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Revolucionarios : "On ne nait pas révolutionnaire... on le devient."

Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ». Durée 57 Min – Version VOSTFR. Ce film, le premier d'une série, c'est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d'une manière ou d'une autre. Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l'insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun tentait d'agir durant les évènements. Puis, pour finir, une occasion de prendre du recul sur cette période et sur plus de cinquante années de socialisme cubain. Autant d'éléments pour mieux saisir la réalité d'un pays souvent décrié, pour mieux comprendre un peuple et son action. Merci encore à toute celles et ceux qui ont participé à l'aboutissement de ce projet. Bon visionnage. Pour l'Art'Mur prod Vincent Delbalat Réalisateur Nous sommes à l'ère de l’information en continue. Du fait divers (...) Lire la suite »
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Bien sûr de nombreuses critiques sur ce gouvernement peuvent être formulées...

Grèce : l’épreuve de la constitution du gouvernement réussie par Syriza

Ephemeron

Alexis Tsipras a agi très rapidement pour donner les signes du changement. Premier chef de gouvernement dans l’histoire de la Grèce à refuser de jurer sur la Bible et devant un pope, il a effectué une visite symbolique dans la foulée de sa prise de fonction. Il a ainsi déposé une gerbe de fleurs dans le quartier athénien de Kessariani sur le monument aux 200 héros communistes de la Résistance exécutés par les nazis le 1er mai 1940.

Ce geste se veut symbole de la continuité historique entre les nombreuses générations qui se sont battues au péril de leur vie à travers les décennies – contre la barbarie, pour la démocratie, la justice sociale et l’indépendance nationale – et le nouveau gouvernement. C’est aussi un message aux néonazis de l’Aube dorée qui seront présents de nouveau au Parlement. Enfin, c’est un rappel à l’Allemagne concernant sa dette historique envers la Grèce. L’alliance avec les Grecs indépendants Conscient que le moindre vide de pouvoir pourrait avoir des conséquences imprévisibles, Tsipras a réussi à composer une majorité parlementaire avec le petit parti des Grecs indépendants. Bien sûr il s’agit là d’un choix qui pose problème, comme l’écrit justement Stathis Kouvelakis, membre de l’aile gauche de Syriza. Mais les Grecs indépendants ne sont pas un parti xénophobe comme on a pu le lire ici et là. C’est une formation conservatrice sur le plan sociétal, proche de l’Eglise orthodoxe et patriote à la limite du nationalisme. (...) Lire la suite »

Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad

Foreign Affairs Magazine

Syrie. « La guerre civile oppose l’armée du régime à des milices rebelles qui sont, en majorité, islamistes ». C’est un grand reporter du Figaro qui le dit (voir ici : http://www.legrandsoir.info/que-reste-t-il-de-l-occident.html).

Et comme notre credo est de "donner à lire" à un lectorat averti, nous le faisons ici, sans peur et sans reproche.
LGS

Lundi 26 janvier 2015 [Texte intégral] Le 20 janvier 2015, à Damas, le Président syrien Bachar al-Assad a accordé une entrevue à M. Jonathan Tepperman, Rédacteur en chef du Foreign Affairs Magazine. Voici le texte intégral publié simultanément le lundi 26 janvier 2015, en anglais et en arabe, par le magazine newyorkais, le site de la Présidence syrienne et l’Agence Arabe Syrienne d’Information SANA. Nous l’avons traduit à partir de la version anglaise. [NdT]. 1. J’aimerais commencer par vous interroger sur la guerre. Elle dure depuis près de quatre années et vous en connaissez les statistiques : selon l’ONU, plus de deux cent mille personnes tuées, un million de blessés et plus de trois millions de Syriens ayant fui le pays. Vos forces ont aussi subi de lourdes pertes. La guerre ne peut durer éternellement. Comment en voyez-vous la fin ? Partout dans monde, toutes les guerres se sont toujours soldées par une solution politique parce que la guerre, en elle-même, n’est pas la solution. La guerre est (...) Lire la suite »

Intervention de Raul Castro, au IIIème sommet de la CELAC, San José, Costa Rica - 28/01/2015

Raul CASTRO
INTERVENTION DE M. RAÚL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ÉTAT ET DU CONSEIL DES MINISTRES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU TROISIÈME SOMMET DE LA COMMUNAUTÉ DES ÉTATS LATINO-AMÉRICAINS ET CARIBÉENS, TENU À SAN JOSÉ DU COSTA RICA, le 28 janvier 2015. Cher président Luis Guillermo Solís ; Chers chefs d’État ou de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes ; Chers chefs de délégations et invités qui nous accompagnez, Notre Amérique, qui s’est engagée dans une époque nouvelle, a, depuis la création de la Communauté des États latino-américains et caribéens, progressé vers ses objectifs : indépendance, souveraineté sur les ressources naturelles, intégration, mise en place d’un nouvel ordre mondial, justice sociale et démocratie du peuple, par le peuple et pour le peuple. L’attachement à la justice et au droit des peuples est supérieur à celui de n’importe quelle autre période historique. Ensemble, nous sommes la troisième économie mondiale, nous possédons les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole, la plus grande (...) Lire la suite »

Johann Chapoutot. La loi du sang – Penser et agir en nazi

Bernard GENSANE
Il y a une vingtaine d’années, m’est tombée sous les yeux une longue étude sur les Einsatzgruppen, ces groupes d’intervention composés surtout de SS, chargés de l’assassinat de populations civiles, principalement juives, dans l’Europe centrale et de l’Est. On sait que ces supplétifs se comportèrent avec une férocité inouïe au point de susciter un vrai malaise dans la Wehrmacht. Ce que l’on sait moins (et que je découvris lors de cette lecture), c’est qu’à l’image d’un des principaux responsables de ces tueurs, Otto Ohlendorf, assistant d’un professeur de droit public, les commandants de ces Einsatzgruppen étaient bardés de diplômes. Le plus souvent dans les matières littéraires et artistiques. Je fis part de mon étonnement à un collègue allemand de ma génération. Il était parfaitement au courant des qualifications de ces officiers et ajouta que, dans le parti nazi, les enseignants, les dentistes, les architectes étaient surreprésentés. Une des raisons pour lesquelles, selon lui, l’Allemagne des années soixante (...) Lire la suite »
De Gaulle avait-il raison de dire : « Ils sont forts, courageux et cons » ?

Que reste-t-il de l’Occident ?

Maxime VIVAS

« Poutine contre le reste du monde : va-t-il plier ? » Tel était un des sujets du « 28 minutes » d’Arte, le 17 novembre 2014. Un intervenant y était isolé dans son éloge de la primauté de la diplomatie sur la guerre et l’exposé de sa répugnance à voir la France se fabriquer des ennemis.

Son nom est Renaud Girard, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, grand reporter au Figaro. Comme je suis gaulliste à mes heures (sur les bords, sur les bords !), patriote toujours et pacifiste aussi et que j’apprécie souvent les seul-contre-tous je lui ai écrit : « Cher Renaud, j’ai approuvé ta prestation ». Il m’a répondu : « Dis-moi cher Maxime ce que tu penses du livre que je viens de publier avec Régis Debray : « Que reste-t-il de l'Occident ? ». Et pour être sûr d’avoir une réponse il m’a fait envoyer un service de presse par Grasset. Vous avez noté les « Mon cher » par ci, « Mon cher » par là. A ceux qui n’ont pas suivi mes différends avec les bouddhistes intégristes dont un des chefs européens m’a soupçonné de recopier sur mon « tas de compost » toulousain (ils n’a pas osé « fumier ») les paroles de Pékin tandis que d’autres ont essayé d’instrumentaliser Stéphane Hessel pour faire sanctionner par Sarkozy une chaîne de télévision publique (France 3 Midi-Pyrénées qui m’avait donné la parole dans (...) Lire la suite »
L’Histoire est une remise en cause : avec le temps et une gomme, les méchants deviennent bons.

A Paris une expo sur la Collaboration blanchit le grand capital

Jacques-Marie BOURGET

Ce matin vous ouvrez l’œil - parce qu’il faut bien continuer de vivre- le ciel n’est pas par-dessus le toit et seule une proposition d’abonnement à Valeurs Actuelles vous attend dans la boîte aux lettres. A quoi bon ? Vous gagne une envie de grand sommeil. Pourtant, source d’un plaisir imprévu, en ouvrant le livre-catalogue que vous avez acheté la veille, et qui résume le contenue d’une exposition en cours à Paris, « La Collaboration 1940-1945 », vous vous apercevez que la France, celle de ces « années noires », n’est pas aussi mauvaise fille, aussi vert de gris que décrite par vos vieux professeurs un peu trop cocos.

Finalement la journée commence par une bonne nouvelle. Sachons donc qu’entre 1940 et 1945 la France aurait pu faire pire. Outre Pétain et sa main tendue, Bousquet roi du Vel’d’hiv, la Milice et la LVF sur tous les fronts, le Statut des juifs, cette exposition nous apprend, en nous soulageant, qu’une partie du pays a été épargné par l’immonde. Honneur à l’économie, à son patronat qui a eu le courage de ne pas faire risette à Hitler. Pour une fois que le capital vient au secours du courage, le devoir est de le signaler. Avec l’intransigeance et l’exhaustivité qui sont sa ligne éditoriale, l’expo sur la Collaboration sait enfin dire le vrai, mettre des bornes et marquer à jamais le territoire de la nouvelle histoire : seuls quelques B.O.F et camelots, quelques gangsters ont économiquement fricoté avec les nazis. Le pire des pires, désigné par Denis Peschanski et Thomas Fontaine les commissaires de la police de l’exposition, est l’immonde escroc Joseph Joinovici . Personne n’observe que c’est peut-être un peu (...) Lire la suite »

La Colombie entre chien et loup

Loic RAMIREZ
Les négociations entre les FARC et le gouvernement colombien se poursuivent au milieu d’une trêve unilatérale déclarée par la guérilla. « Ils en veulent à la propriété privée et vont nous exproprier. Et plus encore, ils ont dit que personne ne pourra disposer de plus de 100 hectares » [1] s’inquiète José Felix Lafaurie, président de la Fédération nationale des agriculteurs de Colombie (Fedegan). Interrogé par le journaliste Yamid Amat pour le quotidien El Tiempo, le représentant de cette puissante corporation voit d’un très mauvais oeil les pourparlers entre le gouvernement de Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC. Yamid Amat tente en vain de le rassurer lui expliquant que les faits cités ci-dessus « ne font pas partie d’un accord, c’est une pétition de la guérilla » ; « Oui mais ils ont dit que c’était ce qu’exigeait le peuple ! Voilà pourquoi ils exigent (les FARC) au Ministre de l’Agriculture, de façon irrespectueuse, qu’il se présente aux négociations à la Havane » [2]. José Felix Lafaurie illustre à lui (...) Lire la suite »

Syriza, une brèche dans l’Europe néolibérale !

Stathi Kouvelakis
Comme prévu, c’est une vague Syriza qui a emporté les élections ce dimanche. A Athènes dans les quartiers populaires, c’est une véritable débandade pour la droite. En province, ce sont des pans entiers de l’électorat de droite qui se sont ralliés, après ceux du PASOK. Du point de vue politique, la bourgeoisie grecque et son personnel politique sont abattus et aphones. Tous leurs espoirs pour affronter Syriza sont maintenant reportés sur les dirigeants européens. De ce côté, la ligne semble claire : c’est la politique de la « cage de fer » et dans laquelle il s’agit d’enfermer immédiatement un gouvernement Syriza. Le fer de lance est de l’obliger à demander une prolongation de l’actuel « programme d’aide », qui vient à échéance le 28 février. Une telle prolongation permettrait une poursuite du financement, donc du remboursement de la dette, mais elle implique également la poursuite de la politique actuelle et de la mise sous surveillance du pays par la Troïka – éventuellement sous des modalités légèrement (...) Lire la suite »

L’effet domino, vite !

Jean-Luc Mélenchon

La victoire de Syriza est un événement historique. L’ère de la toute-puissance arrogante des néo-libéraux en Europe commence sa fin. Une occasion extraordinaire se présente pour refonder l’Europe, c’est-à-dire une occasion d’abolir les traités qui en ont fait ce monstre libéral monétariste. A partir de notre victoire en Grèce on peut imaginer un effet domino. Ce serait comparable à celui qui a touché l’Amérique latine.

Là bas c’est ce qui s’est passé après qu’un premier pays se soit débarrassé de son gouvernement du PS ou de la droite, ou des deux en coalition, qui obéissaient au doigt et à l’œil du FMI. En effet, les mêmes le font ici avec la Troïka et madame Merkel ! La vague commencée là-bas vient d’arriver en Europe en passant par le sud de celle-ci qui en est le plus proche culturellement. Evidemment, les puissants et le système cherchent la parade. L’opération de la BCE en est une illustration dont je parlerai la prochaine fois. Dans l’immédiat, un premier barrage idéologique se met en place. Son objectif est de dénaturer le sens de ce qui vient de se passer. Hier infréquentable et qualifié de « Mélenchon grec » pour mieux le diaboliser, Tsipras semble faire désormais l’unanimité. La description à présent veut en faire un quasi membre du PS quand bien même les électeurs grecs ont pourtant envoyé dans les poubelles de l’Histoire le lamentable président de l’Internationale socialiste Georges Papandréou et son parti (...) Lire la suite »
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En Amérique Latine, les gouvernements qui mettent en oeuvre une stratégie alternative ont été réélus constamment, montrant son caractère efficace et populaire

La Grèce, Lord Byron et le chapeau de Bolívar

Richard GOTT

Il y a quelques années, alors que je voyageais dans l’avion présidentiel de Hugo Chavez avec un ami français du Monde Diplomatique, on nous demanda notre avis sur la situation en Europe. Un mouvement vers la gauche était-il possible ? Nous répondîmes avec le ton déprimé et pessimiste qui caractérisait les premières années du 21 siècle. Ni au Royaume-Uni ni en France, ni ailleurs dans l’eurozone, nous ne discernions la possibilité d’une percée politique.

« Dans ce cas, reprit Chávez avec un regard pétillant, nous pourrions peut-être vous venir en aide ». Il nous rappela l’époque de 1830 où les foules révolutionnaires arboraient dans les rues de Paris le chapeau de Simón Bolívar, le libérateur vénézuélien de l’Amérique du Sud qui allait mourir quelques mois plus tard. Le combat pour la liberté, dans le style de l’Amérique Latine, était vu comme le chemin à suivre pour l’Europe. Sur le moment, je fus encouragé mais pas convaincu par l’optimisme de Chávez. Ce n’est qu’à présent que je pense qu’il avait raison ; il était bon de nous rappeler qu’Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche radicale grecque Syriza, en visite à a Caracas en 2007, avait posé la question de la possibilité de recevoir à l’avenir du pétrole vénézuélien à bas prix, tout comme Cuba et d’autres pays des Caraïbes et d’Amérique Centrale. Il y eut ce bref moment où le maire Ken Livingstone et Chávez manigancèrent un accord pétrolier prometteur entre Londres et Caracas, rompu ensuite par Boris (...) Lire la suite »

Pourquoi le socialisme au Venezuela ? Eléments de réflexion pour une bataille des idées.

Elias Jaua Milano
Le 22 janvier, le président Maduro a rendu publique une conversation téléphonique entre militaires d’extrême droite (voir ci-dessous). L’un d’eux, expert en guerre psychologique de la School of Americas, explique comment organiser des pillages “avec l’aide d’étudiants” grâce aux pénuries générées par le secteur privé – encore hégémonique au Venezuela (1). Des liens resurgissent avec le leader d’extrême droite Leopoldo López, actuellement jugé en tant qu’organisateur des violences qui ont fait des dizaines de morts en 2014 et que les médias internationaux présentent comme un “prisonnier politique”. Le président Rafael Correa a rappelé récemment que ce scénario copie le modus operandi employé par Washington pour renverser le président Salvador Allende (2). Pour stopper ce coup d’État en marche, Nicolas Maduro a lancé un ultimatum au secteur privé tout en réorganisant la distribution des produits et aliments de base. La droite comptait sur la chute des prix du pétrole pour pousser le gouvernement à l’austérité. Peine (...) Lire la suite »

Ce que les Polonais peuvent détester la Russie...

The Saker
Incroyable. Tout le monde sait que Yatseniouk est un vil menteur congénital et qu’il représente un régime de fous furieux. Mais il me semblait que la Pologne était un pays civilisé dirigé par des personnes saines d’esprit, bien qu’elles soient un tantinet soumises aux intérêts étasuniens. Et puis la bombe : Une radio polonaise a demandé au ministre des Affaires Etrangères polonais, Grzegorz Schetyna, pourquoi Poutine n’était pas invité à la commémoration de la libération d’Auschwitz, et il a répondu : "C’est le 1er front ukrainien et des Ukrainiens qui ont libéré [le camp de concentration] ; ce fameux jour de janvier, il y avait donc là des soldats ukrainiens et ce sont eux qui ont ouvert les portes du camp". Ainsi pour faire suite à la déclaration allemande selon laquelle "Yats" n’avait fait qu’utiliser sa “liberté d’expression” en déclarant que l’Union Soviétique avait envahi l’Allemagne, nous avons maintenant la Pologne qui nous dit que les Ukrainiens ont libéré Auschwitz et non les Russes ou au moins les (...) Lire la suite »

Grèce : plus rien ne semble arrêter Syriza

Fabrice SAVEL

Pablo Iglesias, le leader du parti espagnol, Podemos, venu soutenir Alexis Tsipras le 22 janvier 2015 à Athènes a lancé à la foule en grec : "Un vent de changement démocratique souffle sur la Grèce. En Grèce, ce changement s’appelle Syriza, en Espagne il s’appelle Podemos".
Ferveur des supporteurs, sondages unanimes : à la veille du scrutin, plus rien ne semble empêcher Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, de devenir dimanche le premier chef d’un gouvernement européen anti-austérité.

Alexis Tsipras a alerté la foule rassemblée place Omonia, à Athènes, jeudi soir. La tâche sera "difficile", il y aura peut-être "de grands affrontements". Mais il s'est engagé, avec Syriza au pouvoir, la Grèce négocierait "fermement, avec détermination, et avec des alliés en Europe, sa dette onéreuse et insoutenable", à 175% du PIB, et de plus de 300 milliards d'euros. Des propos que les Grecs, après six ans de récession, et avec un chômage à plus de 25%, souhaitent vraiment entendre. Les sondages sont unanimes à donner Syriza gagnant dimanche, devant Nouvelle-Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, au pouvoir depuis 2012. L'écart allait jeudi soir de deux points (32,1% contre 30,1% selon l'institut Metrisi pour le site Provocateur.gr) à 9,9 points (30,2% à 20,3% selon Palmos Analysis pour TVXS.gr). La victoire annoncé de Syriza donne des ailes aux autres partis de gauche radicale européens. Pablo Iglesias, le leader du parti espagnol, Podemos, venu soutenir Alexis Tsipras jeudi, (...) Lire la suite »
Lettre ouverte aux intellectuels de pacotille

Au fond de la caverne.

Fabrice AUBERT
IL ETAIT UNE CAVERNE : « Il était une fois des hommes enchaînes au fond d’une caverne, qui discutaient sur les ombres en mouvement, qu’ils pouvaient discerner, sur les parois. Un d’entre eux put s’affranchir de ses chaînes, et chercha d’abord à gravir le mur pour SE « libérer ». Il tomba de multiples fois, avant de parvenir au sommet. En sortant de la caverne, son premier réflexe fut de se protéger de la lumière du soleil, tellement la luminosité était intense, lui dévoilant un monde inhabituel. S’habituant progressivement à la lumière il découvrit, à l’entrée de la caverne…. un « montreur de marionnettes »….. Ravi de s’être libéré, Il décida cependant de redescendre au fond de la caverne. Sa descente fut, là aussi, difficile, devant à nouveau s’habituer à la pénombre structurante. Enfin, de retour parmi les siens, racontant son aventure, ses ex-codétenus le condamnèrent à mort ». LE MYTHE DE LA CAVERNE : Cette histoire est de Platon, philosophe grec d’Athènes. Il critiqua fortement les sophistes, qui usaient et (...) Lire la suite »

Comment le peuple est-il en train de reprendre le pouvoir en Grèce ?

Yiannis Burnous, Dimitris Stratoulis, Theano Fotiou

Yiannis Burnous est membre du comité exécutif du Parti de la gauche européenne Dimitris Stratoulis est syndicaliste et député Syriza, responsable de la commission Emploi, Theano Fotiou est députée Syriza.

Défaire la campagne de terreur dirigée contre les peuples européens. Par Yiannis Burnous Membre du comité exécutif du Parti de la gauche européenne Il reste peu de jours de vie à la coalition désastreuse de la droite et de la social-démocratie qui gouverne la Grèce. Le 25 janvier, le peuple grec est appelé à faire un pas historique décisif : mener à bout la « révolution ¬démocratique » de juin 2012 et donner à Syriza et ses alliés les moyens ¬politiques pour gouverner le pays. Les peuples d’Europe, les forces politiques de la gauche européenne et tous les mouvements démocratiques et progressistes en Europe dirigent leur attention vers la Grèce. La victoire décisive de Syriza aux élections grecques peut mettre un terme aux politiques des mémorandums et à la stratégie de l’austérité, et déclencher des évolutions progressistes dans l’ensemble de l’Europe. Le 25 janvier, la peur changera enfin de camp : elle sera dans le camp de l’adversaire, des néolibéraux fondamentalistes, qui ont transformé la Grèce et les autres (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Politis : « Grèce : le monde de la finance passe à l’attaque contre Tsipras »

Il s’en fiche, Alexis Tsipras, car le président Hollande qui veut, enfin (1) le recevoir, va lui répéter son discours du meeting électoral du Bourget, le 22 janvier 2011 : « Je vais vous dire qui est notre adversaire, notre véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Notre adversaire, c’est le monde de la finance ».

Quoi de plus normal ? Socialiste, héritier politique de Jean Jaurès, François Hollande a d’ailleurs adressé un message de félicitation à Alexis Tsipras. Il y évoque un esprit de solidarité.

Théophraste R.


(1) Le Canard enchaîné a rendu publique le 28 janvier 2015, une lettre datée du 9 mai 2012 et restée sans réponse, dans laquelle Alexis Tsipras demandait au nouveau président de le recevoir.







 
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