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Atomes très crochus...

L’amorce d’une sortie résolue du nucléaire n’étant, malheureusement, point imminente sous nos latitudes, il ne me semble nullement superfétatoire de remémorer brièvement les circonstances dans lesquelles les irresponsables au sommet de l’exécutif engoncèrent la France dans cette voie aussi dangereuse qu’onéreuse.

Si la genèse du nucléaire hexagonal reposa sur un usage militaire, son histoire irrigue, de manière fort édifiante, celle de « la gauche » (lorsque j’emploie ce vocable dans un contexte politique, je l’entoure systématiquement de guillemets).

Le 4 mai 1939, le physicien Frédéric Joliot, membre du Parti communiste, déposa via la Caisse nationale de la recherche scientifique (Paris) à l’Office national de la propriété industrielle, en compagnie de ses collègues du Collège de France, Hans von Halban et Lew Kowarski, le brevet « Cas N° 3 », intitulé « Perfectionnement aux charges explosives », le mode d’emploi de la bombe A. Sous son égide, la France acquit l’intégralité de l’eau lourde norvégienne et s’assura de l’approvisionnement en uranium dans le Haut-Katanga (Congo) ; elle devint la première importatrice de ce minerai. Le co-lauréat, avec son épouse Irène, du Prix Nobel de chimie, en 1935, dirigea, dès sa création, le 18 octobre 1945 par le général Charles de Gaulle, le Commissariat à l’énergie atomique. Il en fut évincé après qu’il eut lancé, le 19 mars 1950, l’Appel de Stockholm afférent à l’interdiction absolue de l’arme de destruction massive dont il apparut, avec les physiciens d’obédience socialiste, Francis Perrin et Yves Rocard, comme un des géniteurs. Taraudé par ce que je qualifierais de « syndrome Frankenstein/Einstein », le concepteur de la pile « Zoé » au fort de Châtillon (à cinq kilomètres au sud de la capitale) réalisa avec effroi l’incommensurable nocivité de son « oeuvre ». Le décret du 26 octobre 1954, signé par Pierre Mendès-France, président du Conseil, matérialisa noir sur blanc la détermination de construire le terrifiant engin de mort. Guy Mollet, qui cornaqua, sous la bannière de la Section française de l’Internationale ouvrière, le gouvernement entre le 1er février 1956 et le 13 juin 1957, acquiesça au plan quinquennal incluant la force de frappe, alors qu’il avait longtemps prôné une position « pacifiste », majoritaire dans sa formation.

Pas d’un iota

Au printemps 1976, Charles Hernu, qui ne se doutait pas encore qu’il deviendrait, cinq ans plus tard, le chouchou des galonnés, Robert Pontillon, Jean-Pierre Chevènement, Didier Motchane et Lionel Jospin achevèrent, au fil de motions internes aux tournures plutôt floues, de convertir le PS au nucléaire militaire. L’adhésion au volet civil suivrait incessamment. Au préalable, à l’aube d’un scrutin que beaucoup considérèrent comme crucial, il convenait de se démarquer du giscardisme. Le projet socialiste, édité au 1er trimestre 1980, insista sur « l’organisation d’un débat démocratique, non biaisé », impliquant « une opinion informée disposant d’un esprit critique… ». La nouvelle majorité voterait dès son accession aux leviers de l’État une loi garantissant « les modalités de contrôle des citoyens et des élus sur le processus de décision », tant nationalement que régionalement, y compris dans le domaine de la sûreté nucléaire. Ces points figurèrent également dans les fameuses « 110 propositions », dont les auteurs promirent de veiller à une diversification du panel, de pair avec une vaste palette d’économies d’énergie… Au lieu de cela, les gouvernants propagèrent le chauffage électrique, une de ces aberrations d’envergure qui germent régulièrement dans le cerveau déjanté de bureaucrates patentés et de leurs hommes-liges. Si aujourd’hui la France végète, à l’échelle de la « vieille Europe », en queue de peloton quant à la promotion des sources renouvelables, nous le devons essentiellement à celles et ceux qui jurèrent, avec des accents rimbaldiens, de « changer la vie » !...

François Mitterrand abandonna simplement le projet de Plogoff (1), à la pointe du Raz (Finistère) de même que l’extension du camp dévolu aux jeux guerriers sur le plateau du Larzac. Assumant pleinement « l’héritage » de ses prédécesseurs (2), le « florentin », maître ès-esquive et manipulation, s’empressa non seulement d’enterrer le moratoire, comme l’idée d’une consultation du Parlement et a fortiori des citoyen(-ne)s, mais il accéléra les constructions en cours, en commanda d’autres, tout en ne modifiant pas d’un iota l’option de la dissuasion. Je rappelle qu’Anne Lauvergeon, récemment blackboulée par Nicolas Sarkozy des rênes d’AREVA, fut une sherpa et une groupie du « sphinx ».

Nous avons loupé le coche du nécessaire tournant à l’été 1981, lorsque l’électricité d’origine nucléaire représentait 38% du « mix ». Au terme de la première (et unique) législature socialo-communiste sous la cinquième République, le chiffre avoisina les 60%. Après la cohabitation du 20 mars 1986 au 10 mai 1988, avec Jacques Chirac à Matignon, le retour du PS aux affaires (jusqu’au 29 mars 1993) coïncida avec le quasi-bouclage du parc des centrales. Depuis, la proportion du courant généré par la fission ne variera plus guère : entre 75 et 78%, peu ou prou le double de « l’état des lieux » initial. La nomination de deux Verts au sein du cabinet de Lionel Jospin en qualité de Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dominique Voynet (4 juin 1997 - 9 juillet 2001), puis Yves Cochet (10 juillet 2001 - 5 mai 2002), n’impulsa aucune esquisse d’alternative. L’actuelle maire de Montreuil signa une dizaine de décrets concernant cette occurrence, par exemple l’introduction du combustible MOX dans les installations de Chinon (Indre-et-Loire) et l’érection de deux tranches à Civaux (Vienne) ou encore l’autorisation d’un chantier en vue de l’enfouissement éventuel de déchets radioactifs à Bure (Meuse)… Elle avalisa par ailleurs la culture de maïs et d’un soja transgéniques…

Addictions

Édith Cresson dont les diverses malversations (corruption, favoritisme, népotisme…) ne pesèrent pas pour peu dans la chute, le 16 mars 1999, de la Commission européenne présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, se singularisa de manière éhontée par ses partis pris en faveur des géants atomique et pétrolier. Alors qu’elle avait notamment en charge à Bruxelles le programme « JOULE », miss « rien à cirer » sabra sciemment, avec le concours de collaborateurs zélés, 655 millions de F budgétés pour les énergies renouvelables. Des hauts-fonctionnaires tripatouillèrent des études portant sur 936 projets, solaires ou éoliens, en provenance de toute l’Europe. Grâce soit rendue à l’Irlandaise Nuala Ahern et aux Allemands Hiltrud Breyer et Wilfried Telkämper (3), élu(-e)s de la fraction verte au Parlement strasbourgeois, qui dévoilèrent ces ignobles turpitudes demeurées impunies.

Dans leur essai, Les vies cachées de DSK (Le Seuil, mars 2000, 249 pages, 18,30 €), Véronique Le Billon et Vincent Giret, journalistes au mensuel L’Expansion, consacrent le chapitre « Ministre privé » à certaines prestations « intellectuelles » exécutées par Dominique Strauss-Kahn. On y apprend ses accointances, aussi vénales qu’idéologiques, avec le lobby nucléaire. Après sa défaite aux législatives de mars 1993, le recalé de l’ÉNA créa DSK Consultants. Entre 1994 et 1996, EDF lui versa environ 1,5 million de francs, en particulier pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR (Siemens/Framatome). Il se ficha comme d’une guigne que la Cour des comptes l’épinglât pour le montant de ses émoluments. De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il « pigea » aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à …l’atome lui avait rapporté gros, quelques-un(-e) de ses affidé(-e)s prétendent que l’ex-ponte du FMI envisageait un désengagement de ce mode de production énergétique. Bien avant les événements survenus, le 14 mai dernier, dans la suite 2806 du Sofitel de Manhattan, celui qui avait trop longtemps entretenu la fiction quant à son pouvoir de « séducteur » quasi irrésistible avait déclaré qu’il « n’est pas souhaitable que l’humanité y renonce… » (4). Pas au harcèlement sexuel, au nucléaire !...

Après l’accident survenu à Fukushima, suite au séisme et au tsunami du 11 mars dernier, irritée par la résurgence de la polémique autour d’une technologie de toute évidence guère maîtrisable en cas d’emballement et potentiellement à très haut risque, Ségolène Royal avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un « délai de décence ». Benoît Hamon demande un « inventaire précis ». Je l’affranchis ? La France compte cinquante-huit réacteurs d’une puissance globale de 63260 mégawatts (quarante-quatre sur les berges d’un cours d’eau, quatorze en bord de mer) répartis sur dix-neuf sites. Seuls les States la devancent : cent quatre. Jack-« Il n’y a pas mort d’homme »-Lang ne craint pas d’être foudroyé par le ridicule en pérorant sur une « énergie pacifique, non-polluante ».

François Hollande estime qu’abandonner une industrie « où on est sans doute les meilleurs » (sic) serait « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ». On concédera au moins au président du Conseil général de Corrèze une franchise qui tranche avec les louvoiements chafouins d’autres hiérarques siégeant au 10 rue de Solférino.

Aurélie Filippetti, députée de la Moselle, a pris sans ambiguïté ses distances avec la position du bureau national, une « vision dépassée » (5). Elle a exhorté ses « amis socialistes à une prise de conscience ». Mouais ! Martine Aubry a sonné les cloches à la franc-tireuse, non sans indiquer qu’elle adhère à la « logique des Verts en la matière ». Une sortie au mieux d’ici vingt ans, donc ! Eu égard à l’urgence d’un revirement et d’une reconversion, une telle échéance, que la fille de Jacques Delors aurait néanmoins du mal à vendre à ses ouailles, équivaut aux calendes grecques…

René HAMM

Bischoffsheim (Bas-Rhin)

Le 9 juillet 2011

(1) Le 16 mars 1980, 50 000 personnes manifestèrent à l’occasion de la clôture de l’enquête d’utilité publique. Le week-end des 24 et 25 mai, près de 150 000 opposant(-e)s se rassemblèrent face à la Baie des trépassés, quelque 60 000 restèrent pour un fest-noz. Je signale le documentaire en 16 mm de Nicole et Félix Le Garrec, Plogoff : des pierres contre des fusils (112 minutes), sorti le 19 novembre 1980, qui avait attiré 250 000 intéressé(-e)s dans les salles obscures, ainsi que l’ouvrage de Gérard Borvon, Plogoff, un combat pour demain, paru le 15 juin 2004 aux Éditions Cloître à Saint-Thonan (Finistère), 224 pages, 19 euros chez l’auteur, animateur de l’association S-Eau-S : 20 rue des frères Mazéas 29800 Landerneau.

(2) Le 5 mars 1974, le premier ministre Pierre Messmer, disposant des pleins pouvoirs en raison de la maladie du Président Georges Pompidou (qui s’éteignit, le 2 avril suivant), lança la construction de la première ligne de TGV reliant Paris à Lyon et un gigantesque programme prévoyant six réacteurs par an pendant une décennie. Valéry Giscard d’Estaing en appliqua une partie.

(3) Le 16 juin 2007, il a adhéré au parti Die Linke (La Gauche). Depuis le 1er juillet 2010, il préside aux destinées du Centre pour le dialogue international et la coopération, une entité de la Fondation Rosa Luxemburg, à Berlin.

(4) La flamme et la cendre, Grasset, janvier 2002, 395 pages, 20 €. Dans cet assemblage de deux vocables que le thuriféraire de « l’économie de marché » avait récupérés dans un discours de Jean Jaurès, je perçois aujourd’hui, sans persiflage excessif, une métaphore de sa trajectoire, tant politique que privée…

(5) Le Monde du 16 mars 2011. Le 8 avril, celle qui évitait de se retrouver seule avec DSK dans un endroit fermé avait signé, avec Christophe Caresche, Jean-Paul Chanteguet, et Géraud Guibert, dans le quotidien vespéral une tribune titrée « Sortons du nucléaire ».

COMMENTAIRES  

18/07/2011 09:07 par CN46400

Tout çà c’est bien beau mais ne répond pas à la question :

Que fait-on quand il fait nuit, ou presque, et que le vent s’est calmé ? bref quand les énergies renouvelables ont défailli ?

18/07/2011 18:33 par Scual

Quand il fait nuit et que le vent s’est tari ? c’est une bonne question, mais dire que cela signifie qu’à ce moment là les énergies vertes auront failli, c’est inclure la réponse dans la question, et une réponse mensongère en plus...

La biomasse ne ferme pas à 22 heures, le géothermique se fiche du vent qu’il fait, les marées sont quasiment constantes etc De toute façon les techniques de stockage, l’interconnexion et l’amélioration de ces technologies balbutiantes au potentiel colossal rendent ce genre d’arguments risibles.

A comparé, avoir ne serait-ce que songé à faire de l’électricité avec le nucléaire il y a 60 ans, c’était du même niveau que si on nous proposait d’envoyer des hommes sur le soleil aujourd’hui... pourtant ils ont fini par "réussir" si on peut appeler ça réussite. Ces technologie sont bien plus simples et sures à mettre en oeuvre et à développer toutes à la fois que ce qu’à pu demander le nucléaire en son temps. C’est même pas comparable.

18/07/2011 22:15 par René HAMM

Bonsoir,

Dans mon papier, j’ai surtout tenu à indiquer les circonstances qui présidèrent à la précipitation, sous la férule de politicards irresponsables, de notre pays dans la filière nucléaire. Dussé-je paraître immodeste, je fus le premier à avoir, dans l’hebdomadaire "Témoignage chrétien" du 20 mars 1993, pointé du doigt le doublement, par les socialistes, de la part de l’électricité d’origine atomique. Les opposant(-e)s occultent généralement cet aspect... En ce qui concerne les scenarii extrapolant quant à la renonciation à une technologie dangereuse et extrêmement coûteuse, qui a englouti, sur plus de trois décennies, environ 90% des budgets de recherche-développement en matière énergétique, je vous recommande notamment de surfer sur les sites du Réseau "Sortir du nucléaire", de "Nucléaire non merci", de "NégaWatt" ou de consulter les numéros de septembre 1997 et mai 2011 du mensuel "Silence". Notre pays pourrait se passer à court terme du courant généré par la fission sans que nous soyons condamnés au silex et à la bougie. Mais la nécessaire reconversion suppose une réelle volonté politique, aux antipodes des mesures arrêtées par le gouvernement actuel, lequel rogne encore davantage sur le photovoltaïque. Il achève ainsi de vider de son peu de substance les conclusions, fort timides, du Grenelle de l’environnement. En bref : si, comme je le martèle, l’on avait amorcé avec une détermination sans failles, à partir de l’été 1981, le tournant vers des alternatives, l’on ne spéculerait plus aujourd’hui sur la durée de fonctionnement des centrales.
Tchao,

René HAMM

18/07/2011 22:56 par PEILLARD Jean-Yves

Bonjour, pour compléter l’article sur l’histoire de cette imposture, voir

sur http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=172&num=22

et l’article de Jacques Rey parue dans la revue Campagnes Solidaires N°264 de juillet2011 p
page 3 du dossier nuc pas encore disponible sur le net
http://www.confederationpaysanne.fr/campagnes_solidaires_5.php

Pour la sortie illico presto du nucléaire, l’épée se rapproche, la santée se dégrade, les terres se contaminent etc.
et Il ne s’agit pas de remplacer la puissance électrique nucléaire par l’équivalent en
nrj nouvelables, mais de remplacer un système basé uniquement sur la consommation, le pouvoir et l’argent etc. On appelle cela la décroissance. C’est un choix de société. Et il ne s’agit pas de se poser la question combien la terre peut supporter d’hommes mais quelle sorte d’hommes ? Des gros Rockefeller ou des Mandela et des Ghandi tout maigres et pas seulement parce qu’ils ont fait de la prison.

19/07/2011 10:33 par CN46400

@scual

Le pb c’est : comment suppléer instantanément une source électrique qui défaille ou dont on ne connait pas à l’avance les possibilités ?

En conséquence, si je conteste l’utilisation de ses sources (photovoltaïque et éolien) dans les réseaux, par contre leur utilisation isolée (recharge de batteries, ou production d’eau chaude par exemple) me convient parfaitement.

Reste, que prétendre remplacer l’électricité thermique (nucléaire ou autre) ou hydraulique dans les réseaux par ces bricolages plus ou moins astucieux et coûteux, relève de la plaisanterie pure.

19/07/2011 15:12 par Scual

@CN46400 : Et bien c’est un point de vue mais ça valait également pour le nucléaire pour faire de l’électricité, que c’était une plaisanterie et pourtant...

Ce n’est pas du bricolage que les énergies renouvelables ou alors le nucléaire c’est encore pire. Du bricolage du dimanche où rien n’est maitrisé et qui peut péter à chaque seconde. C’est de l’amateurisme que cette technologie : pas sure, pas propre, pas durable, dont on ne peut pas gérer les déchets qui sont d’ailleurs aussi dangereux que la production en elle-même, qui n’est à l’abri ni de la nature ni de l’homme et pour laquelle il faut prévoir 6 mois à un an pour l’éteindre... et vous osez dire que c’est les autres énergies le "bricolage", et cela avant même qu’elles soient fini de développer ?

En plus vous semblez oublier que l’éolien permet potentiellement l’utilisation de toute la surface des océans... on peut imaginer qu’il y aura toujours un endroit où il y aura du vent et ça vaut aussi pour le solaire. Si on les développe vraiment et à l’échelle dont on en a besoin, elles finiront par devenir des énergies constantes. Il faut aussi comprendre que ce genre d’énergies n’est qu’une partie des nombreuses voies offertes par les énergies renouvelables.

Le potentiel de l’énergie géothermique à elle toute seule par exemple, est largement supérieur à tout ce que pourra fournir le nucléaire même si on utilisait jusqu’au moindre gramme d’uranium ET du plutonium engendré. C’est pas demain la veille qu’on va éteindre le centre de la Terre et les techniques de forage nous permettent déjà d’atteindre les profondeurs où la température est suffisante. Alors bien sur tout reste à faire, mais le taux de réussite pour parvenir un jour à dompter efficacement cette énergie est de 100%, surtout si on prend comme base pour les investissement maximum consentis la même quantité de ressources que ce qui a été mis dans le nucléaire. Avec autant d’argent non seulement on fait aboutir la technologie mais on construit aussi toutes les centrales nécessaires.

Et c’est seulement un exemple, entre les énergies qui fonctionnent déjà , qui sont encore largement perfectible et dont le potentiel n’est quasiment pas exploité et toutes les technologies qui n’ont même pas été essayées faute de moyens, il y a largement de quoi supposer qu’au final ça suffira largement. Ces technologies sont très nombreuses et la plupart n’ont pas dépassé le stade de la recherche faute de moyens... et on peut sincèrement se demander pourquoi. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs constantes ou ne dépendent quasiment pas des éléments et on sait pratiquement déjà les exploiter. J’ai lu récemment un article sur l’exploitation des différences de salinité de l’eau qui a un assez gros potentiel etc...

Vraiment, il faut avoir soit des oeillères énormes pour ne pas comprendre que les énergies renouvelables ont bien plus de potentiel que nos technologies actuelles qui semblent n’être que des feux de paille si on compare à l’utilisation intelligente de ne serait-ce qu’une infime partie de l’énergie colossale dégagée par l’univers qui nous entoure.

19/07/2011 15:47 par CN46400

@ Scual

En plus vous semblez oublier que l’éolien permet potentiellement l’utilisation de toute la surface des océans..

Et combien de milliers de tonnes de câbles en cuivre pour relier les pylônes en limitant les pertes ?

La géothermie oui, mais pour produire de l’électricité ? hum, rendement = 30% (théorème de Carnot...). Des kw peut-être, mais dans les réseaux on compte en Mw ou Gw....

19/07/2011 19:35 par Scual

@CN46400 :
Oui, en cuivre tout à fait.. Tout dépend de la durée de vie de ces câbles et de la rentabilité du réseau. Le cuivre étant recyclable et en quantité limitée, il rapportera même de l’argent une fois revendu... en tout cas c’est plus sur comme investissement que des bons du trésor américain. On pourrait même imaginer ne pas l’inclure dans les dépenses et le considérer comme un investissement qui gagnera en valeur au fur et à mesure que sa rareté augmentera. D’ailleurs si on arrive à faire des infrastructures qui tiendraient 50 ans ou un siècle, peu importe le prix des câbles avec de telles durées d’amortissement.

Qui sait ce que nous réservent des technologies dans lesquelles on n’a quasiment pas investit ? Avant de juger ces technologies inefficace, vous pourriez au moins attendre qu’on essaie de les développer, non ?

Votre discours ressemble à celui de ces hommes qui disaient que jamais la machine à vapeur ne les surpasserait...

Mais ce qui a fini de me convaincre de votre parti pris, c’est ce que vous dites sur la géothermie. Cette histoire de rendement de 30% n’a aucun rapport avec le sujet et encore plus si c’est en comparant avec le nucléaire, là ça sent vraiment méchamment la mauvaise foi. Le nucléaire a un rendement énergétique de... 30%, bref c’est pareil alors quel peut donc être l’intérêt de cet argument ?

L’important n’est pas la quantité d’énergie qui se perd dans le processus mais combien on en produit en tout, et combien les infrastructures couteront par rapport à leur durée de vie. Le reste n’a aucun intérêt. Seul le prix et la quantité compte, et on ne peut pas les juger avant même d’avoir développé cette technologie. Même si 99% de l’énergie se perd dans le processus, ce qui compte c’est si le 1% suffit et s’il est pas trop cher.

En ce qui me concerne je pense que c’est principalement la durée de vie et le cout d’entretien le problème. Peu importe leur cout de construction. Le géothermique est infini dans le temps, donc si on arrive à créer des infrastructure prévues pour des siècles, tant que leur entretient n’est pas trop cher alors peu importe le prix de leur construction. Cela vaut pour quasiment toute les énergies renouvelables.

En tout cas je voulais essayer de vous convaincre mais pour moi c’est désormais clair, votre discours est bien plus proche de celui d’un lobbyiste que de celui d’une personne sincère et objective. Je répond donc bien plus pour les personnes qui nous lisent que pour vous.

Les énergies vertes demanderont des investissement et un travail considérable pour ne serait-ce que remplacer les énergies actuelles. Cela prendra du temps. Mais au final une chose est certaine, elle dépasseront les énergies actuelle autant par leur quantité que par leur cout réduit. C’est un fait, car ces énergies sont là pour toujours et elles sont en quantité illimitées. Le seul pari dans cette historie c’est que l’humanité sera encore là malgré les nombreux accidents nucléaires qui se produiront entre temps... et malheureusement, ça aussi c’est un fait si on ne sort pas du nucléaire maintenant.

19/07/2011 22:06 par rouge

""Tout çà c’est bien beau mais ne répond pas à la question :
Que fait-on quand il fait nuit, ou presque, et que le vent s’est calmé ? bref quand les énergies renouvelables ont défailli ?""’

Hahaha !!!.... Encore un suppot de propagande nuknuk à deux balles...

C’est pas EDF qui incita pendant plus de vingt ans à se chauffer à l’electricité en proposant primes et aides à gogo ??...
L’avez vous oublié ...?
Et que dire de toutes ces interconnections de lignes THT sur des distances trop longues dont le pays est couvert !
Les pertes en courant foucault et en effet joule sont simplement colossales... Et, ignorées !
Ne l’avez vous jamais su ...?
Toutes nos villes sont systématiquement éclairées de façon à ce qu’a presque n’importe quel endroit de ces villes, il soit possible de lire. Et ce durant Toutes les nuits.
Gaspillage ? Mais vous allez me dire que c’est nécessaire, non...?
Et que dire du nucléaire que manipule notre grande muette et qui échappe scandaleusement au débat.
Non. La france n’a pas encore eu son accident nucléaire, mais, patience, grace à des gens intelligent comme vous, ça ne saura tarder. Ce n’est qu’une question de temps...
Et bientot vous pourrez equiper vos enfants de compteur Geiger tous les matins. A moins qu’ils vous naissent comme des monstres difformes à l’image des enfants de Falludjah...
Patience, cher égoiste.

19/07/2011 23:02 par CN46400

@Scual

Réponse d’un lobyiste bénévole à un autre lobyiste bénévole :

Le nucléaire a un rendement énergétique de... 30%, bref c’est pareil alors quel peut donc être l’intérêt de cet argument ?

C’est exact, mais quand 30% représente 1500Mw (réacteur EPR) contre 100kw (Forage géothermique dans le bassin parisien), on peut réfléchir et penser qu’il vaut mieux réserver le réseaux EDF à l’EPR et alimenter une cité parisienne en eau chaude géothermique plutôt que de transformer les 100Kw en ...33kw électriques revendus par EDF moins cher (2 ou 3 fois) qu’elle ne les a acheté.

La géothermie, c’est aussi les "puits canadiens" très efficaces pour climatiser, toute l’année, des batiments mais incapables de faire fonctionner un réfrigérateur et encore moins un four micro-onde.

Reste que dans certain cas la géothermie électrique est possible et rentable

- en Guadeloupe : http://www.geothermie-perspectives....

- à la Réunion : http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A...

Mais en Gaule, il n’y a pas de volcans....On peut donc construire des EPR...

20/07/2011 08:29 par CN46400

Réaction d’une bête à corne qui n’a pas peur du "rouge" et qui cherche une réponse à une question : Comment on supplée aux défaillances nombreuses et imprévisibles du photovoltaïque ou de l’éolien ?

Ensuite :

Et que dire de toutes ces interconnections de lignes THT sur des distances trop longues dont le pays est couvert !

Exact, sauf que les THT limitent (U=RI...) les pertes joules et permettent l’alimentation en courant calibré les régions déficitaires (Bretagne et Cote d’Azur)

20/07/2011 16:12 par Scual

@CN46400

Mais bon sang quand allez vous arrêter de parler des installations actuelles comme d’une vérité figée et d’exemples comparables ?

Il y a 500 ans l’énergie hydraulique représentée par les moulins à eau produisait combien de Kw ?

Admettez qu’en investissant jusqu’à créer de plus gros moulins comme le barrage des trois gorges (sacré moulin hein) le chiffre d’une poignée de kw a été largement dépassé non ?

Pourquoi vous croyez qu’une centrale nucléaire à plusieurs réacteurs ? Parce qu’avec un seul c’est pas assez, tout simplement. S’il y avait une seule centrale thermique comparable au niveau investissement, coût entretient et durée de vie, là seulement vous pourriez revenir avec des comparaison en chiffres bruts.

Sauf que là et avec de l’expérience et une amélioration des techniques et des technologies sans oublier les centaines de milliards de dollars d’investissements, c’est sur que la comparaison ne serait plus la même : on aurait pour le même cout qu’une centrale nucléaire dans les 50 puits par centrale et tous 2 fois plus profonds que les puits actuels ! Vous allez voir si ça chauffe assez pour faire tourner les turbines, et tout ça bien sur en plus de chauffer définitivement et pour toujours des villes entières.

Votre comparaison entre le nucléaire et le géothermique actuels et en chiffres brut est complètement hors sujet. Mais je peux comprendre qu’un défenseur du nucléaire ne veuille pas se projeter dans l’avenir, surtout pas.

20/07/2011 22:46 par rouge

Je pense que le mieux qui reste à faire est de propager et d’entretenir la vérité crue sur le nucléaire !
C’est une énergie sans avenir.

Que savons nous, pauvres francais noyés dans notre propagande pro nucléaire quotidienne, sur des désastres comme HANFORD au USA (désastre soigneusement inconnu en france, les pages genre wikipédia sont très "edulcorées" à son sujet !!!! )

Pour ma part j’ai réduit ma conso électrique de 55 % en 3 ans. Au programme : renforcement important de l’isolation en particulier les menuiseries et la toiture. Suppression définitive de la TV, suppression de touts les appareils de chauffage d’appoint electrique, gestion par programmeur au tableau élec des ’veilles’ d’appareillages (fours, PC, radios). suppression d’appareillages inutiles. Distances réduites des canalisations d’eau chaude afin de réduire le temps d’arrivée de l’eau chaude. Modification de la gestion de température du chauffe eau (par cycles de 65°C puis 50°C). Ampoules basse conso dans les pièces occupées sur de longues durées. ect...

Et ça me rend fou de rage quand je vois ce hongrois qui gouverne la france oser comparer l’abandon du nucléaire à un retour vers le moyen age...(sidérant !!) Et bien le renforcement du nucléaire tel qu’ils l’ont planifié nous renverra plutôt vers l’age des cavernes voir vers... l’age des cancers.

Chaque puissance nucléaire a maintenant eu son désastre nucléaire. Il ne reste plus que la france à aparaitre sur cette liste noir. Sauf que notre superficie géographique est très petite... Désolé de le rappeller.

21/07/2011 00:54 par pardes

En plus d’être dangereuse (les centrales vieillissent mal, on ne sait pas quoi faire des déchets qu’on ne peut stocker de manière sécurisée nulle part), aberrante (les centrales françaises nécessitent plus de la moitié de l’eau douce disponible pour refroidir les réacteurs), le nucléaire est une énergie du passé.

Voici ce qu’en dit Jérémy Rifkin : http://www.youtube.com/watch?v=j_EbrOjIGkQ

Un exemple de solution possible : les centrales solaires thermodynamiques.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_thermodynamique

http://www.maxisciences.com/gemasolar/gemasolar-une-centrale-solaire-capable-de-produire-de-l-039-energie-la-nuit_art15117.html

L’idée est de concentrer les rayons du soleil (un peu comme avec une loupe) avec de la tôle (pas besoin de panneaux solaires) pour réchauffer des sels fondus qui vont stocker la chaleur. Cette chaleur est ensuite réutilisée pour produire de l’électricité de manière ininterrompue.

Pour obtenir une production équivalente aux centrales nucléaires, il faudrait faire ça en plein désert (le Sahara par exemple) sur de grandes superficies. Mais alors comment transporter l’électricité ? Pas comme en France (en courant alternatif, pas rentable à cause des pertes au bout de 500 kms), mais comme au Canada (en courant continu). Les pertes sont alors faibles (3% par 1000 kms). Par contre cela nécessite la construction de redresseurs de courants géants.

Quand les algériens se seront débarassés de leur vieille classe politique corrompue par le pétrole, et qu’ils passeront à ce genre de choses, ils seront les rois du monde.

En attendant, nous, en France, on pense à Fukushima et on croise les doigts.

21/07/2011 08:19 par CN46400

@ Rouge

Et une économie possible n’est pas nommée : l’habitat collectif plutôt qu’individuel, avec gestion thermique individuelle et aussi fixer la température de vie au dessous de 20° (mieux s’habiller..)

Enfin concernant les cancers, notons que l’espérance de vie sur cette planète est, globalement, la plus élevée dans les pays les plus nucléarisés..... et qu’en France, aucune étude ne corrobore l’idée que les cancers seraient plus nombreux prés des centrales !

@pardes

Les pertes sont alors faibles (3% par 1000 kms)

Les pertes joules ne s’appliqueraient donc qu’aux courants alternatifs ? Je conseille d’annoncer ce scoop au comité Nobel !

21/07/2011 16:43 par pardes

@CN46400

Les pertes joules ne s’appliqueraient donc qu’aux courants alternatifs ? Je conseille d’annoncer ce scoop au comité Nobel !

Si c’est tout ce que vous avez trouvé, ça me rassure, et en même temps ça m’effraie. Ca me rassure sur la viabilité des alternatives. C’est votre aveuglement qui est effrayant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sertec#Le_concept_.C2.AB_DESERTEC_.C2.BB
http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Desertec

Il s’agit d’un projet visant à produire le courant dans le Sahara avec des centrales solaires, et à le transporter en « Courant Continu Haute Tension » : http://fr.wikipedia.org/wiki/CCHT

Le Canada utilise cette technologie pour transporter le courant depuis ses barrages hydrauliques.

Ce n’est pas qu’il n’y a pas d’effet Joule sur le courant continue. C’est juste que sur de très grandes distances (Canada, Chine), cette technologie est plus rentable parce qu’il y a moins de perte (et quasiment aucune pollution électro-magnétique soi-dit en passant). Sur de courtes distances, c’est le courant alternatif qui est préférable. Grosso modo en-dessous de 500 / 1000 km.

Après je ne dis pas que le projet Desertec en lui-même est forcément une bonne idée (besoin en eau douce aussi, centralisation excessive, les sels nitrités sont de la chimie lourde...). Mais cette technologie est capable de produire autant de courant que le nucléaire sans produire de déchets mortels et indestructibles, sans réchauffer la moitié de l’eau douce du pays, sans rendre inhabitable des zone énormes en cas d’explosion (tiens, par exemple, combien d’énergie peut-on produire en recouvrant la zone inhabitable de 30 km de rayon autour de Fukushima de panneaux solaires ?)

Imaginez que dans le sud de la France on construise des immenses champs de miroirs en tole d’acier sur des zones inutilisées, et qu’on amène le courant produit vers le nord par CCHT ?

Tapez « concentrated solar power plants » sur images.google.fr et regardez.

Oh surprise, même AREVA s’y met :

http://www.areva.com/EN/global-offer-725/concentrated-solar-power-renewable-energies-solutions.html

C’est sans doute qu’ils n’ont jamais eu de prix Nobel à AREVA...

Sinon j’ai 38 ans, j’ai commencé à m’intéresser à la politique de mon pays sous Mitterrand, et je ne comprends pas cette fixation sur le nucléaire de beaucoup de communistes.

21/07/2011 18:59 par CN46400

@Pardes

Dont acte sur le courant continu, lu dans le "projet désertec"

Afin de garantir un service ininterrompu pendant des périodes nuageuses ou de mauvais temps (sans qu’il faille tenir prêt des chères centrales d’électricité d’appui), les turbines pourront être actionnées par du pétrole, du gaz ou des combustibles de biomasse.

Même dans les projets les plus audacieux sur le renouvelable on retombe sur le même pb......

21/07/2011 23:29 par rouge

"qu’en France, aucune étude ne corrobore l’idée que les cancers seraient plus nombreux prés des centrales ! "

Ahh ! Le voilà  ! C’est l’argument N°2 typique des pro-nucléaires : Les centrales nucléaires ne sont pâââas dangereuses ! Ca me rappelle les discours pro-amiante (oui, ça existait !!) de notre gouvernement dans les années 80.

Mais attendez : Imaginez un court instant qu’on la fasse sérieusement cette "étude sur les cancers" et surtout :
Surtout, qu’on la publie.......

Imaginez notre gouvernement nucléarisé jusqu’à la moelle faire cela... Pourrait on encore appeller ça se tirer une balle dans le pied ou faut il inventer une expression appropriée à cela ?

Il me semble bien qu’on a le droit de prendre aucune mesure de radioactivité autour de Valduc près de Dijon(centre militaire d’assemblage et de maintenances des centaines de charges nucléaires) ...Pour cause de secret militaire !

22/07/2011 08:44 par CN46400

@ Rouge

A tout mêler on finit par ne rien comprendre. Le nucléaire civil est une chose, le nucléaire militaire autre chose et l’amiante encore autre chose. Que les dangers de l’amiante, comme ceux du tabac, aient été négligés, ou non repérés, pendant des siècles est évident. Le nucléaire militaire est fait pour tuer, donc, à Hiroshima et Nagazaki, il a tué, c’est un enjeu du désarmement que je souhaite ardemment. Le nucléaire civil produit, avec des risques évidents, de l’énergie électrique. Mais l’extraction du charbon, sur laquelle repose notre civilisation actuelle, aurait-elle été engagée si on avait connu le nombre de morts que ce travail allait générer ?

Il n’existe pas, jusqu’à aujourd’hui, de domaine scientifique connu que l’homme n’ait cherché à exploiter le plus complètement possible. Je ne crois pas que le nucléaire sera le premier de la liste, si liste il devait y avoir !

La France n’est pas un pays parfait, mais si une chose fonctionne correctement c’est la tenue de l’état civil. Hors, force est de constater que dans les alentours de la trentaine d’installations nucléaires françaises, les taux de mortalité généraux, aussi bien que cause par cause ne sont pas pires (ni meilleurs..) qu’ailleurs. Et c’est pourtant là qu’habitent tous les travailleurs du nucléaire !

Les professionnels de la santé qui travaillent dans ces endroits font la même constatation. On est bien loin de la situation sanitaire qui prévalait dans les corons au temps des mines (en comparant, bien sûr, avec la situation générale de l’époque)

Bien sûr, comme vous, je n’ai pas envie de mourir irradié, pas plus que je ne le souhaite à quiconque. Mon grand père n’avait pas non plus envie de mourir de la silicose à 45 ans, et pourtant....

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