RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


G8 : Tartuferie !

Le G8 qui se réunissait pour deux jours (hier et aujourd’hui) à Lough Erne en Irlande du Nord - outre le conflit syrien sur lequel les grandes puissances économiques mondiales semblent irréconciliables - étudiera en particulier la persistance de la crise économique qui frappe de plein fouet l’Occident et singulièrement le fléau qui lui est adjacent, les « paradis fiscaux ». Evidemment, il ne sera question ni de remise en cause d’un système financier et monétaire international obsolète - qui a largement montré ses limites - et encore moins de la manière de mieux distribuer les richesses de la Terre entre ses populations. Ce sont donc ceux-là qui ont mis à genoux l’économie mondiale qui, loin d’admettre leurs erreurs, continuent, avec la même constance, à faire payer leurs propres égarements aux pays en développement. Il est en effet estimé, qu’annuellement, ce sont quelque 125 milliards d’euros (155 milliards de dollars) de recettes fiscales qui échappent aux pays pauvres. L’exemple de la Grèce, surendettée, est édifiant puisque ce pays, qui est plongé dans une grave crise financière, n’est en fait qu’un iceberg dans l’océan du mensonge occidental quant à la réalité du dysfonctionnement du système financier international qui est paradoxalement aujourd’hui l’instrument de domination de l’Occident. La crise des subprimes de l’été 2008 aux Etats-Unis et les multiples faillites des banques privées américaines et européennes ont mis à nu les incohérences et limites du système monétaire international issu des accords de Bretton Woods de 1944. Un système qui n’est plus adapté au monde d’aujourd’hui.

D’autant moins adapté que l’on feint de découvrir l’existence de paradis fiscaux - qui ont fait des ravages dans l’économie mondiale et particulièrement dans celle des pays en développement - qui sont d’abord le fait de ceux qui dirigent au plan politique, économique et financier - notamment - les banques, les multinationales, les pays et les Etats. Ce sont eux qui « planquent » cet argent, souvent soustrait aux communautés nationales, dans ces paradis pour riches, dont l’expression anglaise tax haven (refuge fiscal) exprime bien la notion de « fuite » qu’elle sous-tend. Le G8 va ainsi évoquer ce problème mais sans doute pas sous l’angle d’y mettre un terme par une révision opportune du fonctionnement du système financier et monétaire actuel. Ce serait trop demander. Or, les crises répétitives dudit système, outre d’être le fait des pays riches, auraient dû alerter quant à la caducité d’une doctrine qui ne répond plus aux besoins de gouvernance financière mondiale. Il y a le cas de la Grèce - le plus médiatisé et pour cause -, mais il n’y a pas que la Grèce et, nombreux sont aujourd’hui les pays menacés de banqueroute en guise de sanction du système en question. Tous les pays occidentaux - y compris les Etats-Unis - vivent au-dessus de leurs moyens. La crise qui met les grandes puissances économiques et les institutions financières internationales dans tout leur état, jette une lumière crue sur des États gangrenés par la corruption, les passe-droits, le vol organisé (le service de la dette du FMI) et bien entendu ces fameux « paradis fiscaux ». Ces derniers restent une retombée directe du dysfonctionnement des finances mondiales. D’autre part, la crise économique - qui frappe notamment le Vieux Continent - a aussi mis à nu l’hypocrisie des uns, l’équivoque des autres. Cela pour dire qu’il y a des pays qui n’ont vraiment pas de leçons à donner. En fait, la grande finance internationale est un monde totalement corrompu, comme l’ont clairement montré les scandales des subprimes qui ont emporté dans leur sillage des dizaines de grandes banques aux Etats-Unis et en Union européenne. Que dire des agences de notation, dont la fiabilité a été grandement mise en doute puisque sujettes à caution. Effectivement, c’est l’ensemble du système qui gère les finances mondiales qui n’est plus fiable et doit être aujourd’hui remis en cause. On aurait pu s’attendre à ce que les grandes puissances en viennent à penser à réformer un système sclérosé, devenu un handicap pour l’économie mondiale. Or, les Etats-Unis - qui sont les premiers à tirer profit de ce système fait à leur mesure et fonctionnant autour du dollar américain - et les grands argentiers des grandes puissances financières refusent d’en entendre parler. Et ce n’est certes pas en Irlande du Nord que l’on va enfin discuter d’un système financier désormais altéré. D’où l’avenir et le devenir de la doctrine libérale.

N. KRIM

»» http://www.lexpressiondz.com/edito/175999-tartuferie.html
URL de cet article 21031
   
Communication aux lecteurs
JULIAN ASSANGE : Le documentaire "Hacking Justice" à Paris

Le 17 novembre à 20h
au cinéma Espace St Michel
7 Pl St Michel, Paris 75005

Les Amis du Monde Diplo & Les Mutins de Pangée organisent une projection du film "Hacking Justice Julian Assange" de Clara Lopez Rubio et Juan Pancorbo suivie d’un débat avec la réalisatrice.

Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary
Guy HOCQUENGHEM
Préface de Serge Halimi : Avant de mourir, à 41 ans, Guy Hocquenghem a tiré un coup de pistolet dans la messe des reniements. Il fut un des premiers à nous signifier que, derrière la reptation des « repentis » socialistes et gauchistes vers le sommet de la pyramide, il n’y avait pas méprise, mais accomplissement, qu’un exercice prolongé du pouvoir les avait révélés davantage qu’il les avait trahis. On sait désormais de quel prix - chômage, restructurations sauvages, argent fou, dithyrambe des patrons - (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« (...) on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot. »

Karl Marx, Friedrich Engels
Manifeste du Parti Communiste (1848)

Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
69 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
122 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.