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Démocratie, des mots par là

Probablement le terme le plus présent dans le vocabulaire politique, le mot « démocratie » est martelé jusqu’à la nausée à longueur d’ondes, de lignes et de discussions par les acteurs et commentateurs de l’univers politico-médiatique. « Nous sommes une grande démocratie », « dans les démocraties occidentales », « la vie démocratique de notre pays »... Badge incontournable de toute personne produisant un discours qui se veut politique, ce mot fourre-tout sature véritablement les oreilles de tout un chacun, qu’il le veuille ou non.

Mais au-delà du mot, quel est le sens concret de ce concept ?

A la racine du mot

Il est surprenant à quel point ce mot n’est jamais réellement disséqué. Une fois énoncé, il confère une aura de sérieux, de hauteur de vue et donc de légitimité à celui qui le dit. Et on en reste là. Le mot se suffit à lui-même, et nul besoin d’en questionner la profondeur et les implications concrètes, apparemment. Pourtant, le mot n’est pas la chose, ce qui désigne n’est pas ce qui est désigné, et l’emballage ne garantit pas forcément le produit.

Dans le but de revisiter le concept de démocratie, revenons brièvement à son étymologie. Le mot démocratie vient de l’association du grec ancien « dêmos », « peuple », et « kratos », « pouvoir ».

La démocratie signifie donc le pouvoir du peuple. Plus précisément, le pouvoir de décision du peuple. Autrement dit, sa souveraineté politique. C’est donc le pouvoir de l’ensemble des membres d’une communauté de décider collectivement de leur destinée et de faire s’appliquer ces décisions. Ce dernier point est crucial, car exprimer une décision est une chose, être en mesure d’imposer son application en est une autre.

Ce pouvoir de décision est partagé égalitairement entre tous les individus d’une communauté. Personne n’a plus de pouvoir qu’un autre, personne n’en a moins. Une fois que chacun a exprimé son avis, une méthode de délibération est nécessaire. Quelle décision l’emporte ? La société étant traversée d’innombrables divergences d’opinions et d’intérêts, la règle de délibération est celle de la majorité. Cette méthode est certes imparfaite, car la majorité peut n’être que relative, en ce sens qu’elle ne représente pas forcément plus de la moitié de la population, mais c’est la moins imparfaite pensée jusqu’à ce jour.

La démocratie est souvent confondue avec d’autres notions, qui lui sont habituellement apparentées, mais qui ne la définissent pas : état de droit et indépendance de la justice, droits de l’homme, séparation des pouvoirs, liberté de la presse, légalité constitutionnelle etc.

Une intermittente du spectacle depuis l’Antiquité

La démocratie, ou du moins une forme avancée d’organisation démocratique, a vu le jour en Grèce au Ve siècle avant Jésus Christ, avec la démocratie athénienne. Des citoyens tirés au sort composaient la Boulè, et étaient chargés de recueillir des propositions auprès des citoyens et d’émettre des projets de loi. Ainsi le seul et unique pouvoir que possédait ce groupe politique était celui de proposer des lois. Ces dernières étaient ensuite votées par l’ensemble des Athéniens ayant le statut de citoyens. Ainsi, les citoyens décidaient des orientations politiques qu’ils souhaitaient donner à leur cité, et aucune loi ne pouvait être prise sans le consentement de la majorité. Ce régime politique, bien que cochant beaucoup de cases dans les critères démocratiques, comportait aussi quelques défauts importants. Notamment le fait qu’étaient exclus du statut de citoyen et donc du droit de vote les femmes, les esclaves et les métèques (habitants originaires d’autres cités qu’Athènes).

Éclipsé durant de nombreux siècles, le mot « démocratie » a fait son retour bien plus tard, au sein de certaines nations occidentales. A la suite des révolutions étasuniennes et françaises, ce ne sont pas des démocraties mais des régimes dits « représentatifs » qui ont vu le jour. Ils consistaient en l’élection par des citoyens de représentants dont la fonction étaient de proposer, de voter eux-mêmes et de faire appliquer eux-mêmes des lois.

Il est intéressant de noter qu’à cette époque le terme « démocratie » n’avait pas franchement le vent en poupe et était connoté péjorativement. Il est d’ailleurs absent de la Déclaration d’indépendance et de la Constitution des Etats-Unis, ainsi que de la première Constitution française. Il est donc erroné de croire que nos régimes politiques se sont inspirés de la démocratie athénienne. Le terme lui a été emprunté, mais l’esprit n’a que très peu à voir.

A ce sujet, écoutons Emmanuel-Joseph Sieyès, l’une des figures célèbres de la Révolution Française et l’un des rédacteurs de notre première Constitution, lors de son discours du 7 septembre 1789 :

« La France ne doit pas être une démocratie, mais un régime représentatif. [...] Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie, et la France ne saurait l’être, le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Ce n’est que plusieurs décennies plus tard, au milieu du XIXe siècle, que les figures politiques commencent à se proclamer en « démocratie ». Qu’est-ce qui a donc pu changer pour que nous passions d’un régime représentatif à un régime démocratique ? Roulements de tambour... rien. Dit comme ça, cela parlait simplement plus aux pauvres et c’était un moyen efficace de récolter leurs votes. Bien que le système en cours fut toujours celui du régime représentatif et que sa forme n’ait pas changé d’un iota, il s’affubla d’une autre appellation. Maquillant ainsi la réalité d’un système qui n’emprunte qu’extrêmement peu à la démocratie, et faisant oublier le sens réel du mot « démocratie ».

« Il fallait mieux choisir, Monsieur »

Allez, on avance dans le temps et on revient aux moutons de notre époque.

Conversation entre Eustache et Gonzague, deux jeunes Putéoliens pleins d’avenir (habitants de Puteaux, en région parisienne) :

Eustache : « Bien le bonjour mon Gonz, comment vas-tu ?

Gonzague : Comme sur des roulettes ! Et toi, ma Stache ?

Eustache : Que penses-tu de notre système politique ? Tu trouves qu’on est en démocratie toi ?

Gonzague : Bah évidemment, quelle mouche t’as piqué ? On est pas en dictature non plus !

Eustache : Soit, mais sont-ce les deux seules branches de l’alternative ? Je veux dire, selon toi, qu’est-ce qui fait qu’on est en démocratie ?

Gonzague : Le fait que l’on vote ! On est libre de choisir nos gouvernants ! Et si on en est pas content, c’est simplement qu’on a fait un mauvais choix, et on les dégagera aux prochaines élections.

Eustache : Mais choisir nos gouvernants, c’est bien, d’accord, mais s’il trahissent toujours leurs promesses de campagne, à quoi cela rime ? J’ai quand même la désagréable impression que quoique l’on vote, droite, gauche, équipe A, équipe jaune, équipe vermillon, on se retrouve toujours avec à peu près la même politique.

Gonzague : C’est plus compliqué que ça selon moi. Fais attention mon vieux, ça ressemble à du populisme ton discours. Enfin, toujours est-il qu’on a les représentants qu’on mérite, fichtre !

Eustache : Peut-être bien, mais est-ce normal selon toi que les politiciens puissent renier promesses et programmes sans aucun risque de représailles, en ayant la certitude qu’une fois élus, rien ne peut leur arriver de toute façon ? Ne penses-tu pas qu’avoir un pouvoir de contrôle sur les élus serait quelque chose de démocratique ?

Gonzague : Qu’est-ce qui t’arrive aujourd’hui mon gros ? T’es chiant avec tes questions. La démocratie est un rendez-vous. Il arrive pas souvent, donc faut pas se rater, c’est tout.

Eustache : Mouais, c’est juste que parfois j’ai un peu l’impression qu’on est pris pour des cons. Qu’on a le choix entre différentes marionnettes, qu’on choisit même pas nous-mêmes qui sera candidat, et que ces marionnettes viennent gratter des poignées de main et des voix tous les 5 ans. Et le reste du temps, c’est quartier libre, ils font ce qu’ils veulent et on a aucun mot à dire.

Gonzague : Tu veux faire quoi en même temps ? On va pas aller voter tous les jours non plus, on a pas le temps, et moi perso ça me ferait vite chier. Choisis mieux à la prochaine élection et voilà. Et puis des fois on nous demande notre avis par référendum.

Eustache : Le dernier, c’était il y a douze ans, et deux ans après, ils ont fait passer ce qu’on avait justement refusé par référendum...

Gonzague : Bref, tu payes ta clope ?

Eustache : C’est mort, j’en ai plus que sept. Désolé mon gros. Bon après je sais pas, c’est vrai qu’on est pas en Corée du Nord non plus, donc regardons le verre à moitié plein...

Gonzague : Voilà. On est en démocratie, tout le monde le sait, la question n’est pas là...

Eustache : Enfin le verre à moitié plein... Des fois on dirait qu’il reste juste quelque gouttes au fond du godet, rien de plus, et qu’il serait temps de se resservir nous même. Okay c’est bon, j’arrête ! »

Un peu casse-couilles cet Eustache, effectivement. Radin avec ça.

Cependant, il a soulevé quelques questions intéressantes, le jeune bobo. Notamment le fait que le vote, le suffrage universel, l’élection, ne sont pas des critères suffisants pour qualifier un système de démocratie. Cela peut représenter des conditions nécessaires mais en aucun cas suffisantes.

Quand on voit le degré de respect des engagements de campagne des heureux élus à la fonction, il y a de quoi se poser des questions. Beaucoup de ce qu’ils avaient promis passe à la trappe, a fortiori les promesses de justice sociale, de règlements pacifiques des conflits internationaux, de réformes écologiques ou démocratiques. Et tout un tas de lois dont il n’avaient jamais parlé en campagne poussent comme des champignons le long de leur mandat, et nous sont imposées. Ces dernières sont généralement brutales pour la majorité et bénéfiques pour une minorité, malgré l’intense communication sur la « nécessité » de ces réformes.

Après, c’est vrai qu’elles auraient pu gravement compromettre leur élection si elles avaient été affichées pendant la campagne. On comprend donc aisément que nos dirigeants choisissent d’avancer masqués lors de leurs campagnes électorales. A ce titre, l’exemple d’Emmanuel Macron lors de la dernière élection présidentielle française est édifiant. Il a sciemment cultivé le flou et l’esquive sur des pans majeurs de son programme, dont les premiers contours nous sont révélés peu à peu depuis son élection (démembrement du droit du travail, inscription de dispositions de l’état d’urgence dans la Constitution). Et ce n’est probablement qu’une mise en bouche.

Au final, notre système, c’est un peu comme si on allait au resto, on parcourait longuement le menu des yeux pour mûrir notre choix, et qu’on finissait par opter pour « Mousseline de foies de volaille » en entrée et « Bavette, cèpes à la crème et brisures de marrons dans leur jus de porto » en plat principal. Les plats arrivent et bit !, « Velouté de harengs » en entrée et « Beignets de merguez dans leur lac de sauce barbecue » en plat principal. On râle auprès du serveur, on déclare que c’est un scandale, qu’on n’a jamais commandé ça et qu’on réclame d’être remboursés ! Et le serveur, un sourire chafouin au coin de la bouche, nous répond, imperturbable : « Je suis malheureusement dans l’impossibilité de faire quoique ce soit pour vous. Il fallait mieux choisir, Monsieur. Tâchez de faire plus attention la prochaine fois. Je vous souhaite un agréable retour chez vous. »

Tout ceci pourrait disparaître si nous avions un contrôle sur les élus. Si une menace de destitution pesait au-dessus de leurs têtes, par exemple. A tout moment, et notamment dans le cas où l’action politique de l’élu serait trop diamétralement opposée à ses engagements, la population aurait le pouvoir de s’autosaisir, de convoquer un référendum révocatoire et de voter pour une fin prématurée de son mandat ou pas. Si plus de 50% des votants choisissent de mettre fin à son mandat, il est destitué et de nouvelles élections se mettent en place. Cela ferait assurément cogiter les élus, au moment de torpiller leurs promesses de campagne.

Cela permettrait aux citoyens de se sentir concernés par la politique, de s’y intéresser et de s’y engager, intellectuellement du moins. Leurs opinions pourraient s’exprimer de manière continue, pas seulement lors des rares fenêtres de tir qui leurs sont accordées au moment des élections. Et ils goûteront certainement au sentiment de pouvoir faire une différence sur le cours des choses. Il est quand même assez ubuesque de n’être appelés qu’une fois tous les ans ou cinq ans à s’exprimer, et de se dire en démocratie. Dernière analogie alimentaire, promis, mais pouvons nous nous considérer comme végétariens, si une fois tous les ans ou cinq ans nous décidons de ne pas manger de viande pendant une journée ou un mois entier ?

Le choix de l’identité de nos gouvernants ne devrait pas être l’alpha et l’oméga de nos systèmes politiques. La seule existence de ce droit ne permet pas de définir la démocratie. Sans contrôle institutionnel de nos dirigeants tout au long de leur mandat, leur élection n’est rien d’autre qu’un blanc-seing que nous leur offrons. Un chèque en blanc. Car au fond, nous votons pour les idées qu’incarnent les personnalités politiques. Peu importe la personne, c’est la politique qu’elle applique qui compte, c’est elle qui va influencer notre vie. Avoir le choix de la personne mais n’avoir aucun contrôle sur la politique mise en œuvre n’a aucun sens.

Au matin du siècle dernier, le philosophe Alain écrivait :

« Ce qui importe en démocratie, ce n’est pas l’origine populaire du pouvoir, c’est le contrôle continu et efficace que les gouvernés exercent sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans, ni tous les ans, mais tous les jours. »

Nous sommes en délégatie

Allez, j’espère que tu as réussi à résister aux multiples dodelinements de ta tête, petit lecteur. Rassure-toi, la fin approche.

La « démocratie représentative » ressemble férocement à un oxymore. C’est un peu comme le « plein vidé », la « liberté asservie », la « souveraineté abandonnée »... La soi-disant représentation de la volonté populaire par les élus n’est rien d’autre qu’un stratagème qui nous dépossède de notre pouvoir de décision, nous condamnant à l’impossibilité d’avoir une réelle influence sur le cours des choses.

Selon les mots de Jean-Jacques Rousseau :

« La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté générale ne se représente point. »

Notre système politique n’a de démocratique que le nom. Nous sommes en réalité dans un système délégatif, au sein duquel nous transférons notre pouvoir à des dirigeants, sans conditions. A chaque fois, nous croisons les doigts pour que ceux-là soient de bonne foi et que cette fois-ci, ils ne trahiront pas la volonté de la majorité qui les a élus. Pas de bol, ça rate à tous les coups. Et on se retrouve marrons, jusqu’à la nouvelle étincelle d’espoir qu’allumera la prochaine élection.

Ce système de « délégatie » se vêtit du flambant costume de la démocratie, car ce mot seul a un colossal pouvoir de paralysie des esprits, puisqu’on se représente la démocratie comme le système idéal et indépassable, le pendant parfait de la dictature, la lumière par opposition à l’ombre.

Le mythe démocratique est un cadenas puissant qui verrouille toute soif de changement en profondeur. En falsifiant la dénomination de la nature réelle de notre système et en l’enjolivant d’un mot pur, il captive la volonté même de faire le diagnostic de notre système politique. La présence dans l’imaginaire collectif de l’illusion selon laquelle nous sommes en démocratie est gravée au fond de nos cervelles. Alimenté tous les jours par la sphère politico-médiatique, ce charme joue le rôle de dernière couche de confiance dans l’esprit des citoyens. Profond et difficile à ébranler, il est l’ultime soupape de sécurité protégeant la caste dominante d’une volonté de renversement radical de la logique de répartition du pouvoir politique.

« Au moins, on est en démocratie... »

Mathias

Sources :

« Sur l’organisation du pouvoir législatif et la sanction royale », in Les Orateurs de la Révolution française. Les Constituants, Tome I, Paris, Gallimard, 1989, p. 1025 et 1027.

Publications universitaires, « Démocratie : histoire d’un malentendu » [archive], 3 novembre 2013 (consulté le 15 décembre 2016)

Propos sur le pouvoir, Alain

Du Contrat social, Jean-Jacques Rousseau

»» https://limmediatblog.wordpress.com/2017/07/10/democratie-des-mots-par-la/
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