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Iran : Des signes de guerre ? par David Lindorff - The Nation.


Diffusion autorisée et même encouragée, sous réserve de reproduction honnête et véritable, non commerciale, et de mention des sources en anglais et en français, ansi que des auteurs et traducteurs.







The Nation, 21 septembre 2006.


Alors que l’on nous rapporte que la Maison Blanche est divisée entre partisans et détracteurs acharnés d’une éventuelle intervention militaire contre l’Iran et ses installations nucléaires, The Nation a appris que l’administration Bush et le Pentagone ont ordonné le déploiement d’un important groupe aéronaval de bâtiments de guerre, dont le porte-avions nucléaire Eisenhower accompagné d’une escorte de croiseurs, de destroyers, de frégates, de sous-marins et d’un navire de soutien logistique, à destination du Golfe Persique au large de la côte occidentale de l’Iran. Cet ordre fait suite à un article du dernier numéro de Time, figurant à la fois dans les versions papier et en ligne de ce magazine, où l’on apprend qu’un groupe de navires capables de miner les ports ont reçu ordre de se tenir prêts à partir pour le Golfe Persique dès le 1er octobre.

Selon l’article qui fait la couverture du magazine, « Quelle allure pourrait prendre cette guerre ? », le déploiement avéré des dragueurs de mines et la demande de modification d’anciens plans de minage des ports iraniens émanant du chef des opérations navales « semble indiquer qu’une éventualité, déjà été énormément débattue mais jusqu’à présent restée surtout théorique, s’est concrétisée : les États-Unis pourraient bien se préparer à une guerre contre l’Iran. »

Selon le Lieutenant Mike Kafka, porte-parole du QG de la Deuxième Flotte basé à Norfolk en Virginie, le Groupe aéronaval Eisenhower, bardé de missiles de croisière Tomahawk, a reçu l’ordre de quitter les États-Unis incessamment. D’autres sources autorisées du bureau des affaires publiques du ministère de la Marine du Pentagone ont confirmé que cette armada doit arriver au large des côtes iraniennes aux environs du 21 octobre.

Ces dernières années, l’Eisenhower était resté en cale sèche à la Base Navale de Norfolk pour réfection, et recharge de son réacteur nucléaire ; il n’était pas prévu qu’il soit envoyé vers un nouveau stationnement avant au moins un mois après la recharge du réacteur, ni même probablement avant le printemps prochain. Les familles, avant que ces nouveaux ordres ne soient donnés, avaient rejoint leurs conjoints et parents de la Marine sur place en Virginie et pensaient être en mesure d’y rester pendant encore un certain temps. Ce sont plusieurs officiers des navires concernés qui ont vendu la mèche de l’envoi prématuré du groupe aéronaval « Ike Strike » dans le Golfe : furieux, ils ont alerté des opposants à la guerre comme l’ancien colonel de l’Armée de l’Air Sam Gardiner, se plaignant de ce qu’on les envoyait attaquer l’Iran sans que le Congrès ne l’ait décidé.

«  Ce qui se passe est extrêmement grave, » dit Ray McGovern, un ancien de la CIA spécialiste de la mesure des risques qui a été parmi les premiers à être mis au courant des ordres soudains de déploiement dont se sont plaints les officiers de la Marine. McGovern, qui a travaillé pour l’Agence pendant 27 ans, en a démissionné en 2002 pour protester contre ce qu’il a dénoncé comme des pressions de l’administration Bush qui demandait aux services secrets d’exagérer le danger présenté par l’Irak. Il a formé, avec d’autres collègues critiques de Washington, une association nommée Vétérans du Renseignement pour la Raison (Veteran Intelligence Professionals for Sanity).

Le Colonel Gardiner, qui a enseigné la stratégie militaire au National War College, affirme que le déploiement du porte-avions pour le 21 octobre, date à laquelle est prévue son arrivée dans le Golfe, constitue « une preuve essentielle » qu’une guerre est en préparation. « Je sais que certaines forces navales ont déjà reçu des "ordres de préparation" (OP) au déploiement, spécifiant qu’elles devront être prêtes à partir du 1er octobre. Étant donné qu’il faut une vingtaine de jours pour acheminer la flotte vers le Golfe, il semblerait que l’on puisse situer la date » d’une éventuelle attaque de ’lIran « aux alentours du 21 octobre, » dit-il . (Un OP signifie que tous les équipages doivent se tenir à leur poste, et que les navires et les avions doivent être prêts au départ à une date donnée, censément le 1er octobre en l’occurrence.) Gardiner note : « une fois qu’un OP est donné, on n’en reste pas indéfiniment au stade de la préparation. C’est un ordre d’une extrême gravité, qui n’est pas donné dans le cadre de simples exercices. » L’article du Time soulignait également ce point. ( Lire ci dessous )

Mais que trame donc la Maison Blanche ?

Lundi 18, au cours de la séance d’ouverture, le président Bush s’est adressé à l’Assemblée Générale des Nations Unies et, tout en évitant soigneusement de se trouver physiquement en présence de Mahmoud Ahmadinejad, qui s’est lui aussi adressé à l’Assemblée, il a fait passer un message ambivalent. Bush a annoncé au « peuple iranien » que « [lui-même et son équipe travaillaient] à une résolution diplomatique de cette crise » et qu’il avait hâte de « voir arriver le jour où [le peuple iranien] pourrait jouir de la liberté. » Cependant il a accusé les dirigeants iraniens d’employer les ressources de leur pays pour « financer le terrorisme, favoriser l’extrémisme et chercher à se doter d’armes atomiques. » Vu que le président Bush affirme que son pays est « en guerre globale contre le terrorisme » et qu’il est le chef suprême de cette « guerre », il faut interpréter le rapprochement ostensible qu’il établit entre gouvernement iranien et terrorisme comme une tentative délibérée d’affirmer son droit à poursuivre sa lutte en Iran. Bush a soutenu à maintes reprises que la Résolution sur l’autorisation de l’usage de la force votée par le Congrès en 2001 avant l’invasion de l’Afghanistan lui donnait également le droit de mener une « guerre » sans fin « contre le terrorisme ».

Tandis que Bush proférait ses menaces à peine voilées aux Nations Unies, son ancien ministre des Affaires étrangères, Colin Powell, violemment opposé à toute attaque unilatérale de l’Iran par les États-Unis, se trouvait à Norfolk non loin de l’Eisenhower, plaidant pour que l’on continue à privilégier la diplomatie pour résoudre la question nucléaire iranienne, ce qui est en soi une preuve manifeste que la division
règne au sujet de cette guerre éventuelle, et qu’il se pourrait bien que ce soit les bellicistes qui l’emportent.

«  Je pense que la méthode a été choisie : les sites nucléaires iraniens vont être bombardés, » dit Gardiner. « C’est une très mauvaise idée, qui va à l’encontre de la loi des États-Unis et aussi de la loi internationale, mais je crois qu’ils ont décidé de le faire. » Gardiner pense que bien que les États-Unis aient la capacité de frapper ces installations avec leurs missiles de croisière, « les Iraniens disposent d’un plus large éventail de possibilités que nous : ils peuvent mobiliser le Hezbollah, organiser des émeutes dans tout le monde islamique, y compris au Pakistan ce qui aurait pour effet de faire tomber le gouvernement Musharraf et de mettre les armes atomiques de ce pays entre les mains des terroristes, ils peuvent inciter les milices chiites à attaquer les Américains en Irak, ils peuvent faire sauter les pipelines et fermer le Golfe Persique. » La plupart des principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient ont de très importantes populations chiites, ce qui pose depuis longtemps problème à leurs dirigeants sunnites et à Washington, à cause des liens parfois étroits qui unissent ces populations aux dirigeants religieux iraniens.

Bien entendu, Gardiner envisage que les récentes manoeuvres maritimes et autres signes de préparation militaire puissent simplement être un bluff, destiné à faire étalage de fermeté dans les négociations concernant le programme nucléaire iranien. Mais, compte tenu du fait que la côte iranienne est, paraît-il, armée jusqu’aux dents, équipée de missiles anti-navires chinois Silkworm, et peut-être même d’armes anti-navires russes encore plus modernes, contre laquelle la Marine des États-Unis dispose de peu de moyens fiables de défense, il semble peu probable que la Marine risque des équipements aussi précieux que des porte-avions et des croiseurs dans une telle tactique. D’ailleurs, on ne peut pas dire que Bush se soit avéré jusqu’à présent un spécialiste du bluff.

Les commentateurs et analystes de toutes tendances prêtent une attention particulière au fait que Bush parle de dialogue ; beaucoup pensent que c’est là le signe d’une reculade. A droite, David Frum écrivait le 20 septembre dans son journal en ligne National Review que le fait que l’administration Bush n’ait pas tenté de faire passer une résolution onusienne de soutien à une intervention militaire, ainsi que certaines rumeurs de « négociations discrètissimes » lui faisaient croire à un arrangement diplomatique et non à une attaque unilatérale. Au centre, Glenn Kessler du Washington Post tire du discours de Bush aux Nations Unies la conclusion que « la guerre n’est plus une option envisageable » en Iran.

Même à gauche, où l’on accorde extrêmement peu de confiance à la capacité de l’administration Bush à avoir un jugement sain, l’éventualité d’une attaque laisse sceptiques des commentateurs tels Noam Chomsky et le journaliste de Nation Robert Dreyfuss. Cela fait longtemps que Chomsky affirme que les dirigeants de Washington ne sont pas fous, et ne prendraient pas une telle décision - quoique récemment il se soit avéré moins optimiste à propos de la santé mentale du gouvernement et ait envisagé que les fuites de plans militaires puissent être le résultat d’une tentative de la part des huiles de l’armée (qui sont quasiment tous opposés à un élargissement de la guerre au Moyen-Orient) pour provoquer un mouvement d’opposition qui empêcherait Bush et Cheney le va-t-en-guerre d’entreprendre une telle action. De son côté, Dreyfuss, dans un article du journal internet TomPaine.com, prêtait une attention particulière à l’accent que Bush a mis sur la diplomatie dans son discours, négligeant ses menaces, et en concluait que « les réalistes l’avaient finalement emporté » et qu’il n’y aura pas d’attaque de l’Iran.

Mais il se peut que tous ces gens qui ne croient pas à la guerre fassent preuve d’un optimisme délirant. Il convient après tout de se rappeler qu’alors même qu’il était déterminé à envahir l’Irak, Bush continuait de parler de solution diplomatique, et la situation actuelle ressemble de plus en plus à un Irak, le Retour, hollywoodien. D’après Gardiner et d’autres sources les États-Unis auraient déjà des forces spéciales sur le terrain en Iran et les déploiements navals actuels semblent mal augurer de l’avenir.

Voici la réaction du député américain Maurice Hinchey, un des plus féroces critiques démocrate de la guerre en Irak, lorsqu’il a eu connaissance des OP de la Marine et du déploiement de la totalité du groupe aéronaval Eisenhower : « cela fait déjà un moment que l’on se livre à des spéculations concernant une éventuelle attaque de l’Iran avant le 7 novembre et qui aurait pour but d’exacerber l’atmosphère de peur entretenue par le gouvernement depuis cinq ou six ans. Mais ce serait une grave erreur que d’attaquer l’Iran, pour le Moyen-Orient comme pour les États-Unis. Cela ne ferait qu’aggraver l’hostilité et la peur que les peuples éprouvent envers notre pays. J’espère que cette administration n’est pas stupide et irresponsable à ce point. » Il a ajouté : « Les cadres de l’armée trouvent que l’on exige déjà trop des militaires ».

J’ai demandé à la Maison Blanche des commentaires sur d’éventuels projets de guerre contre l’Iran et sur l’OP du groupe aéronaval Eisenhower : le bureau de presse du Conseil National de Sécurité n’a pas jugé bon de donner suite à mes appels téléphoniques.

McGovern, lors d’une manifestation intitulée Camp Democracy qui s’est déroulée sur le Cours National de Washington le 17 septembre, a fait part aux militants contre la guerre d’Irak de son inquiétude face au déploiement du groupe de frappe aéronaval : « Il nous reste environ sept semaines pour tenter d’empêcher cette nouvelle guerre. »

Un autre facteur semble indiquer que l’Eisenhower est envoyé vers le Golfe dans le cadre d’un rassemblement de forces : le porte-avions Enterprise, actuellement stationné dans la mer d’Oman, et qui servait de base aux bombardiers partis pilonner les Talibans en Afghanistan, se trouve normalement à la fin de sa mission de six mois ; cependant il reste sur place au lieu de rejoindre les États-Unis. Il ne s’agit pas d’une simple rotation, la preuve en étant que la réfection et l’envoi de l’Eisenhower ont été avancés d’au moins un mois. Un résumé des activités de l’Enterprise publié sur le site officiel de la Marine américaine parlait du rôle que ce bâtiment joue actuellement dans le conflit afghan, et ne faisait pas mention de projets de retour. La Marine décline tout commentaire relatif aux projets pour ce bâtiment.

Jim Webb, ministre de la Marine de l’administration Reagan et actuellement candidat démocrate au Sénat pour la Virginie, a émis quelques réserves à propos du déploiement de ce porte-avions, déclarant : « N’oubliez pas qu’il s’opère une rotation permanente des porte-avions dans cette région. » Il a néanmoins ajouté : « Selon moi, il ne faudrait pas que l’on choisisse de faire intervenir l’armée en l’Iran en l’absence d’un nouveau vote du Congrès. A mon avis, l’autorisation de l’usage de la force votée par le Congrès en 2002 pour l’Irak ne devrait pas s’étendre à l’Iran. »

David Lindorff


- Source : The Nation
www.thenation.com/doc/20061009/lindorff

- Traduction : Catherine-Françoise Karaguézian




Un colonel en retraite déclare : « à l’heure qu’il est, nous sommes en train de mener des opérations militaires en Iran. Il y a des signes qui ne trompent pas. »



Think Progress, 18 septembre 2006


Le colonel de l’US Air Force en retraite Sam Gardiner vient de déclarer sur CNN : « A l’heure qu’il est, nous sommes en train de mener des opérations militaires en Iran. Il y a des signes qui ne trompent pas. »

Gardiner, qui a enseigné au National War College de l’armée américaine, avait déjà laissé entendre auparavant que l’armée des États-Unis était déjà présente sur le terrain en Iran. Aujourd’hui, il apporte quelques précisions supplémentaires :

1) des représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, récemment appelés à témoigner par la Commission des Menaces Émergentes de la Chambre des Représentants américaine qui leur demandait si des troupes américaines se trouvaient en Iran, ont omis de se présenter à l’audience.

2) « nous avons appris aujourd’hui dans le magazine Time que des forces de la Marine ont reçu ordre de se préparer au déploiement. Il s’agit là d’une évolution majeure. »

3) « ce projet a été transmis à la Maison Blanche. Ce n’est pas la procédure ordinaire. Lorsque les projets arrivent jusqu’à la Maison Blanche, c’est le signe d’une progression. »



- Source + vidéo : Think Progress
http://thinkprogress.org/2006/09/18/gardiner-iran

- Traduction : Catherine-Françoise Karaguézian
www.egueule.com pour Le Grand Soir www.legrandsoir.info

- Diffusion autorisée et même encouragée, sous réserve de reproduction honnête et véritable, non commerciale, et de mention des sources en anglais et en français, ansi que des auteurs et traducteurs.



Pourquoi Bush choisira la Guerre contre l’Iran, par Ray Close.


Des « renseignements » sont exigés des agences d’espionnage américaines pour justifier une guerre contre l’Iran, par Bill Van Auken

Les intérêts de Washington dans la guerre d’Israel, par Seymour M. Hersh.


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