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Elle avait hébergé Abane, Ben M'hidi et Krim

HOMMAGE À LA MOUDJAHIDA EVELINE LAVALETTE

Une militante qui a donné sa vie pour l’Algérie

La moudjahida Eveline Safir-Lavalette est décédée à Médéa à l’âge de 87 ans. Elle a été étroitement liée à la naissance de la presse libre algérienne pendant la guerre de Libération.

Née à Alger, issue d’une famille de Français d’Algérie de la troisième génération, Eveline Lavalette a adhéré très tôt à l’Association de la jeunesse algérienne pour l’action sociale (Ajaas) composée de musulmans, de chrétiens, de juifs et de laïcs. Ses activités associatives lui font découvrir le drame profond de la condition humaine au sein des populations rurales algériennes par rapport à la population européenne. Choquée par ces découvertes, elle va se rapprocher des milieux nationalistes et en 1955 elle rejoint les rangs du FLN.

Elle participe à la conception et à l’impression d’une revue clandestine qui dénonçait les injustices du colonialisme. Mais elle ne s’arrête pas là et décide de réclamer plus d’action. C’est ainsi que le FLN l’enrôle comme agent de liaison.

Dans son livre Juste Algérienne, paru chez Barzakh, elle raconte comment elle a commencé par distribuer des tracts du Front avant de passer à des missions plus périlleuses, comportant le transport de matériel et d’armes.

Eveline Lavalette a participé aux côtés de Claudine Chaulet, Nassima Hablal et Izza Bouzekri à la frappe sur sa machine à écrire et à l’impression du premier journal clandestin, l’organe du FLN, El Moudjahid. Elle a permis, grâce à ses contacts avec les Abbès, Declercq et Scotto, de cacher dans une église puis dans un presbytère, la ronéo qui avait servi au tirage des premiers numéros. Elle a également tapé pour l’organisation le document final du congrès de la Soummam ainsi que l’appel à la grève des étudiants de février 1956. C’est également elle qui a tapé la lettre que Ahmed Zabana avait adressée à ses parents avant d’être exécuté en juin 1956.

Entre 1955 et 1956, elle a hébergé des leaders aussi importants que Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi, Krim Belkacem ou encore Ouamrane.

Elle finit par être arrêtée le 13 novembre 1956 par la police française puis torturée avant d’être transférée dans les prisons d’Oran, d’Or léansville (Chlef aujourd’hui), puis de Maison Carrée (El Harrach).

À l’indépendance de l’Algérie, elle est élue à l’Assemblée constituante puis à la première Assemblée nationale en 1964, où elle participa à l’étude et la mise du système éducatif. En 1967, elle épouse notre collègue, le journaliste Abdelkader Safir, l’un des éminents pères du journalisme algérien. Elle occupera à partir de 1968, jusqu’à sa retraite, diverses fonctions au ministère du Travail et dans l’administration locale.

Eveline Lavalette a émis le voeu d’être enterrée aux côtés de deux compagnons de lutte et grandes figures de la résistance algérienne : Pierre Chaulet et Henri Maillot. Samedi 26 avril 2014, elle les a rejoints dans l’éternité de la mémoire collective algérienne.

Il ne sera pas dit que l’Algérie moderne puisse oublier ses enfants morts pour notre liberté et notre dignité.

Ahmed BEDJAOUI

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« Citoyens,

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Le Comité Central de la Garde Nationale »

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris, 25 mars 1871.


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