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Un vent latino-américain souffle-t-il sur la Grèce ?

A ceux qui crient au loup (brun) contre le gouvernement de Tsipras.

Vladimir MARCIAC

Le fabuliste grec Ésope raconta l’histoire du petit garçon qui criait mensongèrement au loup, jusqu’au jour où survint vraiment un loup. Mais personne ne prêta attention à ses cris et ce fut le triomphe du loup dont le nom moderne que lui a donné Bertolt Brecht est « La bête immonde ».

Conscient de la puissance de l’Eglise nicaraguayenne, le candidat Daniel Ortega inscrivit dans son programme que tout avortement, quelles que soient les causes de la grossesse, serait interdit. Il a été élu contre d’autres qui n’auraient pas été mieux sur cette question et qui auraient fait perdurer le désastre en matière d’éducation, logement, accès aux soins médicaux, etc. En prenant le pouvoir à La Havane, Fidel Castro, fils de propriétaire terrien, a confié la présidence de Cuba à un avocat mou du genou qui n’avait pas été guérillero. Hugo Chavez, un militaire, s’est réclamé de Tony Blair avant de passer aux choses sérieuses. Chacun comprend que ces trois-là devaient susciter la méfiance du peuple, qu’ils méritaient d’emblée des jets de tomates pourris et des bâtons dans les roues, voire qu’on leur crève les pneus avant qu’ils n’enfourchent leur bécane de traîtres au pied de leur Mont Ventoux. Ajoutons Evo Morales (Bolivie), producteur de coca et Rafael Correa (Equateur) qui fit ses études aux USA. De (...) Lire la suite »

"American Sniper" - Hollywood tue des Arabes : le film. (Al Jazeera)

Khaled A. BEYDOUN, Abed AYOUN

L’art et la propagande ont un rapport intime. Tout spécialement aujourd’hui, aux Etats-Unis, où les films de guerre sont un genre sacré qui montre intimement des M. Toutlemonde états-uniens tirés de la classe moyenne ordinaire des Etats-Unis et placés au milieu des dangers d’un champ de bataille étranger où ils deviennent des héros aux proportions historiques.

L'illustration la plus récente de ce genre, American Sniper (1), se déroule en Irak. Le film, réalisé par Clint Eastwood, présente toutes les caractéristiques essentielles du genre guerrier : le soldat protagoniste traité comme personnage principal, le paradigme du bien contre le mal, et la présentation de ce dernier comme implacablement méchant, menaçant, et déterminé à détruire tout ce qui est pur et civilisé. American Sniper ne déçoit pas et présente cette néfaste dichotomie, renforcée par les lieux communs ordinaires sur les Irakiens et musulmans, qui attirent des masses de spectateurs. Au point que le film a établi un record au box-office pendant son premier week-end, qui se confirme tandis que le film entame sa deuxième semaine. Débats sur l'art. Le cinéma est un art, une expression créatrice ne devrait pas être limitée par la loi. Cependant, l'art a un pouvoir d'incitation, surtout lorsque des méchants, dans un film qui fait un succès au box-office, sont représentés de façon schématique, (...) Lire la suite »

Ne touchez pas au peuple grec - Lettre ouverte aux dirigeants de pacotille

Fabrice AUBERT
LE MOUVEMENT DE L’HISTOIRE : SYRIZA vient de gagner la bataille démocratique pour prendre la direction politique de la Grèce. Le programme choisit par le peuple grec, est une rupture avec les politiques précédentes imposées par la Troïka (F.M.I, Europe, B.C.E) afin de libérer le peuple grec des politiques d’austérité, et « d’humiliation » visant à rembourser la dette… mais quelle dette ? LA DETTE HISTORIQUE : Si l’on regarde l’Histoire de l’Humanité, c’est l’Europe qui a une dette vis-à-vis du peuple grec. A l’école, au collège, au lycée, les élèves apprennent que le berceau des civilisations, c’est la Grèce. C’est aux grecs que l’on doit la navigation (l’Iliade et l’odyssée), les jeux olympiques, (athlétisme, lutte), la dramaturgie, le théâtre [1], la médecine [2] les sciences [3], Marseille [4], la philosophie [5], mais surtout les fondements de la Démocratie, de la République et de la citoyenneté. Si l’on devait comptabiliser en écriture comptable et monétaire, l’apport de la Grèce à l’Europe, selon le catéchisme (...) Lire la suite »

Alexis Tsipras : le choix de la politique anti-europe au détriment des convictions de réelle gauche

Chien Guevara
1. Qui est Alexis Tsipras et son parti Syriza ? SYRIZA (mot grec :signifiant « Coalition de la gauche radicale ») est un parti politique grec de gauche. Syriza trouve ses origines dans une coalition de partis de gauche et d'extrême gauche fondée en 2004. Celle-ci comprenait un large spectre de formations politiques (treize au total) et de politiciens indépendants, comme des sociaux-démocrates, des populistes de gauche , des écologistes, des communistes pro-européens et des eurosceptiques. Aléxis Tsípras, ancien président de Synaspismós, le mouvement le plus important de la coalition, en devient le président le 4 octobre 2009. La coalition est transformée en parti en 2013. Syriza est membre du Parti de la gauche européenne. En 2012, Syriza devient la deuxième force politique de Grèce au Parlement et le principal parti d'opposition au gouvernement d'Antónis Samarás. Il devance le parti du Premier ministre (Nouvelle démocratie) lors des élections européennes de 2014, en obtenant 26,58 % des (...) Lire la suite »
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Discours du président russe Vladimir Poutine à la Journée Internationale du Souvenir de l’Holocauste

Vladimir POUTINE

Lors de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste et du 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz par l’armée soviétique, Vladimir Poutine a visité le Musée juif et le Centre de la tolérance à Moscou. Le président a visité l’exposition « Homme et catastrophe » dédiée à l’extermination massive, par les nazis, des détenus dans les camps de concentration. M. Poutine était accompagné du Grand rabbin de Russie, Berel Lazar, et du président de la Fédération des communautés juives, Alexandre Boroda.

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 27 janvier, date à laquelle les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz en 1945, Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. Discours au Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou LE PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Mes amis, Il y a 70 ans, les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz, où les nazis ont massacré des millions de personnes. Par la décision de l’Organisation des Nations unies, ce jour, le 27 janvier, a été déclaré Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. L’Holocauste, l’un des crimes les plus meurtriers contre l’humanité, est devenu un symbole de deuil et de douleur contre la cruauté déchaînée et le mépris de la vie humaine. Il est difficile d’imaginer que dans ces usines de la mort, les fusillades de masse et les déportations ont été une réalité du XXe siècle ; elles furent organisées de sang-froid dans ce qui semblait alors être une Europe civilisée. Oui, elles (...) Lire la suite »

Nous sommes tous Cristina (Carta Maior)

Emir SADER

Nous sommes tous Cristina parce que tous nos pays sont victimes de manipulations odieuses du genre de celle dont est aujourd'hui la cible Cristina Kirchner et la démocratie argentine.

Cadavres exquis, le célèbre film du réalisateur italien Francesco Rosi, récemment décédé, se déroulait en Sicile et soulignait déjà la manipulation de cadavres dans des circonstances politiques. Si nous étudions l'histoire politique de l'Amérique latine, nous sommes souvent confrontés à ce mélange macabre de morts et de politique. La propre victoire électorale de Salvador Allende en 1970 au Chili, a été compromise par l'apparition, mort, du commandant en chef des forces armées dans une tentative désespérée des golpistes pour empêcher la prise de fonctions du président socialiste. Plus récemment, sur le parcours vers la victoire de Dilma dans le premier tour des élections présidentielles, un accident d'avion aux causes à ce jour peu éclaircies causa la mort d'un candidat et son remplacement par un autre dans la course à la présidence, redistribuant les cartes dans le jeu et conduisant presque à la victoire de la droite (au Brésil, mort d'Eduardo Campos et son remplacement par Marina Silva NdT). L'Argentine est (...) Lire la suite »

"Cadre de Programme Gouvernemental" de Syriza - en français

L’ESPOIR EST EN ROUTE LA GRECE AVANCE L’EUROPE CHANGE CADRE DE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL Nous ne promettons pas. Nous nous engageons. Et nous n’avons ni l’intention ni la possibilité de vous tromper. De soustraire aujourd’hui votre vote et l’utiliser après les élections comme chèque en blanc. Et nous n’avons pas la possibilité de vous tromper parce que SYRIZA c’est vous. Et vous êtes notre unique soutien. Nous ne nous appuyons ni sur des entrepreneurs ni sur des banquiers ni sur des propriétaires de médias. Nous nous appuyons sur vous. Ni sur l’oligarchie, ni sur les grandes familles. Sur le peuple souverain. Sur votre confiance. Sur votre appui quotidien et constant. Sur l’appui de votre gouvernement. Du gouvernement de SYRIZA. C’est pourquoi, pour nous, la majorité parlementaire ne signifie ni irresponsabilité ni arrogance, comme c’était, par le passé, la pratique des gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du PASOK. Cela signifie encore plus d’engagement. Cela signifie responsabilité. Alexis (...) Lire la suite »
La palme à Christine Lagarde ( FMI) qui salue « un GRAND DEFENSEUR DES FEMMES »

Un tyran meurt, l’Occident pleure

Tarik BOUAFIA

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite est décédé ce jeudi à l’âge de 90 ans après avoir dirigé d’une main de fer le royaume réactionnaire pendant 20 ans. Allié inconditionnel des gouvernements impérialistes occidentaux, il est resté dans la lignée de ses prédécesseurs : soumission aux États-Unis, violation systématique des droits de l’homme, financement de groupes fanatiques djihadistes... La marionnette par excellence.

L’Arabie Saoudite, le plus grand des serviteurs de l’Occident Depuis sa fondation par Abdel Aziz Ibn Saoud en 1932, le royaume d’Arabie Saoudite n’a cessé de servir les intérêts des puissances occidentales. D’abord ceux du Royaume-Uni, protecteur de la famille Saoud, qui avait aidé les Saoud à fonder leur royaume pour profiter de la position stratégique du pays. Non seulement pour s’assurer du commerce avec ses anciennes colonies mais également en l’utilisant pour contrer l’influence de l’Empire Ottoman. Puis, ce fut au tour des États-Unis d’imposer leur domination dans le pays. Le deal était simple : en échange d’un soutien financier et militaire, le royaume s’engageait à fournir aux États-Unis un pétrole bon marché et des bases militaires ainsi qu’à jouer le rôle de « gendarme » de la région en déstabilisant les pays désireux d’affirmer leur indépendance et de choisir une autre voie que celle de l’inféodation à l’empire états-unien. Financement de groupes fanatiques djihadistes et instrumentalisation de (...) Lire la suite »
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Mme Najat Vallaud-Belkacem, votre déclaration nous fait entrer dans le totalitarisme

« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)

Noëlle CAZENAVE-LIBERMAN
Lettre à Najat Vallaud-Belkacem « Je crois qu’il est fondamental que ces génocides ne soient pas occultés pour montrer jusqu’où peut amener la haine, les discriminations... alors ça commence très doucement en général, par de simples discriminations pour des postes, des fonctions, la carte d’identité des choses comme ça, et puis de montées en montées on convainc la population qu’il faut s’en débarrasser : s’en débarrasser c’est d’abord dans des camps simplement, et puis ensuite c’est de tuer. » Simone Veil [1] « Attendez un peu et l’impensable devient inéluctable, l’impossible devient ordinaire. » Edward Bond [2]. Madame la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Vous avez déclaré : « L’école est en première ligne aussi pour répondre à une autre question car même là où il n’y a pas eu d’incidents il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves, et nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais...”, Les deux poids deux mesures. Pourquoi défendre (...) Lire la suite »
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Bien sûr de nombreuses critiques sur ce gouvernement peuvent être formulées...

Grèce : l’épreuve de la constitution du gouvernement réussie par Syriza

Ephemeron

Alexis Tsipras a agi très rapidement pour donner les signes du changement. Premier chef de gouvernement dans l’histoire de la Grèce à refuser de jurer sur la Bible et devant un pope, il a effectué une visite symbolique dans la foulée de sa prise de fonction. Il a ainsi déposé une gerbe de fleurs dans le quartier athénien de Kessariani sur le monument aux 200 héros communistes de la Résistance exécutés par les nazis le 1er mai 1940.

Ce geste se veut symbole de la continuité historique entre les nombreuses générations qui se sont battues au péril de leur vie à travers les décennies – contre la barbarie, pour la démocratie, la justice sociale et l’indépendance nationale – et le nouveau gouvernement. C’est aussi un message aux néonazis de l’Aube dorée qui seront présents de nouveau au Parlement. Enfin, c’est un rappel à l’Allemagne concernant sa dette historique envers la Grèce. L’alliance avec les Grecs indépendants Conscient que le moindre vide de pouvoir pourrait avoir des conséquences imprévisibles, Tsipras a réussi à composer une majorité parlementaire avec le petit parti des Grecs indépendants. Bien sûr il s’agit là d’un choix qui pose problème, comme l’écrit justement Stathis Kouvelakis, membre de l’aile gauche de Syriza. Mais les Grecs indépendants ne sont pas un parti xénophobe comme on a pu le lire ici et là. C’est une formation conservatrice sur le plan sociétal, proche de l’Eglise orthodoxe et patriote à la limite du nationalisme. (...) Lire la suite »

Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad

Foreign Affairs Magazine

Syrie. « La guerre civile oppose l’armée du régime à des milices rebelles qui sont, en majorité, islamistes ». C’est un grand reporter du Figaro qui le dit (voir ici : http://www.legrandsoir.info/que-reste-t-il-de-l-occident.html).

Et comme notre credo est de "donner à lire" à un lectorat averti, nous le faisons ici, sans peur et sans reproche.
LGS

Lundi 26 janvier 2015 [Texte intégral] Le 20 janvier 2015, à Damas, le Président syrien Bachar al-Assad a accordé une entrevue à M. Jonathan Tepperman, Rédacteur en chef du Foreign Affairs Magazine. Voici le texte intégral publié simultanément le lundi 26 janvier 2015, en anglais et en arabe, par le magazine newyorkais, le site de la Présidence syrienne et l’Agence Arabe Syrienne d’Information SANA. Nous l’avons traduit à partir de la version anglaise. [NdT]. 1. J’aimerais commencer par vous interroger sur la guerre. Elle dure depuis près de quatre années et vous en connaissez les statistiques : selon l’ONU, plus de deux cent mille personnes tuées, un million de blessés et plus de trois millions de Syriens ayant fui le pays. Vos forces ont aussi subi de lourdes pertes. La guerre ne peut durer éternellement. Comment en voyez-vous la fin ? Partout dans monde, toutes les guerres se sont toujours soldées par une solution politique parce que la guerre, en elle-même, n’est pas la solution. La guerre est (...) Lire la suite »
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Intervention de Raul Castro, au IIIème sommet de la CELAC, San José, Costa Rica - 28/01/2015

Raul CASTRO

INTERVENTION DE M. RAÚL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ÉTAT ET DU CONSEIL DES MINISTRES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU TROISIÈME SOMMET DE LA COMMUNAUTÉ DES ÉTATS LATINO-AMÉRICAINS ET CARIBÉENS, TENU À SAN JOSÉ DU COSTA RICA, le 28 janvier 2015.

Cher président Luis Guillermo Solís ; Chers chefs d’État ou de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes ; Chers chefs de délégations et invités qui nous accompagnez, Notre Amérique, qui s’est engagée dans une époque nouvelle, a, depuis la création de la Communauté des États latino-américains et caribéens, progressé vers ses objectifs : indépendance, souveraineté sur les ressources naturelles, intégration, mise en place d’un nouvel ordre mondial, justice sociale et démocratie du peuple, par le peuple et pour le peuple. L’attachement à la justice et au droit des peuples est supérieur à celui de n’importe quelle autre période historique. Ensemble, nous sommes la troisième économie mondiale, nous possédons les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole, la plus grande biodiversité de la planète, et concentrons une bonne part des ressources minières mondiales. Développer l’unité dans la diversité, agir à l’unisson, respecter nos différences restera notre premier objectif et une nécessité incontournable, car les (...) Lire la suite »

Johann Chapoutot. La loi du sang – Penser et agir en nazi

Bernard GENSANE
Il y a une vingtaine d’années, m’est tombée sous les yeux une longue étude sur les Einsatzgruppen, ces groupes d’intervention composés surtout de SS, chargés de l’assassinat de populations civiles, principalement juives, dans l’Europe centrale et de l’Est. On sait que ces supplétifs se comportèrent avec une férocité inouïe au point de susciter un vrai malaise dans la Wehrmacht. Ce que l’on sait moins (et que je découvris lors de cette lecture), c’est qu’à l’image d’un des principaux responsables de ces tueurs, Otto Ohlendorf, assistant d’un professeur de droit public, les commandants de ces Einsatzgruppen étaient bardés de diplômes. Le plus souvent dans les matières littéraires et artistiques. Je fis part de mon étonnement à un collègue allemand de ma génération. Il était parfaitement au courant des qualifications de ces officiers et ajouta que, dans le parti nazi, les enseignants, les dentistes, les architectes étaient surreprésentés. Une des raisons pour lesquelles, selon lui, l’Allemagne des années soixante (...) Lire la suite »
De Gaulle avait-il raison de dire : « Ils sont forts, courageux et cons » ?

Que reste-t-il de l’Occident ?

Maxime VIVAS

« Poutine contre le reste du monde : va-t-il plier ? » Tel était un des sujets du « 28 minutes » d’Arte, le 17 novembre 2014. Un intervenant y était isolé dans son éloge de la primauté de la diplomatie sur la guerre et l’exposé de sa répugnance à voir la France se fabriquer des ennemis.

Son nom est Renaud Girard, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, grand reporter au Figaro. Comme je suis gaulliste à mes heures (sur les bords, sur les bords !), patriote toujours et pacifiste aussi et que j’apprécie souvent les seul-contre-tous je lui ai écrit : « Cher Renaud, j’ai approuvé ta prestation ». Il m’a répondu : « Dis-moi cher Maxime ce que tu penses du livre que je viens de publier avec Régis Debray : « Que reste-t-il de l'Occident ? ». Et pour être sûr d’avoir une réponse il m’a fait envoyer un service de presse par Grasset. Vous avez noté les « Mon cher » par ci, « Mon cher » par là. A ceux qui n’ont pas suivi mes différends avec les bouddhistes intégristes dont un des chefs européens m’a soupçonné de recopier sur mon « tas de compost » toulousain (ils n’a pas osé « fumier ») les paroles de Pékin tandis que d’autres ont essayé d’instrumentaliser Stéphane Hessel pour faire sanctionner par Sarkozy une chaîne de télévision publique (France 3 Midi-Pyrénées qui m’avait donné la parole dans (...) Lire la suite »
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L’Histoire est une remise en cause : avec le temps et une gomme, les méchants deviennent bons.

A Paris une expo sur la Collaboration blanchit le grand capital

Jacques-Marie BOURGET

Ce matin vous ouvrez l’œil - parce qu’il faut bien continuer de vivre- le ciel n’est pas par-dessus le toit et seule une proposition d’abonnement à Valeurs Actuelles vous attend dans la boîte aux lettres. A quoi bon ? Vous gagne une envie de grand sommeil. Pourtant, source d’un plaisir imprévu, en ouvrant le livre-catalogue que vous avez acheté la veille, et qui résume le contenue d’une exposition en cours à Paris, « La Collaboration 1940-1945 », vous vous apercevez que la France, celle de ces « années noires », n’est pas aussi mauvaise fille, aussi vert de gris que décrite par vos vieux professeurs un peu trop cocos.

Finalement la journée commence par une bonne nouvelle. Sachons donc qu’entre 1940 et 1945 la France aurait pu faire pire. Outre Pétain et sa main tendue, Bousquet roi du Vel’d’hiv, la Milice et la LVF sur tous les fronts, le Statut des juifs, cette exposition nous apprend, en nous soulageant, qu’une partie du pays a été épargné par l’immonde. Honneur à l’économie, à son patronat qui a eu le courage de ne pas faire risette à Hitler. Pour une fois que le capital vient au secours du courage, le devoir est de le signaler. Avec l’intransigeance et l’exhaustivité qui sont sa ligne éditoriale, l’expo sur la Collaboration sait enfin dire le vrai, mettre des bornes et marquer à jamais le territoire de la nouvelle histoire : seuls quelques B.O.F et camelots, quelques gangsters ont économiquement fricoté avec les nazis. Le pire des pires, désigné par Denis Peschanski et Thomas Fontaine les commissaires de la police de l’exposition, est l’immonde escroc Joseph Joinovici . Personne n’observe que c’est peut-être un peu (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Politis : « Grèce : le monde de la finance passe à l’attaque contre Tsipras »

Il s’en fiche, Alexis Tsipras, car le président Hollande qui veut, enfin (1) le recevoir, va lui répéter son discours du meeting électoral du Bourget, le 22 janvier 2011 : « Je vais vous dire qui est notre adversaire, notre véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Notre adversaire, c’est le monde de la finance ».

Quoi de plus normal ? Socialiste, héritier politique de Jean Jaurès, François Hollande a d’ailleurs adressé un message de félicitation à Alexis Tsipras. Il y évoque un esprit de solidarité.

Théophraste R.


(1) Le Canard enchaîné a rendu publique le 28 janvier 2015, une lettre datée du 9 mai 2012 et restée sans réponse, dans laquelle Alexis Tsipras demandait au nouveau président de le recevoir.







 
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