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Agression imminente contre le Venezuela.

Valerio Arcary

L'offensive militaire et politique des États-Unis contre le Venezuela a atteint des niveaux inédits depuis la Guerre froide. Entre les menaces d'intervention, les opérations clandestines et un siège économique dévastateur, la stratégie de Washington sous Trump redéfinit l'échiquier latino-américain. Ce qui se produira au Venezuela établira un précédent pour toute la région.

L’objectif déclaré de l’offensive militaire américaine contre le Venezuela est de renverser le gouvernement de Nicolás Maduro. La clé de l’équation latino-américaine réside aujourd’hui au Venezuela. Une intervention des États-Unis semble imminente. Trump n’a fait au gouvernement vénézuélien aucune offre autre que la reddition. Il n’est pas en mesure d’envahir le Venezuela avec son armée, comme ce fut le cas en Irak ou en Afghanistan, mais il ne va pas non plus reculer face à un dispositif militaire aussi puissant. Plusieurs scénarios sont possibles :

a) une vague de bombardements contre des objectifs militaires et économiques ;
b) des opérations clandestines pour éliminer les leaders chavistes, en commençant par Maduro lui-même ;
c) ces deux options simultanément, combinées à d’autres.

Il serait donc d’une imprudence impardonnable de ne pas comprendre ou de sous-estimer le drame que représente pour le Venezuela la présence à ses frontières d’une force militaire d’une ampleur sans précédent. Les accusations lancées par Trump contre le Venezuela sont intenables :

a) le fait que Maduro soit le chef de tout un réseau de trafic de drogue, à la tête d’un imaginaire Cartel de Los Soles, a été qualifié d’absurde dans les plus larges cercles internationaux ;
b) l’idée que les États-Unis cherchent à renverser Maduro parce que c’est un tyran à la tête d’une dictature chaviste est indéfendable, car Trump soutient inconditionnellement le despote sanguinaire Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite ;
c) prétendre que l’intervention des États-Unis est nécessaire en raison d’une crise humanitaire qui a poussé sept millions de Vénézuéliens à émigrer est d’un cynisme monstrueux, car les États-Unis ont soutenu sans interruption le génocide sioniste contre les Palestiniens de Gaza ;
d) affirmer que le Venezuela est une « enclave » de la Russie, de la Chine et de l’Iran ou qu’il représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis est tellement disproportionné que c’en est ridicule.

Les attaques de Trump sont une réponse à l’indépendance du Venezuela, et non à la nature du régime chaviste. Le concept de gouvernement « indépendant » est devenu un problème dans un système international d’États qui mérite plus que jamais d’être qualifié d’ordre impérialiste, car un tel gouvernement y est une « anomalie ». Les gouvernements indépendants sont rares, exceptionnels et, par conséquent, instables. La stratégie de Trump met en lumière les dangers auxquels devra faire face tout gouvernement de gauche qui défie les limites étroites de l’ordre impérialiste.

Rien de même vaguement comparable à ce qui se passe aujourd’hui entre les États-Unis et le Venezuela ne s’est produit en Amérique latine depuis la fin de la Guerre froide. Trump montre clairement que, dans la région du monde que l’impérialisme américain a historiquement considérée comme son « arrière-cour » ou son « arrière-garde stratégique », il utilisera sa puissance militaire lorsqu’il se sentira ou prétendra se sentir menacé. Au cours des trente-cinq dernières années, c’est-à-dire depuis la restauration capitaliste et la fin de l’URSS, aucune situation similaire ne s’était produite. Depuis l’invasion de la République dominicaine en 1965 pour renverser le gouvernement réformiste de Juan Bosch, le soutien militaire et financier apporté par les États-Unis aux Contras du Nicaragua après la victoire de la révolution sandiniste en 1979, l’invasion de l’île de la Grenade en 1983 et l’invasion par vingt mille militaires et l’enlèvement de Noriega en 1989 au Panama, on n’avait pas vu d’opération militaire d’une telle envergure. Il s’agit d’une offensive qui confirme un tournant et un repositionnement des États-Unis face à l’Amérique latine. Ce qui vaut aujourd’hui pour le Venezuela, vaut pour n’importe quel pays. Lorsque l’ennemi le plus dangereux des nations dépendantes opère un virage tactique, la gauche doit également opérer un virage stratégique.

Quels sont les objectifs non déclarés de Trump ?

a) Le Venezuela possède les plus grandes réserves mondiales de pétrole et de gaz : c’est sa fortune et en même temps sa malédiction, et les États-Unis souhaitent jouir sans restriction d’un accès stratégique à ces ressources, ce qui est incompatible avec l’existence au Venezuela d’un État indépendant. L’encerclement impérialiste et le blocus contre le Venezuela sont la principale explication de la crise économique d’hyperinflation, de pénurie, de contraction du PIB, de chômage, de réduction de la production pétrolière et de migration massive que subit le pays ; cependant, le gouvernement de Maduro n’a pas été renversé.
b) L’indépendance du Venezuela est plus qu’un mauvais « exemple », car elle constitue un défi à la domination par les États-Unis de son « arrière-cour » afin de garantir l’approvisionnement stratégique face à la rivalité croissante avec la Chine ;
c) Trump est déterminé à subvertir l’institutionnalité mondiale que les États-Unis ont contribué à construire au cours des trente-cinq dernières années - l’OTAN, le Traité de Paris et le G20 - et n’hésite pas à créer des précédents en violant sciemment le droit international.

Pourquoi la gauche doit-elle se solidariser avec le Venezuela ?

a) La défense inconditionnelle d’un pays indépendant face à l’impérialisme américain est un principe élémentaire et n’équivaut pas à un soutien politique inconditionnel au gouvernement de Maduro ;
b) Stratégiquement, il faut miser sur l’intégration latino-américaine. Le gouvernement de Maduro a assumé un projet de régulation étatique nationaliste du capitalisme, accompagné de réformes sociales progressistes. À aucun moment au Venezuela n’a été engagé un processus de rupture avec le capitalisme comme à Cuba en 1961, mais le contexte historique a toujours été beaucoup plus adverse.

La situation sociale des masses vénézuéliennes reste grave, malgré une reprise depuis 2023, avec des taux de pauvreté élevés qui expliquent l’émigration d’au moins 20 % de la population. Bien qu’un régime autoritaire prévale au Venezuela, il s’agit, comme le soulignait Trotsky, d’un bonapartisme sui generis, c’est-à-dire de caractère défensif et anti-impérialiste, et donc progressiste, comme le furent les gouvernements de Cárdenas au Mexique, de Perón en Argentine ou de Getúlio Vargas au Brésil, et avec une base sociale indéniable. Bien que le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) soit une organisation monolithique, le gouvernement de Nicolás Maduro jouit d’un ancrage social irréfutable. Le principal ennemi de l’Amérique latine est le gouvernement de Trump et toute stratégie qui s’y oppose doit répondre à cette menace.

Le gouvernement de Lula a commis jusqu’à présent de nombreuses erreurs dans ses relations avec Caracas :

a) Il a eu tort de ne pas reconnaître le résultat des élections, car il a sous-estimé le danger néofasciste que représentaient María Corina Machado et la candidature d’Edmundo González ;
b) Il a eu tort de opposer, inexplicablement, son veto à la présence du Venezuela dans les BRICS, dans un geste inutile d’hostilité envers le gouvernement de Maduro ;
c) Il a eu tort en raison de l’incohérence d’une diplomatie de coulisse en défense du Venezuela et d’une ambiguïté stratégique intenable face au danger que représente Trump, qui n’hésitera d’ailleurs pas à intervenir dans les élections de 2026 au Brésil, comme il l’a récemment fait en Argentine avec Milei.

Valerio Arcary

 https://jacobinlat.com/2025/12/inminente-agresion-contra-venezuela/

COMMENTAIRES  

03/12/2025 23:28 par Vania

Trompe ,le psychopathe des eeuu est complètement déchaîné. Non seulement il a décrété (comme bon monarque de la planète Terre et de l’Univers ! )la fermeture de l’espace aérien du Venezuela !! Cet état voyou continue de lancer des missiles à de petites embarcations et assassine sans aucune forme de procès des suspects !!. Il a menacé la candidate de gauche à la présidence du Honduras et les électeurs de cette candidate, de graves représailles si jamais ils osaient gagner et contrer le candidat d’extrême droite qu’il a choisi !Il affirme lutter contre le trafic de drogues , mais vient de libérer un ex-président du Honduras condamné par narcotrafic aux eeuu !!.
https://actualidad.rt.com/actualidad/575644-rixi-moncada-denuncia-golpe-electoral
Mais dans quel monde vivons-nous ??Les monstres qui gouvernent (et ont toujours gouverné !) cet horrible pays , on détruit déjà la moitié de la planète et n’ont JAMAIS subi la moindre sanction, ni conséquence. Ils n’ont pas été ostracisé (comme actuellement le peuple russe), ils ont pu participer à tous les événements internationaux (jeux olympiques etc). Aucune organisation internationale leur a confisquè ( volé) leur argent comme va le faire l’organisation terroriste u.e dirigé par la psychopathe Von der la hyène.
https://francais.rt.com/international/127990-pret-reparation-ukraine-ursula-russie
https://actualidad.rt.com/actualidad/575604-comision-europea-prestamo-kiev-incautacion-activos-rusos

04/12/2025 10:18 par diogène

@ Vania

“Quand les maîtres de l’Empire déraisonnent, les hommes du peuple dépérissent.”
Proverbe chinois

La sagesse traditionnelle chinoise est toujours très pertinente pour les diagnostics. Dommage qu’elle soit comme la morale de Kant si on en croit Péguy : elle a les mains pures, mais elle n’a pas de mains.

04/12/2025 11:03 par RV

Avant Trump : quand Obama banalisait les exécutions extrajudiciaires !
David Sirota – 03 décembre 2025
https://lvsl.fr/avant-trump-quand-obama-banalisait-les-executions-extrajudiciaires/

Les frappes de drones menées par les États-Unis dans les Caraïbes – officiellement pour neutraliser des trafiquants vénézuéliens – ravivent le spectre d’une escalade régionale et d’une nouvelle guerre de changement de régime. Mais au-delà de la conjoncture, ces opérations s’inscrivent dans une trajectoire plus profonde : celle d’un pouvoir présidentiel américain qui, depuis vingt ans, s’est arrogé le droit de mener des exécutions extrajudiciaires. Les démocrates, qui s’émeuvent de ces pratiques, ont pourtant contribué à leur banalisation sous l’ère Obama.

04/12/2025 12:55 par Assimbonanga

Si Maduro était un corrompu et un narcotrafiquant, Trump serait son ami. C’est parce que Maduro est intègre et socialiste que Trump veut l’abattre.

04/12/2025 13:44 par J.J.

"affirmer que le Venezuela est une « enclave » de la Russie, de la Chine et de l’Iran ou qu’il représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis est tellement disproportionné que c’en est ridicule."
Et l’on regrette en ce cas que le ridicule ne tue pas .

04/12/2025 14:30 par Palamède Singouin

Pour les exécutions extra-judiciaires, ça fait longtemps qu’il s’agit d’une spécialité israélienne. Notamment en ce qui concerne des scientifiques iraniens (et leur famille au passage) sans parler bien entendu de nombre de dirigeants politiques arabes.

Il faut savoir que c’est une pratique dont la France a été pionnière au Viet-Nam puis en Algérie avant d’exporter son "savoir-faire" en Israël, Amérique du Sud et USA.

Dans le cas des assassinats de supposés narco-trafiquants, on notera que l’ex-président philippin Duterte est actuellement détenu à La Haye pour ce motif suite à un mandat d’arrêt délivré par la CPI.
Faut-il s’attendre à un traitement identique pour Trump ou à un nouvel étalage de la la pratique du
2 poids/2 mesures ?

04/12/2025 16:39 par Made in Québec

« Bien qu’un régime autoritaire prévale au Venezuela » — Valerio Arcary

Je remplacerais volontiers notre Premier ministre Goldman Sachs canadien par ce "régime autoritaire".

04/12/2025 21:07 par narguilé

D. Trump, l’ami enthousiaste des narcotrafiquants.

Après avoir gracié le narcotrafiquant Ross Ulbricht, créateur d’une plateforme de vente en ligne de drogues, en janvier 2025, condamné à la réclusion à vie, il vient de gracier Juan Orlando Hernandez , ex président du Honduras, et néanmoins baron de la drogue, condamné à 45 ans de prison aux USA. Cherchez l’erreur.

04/12/2025 21:49 par Vania

Et en occident silence radio... Les partis dits de "gauche" faisant partie de l’A’N en France trouvent-ils ses informations banales ??Vol des élections au Honduras orchestré par les eeuu de Trompe en alliance avec l’extrême droite de ce pays ! libération par Trompe d’un narcotrafiquant du Honduras ! ; pillage des avoirs russes ! ; Vol qualifié par les eeuu de l’entreprise du Venezuela Citgo qui apportait au peuple vénézuélien 4000 millions de dollars /par an ! ; menaces de bombardements terrestres au Venezuela, Colombie ! ; blocus/siège contre le Venezuela, et Cuba !
Voici les détails (par Christian Rodriguez
https://x.com/ChrisRodrigAl
https://x.com/ChrisRodrigAl/status/1995941739430113549
https://x.com/ChrisRodrigAl/status/1996164902197583929
5/ Avec ce vol et cette vente forcée, le Venezuela perd définitivement :

05/12/2025 04:00 par Vania

Commentaire intéressant, fort et courageux du parlementaire britannique George Galloway concernant les menaces/les agressions unilatérales des eeuu contre le Venezuela dans le but de dominer et de piller ce pays. Pourrait-on écouter une telle intervention à l’A.N de la part d’un politicien dit de gauche ?
https://x.com/georgegalloway/status/1995565563582840961

05/12/2025 08:05 par chb

Vania
le commentaire du courageux leader du Workers Party, George Galloway, est juste et pertinent quant au danger pour le peuple étatsunien de se laisser embringuer dans un nouveau Vietnam en Amérique latine.
Nb malheureusement, il n’est plus député, et son pays le harcèle...

05/12/2025 14:26 par Jean-Marie

Et si le Venezuela servait de moyen de chantage pour les EU vis-à-vis de la Russie, par rapport à l’Ukraine...
" Tu avances vers la paix en Ukraine et je lève le pied vis-à-vis du Venezuela "... Ce qui n’empêcherait pas les EU de toujours lorgner vers le pétrole vénézuélien...
Elucubration... ou pas...
Allez savoir...

05/12/2025 17:18 par Palamède Singouin

Elucubration... ou pas...
Allez savoir..
.

Je serais plutôt de l’avis d’Emmanuel Todd qui pense que les Russes ont compris qu’il était inutile de négocier avec les Américains et les Européens vu qu’ils ne respectent même pas les engagements qu’ils ont signés.

En cas de conflit avec les USA, le Venezuela ne devra compter que sur les habituelles condamnations sans effet de la Russie et de la Chine à l’ONU.

Autrement dit, le Venezuela est mal barré.

06/12/2025 00:21 par Gabriel Proulx

Les gens choisissent de consommer des drogues dures, parce qu’ils sont profondément malheureux et misérables. La CIA inonde les grandes villes des USA de drogues dures depuis des décennies, pour que les pauvres misérables restent trop drogués pour se révolter. L’argument premier de la propagande de guerre des USA pour agresser le peuple Vénézuélien, soit la lutte contre le trafic de drogues dures, est ridicule et déconnecté de la réalité. Le Venezuela en fait beaucoup plus que d’autres, dans la région, pour combattre les trafiquants de drogues. Les USA en déclin cherchent désespérément des ressources naturelles à piller (et le Venezuela en possède beaucoup), ainsi qu’une victoire militaire pour redorer leur blason impérial.

La solidarité internationale avec le peuple Vénézuélien, contre les agresseurs impérialistes anglo-sionistes qui le visent, est prioritaire.

06/12/2025 10:19 par act

Élucubration... ou pas...
Allez savoir...

A priori la Russie exporte du pétrole...et dispose d’un max de ressources, c’est bien ce qui excite les requins capitalo-fachos.

En cas de conflit avec les USA, le Venezuela ne devra compter que sur les habituelles condamnations sans effet de la Russie et de la Chine à l’ONU.

Parfois je rejoins Palamède...

D. Trump, l’ami enthousiaste des narcotrafiquants.

Ici la traduction en français d’un article de Moon of Alabama sur ce sujet précis
et ici l’interview de Maduro par le camarade Ramonet.
A priori, je partage l’avis de MoA, Arcary et d’autres analystes : pas de véritable intervention au sol en vue mais plutôt des scénarios comme évoqués dans l’article ci-dessus ("a, b ou c=a+b")
Le problème du peuple du Venezuela, face à cette situation, n’est pas tant l’autoritarisme de Maduro mais la situation catastrophique du pays (due aux sanctions et pressions) ainsi que l’extrémisme et les moyens de l’opposition. A nous de mobiliser ce qui reste de la gauche en Europe, interpeller les élus, les citoyens, etc. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera.

06/12/2025 13:28 par Vincent

"Trump est déterminé à subvertir l’institutionnalité mondiale que les États-Unis ont contribué à construire au cours des trente-cinq dernières années - l’OTAN, le Traité de Paris et le G20 - et n’hésite pas à créer des précédents en violant sciemment le droit international."
Trump n’est certainement pas le premier, ni le seul président des E.U à violer le droit international et à "créer des précédents" ! bon sang : cette mauvaise foi !

"Le gouvernement de Maduro a assumé un projet de régulation étatique nationaliste du capitalisme, accompagné de réformes sociales progressistes. À aucun moment au Venezuela n’a été engagé un processus de rupture avec le capitalisme comme à Cuba en 1961"
Comme le dit Maurice Lemoine dans cette vidéo à 1.19.00 :
"[...] c’est pas orthodoxe le Venezuela. Ils ne se réclament pas du marxisme, hein. Même Chavez se réclame pas du marxisme [...] "
(ça pose peut-être moins de soucis quand c’est Maurice Lemoine qui le dit ?)

"[...] un régime totalitaire" prévaut au Venezuela, mais "de caractère défensif et anti-impérialiste, et donc progressiste"
Ah bon ? L’opposition est interdite au Venezuela ? Maduro c’est Big Brother, surtout à cause de la moustache ?
On soutient mais avec des pincettes parce que faudrait pas trop se salir, quoi.

"Le principal ennemi de l’Amérique latine est le gouvernement de Trump".
Ah bon ? C’est vrai que sous Obama-Clinton - non reconnaissance de l’élection de Maduro en 2013 et le Venezuela représente "une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis", ou encore au Honduras, ou en Bolivie - puis sous Biden-Blinken, c’était tellement mieux la politique étrangère des E.U vis à vis de l’Amérique latine quand c’était les démocrates, hein ?! Pfff !

Le principal danger du moment c’est Trump, seulement parce que c’est lui qui préside en ce moment.
Le principal ennemi c’est depuis toujours l’impérialisme cupide, fasciste et criminel des E.U, quel que soit le pantin qui serve de président !
Valério Arcary devrait le savoir, ou le dire mieux.

06/12/2025 14:17 par D.Vanhove

> vania : je me permets de rebondir sur votre question, pcq je pense que bcp de citoyens se la posent : "Mais dans quel monde vivons-nous ??"...

dans celui qui prévaut et a tjr prévalu, nonobstant notre naïveté et notre aveuglement à penser que "l’occident et ses lumières/valeurs" étaient celles d’un monde en cours de pacification animé par la non-violence, summum d’une approche politique supérieure à tout le reste

or, il n’en est rien !!... et tout, autour de nous nous le confirme chaque jour... n’est qu’à voir ce qui se passe et se poursuit malgré les informations auxquelles chacun a accès, en Palestine sacrifiée... celle-ci nous révèle et nous renvoie en pleine figure que nos beaux discours, nos belle pensées, nos articles de lois & autres résolutions de Droit international et humanitaire ne pèsent rien face à la loi du plus fort... qui seule s’applique de façon unilatérale dans la plupart des dossiers chauds en cours...

autrement dit : il y a ce que l’on espère comme monde fantasmé (idéalisme) et ce que l’on constate dans la crue réalité du quotidien (matérialisme)... mais, depuis près de 80 ans, comme pour la plupart d’entre nous nous n’avons jamais plus été confrontés dans nos quotidiens à cette dure loi du plus fort, et qu’elle s’est exercée sans relâche sur les plus faibles éloignés de nos frontières, nous avons pu continuer à penser que nos ’lumières/valeurs’ allaient vaincre ce qui reste pourtant une loi fondamentale de tout organisme vivant, et qui est biologique !

à se croire supérieurs et mus par les lois de l’esprit/âme, l’on a ignoré ce qui prime et reste de l’ordre de la biologie, et nous voilà ainsi pris à revers, dans un monde que la plupart des gens ne comprennent plus...

06/12/2025 17:04 par Anonyme

La nouvelle stratégie des USa publiée hier : "Le document de 33 pages appelle à “restaurer la suprématie américaine” en Amérique latine, et annonce un “réajustement” de la présence militaire américaine dans le monde, “pour répondre aux menaces urgentes sur notre continent, et un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a diminué ces dernières années ou décennies”." Je ne sais si le Vénézuela sera attaqué en premier ou si les "révolutions de velours" ou "orange" et autres manipulations viendront en premier...Mais tous seront frappés !

07/12/2025 15:00 par act

Daniel, si je partage votre révolte face à des injustices telles que celles en cours en Palestine, je vais toutefois me permettre de rebondir moi aussi sur votre commentaire. Vous écrivez :
« notre naïveté et notre aveuglement à penser que "l’occident et ses lumières/valeurs" étaient celles d’un monde en cours de pacification animé par la non-violence, summum d’une approche politique supérieure à tout le reste (.. ;) nous avons pu continuer à penser que nos ’lumières/valeurs’ allaient vaincre ce qui reste pourtant une loi fondamentale de tout organisme vivant, et qui est biologique !  »
En ouvrant par « notre » vous incluez-vous vraiment ? Où et quand avez-vous vu de la non-violence ou du pacifisme à l’œuvre dans le capitalisme et l’impérialisme occidental ?
Idem pour « nous nous n’avons jamais plus été confrontés dans nos quotidiens à cette dure loi du plus fort  », si c’est le cas c’est que vous avez beaucoup de chance.

Le capitalisme n’est qu’une « mise en forme », un masque hypocrite à la « loi du plus fort », masque que le capitalisme abandonne quand il estime ses intérêt menacé pour montrer alors son vrai visage : les sionistes à Gaza, les SS sur le front de l’Est et les camps d’extermination, les paramilitaires aux Amériques, etc, etc.

Mais vouloir qualifier la « loi du plus fort » de biologique c’est ignorer la biologie elle-même, qui démontre le contraire par la collaboration, l’entraide et la solidarité. La « loi du plus fort » est contre-nature.

Un biologiste pourra vous le démontrer, à commencer par votre propre corps qui ne serait rien sans les nombreuses bactéries qui assurent votre survie. De même qu’il n’est pas rare de voir des antilopes croiser sans crainte le chemin d’un lion repus : jamais vous ne verrez un lion houspiller un proie pour le plaisir, à l’inverse d’un membre de l’hyper-bourgeoisie qui n’aura de cesse que de pourrir la vie des prolétaires.

Nombreuses sont les sources qui illustrent mon propos, je vous revoie vers l’une des plus fameuse et pertinente : L’entraide, un facteur de l’évolution de Kropotkine.

BàV.

08/12/2025 00:30 par Vania

Je me permets de réagir face à certaines phrases de l’auteur de cet article comme :"« Bien qu’un régime autoritaire prévale au Venezuela » — Valerio Arcary , Autoritaire ?? Quand une personne instruit par la Cia ( J Guaido )se proclame président dans un coin de rue, se prête comme complice des eeuu pour voler deux entreprises du pays et vole beaucoup d’argent $$ et ON LE LAISSE se promener librement et partir à miami pour continuer son sale bulot et jouer du tennis ? Quand une traitre à sa patrie (Corina Manchado) organise et dirige une entreprise parallèle au conseil électoral ("sumate") ; entreprise commandée depuis les eeuu par informaticiens et hackers pour présenter des résultats électoraux complètement faux et se proclame gagnante ?? ET voyant que cela n’a pas fonctionné, organise et paye des voyous (comanditos) qui ont semé le chaos , provoqué des incendies partout dans le pays et quand le gouvernement,preuves à l’appui, arrête les voyous ,elle crie à l’injustice ? Quand elle ose calomnier le président Maduro et D Cabello des narco trafiquants , sachant que c’est un énorme mensonge car le cartel de soles n’existe pas selon toutes les organisations internationales, qu’il n’y pas de culture de coca , ni labos et que 90 % de la drogue transite par le Pacifique ?Quand elle ose soutenir une guerre contre son pays et veut offrir les ressources naturelles à l’empire ? Et POURTANT, elle se promène librement et peut chercher son prix de la fausse paix ?? Un "régime modérément Autoritaire" aurait mis tous ces voyous en prison !! Et on ose le qualifier de "régime autoritaire" , quand il s’agit d’un Gouvernement qui respecte les lois et sa Constitution et que même s’ils mènent une révolution pacifique , c’est une révolution capable de se défendre avec les armes. Je pense que les personnes qui avalent la propagande dominante sur le Venezuela , osent répéter toutes ces calomnies sans réfléchir !!
Concernant la qualification de régime capitaliste , l’auteur oublie de mentionner les "comunas et le gouvernement "comunal" , totalement autonome, ou les peuple décide et vote ses lois
Ici Ignacio Ramonet raconte son voyage avec le président pour visiter une "comuna"
https://reseauinternational.net/linterview-de-nicolas-maduro-par-ignacio-ramonet-nous-avons-toujours-parie-sur-le-dialogue-et-sur-la-paix/?doing_wp_cron=1764468005.2602999210357666015625

08/12/2025 16:03 par Vania

Suite de mon commentaire . L’auteur affirme : "" Bien que le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) soit une organisation monolithique.... "", L’auteur oublie de dire que le PSUV fait partie d’un ensemble de partis "le grand pôle Patriotique" qui comprend : Parti patria para todos, P. Podemos, Tupamaros, Alianza para el cambio,Partido verde de Venezuela, Juventud comunera, Partido ora, partido enamorate venezuela, PSUV.
Qualifier le gouvernement chaviste de "bonapartisme sui generis" ? me semble absurde. Il est clair que l’auteur dénonce l’encerclement et la violence extrême exercées par l’empire étasunien sur ce pays et c’est très bien, mais on détecte facilement l’influence des médias dominants . Comme quoi la méthode Goebbels , mentir 10000 fois = vérité, est très efficace.

08/12/2025 18:22 par Palamède Singouin

Et si finalement Trump n’était que le retour des USA à la doctrine Monroe originelle ?
Elle pouvait se résumer ainsi :

« L’Europe n’a pas à se mêler des affaires du continent Américain ni les USA de celles de l’Europe »

Au fil du temps elle s’était plutôt transformée en :
« Les USA, et eux seuls, peuvent intervenir comme ils le veulent et où il le veulent quand ils estiment leurs intérêts menacés. »

Il existe d’ailleurs aux USA un courant de pensée qui affiche un profond mépris pour l’Europe du fait qu’étant incapable de régler ses propres problèmes elle même, elle finit toujours par y impliquer les USA.

Exemples passés, les 2 guerres mondiales qui sont nées en Europe et qui ont entrainé une intervention (tardive) des USA.
Exemples plus récents : en Yougoslavie et en Lybie les USA sont intervenus en trainant manifestement les pieds alors qu’en 1° ligne des va-t-en guerre, on trouvait, comme d’habitude, la France (Chirac puis Sarkozy) et La Grande-Bretagne.
Obama s’était ensuite refusé in-extremis à une intervention en Syrie au grand dam de Hollande qui comptait bien avoir son heure de gloire grâce à l’OTAN.
Exemple actuel, l’Ukraine, où l’Europe, et en particulier la France et la Grande-Bretagne, poussent à la poursuite d’une guerre que l’Ukraine n’est manifestement pas en mesure de gagner seule donc à une implication des USA (via l’OTAN) dans un conflit généralisé.

Problème : on savait qu’aux USA, il suffit d’un changement d’administration à Washington pour qu’un accord se transforme en sanctions. Avec Trump, on ne sait même plus si ce qu’il dit aujourd’hui sera encore valable demain. Ça ne facilite pas les relations internationales !

08/12/2025 18:22 par D.Vanhove

> act : bonjour et merci de votre réaction qui me permet de préciser mon propos
(le débat est vaste et sort hélas qq peu du sujet de l’auteur, et je m’en excuse par avance aux lecteurs du GS, mais une fois n’est pas coutume...)

quand je parle de ‘nous’ et que vous me demandez si j’ai jamais vu le capitalisme agir de manière non-violente, c’est au second degré, et je le pointe précisément pour souligner la césure qui existe entre le discours occidental (et singulièrement européen) - le ‘nous ‘ en question - avec ses pratiques sur le terrain qui sont tout à l’opposé, comme la Palestine nous le démontre avec courage mais aussi, sacrifice… désolé si cela n’est pas clair dans mon propos

‘nous’ sommes tellement immergés dans cet idéalisme de non-violence bêlante et de pacifisme bisounours que l’UE a pour hymne la 9è de Beethoven et son Hymne à la Joie… et que ses plus hts représentants n’ont de cesse de nous rabâcher ce mantra des ‘valeurs de démocratie européenne’… je n’invente rien, comme vous savez… et j’essaie juste de souligner l’hypocrisie de la posture comme vous l’évoquez plus bas dans votre commentaire, entre le discours et la pratique…

par ailleurs, et pour ce qui est de la biologie, certes, l’observation nous indique que la collaboration y est un facteur important dans l’évolution, mais si vous approfondissez la chose, de quelle collaboration s’agit-il ?… elle s’inscrit essentiellement dans la compréhension que pour sauver sa peau, il vaut mieux collaborer contre ttes les forces qui n’ont de cesse de nous assaillir, mais ensuite, une fois cette collaboration effective (et dans la majorité des cas au sein d’une même espèce) à quoi assiste-t-on, sinon à la lutte d’un groupe pour en dominer un autre, ce qui nous ramène bien à la loi du plus fort que l’on voit s’étaler partout où le regard se pose, dès que l’on abandonne nos lunettes d’occidental se pensant appartenir au monde civilisé face à celui qui le serait
moins et auquel nous devons porter nos ‘valeurs’… en ayant par avance calculé ce que nous allions pouvoir en soutirer comme avantage pour nous et le groupe auquel nous appartenons… quoi que l’on pense, la vie est une question de ‘survie’, tant au niveau individuel que collectif, et nous n’y échappons pas, même si cela n’est pas reluisant pour l’image que l’on a svt de notre espèce Sapiens

j’aimerais (comme sans doute la plupart des gens) qu’il en soit autrement et que ces ‘valeurs’ d’entraide, d’empathie et d’amour soient les vecteurs des rapports humains, mais je dois bien constater qu’il n’en est rien, pcq nous ne sommes pas aussi maîtres de nos destins que nous l’affirmons et que bcp de nos comportements dépendent de facteurs qui nous échappent complètement – nous revoilà à la biologie – conscients et/ou inconscients (p.ex. les hormones qui peuvent faire basculer un individu du tout au tout, sans qu’il n’en soit réellement conscient et donc responsable)… c’est un fait, aussi regrettable soit-il, mais incontournable… (je termine par un clin d’œil : certes, un lion repu se fout de la gazelle qui passe à ses côtés, mais il est d’autres espèces chez qui, même repue, il vaut mieux ne pas s’y frotter…)

b à v...

09/12/2025 21:02 par Vania

Concernant la phrase de l’auteur : ""Le gouvernement de Maduro a assumé un projet de régulation étatique nationaliste du capitalisme, accompagné de réformes sociales progressistes. À aucun moment au Venezuela n’a été engagé un processus de rupture avec le capitalisme "" Voici la déclaration récente du président N. Maduro ;
« Hoy se declara Gobierno de Transición Comunal al Socialismo con las 5 mil 336 Salas de Autogobierno, los 5 mil 336 gobiernos territoriales con sus familias, comunidades, fuerzas concretas que debaten, actúan, construyen territorios de una nueva sociedad »
Aujourd’hui sera établit un gouvernement de transition communale vers le socialisme dans les 5 mille 366 Salles de gouvernements autonomes avec leurs familles, communautés et diverses forces internes qui discutent, agissent pour construire des territoires d’une société nouvelle
https://x.com/venezuelainfos/status/1998292871573909944

10/12/2025 19:32 par act

Chavez ses partisans, ses héritiers, dont Maduro, défendent des valeurs de solidarité, d’un socialisme vivant et égalitaire et de non-violence. La non-violence n’implique pas la passivité face à une attaque violente, à l’image de l’attitude prônée par Malcolm X : être non-violent mais « not non-violent » envers ceux qui se montrent « not non-violent ». C’est aussi l’attitude de Maduro, qui récemment interrogé sur le message qu’il voudrait faire passer à Trump, s’était mis à chanter « imagine » de Lenon. Tout en hésitant pas à mobiliser l’armée et le peuple face aux menaces yankee.

Pour revenir à l’occident, l’Europe, « les nôtres » : oui, l’Europe, ses dirigeants, sont particulièrement hypocrites avec leurs pseudo-‘valeurs de démocratie européenne’ ou leurs « droit humains » à géométrie variable suivant qu’il s’agit, à tout hasard, d’israël ou de la Russie mais je ne perçois pas le discours, la propagande de ces hypocrites comme des pacifistes. C’est pour cela que votre « ‘nous’ sommes tellement immergés dans cet idéalisme de non-violence bêlante et de pacifisme bisounours » continue de me surprendre, l’actualité montre le contraire : le discours est martial, militariste, guerrier. Ils semblent réellement vouloir la guerre, y compris en Europe.

C’est uniquement chez une partie des êtres-humains que la prétendue « loi du plus fort » est mobilisée pour justifier l’injustifiable. Chez les exploiteurs, les impérialistes, les machistes, etc, bref ceux qui ont soif de domination et se cherchent une "justification".
L’observation du vivant montre que cette prétendue loi est contre-nature. Les lionnes ne tueront jamais plus de proies que nécessaire pour nourrir le clan. Sans leur chasse, l’équilibre serait rompu et les proies se multiplieraient au point de provoquer des dommages dans un écosystème déjà fragile, ce qui se retournerait contre les lionnes. A ma connaissance, aucune espèce vivante -mis à part l’humain et certains virus- tue pour le geste, le plaisir, pour provoquer la terreur ou plus que nécessaire pour se nourrir.

11/12/2025 12:13 par Vincent

"votre « ‘nous’ sommes tellement immergés dans cet idéalisme de non-violence bêlante et de pacifisme bisounours » continue de me surprendre, l’actualité montre le contraire : le discours est martial, militariste, guerrier."

L’"idéalisme de non violence bêlante et de pacifisme" dont parle Daniel ne concerne pas les élites, mais les peuples, et même plus spécifiquement l’infime minorité qui entend mener "la lutte".
Voilà cinquante ans - au moins - que la lutte réduite à la manifestation (bêlante) a fait toutes les preuves non seulement de son inefficacité, mais de sa lâcheté "pacifiste" :
Chaque fois que le pouvoir nous a roulé dessus, fussions-nous des millions, nous nous sommes couchés.
Car les syndicats se sont TOUS, systématiquement, couchés.
Chaque fois que le pouvoir a augmenté le curseur du fascisme pour nous mater, nous nous sommes soumis.
Foi de gilet jaune qui a saigné !

Alors quoi : on s’imagine encore que la dernière fois que nous avons obtenu une "victoire" c’était en 1995 ?
Eh bien : non ! puisqu’il a suffit aux puissants d’être un tout petit peu patients.
Quand le butin se compte en milliers de milliards, attendre trente ans c’est une paille.

Mais 30 ans c’est aussi le temps qu’il a fallu pour produire - fabriquer - une génération entière de consentants "pacifistes", réduits à une "non-violence" toute aussi obligatoire que la "bien-pensance" qui les conduit à accepter tous les narratifs grossièrement mensongers, qui sont servis en boucle et en guise de description de la réalité, par des médias et des programmes scolaires devenus dangereux.

La lutte, la vraie, ce sera quand un cortège massif commencera par décider de marcher par dessus le cordon de CRS.
La suite, dans mon imaginaire, ne se déroulera pas dans un univers d’arcs-en-ciel et de bénis-oui-oui pacifistes se contentant de brailler des slogans derrière trois banderoles en s’imaginant, tels des gamins de cinq ans manipulables à l’envie, que ça va changer le monde.
Les mêmes croient aussi qu’on pourra tout changer "pacifiquement" par le vote, dans le cadre des actuelles institutions pourries et corrompues, et là je ne parle même pas de l’UE !
Il aura belle allure, le "pacifisme" obligatoire de "la lutte", quand il sera à nouveau confronté au mécanisme de la guerre du capital qui, lui, est sur des rails !

La non-violence conditionne les gens à l’impuissance apprise. (Peter Gelderloos)
J’affirme qu’on n’arrêtera pas l’OTAN avec des ballons CGT. Comme on n’arrête pas des nazis avec des fleurs.
Comme les Venezueliens se sont constitués en milices armées pour se préparer à recevoir l’Oncle Sam venu les piller ; tandis que nous, nous laissons BlackRock s’installer tranquille à l’Élysée... Bon sang !

11/12/2025 17:40 par D.Vanhove

> vincent : bonsoir... ravi de voir une référence à Peter Gelderloos et donc son livre que désormais, tout militant (quelle que soit la cause) "Comment la non-violence protège l’Etat", devrait lire pour prendre un temps de réflexion face au rouleau compresseur du capitalisme qui écrase tout sur son passage... enfants, malades, handicapés compris (voir Gaza p.ex.)

[voilà un cadeau utile de fin d’année pour ceux qui cherchent un idée...]

12/12/2025 18:25 par Assimbonanga

"Les Venezueliens se sont constitués en milices armées pour se préparer à recevoir l’Oncle Sam..."
Oui, d’accord. Mais ils seront le pot de terre contre le pot de fer. Face à l’armement étasuniens, les pauvres vont manger bon. En outre, notre époque recèle d’autres armes pour mâter les peuples, la reconnaissance faciale, les caméras partout, les caméras débarquent à toutes les entrées de village désormais, même dans ma campagne. Difficile de devenir des furtifs qui disparaissent pour échapper aux pandores. A moins d’être Sainte-Maria-Corina Machado, madone de Caracas sur les ailes de l’archange CIA ou plutôt d’un jet privé. Ouarf !

12/12/2025 21:53 par Vania

@Vincent tu dis : ""Voilà cinquante ans - au moins - que la lutte réduite à la manifestation (bêlante) a fait toutes les preuves non seulement de son inefficacité, mais de sa lâcheté "pacifiste" ""Par contre, des manifestations contre la guerre, l’envoi d’armes, le vol d’actifs des Russes, contre l’u.e/otan, ou mieux encore pour soutenir le Venezuela et dénoncer l’agression violente,l’assassinat de pêcheurs, le piratage de Trompe ; ou contre le prix ignoble de la fausse paix octroyé à la fasciste Corina Manchado (comme la manifestation à Oslo) sont indispensables . Au lieu de manifester avec le "on est là, on est là"

12/12/2025 22:58 par Palamède Singouin

"Les Venezueliens se sont constitués en milices armées pour se préparer à recevoir l’Oncle Sam..."

Tout à fait d’accord avec Assimbonanga. Les US appliqueront au Vénézuéla une "stratégie Gaza" x 10 face à laquelle les milices armées ne pourront pas grand chose. Bombardements massifs des villes, assassinats des dirigeants chavistes, pas de troupes au sol.

13/12/2025 12:17 par D.Vanhove

> assimbonanga & palamède : … certains disaient la même chose du temps de l’occupation française en Algérie (131 ans d’occupation, et le pot-de-terre contre le-pot de-fer)… puis aussi du temps du Vietnam… et on a vu le résultat, avec la patience et la ténacité de Hô Chi Minh… tout comme certains pensent la même chose en Palestine et singulièrement à Gaza… où l’on voit que malgré la dernière des technologies de pointe et l’utilisation massive de bombes de toutes les sortes (il est estimé d’après l’ONU env. 68 millions de tonnes de gravats !), la résistance est toujours active et ne semble pas prête à désarmer comme le régime terroriste israélien l’exige…

alors, évidemment cela fait des victimes, et parfois en très grand nombre… ce qui insupporte nos mentalités occidentales biberonnées depuis plusieurs générations à cette ‘non-violence bêlante’, comme je l’ai nommée, et régulièrement rappelée comme summum de la réflexion et de l’engagement politiques, et à vrai dire, bien confortable et souvent l’apanage d’une certaine bourgeoisie… (ce qui me fait dire, redire et répéter encore l’invitation à lire le petit livre de Peter Gelderloos ‘Comment la non-violence protège l’État’ qui a le mérite de reposer ces questions et d’inviter à une autre approche des choses, en fonction des résultats obtenus par ces luttes ‘non-violentes’)...

et en attendant : avez-vous déjà vu dans la sombre histoire de l’humanité, une guerre de libération coloniale qui ne soit pas brutale, sanglante, et ne faisant aucune victime ?... perso, je soutiens donc à 1000% les décisions du gouvernement vénézuélien

pour conclure, je vous dirais de vous préparer à revoir ces concepts qq peu confortables, car au train où vont les choses en Europe, ce que nous voyons se dérouler comme violences et comme horreurs loin de nos frontières, pourraient bien arriver chez nous... que ferez-vous alors ?... défiler dans les rues avec des ballons et des chants contre une éventuelle agression extérieure, ou vous engager selon vos capacités et moyens dans la résistance active ?... de mon côté, je sais où je me situerai...

14/12/2025 11:52 par Palamède Singouin

@ D. Vanhove
Il ne s’agit pas d’opposer "pacifisme bêlant" à violence, mais d’examiner la situation du Venezuela.

Pas grand chose à voir avec celle du Viet-Nam qui bénéficiait de l’appui militaire de l’URSS et de la Chine.

Ni avec celle de l’Algérie, la défaite de la France étant une défaite diplomatique dans un environnement international devenu très hostile (États-Unis compris) aux derniers soubresauts du colonialisme guerrier.

La situation du Venezuela a un point commun avec celle de la Palestine : les 2 n’ont aucun allié de poids. Et ce n’est pas faire preuve de "pacifisme bêlant" que de ne souhaiter à aucun peuple d’être victime d’un génocide. La résistance palestinienne est celle du désespoir.
Perso, je crains pour le Venezuela un avenir dans le genre de celui de la Syrie : destruction systématique du pays, guerre civile éventuelle, effondrement du pouvoir en place.

Pour en revenir à la violence, il est évident que bien plus que les urnes elle est "la grande accoucheuse de l’Histoire"
Et c’est bien pour cela que la propagande officielle s’évertue à faire passer la chemise déchirée d’un DRH ou la défenestration d’un ordinateur pour des actes de barbarie insupportables.

14/12/2025 11:58 par Assimbonanga

C’est marrant cette obsession pour les ballons de la CGT. J’ai dû les voir probablement une fois et encore je n’en suis pas sûre, lorsque je suis montée à Paris pour la prise de la Bastille en 2012.... Sinon, au fond de mes bois, je ne vois pas tous ces braves gens qui défilent avec beaucoup de bonne volonté. J’invite à relire mes remarques qui sont de simple lucidité : il faut mesurer les risques que courent ces pauvres Vénézuéliens regroupés héroïquement en milices et que j’admire énormément. Et il faut mesurer les menaces et la force des forces de l’ordre avant de se lancer tête première dans le mur. Je trouve mes commentaires largement moins défaitistes que ceux de Zéro mais va-t-en comprendre Charles ce que les lecteurs comprennent quand ils lisent !

14/12/2025 13:18 par Vincent

L’armée étasunienne n’obtiendra pas les réserves de pétrole du Venezuela grâce à son aviation.
La Marine de guerre impériale a été défaite par Ansarullah au Yemen, où Trump a dû signer un armistice avant de se retirer la queue entre les jambes, et la flotte étasunienne, derrière le voile de la propagande, se trouve dans un état proche d’être catastrophique.
Le Venezuela a en outre pour alliés la Russie et la Chine, qui agissent bien plus discrètement mais qui sont présentes.
Le Vietnam ou l’Afghanistan sont des exemples d’échecs de l’armée étasunienne dont il convient de les avoir à l’esprit. La jungle en particulier ne leur avait pas vraiment réussi.
Les fantassins étasuniens contre 2 millions de Vénézuéliens en armes, ça vendrait presque du rêve !
La réalité pour l’heure c’est du tir au pigeon sur des barques de pêcheurs, quelques sabotages et autres actes de piraterie, des pressions et une tentative de blocus.
En somme : de l’esbroufe à l’usage des consentants formatés par les média-mensonges.
Et sinon j’attends toujours de pied ferme le moindre appel des syndicats à manifester contre l’OTAN/UE, les budgets alloués à la guerre, etc.

14/12/2025 16:07 par Assimbonanga

"La réalité pour l’heure c’est du tir au pigeon sur des barques de pêcheurs, quelques sabotages et autres actes de piraterie, des pressions et une tentative de blocus. En somme : de l’esbroufe à l’usage des consentants formatés par les média-mensonges."
Le "tir aux pigeons" a fait presque une centaine de morts, exécutés arbitrairement, et qu’on ne connaîtra jamais. Des anonymes dont on se saura jamais rien. De pauvres bougres. Trump (ou un de ces bras droits) a demandé qu’on achève les survivants : "Tuez-les tous !"
Je vois qu’ici parmi le lectorat, nous avons de grands humanistes qui se soucient vachement du sort qu’on réserve aux humbles prolétaires ou sous-prolétaires... Alors que ce sont les premières victimes du fascisme de Trump. Le souci, c’est de savoir jusqu’où ira le fascisme étasunien. Mais ça ne semble pas percuter !

14/12/2025 17:36 par Assimbonanga

Les Vénézuéliens ne sont pas des abstractions. Vidéo sur place, Romain Migus. (Le reportage qu’Elise Lucet ne fera pas !) Avec les pêcheurs du Venezuela

14/12/2025 18:22 par Palamède Singouin

@ Vincent

Le Venezuela a en outre pour alliés la Russie et la Chine, qui agissent bien plus discrètement mais qui sont présentes

De la Yougoslavie à la Syrie en passant par la Lybie, il ne faut pas trop se faire trop d’illusion sur l’efficacité du soutien de la Russie. Quant à un engagement direct de la Chine dans des conflits à des milliers de kms de ses frontières, ce serait une nouveauté !!!

N.B. Donner son point de vue sur des problèmes complexes de géopolitique ne fait pas forcément de nous des "consentants formatés".

16/12/2025 19:47 par act

Palamède, merci de mettre en mots, cette réflexion qui était aussi mienne en lisant ces échanges.
Je voudrais développer un point important évoqué ici, bien qu’il ne soit pas exclusivement lié à la situation du Venezuela, il mérite quelques précisions, merci à LGS de permettre ces débats, car que ce soit ici ou au Venezuela, l’objectif est similaire : vaincre la réaction, avancer vers un socialisme et/ou un communisme, véritable et vivant.

Précédemment j’avais lu ici que les « black-blocs » seraient une nuisance, des complices ou idiots-utiles du pouvoir, maintenant, Vincent, vous proposez la lecture de Peter Gelderloos qui soutient le contraire, surprenant. Si Gelderloos fait effectivement une critique intéressante -et pertinente sur certains points- de l’action non-violente exclusive, il explique aussi qu’aucun mode d’action n’est à négliger, qu’ils sont complémentaires.

Opposer manifestation non-violente et action plus violente ou directe est contre-productif, affirmer que les mobilisations non-violentes (« bêlantes ») sont inutiles est factuellement faux (et méprisant). Encore récemment des mobilisations syndicales et citoyennes massives, en Belgique, si elles n’ont pas déclenché le « Grand Soir », ont permis de faire reculer un gouvernement très, très à droite sur certaines mesures planifiées. C’est clairement insuffisant mais ce n’est pas négligeable.

Objectivement, à ce stade, dans les pays d’Europe, des actions directes réellement violentes ne feraient qu’effrayer ceux qui s’éveillent enfin à la lutte et permettrait surtout au pouvoir de déployer activement l’ensemble de son système répressif. De tomber le masque démocratique pour passer au fascisme réel, ce avec le soutien d’une très grande majorité des citoyens, dont les classes travailleuses.

C’était l’objectif revendiqué de certains groupes d’extrême gauche optant pour la clandestinité et la lutte armée : provoquer et démasquer le fascisme latent du pouvoir. S’intéresser à leur histoire montre vite les limites et, souvent, les effets contre-productifs, contre-révolutionnaires, de cette démarche, ici, en Europe. Ils avaient beau s’auto-proclamer à l’avant-garde, rares sont ceux qui ont bénéficié d’un soutien autre que marginal (très loin des 3,5%) parmi les classes travailleuses (ou « chômeuses »). Dans la plupart des cas, l’action de ces groupes a provoqué une régression de la situation politique et sociale, sans l’ombre d’une avancée concrète.

Où commence l’action violente ? Pour une partie du patronat, la gréve est déjà une action violente. Pourtant le piquet de gréve, la grève prolongée, générale sont des actions non-violentes et souvent efficaces quand elles sont massives, décidées et suffisamment durables. Les possédants, la réaction, redoutent la gréve générale et des syndicats puissants. Pas quelques combattants armés, isolés, qui leur permettraient de justifier le pire. D’où leur volonté, partout dans le monde, de démanteler, criminaliser, d’imposer un service minimum lors des gréves, de réprimer, de mener des procès contre des grévistes et/ou syndicats, de les noyauter, infiltrer, décrédibiliser, etc.

Dans les pays où le pouvoir a déjà tombé le masque, les syndicalistes sont, avec les communistes et anarchistes (qui sont souvent les mêmes), parmi les premières victimes, si pas les premières. C’est un signe qui ne trompe pas. Or ce n’est pas en participant à la critique, menée de l’extérieur, des syndicats que nous les rendront plus puissants, cohérents, courageux et radicaux. La préparation, la création d’une situation révolutionnaire demande beaucoup de travail, d’organisation, de temps, d’engagement, d’éducation permanente, etc. Cette situation peut aussi parfois surgir là où elle n’était pas attendue mais là aussi, pouvoir la saisir exige d’être prêt, engagé, organisé, informé, etc. La situation la plus radicale qui se soit produite en Belgique, en Wallonie particulièrement, est probablement l’hiver ‘60, suivie des années 96 et 97. Elles étaient l’œuvre des classes travailleuses organisées en syndicats puissants et décidés. Aujourd’hui la plupart des syndicats ont perdu de leur force, de leur nombre et de leur combativité. Conséquences de l’érosion et principalement de la contre-offensive de la réaction, avant les erreurs et errements internes, qui ont aussi leurs poids.

16/12/2025 23:27 par lou lou la pétroleuse

en Yougoslavie et en Lybie les USA sont intervenus en trainant manifestement les pieds alors qu’en 1° ligne des va-t-en guerre, on trouvait, comme d’habitude, la France (Chirac puis Sarkozy) et La Grande-Bretagne.

Petit rectificatif, concernant la Yougoslavie : le devoir d’ingérence "humanitaire" mais qui fut d’abord et surtout militaire, ce n’est pas Chirac qui l’a défendu, c’est, avant tout autre, Kouchner, ministre chouchou de Miterrand, et Miterrand l’a suivi.

17/12/2025 09:59 par Assimbonanga

Une idée plus claire de ce que sont les milices dans les quartiers populaires.
Délinquance et menace d’invasion : au cœur d’un quartier populaire de Caracas
Double rôle : social et militaire.
Vidéo Romain Migus.

17/12/2025 10:14 par Assimbonanga

Cet article complète la vidéo précédente. Tout devient tout à fait clair.
La réponse de la révolution bolivarienne à Trump : créer l’État communal
Trump veut "éliminer Maduro pour empêcher la transmission à d’autres peuples d’un exemple dangereux, celui d’une machine à démocratiser à l’infini la société, où chaque avancée citoyenne en termes de prises de décision, appelle et libère de nouvelles capacités démocratiques." !!!

17/12/2025 10:26 par Palamède Singouin

@lou lou la pétroleuse

Je pensais à la guerre du Kosovo (1998-1999) où c’était bien Chirac qui poussait à l’intervention de l’OTAN contre la Serbie.
En Bosnie Mitterrand était plutôt partisan d’une solution négociée et l’OTAN n’interviendra directement qu’à la toute fin du conflit (1992 - 1995), après les accords de Dayton alors que c’est Chirac qui est à l’Elysée.

18/12/2025 19:11 par Assimbonanga

Romain Migus nous envoie plein de petites vidéos à saisir dans l’urgence. Il faut les diffuser, contribuer à donner une identité aux Vénézuéliens et aux Vénézuéliennes qui sont occultés par les médias français.
Tania Diaz, responsable des relations internationales du PSUV

19/12/2025 10:21 par Assimbonanga

Romain Migus est à l’offensive (médiatique). Il nous envoie une nouvelle vidéo pour donner de la visibilité aux Vénézuéliens et aux Vénézuéliennes.
Avec les Communards du Venezuela
A nous de les faire circuler pour qu’en cas de malheur ces gens ne tombent pas dans le brouillard de l’ignorance et de l’indifférence. Il faut faire exister ces gens. URGENT !

19/12/2025 15:24 par lou lou la pétroleuse

A Assim
Un grand merci pour les vidéo. Même si j’ai du mal à comprendre les commentaires audio, ça donne à voir l’organisation de la révolution bolivarienne et surtout ceux et celles qui l’animent et la font vivre. Ce ne sont pas des notables... du moins pas encore, et c’est ce qui doit être défendu.

A Palamède,

Concernant la Yougoslavie, je me réfère à ma mémoire, qui n’est plus très fiable, certes, mais me semble plus sûre que ce qu’on peut lire sur le web sur ce sujet : on n’y connait de Kouchner que sa réputation (excellente) de French Doctor.
Sur le début de la guerre je n’ai trouvé que ce document qui laisse entendre que les descriptions journalistiques françaises sont à prendre avec des pincettes. Je ne comprenais rien à l’époque à ce qui se passait, ce n’est qu’avec la guerre en Irak que j’ai commencé à soupçonner les manipulations des prétendues révoltes populaires qui ont abouti à toutes les destructions qui ont suivi :
https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000202/les-debuts-de-la-guerre-civile-en-yougoslavie.html

J’étais comme toute le monde à l’époque (droite et gauche confondues, Mitterrand en tête ) admiratrice des engagements du French Doctor, quand j’ai acheté un livre de sa main, dans lequel il défendait le devoir d’ingérence. Je suis restée sidérée par l’étroitesse de vue et la bêtise réactionnaire de son contenu. Je ne me souviens plus du titre, il était édité au format poche.

19/12/2025 15:29 par lou lou la pétroleuse

J’ai trouvé ! c’est ... Le Devoir d’ingérence : Peut-on les laisser mourir ? sorti en 1987.

19/12/2025 17:11 par Vania

Merci @Assim, d’inclure l’article sur l’état communal au Venezuela. Un extrait fort important de cet article souligne l’indifférence des partis dits "de gauche" en occident et dans plusieurs autres pays : "" En Occident, la presse dite de gauche ne s’est jamais intéressée aux mille visages de la démocratie participative qu’est, depuis 25 ans déjà, la révolution bolivarienne. Elle s’est cantonnée au service minimum, conformiste – parler d’un « nouveau train de sanctions », d’une « crise qui n’en finit pas », etc… Faire plus l’obligerait à sortir de sa zone de confort, à rappeler les origines idéologiques de la gauche : les communes, les autogouvernements populaires, le contrôle des moyens de production, la libération du temps de la vie face au temps du travail… bref, à parler de révolution.
La gauche reste infiniment timide voire incapable de refonder radicalement l’idée de la communication. Pour qui ? pour quoi ? comment ?… car c’est bien sûr dans le mode de production de l’information que réside la véritable idéologie. Elle reste tout aussi incapable, depuis les années 80, de démocratiser sa propriété, préférant jouer à la marge, sans jamais lui donner la même puissance que les grands empires médiatiques que le capitalisme a su construire et qui font pression ensemble pour que la « dictature » du Venezuela soit envahie. Pour l’heure, convertie par ses « conseillers en com », la gauche semble incapable de sortir du moule médiatique. Peut-être finira-t-elle par y disparaître, dans son impuissance.""

19/12/2025 18:05 par Palamède Singouin

@lou lou la pétroleuse

Les élucubrations d’un Kouchner sur le devoir d’ingérence sortent du même tonneau que l’instauration de la démocratie et de la libération des femmes par les bombes. Il s’agit de tentatives de dissimulation derrière des considérations morales de la dure réalité des relations internationales qui n’obéissent qu’à des rapports de force.
Sur la Yougoslavie, nous sommes nettement hors-sujet, donc je n’irai pas plus loin dans le débat.

19/12/2025 20:55 par D.Vanhove

> loulou : une grille d’analyse imparable et qui vous fera gagner bcp de temps en bien des situations : chercher la position de l’interlocuteur sur la Palestine... s’il est sioniste (de droite, du centre, de gauche... peu importe), vous saurez ce qu’il faut en penser

19/12/2025 21:34 par lou lou la pétroleuse

Il s’agit de tentatives de dissimulation derrière des considérations morales de la dure réalité des relations internationales

Quelqu’un a dit le contraire ?

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