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Jacob Appelbaum : le temps de la Révolution (Exberliner)

Nadja VANCAUWENBERGHE
Collaborateur de longue date de Julian Assange, ami proche des confidents d'Edward Snowden, Laura Poitras et Glenn Greenwald, et désormais lui-même un allié de confiance du dénonciateur de la NSA, c'est un homme d’une crédibilité sérieuse sur la scène Snowden. Jacob Appelbaum est un dissident-né doté d'un esprit combatif et des compétences oratoires certaines. Débutant comme militant pour la marijuana médicale en Californie à 15 ans, Appelbaum a passé plus de temps à s'inquiéter de la planète Terre (plus tard avec Greenpeace et Rain Forest Action Network) et de l'écosystème de son ordinateur que de sa scolarité. Au début de la vingtaine, il était occupé à aider des amis à apporter la technologie à l'Irak (installation de satellites Internet au Kurdistan) ou la déconstruction du système de stockage sur disque chiffré d'Apple. Sa participation au projet Tor (depuis 2004) et WikiLeaks allaient bientôt suivre. En 2010, Rolling Stone l’a étiqueté "l'homme le plus dangereux du cyberespace", une étiquette qui l’agace (...) Lire la suite »

Face à l’aiguisement de la crise systémique du capitalisme

Georges GASTAUD, Annie LACROIX-RIZ, Antoine MANESSIS
Wall Street, Londres, Paris, Tokyo, Francfort : les bourses des valeurs tanguent partout dangereusement ; le prix du pétrole aussi (c’est le signe d’une baisse de l’activité économique mondiale), la « croissance » américaine tant vantée est anémique ; la zone euro, « modèle allemand » en tête, met le cap sur la déflation continentale, ce symptôme bien connu non seulement de la récession, mais de la dépression économique ! Quant à la France, à l’Italie, à la Grèce, à l’Espagne, etc., la crise systémique mondiale du capitalisme et celle de la zone euro s’y doublent d’une véritable crise existentielle de ces Etats : tant il devient évident, y compris désormais pour des économistes « alter-européistes » comme Bernard Maris, que l’euro a été taillé sur mesure pour la grande industrie allemande et que la monnaie unique n’a pas eu d’autre effet que de plomber les industries du « Sud » européen en renchérissant leurs produits sur le marché mondial (l’euro fort est en effet le clone du Deutsche Mark). C« rise du capitalisme, (...) Lire la suite »

Pour l’instant Fabius a raté sa troisième Guerre mondiale.

Jacques-Marie BOURGET

Heureusement que, dans le monde occidental, personne n’écoute Laurent Fabius, et guère plus son employeur, François Hollande. Sinon, en plus d’être en guerre au Mali, en Centrafrique et en Irak et en Syrie, nous aurions déjà bombardé Moscou afin de punir Poutine pour son soutien à Assad et aux indépendantistes ukrainiens. Et bombardé aussi, en amuse Bush, les villes de Téhéran et de Damas. Avouons que si le ministre des Affaires étrangères de la France était plus entendu, la planète aurait une autre gueule et nous serions au cœur d’une troisième guerre mondiale ce qui donnerait du travail à Dassault et aux correspondants de guerre.

La conquête avortée. Est-ce un problème de timbre de voix, pas assez puissant ? Il est clair, et depuis longtemps, que Fabius a du mal à imposer son discours. Les lecteurs les plus âgés se souviendront du plus jeune Premier ministre de l’histoire, un "Laurent le Magnifique" pour lequel Matignon n’était qu’un marche pied vers l’Élysée. Pourtant, bien décidé à ne prendre aucun risque et à ne jamais insulter l’avenir, Fabius s’est forgé une doctrine : ni coupable ni responsable. Le parapluie devient son emblème et son rang de locataire de Matignon son paratonnerre. En 1984, lors d’un débat télévisé qui l’oppose à Chirac, Laurent lâche au bulldozer corrézien : « Mais n’oubliez pas que vous parlez au Premier ministre de la France ». Ce tout accompagné d’un va-et-vient de la main, celui que l’on fait pour éliminer une miette de pain. Fabius était programmé pour être roi, rien de devait accidenter la mécanique. On le voit se rendre chez le boulanger pour acheter son pain, laissant la Ferrari au garage il roule en 2 CV : (...) Lire la suite »

L’extrême-droite est au pouvoir en Belgique !

Pierre Verhas

Les sérieux accrochages entre l’opposition socialiste francophone et la nouvelle majorité dite « suédoise » qui comporte trois partis flamands – les nationalistes de la NV-A (Nouvelle alliance flamande), les chrétiens du CD&V, les libéraux thatchériens de l’Open VLD et un seul parti francophone, parti du Premier ministre Charles Michel, le MR – Mouvement réformateur, droite libérale – ont fait apparaître la présence au gouvernement de deux ministres proches de l’extrême-droite flamande, tous deux appartenant à la NV-A : le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jan Jambon et le secrétaire d’Etat à la Migration, Théo Francken.

Laurette Onkelinx, cheffe de l'opposition socialiste, n'admet pas la présence de Jan Jambon et de Théo Francken au gouvernement de Charles Michel Qui sont ces deux personnages ? Jan Jambon est le numéro 2 de la NV-A qui est le premier parti de Flandre et même de Belgique avec 33 sièges à la Chambre des représentants. Universitaire né en 1960 à Genk, ville du Limbourg belge au Nord-est de la Belgique, il a dirigé un club de réflexion indépendantiste flamande, In de Warande, qui est un cercle fondé par le VEV (Vlaamse Economische Verbond) qui est une association patronale similaire au Medef français. Le VEV est devenu le VOKA en janvier 2004 et représente quelque 17.000 entreprises qui totalisent 66 % du PIB flamand. C’est dire sa puissance. Jan Jambon, en plus d'être proche du grand patronat, a des sympathies dans les cercles nazis flamands. Ici, il prononce un discours au Sint Maartensfonds, l'amicale des anciens SS flamands. Jan Jambon, en plus d'être proche du grand patronat, a des (...) Lire la suite »

La guerre sans merci contre les pauvres aux Etats-Unis (Black Agenda Report)

Bill QUIGLEY

Du philosophe Alain :

« Les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés ».

Cité dans « 200 CITATIONS POUR COMPRENDRE LE MONDE passé, présent et à venir ».

VD et MV, éditions La brochure.

LGS


Texte I - La réalité des-sans abri aux États-Unis en dix points. Voici, d'abord, trois histories vraies : Renee Delisle faisait partie des 3500 sans-abri à Santa Cruz quand elle s'est retrouvée enceinte. Le journal, le Santa Cruz Sentinel explique qu'elle n'avait pas pu aller dans un refuge parce qu'ils n'avaient pas de place pour elle. Alors que d'autres sans-abri dormaient dans des voitures ou sous des ponts, Renee avait trouvé refuge dans une cage d'ascenseur désaffecté jusqu'à ce qu'elle perde les eaux. Jerome Murdough, 56 ans, ancien marine sans domicile fixe, avait été arrêté pour intrusion à New York quand on l'avait trouvé un soir de grand froid en train de dormir dans la cage d'escalier de logements sociaux. Le New York Times raconte qu'une semaine plus tard, Jerome était mort d'hyperthermie dans une cellule de la prison, où la température dépassait les 37°. Paula Corb et ses deux filles ont vécu, à la suite de la saisie de leur maison, quatre ans dans leur mini van. Elles faisaient la (...) Lire la suite »
Nous devons fermer nos frontières aux produits étrangers que nous pouvons produire aisément

Algérie. L’OMC, un non-événement. La nécessité du compter sur soi

Chems Eddine CHITOUR

« Nous avons abandonné le pouvoir aux grandes entreprises, et nous allons connaître une vague de corruption sans précédent qui va s’infiltrer jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État. Les forces de l’argent vont tenter de se maintenir au pouvoir en excitant les classes sociales les unes contre les autres jusqu’à ce que toute la richesse se trouve concentrée dans quelques mains et que notre République s’effondre. J’éprouve en ce moment plus d’inquiétude pour mon pays que je n’ai jamais eu, même en temps de guerre. » Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis d’Amérique.

Le débat sur l'OMC qui agite la société est de notre point de vue un non-événement tant que l'on ne dit pas de quoi il s'agit s'il est vrai que nous ne devons pas rester en marge du monde. Il nous faut montrer constamment notre volonté d'adhésion à l'OMC dans un partenariat Winn-Winn et non Winn-Lose. Pour l'histoire ce que l'on claironne comme 150 pays ayant adhéré en dehors de la dizaine de pays occidentaux auxquels il faut ajouter quelques pays du Brics, tous les autres pays sont à des degrés divers des losers, des perdants, des éclopés d'une mondialisation laminoir dimensionnée à la taille des plus grands. Pourquoi ne pas envisager une adhésion avec les grands ensembles qui se constituent en dehors de l'OMC qui est devenue une coquille vide depuis l'échec de Doha il y a dix ans et dont on n'a pas mesuré les causes profondes qui sont celles du chacun pour soi. A telle enseigne que les grands pays s'organisent entre eux et font cohésion pour dépecer les plus faibles. Il en est ainsi de l'Union (...) Lire la suite »
De Margerie : démesure des dithyrambes consacrés au décès d’un PDG

Exclure le parti socialiste du parti socialiste

Jean ORTIZ

Un homme est mort dans un accident du travail. On ne peut que le déplorer et s’incliner avec respect. Près de 600 victimes chaque année sont emportées par des conditions de travail déplorables...

Autre chose est d’oublier les fonctions que cet homme occupait (PDG du groupe Total) et le bilan de son activité professionnelle. Il convient donc de découpler les deux dimensions. Chaque jour en France des maçons meurent en tombant d’échafaudages, victimes eux aussi d’accidents de travail, sans parler des scandales des maladies dites professionnelles... Ils sont enterrés dans l’anonymat, le silence médiatique, l’indifférence. Chaque jour dans le monde meurent de faim l’équivalent du nombre d’habitants d’une ville moyenne, un enfant toutes les 7 secondes, sans que les médias daignent y consacrer quelques mots. Rayés de la carte sans faire « la une », ni la deux, ni la trois... Blocus médiatique sur les maux du monde ! Ces « génocides silencieux de la misère » (Galeano) ne rentrent pas dans le menu du latifundium médiatique. Mensonge par omission. Ce qui choque beaucoup de citoyens depuis hier, c’est la place démesurée et les dithyrambes consacrés au décès d’un PDG, et qui plus est, en oubliant qui il (...) Lire la suite »
Les crimes commis par lesTalibans sont sous-évalués et ceux commis par ISIS sur-commentés

Afghanistan, Libye, Syrie : tant de morts qu’on ne les compte plus

Selma Benkhelifa

De l'Afghanistan jusqu'à la Syrie en passant par la Libye, la même justification fonctionne à chaque fois : il faut protéger les populations civiles des actes de barbaries. La situation en Afghanistan - après 13 ans d’occupation de l’OTAN - démontre à suffisance qu’aucune guerre impérialiste ne vient à bout de ces terroristes, qui sont combattus d’un côté et financés de l’autre...

Mardi 16 septembre 2014, vers 8h00, en plein trafic, une explosion a secoué Kaboul. Une voiture piégée et un kamikaze ont explosé à Makroyhan, près du Ministère de la Justice. Cet attentat - revendiqué par les Talibans- aurait tué trois militaires et en aurait blessé 13 autres. C’est du moins ce qu’affirme Hashmat Stanikzai, le porte-parole de la police de Kaboul. "Des" victimes civiles ont été emmenées à l’hôpital. Pajhwok, l’agence de presse afghane, confirme ces chiffres. Pourtant les témoins à Kaboul parlent de 50 à 100 tués. Les forces de police ont passé la journée et une partie de la nuit à rechercher des corps mutilés. Le lendemain, des citoyens ont trouvé des morceaux de cadavres humains méconnaissables à plus d’un kilomètre du lieu de la déflagration. La capitale afghane était endeuillée. Contacté par téléphone, un fonctionnaire du Ministère de la Justice a affirmé : "Il y avait des corps partout. C’était une vraie boucherie, il y avait du sang, des morceaux de cadavres, ... C’était indescriptible ! (...) Lire la suite »
Les guerres de l’opium sont terminées et Hong Kong restera à la Chine.

À propos des événements à Hong Kong

Résistance

Nos médias (les médias du capital, ne l’oublions pas !) adorent les manifestants hongkongais qui, par milliers prétendent-ils, brandissent des parapluies pour exiger la démocratie, la pure, la vraie, l’authentique !

Il paraît que le gouvernement chinois n’est pas d’accord. Il préférerait désigner lui-même les hommes qui dirigeront Hong Kong. Alors, qui a raison, les manifestants ou le gouvernement chinois ? Attention aux réponses un peu trop spontanées ! Nous qui avons l’expérience de cette démocratie dont rêvent, paraît-il, certains Hongkongais, on sait bien que celui qui gagne ce genre d’élection est celui qui a le soutien du capital : la presse lui passe la soupe tous les jours, les sondeurs expliquent qu’il est incontournable et les experts montrent que son programme est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable. En somme, le vainqueur est celui qui dispose de grosses sommes d’argent attribuées à sa campagne par ceux qui en disposent, et qui comptent avoir comme « élus » des gens qui prendront soin de leurs intérêts ! On l’a bien vu en France en 2007 lorsque la presse, les sondeurs et les experts ont largement contribué à promouvoir Nicolas Sarkozy. Les mêmes, en 2012, ont soutenu François Hollande ! On (...) Lire la suite »
Faire marcher la France au fouet vers une domination économique et financière toujours plus violente.

Pourquoi Valls joue avec nos peurs

Benjamin KÖNIG

C’est une hydre à deux têtes, la mâchoire d’un étau qui se referme inexorablement. La figure de la guerre au terrorisme et la figure du fasciste, montées en épingle jusqu’à l’écœurement pour effaroucher le « bon peuple ».

La peur est partout, pour tous les salariés, les précaires, les chômeurs, les dominés, qui doivent accepter sans broncher exploitation et reculs sociaux au prétexte d’une « extrême-droite aux portes du pouvoir », selon la formule de Manuel Valls. En échec, impopulaire comme personnne avant lui, il ne reste à l’exécutif que la stratégie de la peur. Peur pour tous les citoyens, qui devraient regarder leur voisin comme un égorgeur potentiel. Et c’est la guerre, la guerre, toujours recommencée. Guerre contre un « ennemi intérieur », dixit le premier ministre, ces « grenades dégoupillées » – la formule est du premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Ca peut être notre voisin de palier, notre collègue de travail. Bien évidemment, il ne se trouvera personne pour remettre en cause la réalité d’un terrorisme mondialisé, d’une abjection qui a coûté la vie à Hervé Gourdel. De la même façon qu’il serait irresponsable de nier la probabilité d’un attentat ou de toute autre action violente sur le territoire (...) Lire la suite »

Brésil - Jeter la merde dans le ventilateur

Marcio VALLEY
Cette expression, popularisée par le cinéaste Glauber Rocha dans les années 70, caractérise particulièrement bien la campagne électorale pour le second tour des élections présidentielles au Brésil. Celle-ci se résume, ces jours-ci, à un lynchage médiatique du PT au pouvoir d'une violence rarement atteinte, renforcé opportunément par des « révélations » de personnages douteux sur un système de corruption lié à la Compagnie Petrobras, qui favoriserait le PT (1). Pour mieux envenimer la situation et rendre le débat plus nauséabond qu'il ne l'est déjà, l'ex-président de la République Fernando Henrique Cardoso (éminent sociologue dans le passé - sociologue ? - soutien du PSDB et de son candidat Aécio Neves), n'a rien trouvé de mieux que de qualifier les électeurs du PT de « mal informés » (2) et de « troglodytes » (vivant dans des « grotões » – dans les profondeurs des grottes NdT), ciblant, de ce fait, particulièrement la population du Nord et du Nord-est du Brésil, traditionnel soutien du PT (3). (...) Lire la suite »

Révision de la Résistance française sous l’Occupation nazie

De Rivas

En France, les nationalismes de gauche et de droite montent chaque jour un peu plus. De partout, on entend que la France appartient exclusivement aux français, que les étrangers n’ont pas de place chez nous et qu’ils ne méritent pas d’être ici. Je sais bien que nous vivons une époque basée sur le mensonge et l’hypocrisie mais il y a quand même des limites à ne pas dépasser et je tiens à rappeler à chacun de ces petits français xénophobes, si fiers de leurs origines, d’où ils viennent et qui ils sont exactement.

Je ne prétends pas réécrire l'histoire au risque de me faire traiter de négationniste, l'arme suprême inventée par l'armada juridique aux ordres de notre monde impérialiste pour faire taire la vérité, mais je veux simplement vous révéler les témoignages d'anciens résistants clandestins sous l'occupation allemande de 1939 à 1945 que j'ai eu la chance de rencontrer. Je vais donc vous parler de ces héros anonymes, de ces hommes et femmes courageux ensevelis dans l'oubli et dont le nom n'est pas toujours inscrit sur vos monuments aux morts ou alors sous une forme francisée. N'oubliez pas qu'ils ont sacrifié leur vie pour la liberté de ce pays, que vous appelez aujourd'hui votre France, pendant que l'armée française et vos dirigeants se planquaient ou collaboraient. Ils ont combattu au nom d'un idéal qui fait encore rêver même si nos pouvoirs ne cessent de nous mentir tellement ils ont peur que les peuples se réveillent. Ces héros, vous ne les connaissez pas parce que personne n'en parle et les livres (...) Lire la suite »
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Hong Kong : un virus sous le parapluie

Ahmed BENSAADA

Le 3 février 2011, entre la chute de Ben Ali et l’imminence de celle de Moubarak, le sénateur américain John McCain fit une étonnante déclaration en pleine ébullition de la rue arabe : « Ce virus se répand à travers le Moyen-Orient » [1]. Il ne parlait pas du virus d’Ébola, ni d’une quelconque autre maladie hautement contagieuse, mais plutôt du fameux « printemps » arabe. Cette comparaison « épidémiologique » n’est, à vrai dire, aucunement fortuite de la part de ce spécialiste de l’« exportation » de la démocratie.

Le virus selon McCain Son rôle dans les révolutions colorées [2] et le printemps arabe [3] a été clairement établi. En effet, en plus de son poste au Sénat américain, McCain est le plus haut responsable de l’International Republican Institute (IRI) qui, avec le National Democratic Institute (NDI), est un des quatre organismes satellites de la National Endowment for Democracy (NED). Rappelons que la NED est financée par un budget voté par le Congrès et que ses fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat American Federation of Labor-Congress of Industrial Organization (AFL-CIO). La NED, via ses organismes (en particulier l’IRI et le NDI), forme, réseaute, supporte et finance les activistes pro-démocratie (et surtout pro-occidentaux) à travers le monde, dans des pays ciblés par l’administration américaine. Il en a été ainsi lors des révolutions colorées (Serbie, Géorgie, Ukraine et (...) Lire la suite »

“Les chemins de Damas” : Comment l’Elysée a manipulé les rapports sur les armes chimiques (Al Akhbar)

Sabah AYOUB

Le livre français, les chemins de Damas, publié il y a quelques jours, provoque un scandale en révélant des éléments secrets sur la manière dont la présidence française a forcé le corps diplomatique et les services secrets français à se soumettre à la décision politique de renverser Assad et à manipuler les rapports sur les armes chimiques et la réelle puissance du régime syrien.

Un livre publié à Paris il y a quelques jours et intitulé Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne, par les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, donne de précieuses informations sur les coulisses de la relation entre Paris et Damas au cours des 40 dernières années. Ce livre d'investigation contient des informations et des interviews avec des personnalités étroitement impliquées dans le dossier syrien, des années 1980 à nos jours. En passant des sommets présidentiels aux confrontations politiques et meurtrières, et des tensions diplomatiques aux périodes de lune de miel et à la coordination secrète des deux capitales, le livre s'attaque aux "dossiers noirs" et autres événements cachés qui caractérisent la relation décrite comme "quasi-schizophrène" entre les deux pays. Selon le synopsis qu'en propose l'éditeur Robert Laffont, Les chemins de Damas montre que les présidents français successifs ont agi avec la Syrie "souvent de manière émotionnelle, avec (...) Lire la suite »
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Maintenant, les indigènes ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc

L’odeur de la Bolivie d’Evo et d’Alvaro

Hernando CALVO OSPINA

Potosi (Bolivie).
« Si le Che nous a choisis pour continuer sa révolution, c’était bien pour quelque chose », m’a dit à La Paz, un bolivien très fier.

Les véhicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de collisions. Les piétons doivent calculer pour passer d’un trottoir à un autre sans se faire renverser. Mais ça a l’air de ne déranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d’ici. Quelqu’un a dit une fois que cette ville était “la Shangai latino-américaine”.

Je m’arrête pour observer. En regardant bien pendant quelques minutes, je comprends que maintenant, les indigènes, qui sont la grande majorité dans ce pays, ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc. Je me souviens quand, il y a deux ans, j’avais vu les femmes indigènes avec leurs jupes et leurs chapeaux au Parlement. Et aussi les ouvriers avec leurs vêtements pauvres, mais très propres. Cela m’avait frappé. C’est parce que la culture occidentale, la « civilisée », nous a appris que l’on allait dans cette enceinte qu’en veste et en cravate, jupes bien coupées et chaussures à talons, et nous a habitués à cela. Il y a moins de pauvreté. Ce qui signifie qu’il y a maintenant très peu d’enfants et de vieillards demandant l’aumône. Il y a quelques années, on ne pouvait être tranquilles lorsqu’on mangeait au restaurant : ils venaient régulièrement demander un morceau de nourriture ou de l’argent. On se sentait coupable d’avoir de quoi manger. Il était normal que le propriétaire du lieu (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Ce hamster dans sa roue : c’est vous.

Machiavel : « En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal. »

C’est pourquoi tant de gens de gauche ont voté en 2012 pour François Hollande en sachant que viendrait la trahison.

Quand Hollande-le-moindre-mal a eu besoin d’un nouveau Premier ministre, il a pris le pire, de l’avis même des adhérents du PS qui avaient voté à 5 % pour Manuel Valls aux primaires, affirmant ainsi sans ambages qu’ils ne voulaient pas de cet homme aux manettes de l’Etat.

Quand Valls-le-pire a formé son gouvernement, il a choisi les pires des pires en faisant ministres un ancien banquier vite enrichi et un fraudeur fiscal.

Quand viendront les élections présidentielles de 2017, Manuel Valls, François Hollande ou un des leurs n’étant pas présents au second tour, nous aurons à choisir le moins pire : Sarkozy, ou un autre UMP que Sarkozy aurait pu nommer naguère Premier ministre et qui aurait fait la politique de la Banque centrale, du FMI et de l’OTAN à la place du PS.

Théophraste R. (Chef du bureau « Charybde en Scylla » au GS).







 
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