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Auteur : Alfredo SERRANO MANCILLA

Venezuela : non, ce pays n’est pas isolé !

Alfredo SERRANO MANCILLA

La Russie, 145 millions d’habitants ; la Chine, 1,38 milliard ; la Turquie ? 80 millions ; l’Iran, 80 millions. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le monde ce n’est pas seulement les États-Unis et l’Europe, bien que leur influence mondiale ne soit pas sous-estimée.

Cependant, dans ce XXI ème siècle les changements géopolitiques et géoéconomiques sont évidents. Les BRICS sont presque aussi puissants que le FMI et ils sont aussi dynamique que le G7. La route de la soie a un potentiel aussi important ou plus important que celui des autres espaces traditionnels. Peu importe comment on observe cela, mais force est de constater que l'unipolarité est terminée. Il faut en tenir compte chaque fois que l'on prétend que le Venezuela est isolé sur le plan international. Au contraire, le pays des Caraïbes est parfaitement situé sur la nouvelle carte du monde. Et la meilleure démonstration en est la récente tournée du président Nicolas Maduro. Les alliances avec la Russie et la Turquie doivent être portées à l'attention du monde entier car ces pays sont très importants dans l'ordre mondial. Poutine est sans aucun doute le plus grand contrepoids aux Etats-Unis. Plus énergique dans sa politique étrangère que la Chine, la Russie joue un rôle décisif dans les tensions et les (...) Lire la suite »

Critique à la critique de l’économie du Venezuela par la CEPAL

Alfredo SERRANO MANCILLA

Le dernier rapport économique de la CEPAL concernant la Venezuela (dans le cadre d’une Etude Economique de l’Amérique latine et des Caraïbes 2014) présente le panorama extrêmement citrique d’un pays au bord de l’abîme, suivant ainsi la musique du concert que reproduisent de nombreux médias internationaux.

Son diagnostic se fonde sur des objectifs et des recettes propres à un paradigme qui ne correspond pas au modèle socio-économique que la majorité sociale y réclame dans les urnes, élection après élection, chaque fois qu’elle se rend à un rendez-vous électoral. La CEPAL fait le choix d’ignorer ce que le peuple désire chaque fois qu’elle met la main à la pâte au moment d’élaborer une publication économique ; elle préfère suivre sa ligne, usant et abusant des critères hégémoniques sans prendre en compte ni respecter ce que chaque société choisit en tant que façon de coexister économiquement. Peu importe que la Colombie ou le Mexique aient décidé de parier sur une économie de type néolibéral à la différence du Venezuela et de la Bolivie : le jugement est toujours formulé selon la même perspective. Il s’agit d’imposer une homogénéité forcée dominante qui n’envisage pas l’hétérogénéité de différents processus. Dans cette optique, de tentative de domination/colonisation épistémologique, la CEPAL examine l’économie (...) Lire la suite »