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Auteur : Cecilia ZAMUDIO

Stratégie paramilitaire et guerre économique : la Colombie comme archétype

Cecilia ZAMUDIO

En Colombie, l’oligarchie n’est pas favorable à un changement de modèle de développement, ni à une réforme agraire, ni au respect de la souveraineté alimentaire ; parce que c’est dans le modèle actuel qu’elle s’enrichit, sur le dos du peuple.

La tronçonneuse et la diplomatie En Colombie, la terreur d’État vise à déplacer les populations et à les soumettre : elle continue en 2015. Lorsque nous parlons de Terreur d’État en Colombie, il s’agit de niveaux d’horreur qui impliquent que l’instrument paramilitaire commet des massacres en démembrant des personnes avec des tronçonneuses. Plusieurs paramilitaires ont confessé qu’ils utilisent des crématoires où ils brûlent leurs victimes vivantes, des élevages de caïmans nourris avec des disparus, des empalements, des viols collectifs et autres aberrations. Les victimes qui ont survécu témoignent des tortures les plus atroces. Les massacres sont commis avec la participation et la totale collaboration de l’armée. Il y a des cas terriblement évidents comme le massacre de Mapiripán, dans lequel les paramilitaires furent emmenés par les avions de la force aérienne du nord vers le sud de la Colombie, afin qu’ils commettent des viols et démembrements contre la communauté de Mapiripán pendant 10 jours ; tandis (...) Lire la suite »

Exodes dantesques et guerres impérialistes : crimes du capitalisme

Cecilia ZAMUDIO
Le crime contre l’humanité que le capitalisme et l’UE commettent contre des dizaines de milliers de personnes forcées à migrer, continue de s’accroître. Générant une hécatombe face à laquelle nous ne pouvons rester silencieux, ni commettre l’obscénité d’adopter pour vraies les théories fallacieuses qui cherchent à faire porter la responsabilité du drame par des supposées “mafias”. Responsabiliser les supposées « mafias de migrants » c’est essayer d’occulter les véritables responsables. Le Capitalisme est le responsable de cette tragédie : ceux qui s’enrichissent sur la sueur d’autrui et le saccage de la planète. Les transnationales gonflent leur fortune grâce à la torture des peuples : le saccage est viabilisé moyennant les guerres impérialistes, la répression et le paramilitarisme. 85 multimillionnaires capitalisent une richesse équivalente à la somme partagée par la moitié de la population de la planète (1) ; 3,570 millions de personnes qui survivent exploitées dans des fabriques tombeaux, devant s’alimenter des (...) Lire la suite »

Accélération de l’accumulation capitaliste en Amérique Latine : la Colombie comme archétype

Cecilia ZAMUDIO
La situation politique en Amérique Latine s'inscrit dans une situation mondiale dans laquelle s'accélère l'accumulation capitaliste par le biais d'une plus grande exploitation des travailleurs, d'une plus grande déprédation de l'environnement, et d’une augmentation des guerres impérialistes. Il y a une intensification du pillage contre les peuples d'Amérique Latine, et une intensification du terrorisme d'État qui garantit l'accumulation capitaliste. Cette action mortifère menée par les armées officielles et leurs respectifs instruments paramilitaires, se voit de manière tangible dans des pays comme le Mexique, la Colombie, le Pérou, le Honduras, le Paraguay, etc. La lutte des classes s'approfondit, avec une tentative d'extermination des militants sociaux de la part des différentes oligarchies et du grand capital transnational : en mettant en marche diverses stratégies d'intervention et en renforçant les structures du narcotrafic pour que celles-ci servent au travail de la terreur. L'actualité (...) Lire la suite »

Colombie : Capitalisme, déplacement de populations et malformations congénitales

Cecilia ZAMUDIO
Dans le système capitaliste le Terrorisme d’Etat est un fait récurent, celui-ci est employé pour produire la paralysie des revendications sociales, et pour provoquer des massifs déplacements de populations favorisant le grand capital. En Colombie le Terrorisme d’Etat est étroitement lié à l’accumulation capitaliste : 40% du territoire colombien est octroyé en concessions à des multinationales minières. La stratégie du déplacement de populations tente de briser la résistance populaire face à la déprédation des ressources naturelles, et vide de leur population les zones convoitées par les multinationales. Cette stratégie s’exerce aussi selon les lignes directrices des Etats-Unis de dépeupler la campagne, dans la tentative d’exterminer la base sociale de la guérilla. Ce que les étasuniens appelèrent au Vietnam « enlever l’eau au poisson », lorsqu’ils exécutèrent leur macabre plan des « villages rasés ». L’instrument paramilitaire est utilisé par l’Etat colombien, les multinationales, et les grands (...) Lire la suite »

Crime contre l’humanité : L’UE veut les richesses de l’Afrique, mais pas les personnes

Cecilia ZAMUDIO
Les milliers de personnes meurent toutes les années dans leur tentative de rejoindre l’Europe. Elles ne vont pas vers le « rêve européen », elles fuient le cauchemar dans lequel sombre l’Afrique à cause du pillage des multinationales : ces personnes suivent la route qu’ont précédemment empruntée les richesses extraites dans leurs pays. Mais l’Union Européenne veut les richesses de l’Afrique, mais pas les personnes. La Dictature du Capital oblige les personnes à accomplir des exodes terribles, dans des conditions de danger extrême. À l’aube du 19 avril 2015, un bateau avec plus de 900 personnes migrantes a fait naufrage dans le détroit de la Sicile, à 110 km de la côte : il essayait d’amener des centaines de personnes depuis la Libye jusqu’en Italie. Le ministère public de Catania a signalé que 950 personnes pourraient avoir péri dans ce naufrage (1). 24 cadavres ont été retrouvés, et seulement 28 survivants. Les gardes-côtes avaient reçu un appel leur avertissant qu’un bateau se trouvait en danger, mais (...) Lire la suite »