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Dmitry Rybolovlev et l’effet boomerang

Dmitri Rybolovlev, oligarque russe et patron de l’AS Monaco devrait méditer cette pensée de Saint-Paul : « Le monde serait meilleur si vous l’étiez ».

La loi du retour

Tout le monde connait le principe du boomerang, on le lance et il nous revient toujours. C’est une belle démonstration de ce qu’on appelle : « la loi du retour ». Une loi que le patron de l’AS Monaco vient de prendre en pleine figure. La presse titre et se questionne : « Rybolovlev escroqué ? »

Lorsque l’on cherche à connaître l’histoire de cet oligarque russe, la manière dont il a fait fortune et la manière dont il tente de truander son ex épouse depuis plus de sept ans, on ne s’interroge plus : on sourit et médite sur l’effet boomerang.

L’effet boomerang est aussi utilisé en économie pour décrire un effet de levier négatif ! En psychologie, cette expression décrit une tentative de persuasion qui a l’effet inverse de celui attendu !

Rybolovlev : victime ou bourreau ?

Ainsi donc le sieur Rybolovlev se serait fait escroqué. Dans une histoire de tableaux de maîtres dont il dit être le propriétaire, il aurait été victime d’une : « possible fraude et d’une manipulation sur les prix du marché de l’art ». Mais l’affaire est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. A qui appartiennent ces toiles ?

Depuis 2008, date à laquelle, son épouse Elena a demandé le divorce à Genève et réclamé à son mari la moitié de leur fortune, soit la modique somme de 4 milliards de dollars, le patron de l’AS Monaco n’a cessé de soustraire son patrimoine au regard des juges suisses, pour extorquer sa femme de la part qu’elle revendique.

Par exemple, le milliardaire, qui au passage ne connaît rien à l’art mais achète beaucoup de peintures de grands artistes comme Gaugin, Matisse ou Picasso, a, en 2010, entreposé douze toiles de maîtres dans le port franc de Singapour pour que la justice helvétique ne mette pas la main dessus.

Pour planquer son magot, il utilise toutes les ficelles de la finance mondialisée, il crée des sociétés écrans qu’il baptise de noms d’oiseaux, il se couvre derrière des trusts chypriotes etc. Les tableaux qu’il revendique à Monaco et qui sont l’objet de son courroux n’existent pas pour les juges de Genève ! Loi du retour, effet boomerang, effet de levier négatif ou effet inverse de celui attendu...

Les manquements moraux de Dmitri Rybolovlev

Ainsi donc le sieur Rybolovlev a osé déposer une plainte en bonne et due forme... pour fraude ! « Il ne faut jamais faire aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse... » Cet adage désigne un principe moral, appelé aussi éthique de réciprocité, il est énoncé dans toutes les sociétés humaines et les toutes les grandes religions du monde. Vous avez parlé : « d’éthique, de morale, de principe » ?! Traduit en russe : « etika, nravy, printsip ».

Le tsar du potassium a-t-il oublié la manière dont il a fait fortune ? Faut-il lui rafraichir la mémoire et lui rappeler que, les toiles de maîtres dont il se targue d’être l’heureux propriétaire ici et pas là-bas, le yacht et les demeures somptueuses certes, mais aussi parfois délirantes de mauvais gout, qu’il détient partout à travers le monde, il ne les a gagnés ni par son talent, ni par sa force de travail ? Il a été de tous les mauvais coups.

Rybolovlev a profité de l’effondrement de l’URSS, comme tous les oligarques, pour racheter pour le prix d’une poignée de sable, des mines de potassium. A cette époque, au début des années 1990, ceux qui réussissaient à mettre la main sur les joyaux de l’Etat russe, n’étaient ni les plus intelligents ni les plus malins. Pour réussir, il fallait seulement être sans éthique, sans morale, sans principe, et s’allier avec les criminels, les mafieux, les corrompus, c’était en ces temps là, sous la Présidence de Boris Elstine, la seule règle d’or.

Dmitri Rybolovlev a été condamné et incarcéré pour le meurtre d’un concurrent... puis blanchi, faute de preuves suffisantes. A cause de la gestion calamiteuse de son entreprise, il est directement responsable d’un accident écologique qui a ruiné la région de l’Oural et déplacé des milliers de familles, etc. etc.

Monsieur Rybolovlev, le monde ne serait-il pas meilleur, si vous l’étiez ?...

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