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Une analyse chinoise sur le terrorisme

La situation sécuritaire en Afrique de l’Est continue de se détériorer

LIU Ying

 BEIJING, 29 juillet (Xinhua) — L’hôtel Jazeera Palace, l’un des établissements les plus luxueux de la capitale somalienne, Mogadiscio, était défiguré après l’attentat suicide à la voiture piégée dont il a été la cible dimanche après-midi. L’attentat a fait au moins 15 morts et plus de 40 blessés.

Un agent de sécurité de l'ambassade de Chine, dont les bureaux se trouvent aux deux derniers étages de l'hôtel, a été tué, alors que trois autres membres du personnel de l'ambassade ont été légèrement blessés. Les rebelles shebab ont revendiqué cet attentat, disant qu'il constituait une vengeance après les récentes opérations menées conjointement par la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et l'armée nationale somalienne dans les régions de Dinsoor et de Bardhere (sud). Choisir comme cible le Jazeera Palace, qui abrite les ambassades de Chine, du Qatar et des Emirats arabes unis et accueille parfois des réunions gouvernementales de haut niveau, vise à l'évidence à donner une plus grande résonance internationale à l'attentat. Vu la menace accrue que fait peser le terrorisme, une coopération internationale constitue une urgence. Depuis que la Somalie a sombré dans la guerre civile en 1991, bien que les opérations antiterroristes se poursuivent, les résultats ne sont toujours pas (...) Lire la suite »
Les deux tiers de nos créanciers sont domiciliés au Caïman, au Luxembourg de Juncker et dans le Royaume-Uni de Cameron,

Christophe Alévêque et Vincent Glenn. On marche sur la dette.

Bernard GENSANE

De même que la guerre est une affaire tellement sérieuse qu’il ne faut pas la laisser aux mains des militaires, il est bon que les gens doués de bon sens et d’une vraie conscience politique s’emparent de l’économie (qui, comme l’affirmait régulièrement Bernard Maris, ne saurait être une science), actuellement aux mains d’économètres qui ne jurent que par la fin de l’histoire et la domination du capitalisme financier.

Après la cinglante Horreur économique (1996) de l’écrivaine Viviane Forrester, voici un petit ouvrage roboratif, une sorte de capitalisme pour les Nuls, rédigé avec le plus grand sérieux par l’humoriste et comédien Christophe Alévêque (qui ne l’a jamais vu faire tonner « Bella Ciao » avec ses musiciens n’a rien vu) et le cinéaste Vincent Glenn, auteur de films documentaires qui prennent le contre-pied du libéralisme obligé (« Davos, Porto-Alegre et autres batailles », « Ralentir Ecole »). La thèse centrale de ce livre éclate de simplicité : « Quel est le pays le plus endetté du monde ? Les Etats-Unis d’Amérique. Quel est la seule puissance au monde ? Les Etats-Unis d’Amérique. » La France n’a pas à rougir, avec sa dette publique de 2 000 milliards d’euros. Le problème n’est pas le problème mais le bout par lequel on prend le problème. La dette de la France est de 2 000 milliards d’euros. Mais la France produit 2 000 milliards de valeurs économiques par an. Pendant ce temps, notre beau pays a un patrimoine (ménages, (...) Lire la suite »
La Grèce est le premier laboratoire d’une résistance concrète populaire et politique à la domination des marchés

Après « l’accord » insoutenable de l’Eurogroupe : un protectorat en Europe et une nouvelle ère sous domination de l’Allemagne

Christophe VENTURA

Après « l’accord » insoutenable de l’Eurogroupe : un protectorat en Europe et une nouvelle ère sous domination de l’Allemagne
Il existe un proverbe brésilien qui dit quelque chose comme « si tu restes à côté de la bête, elle te mange. Et si tu t’éloignes, elle te rattrape »... et te mange.

Voici qui s’applique à la pauvre Grèce aujourd’hui. « Grexit » non préparé de dernière minute ou poursuite de sa participation dans l’euro d’acier, la Grèce n’avait plus que des mauvaises solutions devant elle depuis ce week-end. Alexis Tsipras est resté fidèle à l’esprit de sa stratégie de toujours : rester dans l’euro – et rejeter l’austérité de son point de vue –. Jusqu’au bout, il a en réalité privilégié le fait de rester dans l’euro, quel qu’en soit le prix, quel que soit le niveau d’austérité à avaler pour cela. Cette fois-ci, ce prix est trop lourd pour pouvoir être acquitté sans conséquences. Cette stratégie – rester dans l’euro et rejeter l’austérité – , qui est en réalité la stratégie dominante au sein de toute la gauche non social-libérale européenne – au sein du Parti de la gauche européenne (PGE) notamment –, a échoué. Face à elle, l’intransigeance de l’Allemagne, de la France et des créanciers, qui ont compris qu’Alexis Tsipras ne voulait, in fine, rien qui puisse ressembler à une sortie de l’euro, a pu se doubler (...) Lire la suite »
La fiancée du « pirate » s’appelle peut-être « liberté »

Varoufakis voulait contourner son administration. Chavez l’avait fait.

Maxime VIVAS

La presse titre sur le projet secret (« un scénario digne d’un polar ») de Yanis Varoufakis de pirater son propre ministère, plus précisément la plate-forme de l’administration fiscale grecque, afin de créer un système bancaire parallèle.
Ce fut plus qu’un projet.

Une équipe de haut niveau avait été formée, le célèbre économiste américain James K. Galbraith y travaillait (bénévolement). Ce fut une amorce de « Plan B » pour le cas où le pays se retrouverait en manque de liquidités de par la volonté de ses prédateurs européens. Scandaleux ? Varoufakis : « La direction générale des finances publiques, au sein de mon ministère, était contrôlée entièrement et directement par la troïka (BCE, Commission européenne et FMI). Elle n'était pas contrôlée par mon ministère, par moi, ministre, elle était contrôlée par Bruxelles. Le directeur général est désigné via une procédure sous le contrôle de la troïka. Imaginez, c'est comme si les finances étaient contrôlées par Bruxelles au Royaume-Uni. » Afin de reprendre la main sur le système, le ministre avait nommé directeur général des systèmes d'information un ami d’enfance, professeur en technologie de l'information à l'Université Columbia. Yanis Varoufakis : « Nous avons décidé de pirater le logiciel de notre propre ministère pour copier les (...) Lire la suite »
L’opération « Sortie » se met en place, et la solidarité gronde peu.

Venezuela : Le crime se prépare

Jean ORTIZ

Le crime se prépare, comme en 1973 au Chili de l’Unité Populaire. La campagne de discrédit, de déstabilisation, contre Caracas, s’accélère avec le déchaînement, l’activisme, des vraies droites, des fausses gauches, et des médias « libres » internationaux.

Pour le chef d’orchestre, les Etats-Unis, il faut reprendre la main en Amérique latine, notamment afin de mettre en place les Zones de libre-échange transatlantique et transpacifique, vastes entreprises de recolonisation. Cela passe par le renversement, « électoral » et/ou insurrectionnel de la révolution vénézuélienne, pièce maîtresse du puzzle émancipateur continental, et dont la chute provoquerait, selon le gouvernement étatsunien, des « effets domino », des réactions en chaîne. Caracas est en effet l’architecte du système souverain d’intégration continentale, insupportable pour les intérêts géoéconomiques de Washington, dans une région qu’il dominait sans partage depuis le 19ième siécle et la « doctrine Monroe » (1823). « L’empire » voudrait en finir avec les « restes du chavisme » : Petrocaribe, l’Alba, l’Unasur, la Celac, les président(e)s Correa, Kichner, Dilma, Morales et Maduro, ces empêcheurs d’impérialiser en rond. Le crime se prépare contre Caracas, la nouvelle opération « Sortie » se met en place, et (...) Lire la suite »
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La paille nucléaire iranienne et la poutre nucléaire israélienne

L’accord de Vienne sur le nucléaire : le désarroi des rentiers du pétrole

Chems Eddine CHITOUR

L’accord de Vienne déplaît aux Israéliens, aux Arabes et au Congrès des Etats-Unis.
« Purifie-toi des attributs ; du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure et contemple dans ton propre coeur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres. » Jalal Eddine Ar Roumi, immense soufi iranien.

Avec un suspense digne des films à la Hitchcock, le feuilleton iranien avec une superproduction qui a mobilisé pas moins de sept acteurs, s'est achevé sur une note optimiste, un accord à l'arraché où chacun était pressé de conclure. Cet accord sans qu'il ne soit parfait, ferme en théorie le champ à une éventuelle fabrication dont on nous a annoncé régulièrement dans les deux mois et ceci depuis cinq ans. Unanimement salué par la presse iranienne toutes tendances confondues et célébré dans les rues de Téhéran. Que dit l'accord ? L'accord sur le nucléaire ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale, a déclaré mardi le président iranien Hassan Rohani, (...) Par ailleurs, malgré les demandes visant à réduire drastiquement le nombre de ses centrifugeuses, l'Iran en maintiendra 5 000 dans l'usine de Natanz et 1 000 à Fordow. D'après cet accord, l'Iran sera reconnu par les Nations unies comme une puissance nucléaire menant un programme nucléaire civil pacifique, (...) Lire la suite »
"Nous savions dès le départ à quel point ils étaient sans scrupules"

Pourquoi j’ai voté contre, pourquoi j’ai voté pour

Yanis VAROUFAKIS

LGS donne à lire ici deux textes (apparemment contradictoires, mais cohérents) par lesquels l’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, explique les raisons de son vote contre le nouveau mémorandum, puis de son vote pour sa mise en oeuvre.

POURQUOI J’AI VOTÉ CONTRE J’ai décidé d’entrer en politique pour une raison : pour être aux côtés d’Alexis Tsipras dans la lutte contre la servitude de la dette. De son côté, Alexis Tsipras me fit honneur en me mobilisant pour une raison : une conception très précise de la crise fondée sur le rejet de la doctrine Papaconstantinou [conseiller économique (2004-2007) puis ministre des Finances (2009-2012) de Papandréou, NdT], selon laquelle entre la faillite désordonnée et les emprunts toxiques, l’emprunt toxique est toujours préférable. Il s’agit d’une doctrine que je rejetais car elle faisait peser une menace constante dont le but était d’imposer, dans la panique, des politiques qui garantissent une faillite permanente et, en fin de compte, la servitude par la dette. Mercredi soir, au Parlement, j’ai été appelé à choisir entre (a) adopter la doctrine en question, en votant pour le texte que les « partenaires » avaient imposé à la manière d’un coup d’État et avec une brutalité inouïe à Alexis Tsipras lors du (...) Lire la suite »
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« nous alphabétisons même en Espagne »

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) – 6/13 - José Loyola Fernandez

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. En s'approchant de la voiture garée à l'ombre, nous remarquons une flaque sous le réservoir d'essence. Le carburant fuit lentement à travers la rouille. Après un rapide échange, nous concluons qu'il y un certain danger. Qu'à cela ne tienne. Dans le coffre, nous extirpons un gros bidon vide. Avec un tube, nous vidons le réservoir dans le bidon. Nous arrachons ensuite le tuyau qui arrive au réservoir et nous l'introduisons dans le bidon. Et voilà, un réservoir d'essence tout neuf, calé dans le coffre. Dans un bel élan, nous nous retournons vaguement en direction des Etats-Unis et faisons un bras d'honneur. Au volant, Ibrahim raconte ses « missions » à l'étranger. Il parle peu de lui, beaucoup de ses camarades et des pays visités. Je lui demande ce qui l'a poussé à se porter volontaire, si loin de chez lui. Il me donne cette réponse laconique et étonnante : « Parce que l'idée qu'une Africaine puisse accoucher sans assistance médicale m'était insupportable. » VD Tant qu'il y (...) Lire la suite »

La gauche et l’euro : liquider, reconstruire

Frederic LORDON
1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible. 2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques. 3. Abandonner aux extrêmes droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie. 4. Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro. L’avenir de la gauche se joue entre ces quatre propositions. Les refus « internationalistes » de penser A ceux qui, sincèrement de gauche, se sont refusés si longtemps à (...) Lire la suite »
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L’endiguement de l’Iran et les accords sur le nucléaire

Robert BIBEAU

Pour tout événement historique d'importance, la bourgeoisie présente une exégèse de droite et une interprétation de gauche dont s'emparent les plumitifs (journalistes stipendiés et analystes médiatisés) à la solde des médias "mainstream" pour les propager. C'est au milieu de ces écueils savamment disposés sur le sentier de la vérité que les communistes révolutionnaires doivent naviguer...

afin d'analyser les informations convergentes et divergentes qui ne peuvent manquer de "suinter" de la réalité. Ainsi, il est difficile (mais pas impossible) d'interpréter l'accord sur le nucléaire iranien sans connaître la teneur de l'entente secrète signée en marge de l'accord officiel. Voici ce que la bourgeoisie propose comme interprétation de gauche pour cet accord de droite. Lisons l'analyse repiquer du Wall Street Journal qu'un commentateur colporte : "L’accord de Vienne conclu le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les « P5 + 1 » (les 5 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie – plus l’Allemagne) conclut 12 ans de négociations sur le dossier nucléaire iranien. Initiées en 2003 par l’administration Bush, l’année même de l’invasion de l’Irak, les accusations selon lesquelles l’Iran aurait un programme nucléaire militaire clandestin et aspirerait à obtenir la bombe atomique était tout aussi infondées que celles qui furent portées contre les prétendues armes de (...) Lire la suite »
« Le gouvernement cubain, dans la mesure des possibilités, fait des choix qui vont dans le sens de la défense de la population, des plus faibles. »

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 5/13 - Emilio Comas

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Un soir, après un exposé sur l'histoire de la Révolution cubaine, je demande à Ibrahim ce qu'il répond aux critiques formulées contre Cuba par la gauche européenne. Il réfléchit et prend son temps avant de répondre. « Que ce soit bien clair : nous avons commis des erreurs, évidemment. Et nous en commettrons d’autres. Mais je peux te dire une chose : jamais nous n’abandonnerons le combat pour un monde meilleur, jamais nous ne baisserons la garde devant l’Empire, jamais nous ne sacrifierons le peuple au profit d’une minorité. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait non seulement pour nous, mais aussi pour l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, les générations futures. Nous avons fait tout ce que nous avons pu, et parfois plus, sans rien demander en échange. Rien. Jamais. Alors tu peux dire à tes amis 'de gauche' en Europe que leurs critiques ne nous concernent pas, ne nous touchent pas, ne nous impressionnent pas. Nous, nous avons fait une révolution. C’est quoi leur (...) Lire la suite »
Le drapeau cubain flotte sur washington

Isolé dans sa propre arrière-cour, Washington n’avait pas d’autre choix que de changer de politique envers Cuba : Noam Chomsky

David BROOKS

Puisque les politiques de terreurs et d’asphyxie économique ont échoué, depuis 2014 Obama a essayé d’employer d’autres moyens pour « instaurer la démocratie », affirme le linguiste.

Le changement dans la politique extérieure des Etats-Unis envers Cuba est dû au fait que, avec les changements notables survenus en Amérique latine ces dernières années, Washington s’est retrouvé de plus en plus isolé dans sa propre « arrière-cour » et s’est vu obligé de changer de position par rapport à l’île, a affirmé Noam Chomsky. Durant un entretien accordé à La Jornada dans le cadre de l’inauguration des nouvelles ambassades de Cuba à Washington et étatsunienne à La Havane ce lundi, nous avons demandé l’opinion de Noam Chomsky au sujet de la décision des Etats-Unis de rétablir des relations diplomatiques après plus d’un demi-siècle. « Les raisons du changement dans la politique étatsunienne [envers Cuba] sont assez claires. Depuis plusieurs décennies, les sondages révèlent que la population étatsunienne est favorable à une normalisation des relations. Néanmoins, l’opinion publique est toujours ignorée, c’est une règle. Plus intéressant encore : des secteurs importants du grand capital étatsunien sont pour (...) Lire la suite »
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L’affaire Orange

Sur l’intimidation et les tentatives anti-BDS (Middel East Monitor)

Samah Jabr

L’affaire Orange ici, ce n’est pas l’orange menaçant des victimes de Guantanamo ou de l’État islamique – il s’agit de la société de télécommunication française Orange, et de sa récente affaire avec Israël.

Après avoir annoncé au Caire qu’Orange allait suspendre son contrat avec la société Partner d’Israël, le PDG d’Orange (suite à la pression israélienne sur le gouvernement français) est arrivé en Israël pour y rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Là, il a exprimé son démenti des articles qui avaient affirmé qu’ « il romprait les liens avec Israël ‘demain’ si les ramifications financières n’étaient pas aussi graves que l’estime sa société ». Le PDG a par la suite écrit une lettre à la ministre adjointe israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, faisant l’éloge d’Israël en tant que « terre d’innovation et de dynamisme ». Il y déclare qu’Orange ne succombera pas à « la pression politique de certains mouvements ou organisations », et que la société « ne supportait aucune forme quelle qu’elle soit de boycott contre Israël ». Avant cela, le professeur Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet, était lui aussi venu à Haïfa pour exprimer son repentir et son « profond regret » auprès des (...) Lire la suite »
Il faut se demander pourquoi les « unions monétaires » sont assez rares dans le monde

Leçons de la crise grecque sur l’Euro

Jacques SAPIR

Le drame que vit la Grèce nous aura au moins appris deux choses : le lien qui existe aujourd’hui entre l’Euro et l’austérité et l’attachement d’une partie de la gauche à l’Euro, un attachement qui la conduit, maintenant de plus en plus rapidement, à sa perte. La première de ces choses permet de comprendre pourquoi les autorités de la zone Euro se sont montrées à ce point inflexibles. Le second nous explique pourquoi Alexis Tsipras s’est laissé poser la tête sur le billot et n’a pas choisi de rompre quand il le pouvait, c’est à dire dans la nuit du 5 au 6 juillet, après la victoire du « Non » au référendum.

L’Euro, c’est l’austérité L’Euro est lié à l’austérité de par la logique même de la monnaie unique. Celle-ci met en concurrence des pays aux dotations en facteurs de production (que ces derniers soient matériels ou humains avec le niveau d’éducation) très différents. Pour rétablir leur compétitivité face à des pays mieux pourvus, les pays qui sont les moins bien pourvus doivent donc dégager une épargne supérieure (en pourcentage) à celle des pays les mieux pourvus. Ceci entraîne un déplacement de la consommation vers l’épargne. Comme, dans une monnaie unique, toute différence de taux d’inflation se traduit immédiatement par une perte de compétitivité, les pays les moins bien pourvus ne peuvent compter sur l’inflation comme instrument de financement de cette épargne. On perçoit alors la nature profondément austéritaire de l’Euro. Cette nature est renforcée par le fait que le taux d’inflation d’un pays ne dépend pas que de sa politique monétaire mais est déterminé, aussi, par la structure de son économie. Un pays (...) Lire la suite »
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La Grèce a capitulé : mais devant qui exactement ? (Counterpunch)

Diana JOHNSTONE
Le 12 Juillet, la capitulation de la Grèce fut abjecte et totale. Le Premier ministre Alexis Tsipras, qui avait promis de lutter contre les mesures d'austérité qui entraînent le peuple grec vers la ruine, la pauvreté et le suicide, qui a trahi toutes ses promesses, nié la volonté du peuple exprimée lors du référendum du 5 Juillet, et conduit le parlement grec à accepter un accord avec les créanciers de la nation, encore pire que tous ceux qui avaient déjà provoqué la récession économique et fait disparaître les dernières traces de souveraineté nationale. Oui, la Grèce a capitulé sans condition, comme cela a été soigneusement et éloquemment exprimée ici sur Counterpunch et ailleurs. Mais une question cruciale reste en suspens. Devant qui, exactement, la Grèce a-t-elle capitulé ? Une réponse courante à cette question est : l'Allemagne. Les pauvres Grecs ont capitulé devant les Allemands arrogants. Ce thème a servi à raviver des sentiments anti-allemands laissés par la Seconde Guerre mondiale. Frau Merkel est (...) Lire la suite »
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Parlons (Inter) Net
« Google actualités » pointe un scandale international et déplore une fâcheuse intrusion.

Il lui a suffi pour cela d’aller piocher des titres dans Le Monde et Le Figaro :

Le Monde.fr : Scandale international après la mort du lion Cecil
Un amateur britannique de safari a posté une vidéo de feu le lion Cecil, icône du parc Hwange, au Zimbabwe, dont la mort annoncée le 28 juillet a déclenché un vent de protestation d’ampleur internationale.

Le Figaro.fr : Spectaculaire intrusion de 2200 migrants sur le site d’Eurotunnel.
Un jeune Soudanais est mort écrasé par un camion dans la nuit de mardi à mercredi après que 2200 immigrés clandestins ont envahi, la veille, la zone du tunnel sous la Manche

Bien, on connaît le nom du lion.

Théophraste R.

Source : https://news.google.fr/nwshp?hl=fr&tab=wn&ei=35C4Ve7dDIWH7QaS0...

PS. « Dans la France, terrible France
L’immigré est mort ce soir
Et les hommes tranquilles s’endorment
L’immigré est mort ce soir
Wiiiihihihi O Wimoweh
O Wimoweh... »







 
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