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La libération de Julian Assange : le dernier chapitre (RT)

John PILGER
L'une des plus grandes injustices de notre temps se délite. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire - un tribunal international qui statue et décide si les gouvernements respectent leurs obligations en matière de droits - a décidé que Julian Assange a été arrêté illégalement par la Grande-Bretagne et la Suède. Après cinq années de combats pour défendre sa réputation - ayant été calomnié sans relâche alors qu'il n'est accusé d'aucun crime - Assange est désormais plus proche de la justice et la légitimation , et peut-être de la liberté, qu'à aucun autre moment depuis son arrestation et détention à Londres en vertu d'un mandat d'extradition européen, discrédité aujourd'hui par le Parlement (Britannique). Le Groupe de travail de l'ONU fonde ses jugements sur la Convention européenne des droits de l'homme et trois autres traités qui engagent tous les signataires. La Grande-Bretagne et la Suède ont participé à la longue enquête de 16 mois de l'ONU et présenté et défendu leur dossier devant (...) Lire la suite »

2297 journalistes et professionnels des médias tués depuis 1990

Fédération internationale des journalistes

On lira ce tableau effrayant et on le comparera à la propagande du Petit Journal de Canal + (ah, ce Bolloré !), au classement de RSF (ah, ces dollars !), qui est un bidonnage que les médias promeuvent, au grand dam des journalistes.

Un exemple de la fumisterie du classement de RSF : Un item mesure « la capacité laissée aux médias de fonctionner en toute indépendance du pouvoir ». Mais aucun ne mesure « la capacité laissée aux médias de fonctionner en toute indépendance des banques et des industriels ». En clair, un média public est réputé partial et il perd des points tandis que les médias privés, comme Canal + et i télé de Bolloré, Aujourd'hui / Le Parisien, Les Echos de Bernard Arnault, Le Figaro de Serge Dassault, Libération, L'Express, BFM de Patrick Drahi, Le Monde, l'Obs de Xavier Niel, Le Point de François Pinault, Europe 1, JDD, Paris-Match de Lagardère, en gagnent. Plus le nombre de médias appartenant à des oligarchies est grand, plus les citoyens qu’ils enfument sont nombreux, plus la liberté de la presse est garantie, d’après RSF. Par cette escroquerie, les pays où l’on assassine en masse les journalistes sont mieux classés que ceux ou aucun n’est tué. C’est ainsi que Cuba (la bête noire de RSF et de la CIA), qui compte plus (...) Lire la suite »

A l’UNESCO le Qatar sponsorise un colloque sur la liberté de la presse.

Jacques-Marie BOURGET

Bon appétit ô journalistes intègres. Le 5 février, à Paris au Palais de l’UNESCO, l’élite mondiale de la presse va casser la croûte aux frais de l’émir du Qatar.

Avouez que discourir de la liberté des journaux et de ceux qui les font en étant nourri par un autocrate, c’est vraiment banqueter dans un monde idéal. A l’UNESCO, nul n’a vu malice dans le fait qu’Al Jazira, la télé haut-parleur du Qatar, offre un repas bien mérité aux confrères, après qu’ils ont transpiré et souffert pour sauver une noble cause : la liberté de la presse. Dans le même esprit, l’UNESCO devrait nous proposer bientôt un symposium de la liberté offert par le camp de Guantanamo, une réunion sur le journalisme libre pistonné par la Turquie, et la liste des oxymores peut être longue. Parlons de ce Qatar qui aime tant la liberté à Paris pour mieux la combattre à Doha. C’est un pays avec foi –le wahhabisme radical- mais sans lois, en tout cas dignes de ce nom, votées par une assemblée. Un pays sans presse libre, où ce qui est imprimé n’est que la feuille d’avis du palais ; sauf, révérence gardée, quand le livre sur l’islam de notre confrère Edwy Plenel y est diffusé en feuilleton. Au risque d’être (...) Lire la suite »
Un solférinien mangeait son chapeau devant les petits fours

Le Grand Soir s’est invité au dîner de l’Elysée avec Raul Castro le 1er février 2016

Agent LGS 117

Un sympathisant, introduit dans l’entourage de Hollande, nous a refilé un carton d’invitation traficoté (ci-contre). Muni de ce Sésame, notre agent LGS 117 s’est glissé dans la foule en partie composée de courtisans qui auraient applaudi naguère si Cuba avait péri sous les missiles US. Mais là (puisque Obama a décidé de chagriner le parti républicain US par la normalisation), ils se bousculaient autour du président cubain, quêtant un regard, un sourire, n’osant espérer une poignée de mains à raconter illico par texto à la terre entière dont une partie penserait aussitôt : « Pauvre idiot, qu’est-ce qu’on en a à fiche, et pourquoi c’est important ? »
LGS

C’était dans la douceur d’une soirée d’hiver qui fit croire à Raul qu’il ne neigeait pas plus à Paris qu’à La Havane, ce qui était la seule explication plausible à la présence de centaines de dormeurs sur les trottoirs, couchés sur des cartons, peinards, à la fraîche. Quiconque n’est jamais sorti de Cuba imagine mal ce droit octroyé dans le monde libre, de dormir à la belle étoile. On voit presque autant de dormeurs en plein air à Paris que des musiciens dans les rue de La Havane. Le décor était autre à l’Elysée, dans une débauche de bouquets de fleurs, d’inconnus gras et entichés d’eux-mêmes, de marbre, de députés (si souriants qu’on ne pouvait deviner lesquels craignaient une révélation du Canard Enchaîné ouvrant sur une mise en examen), de dorures, de ministres satisfaits, de lustres de cristal, de moquettes épaisses comme le dossier judiciaire de Bernard Tapie, d’artistes mégalos, de bouteilles de champagne fraîches comme les relations entre Christiane Taubira et Manuel Valls, de larbins obséquieux (fiers de (...) Lire la suite »
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Le président cubain Raul Castro à Paris - La caravane est passée

Maïté PINERO
Pour les Français amis de Cuba, leurs associations de solidarité, l’événement est considérable. Pour la première fois, un président de Cuba, en visite d'État, a été reçu à Paris avec tous les honneurs de la République. Une douzaine d'accords ont été signés pour resserrer les liens diplomatiques, économiques, culturels, scientifiques, entre les deux pays. Contrairement à ce qui s'était passé lors de la visite de François Hollande à La Havane en mai dernier, la caravane est venue et les chiens se sont tus. Même le Figaro, en général peu avare de qualificatifs s'agissant de Cuba, faisait le beau en nous annonçant diplomatiquement la visite du « président cubain » . Au point que « les quelques tristes chats en quête de notoriété qui miaulaient sur les toits de Paris » n'ont pas fait recette. Leur voix la plus célèbre, celle de l'écrivaine-que-vous-savez ne s'est guère faite entendre. Était-elle assignée à résidence ? En ces temps de lois d'exception et de lutte antiterroriste mieux valait faire oublier qu'elle avait (...) Lire la suite »
Les goodyear paient sans doute pour une chemise d’Air France en lambeaux.

Radicalisation des puissants

Pierre LEVY

En prison ! Le verdict rendu en première instance par le tribunal correctionnel d’Amiens contre plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, qui inclut de la réclusion ferme, a provoqué une véritable stupéfaction.

Les condamnés ont été reconnus « coupables » d’avoir retenu des dirigeants de leur entreprise (qui n’ont a aucun moment été violentés). Même les commentateurs les moins habitués à soutenir le monde du travail ont souligné le caractère sans précédent d’une telle peine. Ici et là s’est exprimée une compassion morale pour des hommes qui auraient « dérapé » sous l’emprise de la colère et de l’angoisse. En réalité, ce dont ces militants on besoin, c’est moins de se voir octroyer des « excuses », que d’une solidarité offensive. Celle-ci passe d’abord et avant tout par le rappel des enjeux de leur lutte dont la « séquestration » n’a été que le point d’orgue. Cette bataille au long cours (près de sept ans !) opposait une majorité de salariés de l’usine à la direction de choc de la firme américaine : Goodyear entendait imposer, par le chantage à la fermeture, une remise en cause des conditions et des horaires de travail ; et ce, selon un modèle de flexibilité... dont l’esprit va être repris dans la réforme en cours du Code du travail (...) Lire la suite »
Le degré moins un de la Politique, la démocratie sondée, incontinente. Dépolitisée.

Soyons primaires !

Jean ORTIZ

Soyons primaires ! Le capital en raffole. Des citoyens primaires, des analphabètes politiques, caricaturaux, clonés, des gugusses manipulables à merci, à la merci des puissants : « primarisés » ! Le dernier must à la mode libérale.

Soyons primaires ! Les « primaires », c’est le degré moins un de la Politique, la démocratie sondée, incontinente. Dépolitisée. Les « primaires » : le summum de la démocratie médiatique (et de marché), à l’américaine. Que (la) le mec plus ultra l’emporte... Paillettes, flonflons (et consciences) payés par de généreux grands patrons. Aux États-Unis, on appelle cela : les « caucus ». Terrible aveu. Ah, les « gringos » ! Soyons primaires, et que le spectacle commence. Et vlan une petite phrase choc, « assassine », un dérapage intentionnel, calculé. Et pour ta poire : une insulte, un coup bas au niveau du slip, une donaldtrumperie... Pour tromper les dingos. C’est écrit. Soyons primaires. « Approchez, venez voir... ». Le cirque, l’étalage, la mousse, l’écume, la vacuité, le paraître, les frasques, les instincts... primaires, pour racoler, racoler, et élire les « primo votants ». Et les autres ? Tiens, tiens, derrière la frime hypocrite, c’est vilain. Et désémantisé, comme ce qui le plus souvent nous vient des (...) Lire la suite »

Marc Trévidic : « Une idéologie ne se combat pas par le Code pénal »

L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, aujourd’hui muté à Lille, plaide pour une synergie entre services de renseignements et judiciaires. Et dénonce l’inutilité des débats sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité quand il y a, pourtant, urgence à agir.

Déjà très médiatisé, Marc Trévidic l’est encore plus depuis la sortie, il y a quelques jours, de son premier roman (1). L’ancien patron du pôle antiterroriste y met en scène une confrontation entre les arts et le fanatisme religieux dans la Tunisie de la révolution de jasmin. Une première tentative de fiction plutôt réussie. Après une journée d’audience au tribunal de Lille, où il officie désormais comme juge aux affaires familiales, rencontre avec un accro de l’antiterrorisme. Dans votre livre, vous décrivez précisément les processus de radicalisation. Comment les contrer ? Marc Trévidic Avant de parler des jeunes radicalisés, il faudrait parler de ceux qui ne le sont pas encore mais pourraient le devenir. On peut raisonner par analogie avec la prévention de la drogue, par exemple. Le jeune qui n’est pas encore dedans doit être mis en garde grâce à des livres, des films, etc. tout ce qui peut casser la propagande, combattre l’idéologie par des idées. Car une idéologie ne se combat pas par le Code pénal. (...) Lire la suite »

Cuba : Une campagne anti-cubaine inefficace avant la visite de Raúl Castro en France (Descubriendo Verdades)

Percy Francisco ALVARADO GODOY
"Le traître est très différend du tricheur : le tricheur prétend s'emparer de propriétés établies, conquérir un territoire et même instaurer un ordre nouveau. Le tricheur a beaucoup d'avenir mais n'a pas le moindre devenir", déclare Gilles Deleuze, écrivain, essayiste, philosophe, professeur, historien et orateur français. Cependant, l’infamie est commune aux deux. Et les 3 chats qui ont commencé à miauler sur les toits de Paris à la recherche d'une action discutable - en continuant la symphonie usée de l'attaque médiatique anti-cubaine - pour manifester leur désespoir et leur impuissance face à la prochaine visite du président des Conseils d'Etat et des Ministres de la République de Cuba, Raúl Castro Ruz, dans la république française soeur, sont infâmes. Sortis d'un ostracisme obscur et obligé vieilli pendant la Guerre Froide, plusieurs contre-révolutionnaires résidant en France cherchent à se lever face aux amis de Cuba et à trouver une visibilité médiatique - toujours bénis et financés depuis Miami par (...) Lire la suite »

Pourquoi les occupations durables de l’Afghanistan échouent toujours

Moon of Alabama

L’armée étasunienne se prépare actuellement à occuper durablement l’Afghanistan. Une réflexion sur l’analogie historique des Soviétiques en Afghanistan montre que cette entreprise a peu de chance d’être couronnée de succès.

Un responsable pakistanais a résumé le dilemme soviétique en Afghanistan comme suit : Les Soviétiques peuvent continuer à occuper le pays, mais ils ne peuvent pas gagner la population. Plus ils restent, plus ils s’aliènent le peuple. Plus ils s’aliènent le peuple, plus ils sont obligés de rester. Ce dilemme russe est également le dilemme afghan, et les deux pays semblent condamnés à en subir les conséquences. C’est dans le livre de Joseph. J. Collins, Afghanistan : The Empire Strikes Out, qu’on trouve ce commentaire, et c’est une bonne description de la situation actuelle en Afghanistan : il suffit de remplacer Soviétiques par Etasuniens. Après avoir essayé d’en finir par la torture, les bombardements aveugles, les pots de vin tous azimut, l’escalade via le « déferlement » de renforts, COIN** et autres sottises de science sociale, l'armée étasunienne veut maintenant s’installer en Afghanistan pour dix ans pour arriver à une Afghanisation durable du conflit : Des hauts-gradés militaires étasuniens, qui, (...) Lire la suite »

Espagne : près d’un demi-million d’expulsions, le produit d’une loi franquiste

Fàtima MARTIN, Jérôme DUVAL

Entre 2008 et le second trimestre 2015, l’Espagne a connu 416.332 ordres d’expulsion de logements. (1) Les expulsions sont une des conséquences de la crise, mais la loi qui les autorise est bien antérieure. Il s’agit de la « loi hypothécaire » imposée par décret sous la dictature de Franco en 1946, et qui demeure en vigueur.

La « métaphysique » des expulsions L’Association hypothécaire espagnole (AHE) elle-même, qui rassemble les groupes financiers les plus actifs sur le marché espagnol des prêts hypothécaires, rappelle sur son site Internet que cette loi est la refonte d’un décret du 8 février 1946. Dans son guide « en caso de impago » (en cas de non-paiement) qui vise à rassurer les créanciers, il est fait état que : « si un emprunteur ne paie pas un crédit - qu’il soit personnel ou hypothécaire - il devra répondre avec tous ses biens, non seulement ceux qu’il possède présentement mais également ceux qu’il pourrait acquérir dans le futur, jusqu’à l’apurement complet de la dette ». Le contexte idéologique dans lequel agissait cette association relevait d’un mythe très répandu à l’époque, selon lequel, comme l’affirmait un ex-président de l’AHE Gregorio Mayaya, il était « métaphysiquement impossible que le prix des logements baisse ». C’est en raison de mensonges comme celui-ci, qui ont fortement incité à l’achat, que des milliers de (...) Lire la suite »
Un peuple et ses dirigeants, ensemble (oui, ça surprend)

Cuba : un pays qui sait faire face au terrorisme

MS21 ( Mouvement pour un socialisme du 21è siècle)

Pour le MS21, les événements tragiques que la France a connus ces derniers mois doivent nous inciter à regarder comment et avec quel succès d’autres pays ont géré des circonstances analogues. A cet égard Cuba est emblématique car ce pays vit depuis 56 ans sous la menace d'attentats terroristes. Alors voyons simplement comment vivent les Cubains confrontés à cette menace permanente. Il ne s'agit évidemment pas de prendre Cuba comme un modèle que la France devrait copier, car chaque État doit faire face selon sa propre histoire, sa culture politique, ses institutions et ses lois. Mais en matière de sécurité aussi, il faut se garder de s’inféoder à une pensée unique souvent guidée par la peur, le court-termisme et le marché. Le texte qui suit n'a pas pour but de donner des recettes pour combattre le terrorisme, il évoque un exemple parmi d'autres …

Rappel historique En janvier 1959, la révolution castriste a renversé et chassé le dictateur Batista ; révolution qui rendit furieuses les classes dominantes cubaines et étasuniennes. Furieuses par la perte de leurs prérogatives, mais aussi et surtout par le dangereux exemple que donnait cette révolution aux yeux de millions de personnes dans le monde. Pour les riches exilés cubains réfugiés à Miami, il fallait donc à tout prix renverser ce régime honni et ils ont toujours eu le soutien des Etats-Unis pour mener ces tentatives de déstabilisation. Elles commencent dès le mois de juillet 1960 par une guerre économique : Washington cesse pratiquement toutes ses importations de sucre en provenance de Cuba. En janvier 1961 c'est la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays En avril 1961, 1500 mercenaires entraînés et armés par la CIA débarquent à Cuba dans la baie des Cochons afin d'envahir l'île et de renverser le gouvernement. En moins de 72 heures les envahisseurs sont mis en déroute et (...) Lire la suite »

Libye : La violence impériale n’a pas de fin

Moon of Alabama

La générosité de l’Empire en matière de violence est sans limites. Après que les Etats-Unis ont menti au Conseil de sécurité des Nations Unies sur la soi-disant menace que Kadhafi représentait pour les « manifestants » de Benghazi, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé l’usage de la force pour les protéger. La Russie et la Chine se sont abstenues au lieu d’opposer leur veto.

Les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN ont violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont armé les « manifestants », bombardé le pays jusqu’à le réduire en miettes, et tué les principaux officiels du gouvernement dont Mouammar Kadhafi. La secrétaire d'Etat étasunienne, le monstre Clinton, s’en est glorifiée (vidéo) dans une célèbre réplique : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. » C’est à cause de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU que le président russe Medvedev n'a pas pu se représenter pour un second mandat. Le président Poutine, qui à l’époque était Premier ministre et n’était responsable que de la politique intérieure, a dit que, lorsqu’il avait lu la résolution du Conseil de sécurité il avait trouvé, dans son libellé, des trous permettant à toute une armée de se frayer un passage. Medvedev avait fait une énorme erreur en la laissant passer. Le fait qu’il ait été obligé de partir, est le seul résultat positif de l'attaque de l'OTAN sur la Libye. Maintenant, les États-Unis veulent (...) Lire la suite »
Raúl Castro sera à Paris le 1er février 2016.

Le treillis du guérillero rencontre les pantoufles de l’énarque (et les robes de chambre des journalistes ?)

Maxime VIVAS

Le 26 juillet 1953, 150 guérilleros (dont Fidel et Raúl Castro), échouaient dans l’attaque de la caserne Moncada, à Santiago de Cuba. Beaucoup périrent lors de l’assaut, d’autres furent fait prisonniers, torturés, exécutés. Avant de se replier dans le maquis de la Sierra Maestra, les survivants erraient dans les rues où les soldats les repéraient à leur accent de La Havane avant de les abattre.

Parmi les passants égarés, un assaillant qui passa inaperçu grâce à sa petite taille et à son visage enfantin (on lui donnait 15 ans). C’était Raúl Castro (photo). Le 2 décembre 1956, 82 guérilleros, partis du Mexique sur un bateau nommé Granma, débarquaient sur une plage cubaine où les attendaient en embuscade les soldats du dictateur Batista. Il y eut seulement 22 survivants, dont Fidel et Raúl Castro, le Che, Camillo Cienfuegos. Le 8 janvier 1959, ces trompe-la-mort et 5000 barbudos entraient triomphalement à La Havane. Raúl Castro fut aussitôt chargé de créer une armée, tâche vitale devant les menaces des USA (Cf. entre autres, l’invasion de la Baie des Cochons). Il le fit avec l’autorité que lui conféraient son héroïsme dans la guérilla et les fonctions de N° 2 du gouvernement qui lui furent attribuées pour réussir : premier vice-président du Conseil d'Etat, deuxième secrétaire du Parti communiste cubain. C’est donc par « méritocratie » et non par népotisme, qu’il a succédé au N° 1, Fidel Castro (1). (...) Lire la suite »
Terrorisme : tuerie indiscriminée, organisée et intentionnelle, dirigée contre des civils innocents

La lutte contre le terrorisme nécessite la coordination internationale, non le double standard

Zheng RUOLIN

Le terrorisme est un mal qui menace l’ensemble de l’humanité. Ceux qui promeuvent une politique de double standard sabotent la lutte concertée nécessaire à son éradication.

Le 4 janvier, Le petit journal, de Canal+, recevait une invitée très spéciale : Ursula Gauthier, ancienne correspondante de L’Obs à Beijing, “expulsée” par les autorités chinoise “à cause de son article” signé juste après les attentats de Paris : « Après les attentats, la solidarité de la Chine n’est pas sans arrière-pensées. » Curieusement durant toute l’interview, on n’entend ni le mot “terrorisme”, ni celui d’“extrémiste islamiste”. Et en répondant la question “La Chine vous reproche quoi exactement”, elle a osé dire que la Chine la reproche de “parler librement”. Cette réponse volontairement à côté de la plaque, surtout son article en question, constitue en fait une injure envers les Chinois qui ont éprouvé une profonde sympathie à l’égard des victimes des attentats de Paris et qui ont exprimé leur soutien en masse. Ursula Gauthier a profité explicitement de cette tragédie pour chercher à justifier les organisations et les éléments terroristes auteurs d’atrocités en Chine, qui ont à leur actif l’assassinat de nombreux (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Les Thénardier (1)

Robert Ménard, maire de Béziers vient de conseiller Marine Le Pen sur l’avenir du FN : pour élargir « le spectre électoral », briser « le plafond de verre », il faut que le parti change de nom et de programme et qu’elle en quitte la présidence.

Bref, comme Ménard se faisant élire en clamant « Je ne suis pas FN », il faut enfumer l’électeur.

La victoire acquise, il sera temps de jeter le masque, d’interdire de battre les tapis et d’étendre le linge aux fenêtres, de s’en prendre aux Kebabs, de christianiser les édifices publics, d’imposer une messe à tous à l’ouverture de la féria, d’affubler d’uniformes les écoliers, de recenser les non-catholiques, d’armer des policiers non formés, de chasser le Sarazin abrité dans une HLM vide, de créer des milices qui iront quatre par quatre dans les rues de la ville, rotant leur bière et comparant leurs tatouages et leur poing américain, faisant baisser la tête aux citoyens blancs-blancos-whites, provoquant les Noirs et les bronzés et tripotant en riant leurs femelles qui passent à leur portée (« Bien fermes, ces salopes »).

Le fascisme, s’il arrive parfois au pouvoir par la voie des urnes, n’accepte jamais d’en partir autrement que par celle des armes. D’où l’utilité pour lui de créer des clans bien tranchés en vue de la guerre civile.

Théophraste R. (alarmiste-confusionniste-complotiste).

(1) « C’étaient de ces natures naines qui, si quelque feu sombre les chauffe par hasard, deviennent facilement monstrueuses. Il y avait dans la femme le fond d’une brute et dans l’homme l’étoffe d’un gueux. Tous deux étaient au plus haut degré susceptibles de l’espèce de hideux progrès qui se fait dans le sens du mal. Il existe des âmes écrevisses reculant continuellement vers les ténèbres, rétrogradant dans la vie plutôt qu’elles n’y avancent, employant l’expérience à augmenter leur difformité, empirant sans cesse, et s’empreignant de plus en plus d’une noirceur croissante. Cet homme et cette femme étaient de ces âmes-là ». (Victor Hugo, Les Misérables).







 
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