-Marie BOURGET et Bertrand ROTHE

 https://www.les-crises.fr/les-recruteurs-du-fn-par-bertrand-rothe-et-jacques-marie-bourget/

COMMENTAIRES  

25/12/2018 14:08 par mfgtour

Ah merci. J’avais lu ça chez les crises et m’etonnais qu’il ne fût
pas repris ici. Voilà qui est fait. Parfait. Comme l’est ce texte. Et comme le sont ses auteurs. Reconnaissance à eux. Et fraternité.
.

25/12/2018 14:51 par sergio

la stratégie est tjrs la même, identique à celle que nous préconisions il y a pas mal de temps déjà (50 ans ! un bail...),
1) bloqué les flux (c.-à-d. reprendre possession des lieux publics ou communs, en Grèce il y a eu l’occupation des places (l’Agora), aux Etats-Unis l’occupation de Wall-Street, ont démontré leur insuffisance...),
2) remettre en question le pouvoir (et les lieux de pouvoir et son corollaire, ( les partis politiques et les syndicats), et son autorité (le pouvoir vertical et son petit chef qui décide de tout et tout le temps...), "stratégie de l’eau" lorsque les forces de répression (flics, armées et forces spéciales- les flics déguisés en casseurs, etc., etc., etc.), ne pas opposer de résistance et s’adapter illico au terrain pour les contourner (le piège des faux rdv est une bonne stratégie, comme par exemple "tous à Versailles !") Donc pas de chef, un système horizontal, les représentant(e)s sur les plateaux télés et studios radios ne représentent qu’eux-elles mêmes ! Le pouvoir propose, toujours à contre-pied et à côté de la plaque, les Gilets jaunes revendiquent et contestent en attendant de prendre le pouvoir...
le roi républicain est nu, les Gilets jaunes ont le temps long pour eux !, bientôt macron et sa clique ne seront plus qu’un mauvais souvenir !...
ne lâchons rien !

25/12/2018 17:25 par Assimbonanga

Et pour le système bancaire, pieuvre transnationale, dédale algorithmique, on fait comment ?

25/12/2018 23:45 par alain harrison

Je maintiens les trois sorties par le haut
La Const
Le nouveau pact social
Le nouveau para. écono.

Mais il faut en parler et y mettre du CONTENU (solutions versus problèmes), en parler aux GJ...….
Faire comprendre que le Peuple peut-être le maître d’oeuvre, mais il faut s’organiser et s’initier à être à tour de rôle.
Des milliers de petits comités communiquant.
Voir que les parties font parti du tout, et qu’ils interfèrent, soi dommageable, soi bénéfique.
Un système est un ensemble de rouages qui soumet ou libère. L’imagination est un outil puissant, Einstein l’a bien démontré.

26/12/2018 08:27 par CN46400

@ harrison
"Faire comprendre que le Peuple peut-être le maître d’oeuvre"
C’est quoi le "peuple" ? la bourgeoisie qui possède le capital est-elle partie prenante ? au même titre que le prolétariat ?

26/12/2018 10:44 par Assimbonanga

Les Gillets Jaunes sont fascistes et illettrés, et les journalistes sont sublimes. On pourrait dire en langage vulgaire, mais alors-là très vulgaire, que les "journalistes" de Paris pètent plus haut que leur cul et qu’ils ne se prennent pas pour la moitié d’une m. Pourquoi ces braves gens n’admettent-ils pas qu’ils ne sont pas un bloc et qu’il y a la même proportion de cons et de salauds dans toutes les corporations, dans toutes les couches de la société ?
A contrario des "journalistes" de BFM, les journalistes de Reporterre ont été pris pour cible par les gendarmes à NDDL. Un journaliste indépendant, Stéphane Trouille, a été jeté en prison pour avoir défendu des gilets jaunes. Jules Panetier, du journal Le Poing, est fiché S pour son action militante. François Ruffin a fondé le journal Fakir et participé à Là-bas si j’y suis. Ils n’ont rien, mais rien, à voir avec l’armada de journaleux embauchés dans les télés privées et publiques. Je n’en reviens pas de la quantité de beaufs travaillant obséquieusement à répandre la bonne parole capitaliste ! Les têtes de gondoles sont assurément Yves Calvi et son double Bruce Toussaint, ainsi que Patrick Cohen et Nicolas Demorand. Est-ce morphologique ? Est-ce dû à leur besoin de beaucoup manger qui se transmet à leur tour de taille ? La gourmandise exige son dû par un poste à haut salaire... On a également un grand effectif de "pétasses" à physique de miss Univers, longs cheveux sévèrement brushés et qui se donnent des allures d’intellectuelles pénétrées de science infuse.
Et puis il y a le dessus du panier, le gratin : Audrey Pulvar.
Autant je suis bien d’accord que l’évolution du climat est une catastrophe en marche qui nous pète à la gueule, autant la démarche de Cécile Duflot et d’Audrey Pulvar me semble être une réaction de sauterelles.
D’abord, cette maladie de porter plainte contre l’Etat : mais c’est quoi ? L’Etat c’est personne et c’est tout le monde. C’est tout le monde pour payer (avec nos 20% de TVA et nos taxes sur le carburants ?) et c’est personne pour répondre en responsabilité.
Et ensuite, ont-elles oublié que Duflot était au gouvernement que Pulvar était femme de ministre ? Quelle inconséquence !

26/12/2018 11:49 par sergio

Assimbonanga écrit : Et pour le système bancaire, pieuvre transnationale, dédale algorithmique, on fait comment ?

s’agit-il du système bancaire international SWIFT ? si c’est le cas posez donc la question à votre banquier, ou mieux, au hasard : aux encartés de LREM, ils seront sans doute vous répondre ?

alain harrison écrit : Mais il faut en parler et y mettre du CONTENU (solutions versus problèmes), en parler aux GJ...….

vous avez l’air d’être un sacré organisateur…….

ainsi que : Faire comprendre que le Peuple peut-être le maître d’œuvre, mais il faut s’organiser et s’initier à être à tour de rôle.
Des milliers de petits comités communiquant.

les Gilets jaunes ne vous ont pas attendu pour s’organiser, et en ce qui concerne la communication, rien ne l’arrête sur les ronds-points et ailleurs (bien au contraire !)

j’ai lu cet article sur le site PROCHE&MOYEN-ORIENT.CH OBSERVATOIRE GEOSTRATEGIQUE numéro 210 / 24 décembre 2018, signé de Jacques-Marie Bourget et intitulé : « LE FASCISME QUI VIENT… », article repris sur le site newsnet signalant la même source : prochetmoyen-orient.ch

26/12/2018 12:18 par Assimbonanga

Stage de formation continue intensive pour démonter les arguments des néolibéraux pro-Macron qui tournent dans la presse.
40 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=fQZDo-_zU7g

26/12/2018 17:36 par alain harrison

Merci Sergio pour l’info.
Parfois pour avoir l’heure juste, il faut répéter.
Merci encore. Donc les GJ ne semble pas se faire avoir et récupérer. Tout comme la majorité des Vénézuéliens, malgré la tempête, tiennent bon dans la voie du Bolivarisme.
Mais, sur le long terme, à moins qu’il y est une mobilisation pour faire tomber ce gouvernement, la droite reprendra vite le programme UE-BCE. 2019 ?

26/12/2018 23:19 par alain harrison

2 commentaires du vidéo

Pour ma part je n’en fais pas un reproche. Mais je suis heureux du rappel.
Je me souviens, pour ne pas tomber dans l’oubli : des causes à effet synergique sur l’ensemble. Et l’économie a cette propriété.
Scotvince
Il y a 8 mois (modifié)

Encore pas assez "causal" sur la dette. La dette vient du fait que nous avons donné la création de la monnaie à des privés alors que nous pouvions jusqu’alors créer notre monnaie sans intérêt évidemment ! Ces banquiers vivent du service de la dette et n’ont donc aucun intérêt à ce qu’on la rembourse. Cette privatisation de notre souveraineté monétaire vient de 1973, loi Pompidou, haute trahison de nos élus. Pas une seule fois on évoque Chomsky et ses explications sur le modus operandi des attaques contre les services publics. Parlons des causes des problèmes ! j’en ai marre qu’on se borne à parler de redistribution, alors que la cause est le mode de production (propriété privée lucrative). M.Porcher, vous êtes brillant mais insuffisamment radical (c.a.d causal).
Lire la suite

Raphaël Pezet
Il y a 8 mois
Cher Thomas Porchet, pourquoi, lorsque vous parlez de la dette publique, n’évoquez-vous jamais le fait qu’elle serait 6 fois moins élevée si, comme c’était le cas, en grande partie, durant les 30 glorieuses, les emprunts d’état se faisaient (à taux zéro) auprès d’une banque centrale (planche à billets) plutôt que sur les marchés financiers privés ?

27/12/2018 08:12 par CN46400

@ harrison,
Je suis assez d’accord avec vous sauf que pendant les "30 glorieuses" l’inflation allait bon train. Et l’inflation c’est aussi la course, jamais durablement gagnée, entre les prix et les salaires, d’où mai 68...

27/12/2018 13:14 par sergio

si je puis me permettre (?) lu *cet article fort intéressant, concernant les Gilets jaunes et la démocratie, paru sur un site riquiqui, mais sa taille ne retire rien à sa grandeur..., etc., etc., etc.,
bref, le lien donc : https://lundi.am/Les-Gilets-jaunes-et-la-question-democratique-Samuel-Hayat
*cet article de fond est écrit par un "décortiqueur" du monde des professionnels de la politique et de leurs codes...

27/12/2018 13:37 par sergio

Notamment cet extrait :
« … Les tenants mêmes du pouvoir, les professionnel.le.s de la politique, semblent ne plus croire aux possibilités de l’action politique, et répètent avec diverses modulations qu’il n’y a pas d’alternative au néolibéralisme. Pourquoi alors défendre leur jeu, si de leur propre aveu, il n’a plus d’enjeu ? Cette perte de sens de la politique partisane a permis à un simple conseiller économique, un technicien ignorant des usages de la politique partisane, Emmanuel Macron, de devenir ministre puis président, en répétant à l’envi transcender les clivages et en refusant de s’appuyer sur les partis existants – il préfère en créer un, portant ses initiales, un artifice marketing bouffon qui aurait dû immédiatement lui enlever tout crédit si le système partisan avait gardé un tant soit peu de sens de sa dignité. Comment Emmanuel Macron pourrait-il, lui qui s’enorgueillissait hier d’avoir mis à genoux l’ancien système, le vieux monde, en appeler aujourd’hui à la mobilisation pour sauver ce même système et ses affrontements désormais vides de sens ? D’où son silence, la position impossible dans laquelle il est, et l’usage disproportionné de la répression face à un mouvement qui lui doit tant et qui, par bien des aspects, en est comme le reflet inversé… »

27/12/2018 16:46 par sergio

je suis vraiment désolé, mais un camarade m’apprend que le site sur lequel j’ai lu l’article dont je vous recommandais la lecture, n’est pas vraiment recommandable (?) et dont voici (à nouveau) le lien Internet : https://lundi.am/Les-Gilets-jaunes-et-la-question-democratique-Samuel-Hayat
*cet article de fond est écrit par un "décortiqueur" du monde des professionnels de la politique et de leurs codes...

et pour être tout à fait honnête avec vous je vous transmet la réponse que je lui ai envoyé ce jour :
oh camarade Bernado1871, calmos stp., je ne suis en rien responsable de ce qui est publié sur ce site, je prend un article (après lecture) et essaie d’en tirer quelque chose, tu as d’ailleurs l’air de bien connaître ce site, non ? sinon il y a cet autre article (une interview "exclusive" d’un "revenant" -c’est la mode par les temps qui courent- de par Raoul Vaneigem paru le mardi 25 décembre 2018, sur site : La voie du jaguar, et intitulé : Tout est possible, même les assemblées d’autogestion au milieu des carrefours, dans les villages, dans les quartiers, c’est pas vraiment la même chose je te l’accorde... voili, voilà, Bernardo1871, je prend ou je jette..., comme les Gilets jaune, pas d’exclusive, les ceusses qui la ramènent trop avec leur parti ou leur syndicat ne sont même pas écoutés ! alors... pourquoi s’énerver camarade ?, ils ne roulent pour personne, un peu comme nous tous ?... j’ai lu un article sur un site dont je ne sais rien (je n’y reviendrai sans doute jamais) en essayant d’en tirer quelque chose, voilà... c’est pas un crime que je sache !
PS : j’ajoute ceci à l’interview de Raoul Vaneigem
11 décembre 2018
Interview réalisée par courrier électronique
pour Le Nouveau Magazine littéraire
et publiée le 21 décembre 2018.

je vous prie de bien vouloir me pardonnez cette bévue, merci. sergio

27/12/2018 19:54 par Assimbonanga

@Alain Harisson. Merci pour ton commentaire de vidéo. Cela va me motiver pour visionner un DVD que je n’ai pas encore regardé, Requiem pour le Rêve Américain, du même Noam Chomsky.
Peut-être que si le docteur Thomas Porcher se mettait à être plus radical il serait banni par les plateaux télés, pris pour un fou, un... communiste ? Seigneur !
Je pense très fort aux combattantes kurdes en ce moment et une profonde tristesse m’envahit de ce qui va arriver et qui est quasi programmé depuis toujours, la trahison que leur infligent les USA. Si Trump a appris que ce sont des... communistes, mon Dieu !

27/12/2018 21:47 par babelouest

@ Sergio
Aussi peu recommandable que l’immonde ou l’hibernation ? Difficile...

28/12/2018 12:35 par Assimbonanga

Répression policière, armes de la police.
“Jamais je n’aurais pensé, surtout à Biarritz, que ça tirerait au flash-ball”
Lola Villabriga, 18 ans, a été blessée par un tir de flash-ball lors de la manifestation à Biarritz mardi 18 décembre, en marge de la visite du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
https://mediabask.naiz.eus/eu/info_mbsk/20181224/jamais-je-naurais-pense-surtout-a-biarritz-que-ca-tirerait-au-flash-ball

@sergio, se procurer de l’information est tout un parcours. On ne doit jamais rien prendre pour argent comptant, ni surtout chercher quelqu’un qui détienne la vérité. Cela n’existe pas. Certains sites sont sérieux mais il y a toujours une proportion de parti pris, une once de mauvaise foi. Il faut donc multiplier les sources, confronter, chercher le contrepoids. Certains sites fachos, par contre, n’ont pas de scrupules à embarquer des articles de valeur dont eux-même auraient incapables d’en être les auteurs. Ils font feu de tout bois et se donnent (avec le travail fait par d’autres) un aspect de sérieux !
Chercher de l’information ne peut pas consister à chercher une foi, une Eglise. Et , hélas, on trouvera toujours un petit quelque chose de contrariant sur l’auteur d’un article, faut faire avec car la perfection n’existe pas, ni les saints, ni les dieux.

29/12/2018 16:28 par sergio

babelouest écrit : … Aussi peu recommandable que l’immonde ou l’hibernation ? Difficile...
je ne sais ?…
Assimbonanga écrit : @sergio, se procurer de l’information est tout un parcours. On ne doit jamais rien prendre pour argent comptant, ni surtout chercher quelqu’un qui détienne la vérité. Cela n’existe pas. Certains sites sont sérieux mais il y a toujours une proportion de parti pris, une once de mauvaise foi. Il faut donc multiplier les sources, confronter, chercher le contrepoids. Certains sites fachos, par contre, n’ont pas de scrupules à embarquer des articles de valeur dont eux-même auraient incapables d’en être les auteurs. Ils font feu de tout bois et se donnent (avec le travail fait par d’autres) un aspect de sérieux !
Chercher de l’information ne peut pas consister à chercher une foi, une Eglise. Et , hélas, on trouvera toujours un petit quelque chose de contrariant sur l’auteur d’un article, faut faire avec car la perfection n’existe pas, ni les saints, ni les dieux.

J’aimerai si vous me le permettez vous rapporter l’histoire de cette vielle newyorkaise qui en avait vu et vécu toutes de situations (entendez par là qui avait bien roulé sa bosse… avec tout le respect que je lui doit, bien sûr), qui après une vie bien remplie déclarait : « mon luxe c’est le doute… »
Merci à vous Assimbonanga d’avoir bien voulu m’éclairer

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