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Vivement le retour de Jules Moch et du tir des gendarmes à balles réelles.

Jacques-Marie BOURGET

Au début j’ai cru avoir mal entendu. A la radio un confrère parlait de « grenades offensives lancées » contre les opposants au barrage de Sivens... J’ai pensé à une confusion, à la panne de mon oreille récemment dévorée par un virus.

Je ne voyais pas, en France en 2014, des gendarmes lancer ce truc à tuer sur des êtres humains. Et j’avais quelque raison de penser cela. Avant tout une immense expérience militaire. Né trop tôt pour échapper au Service National – pendant 16 mois avant de déserter – j’ai donc été un caporal (eh oui) contraint de « faire son service ». Pour être précis cet accident de ma vie s’est déroulé à Grenoble, au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins. Et là, dans cette école de la cruauté, de la mort et de la bêtise, qu’ai-je appris, outre que le grand danger pour la France venait d’un Est bien trop rouge ? J’ai appris la vraie nature et l’usage de la grenade offensive. Je me souviens parfaitement des cours donnés par l’adjudant et rabâchés et répétés, avec croquis au tableau et fiche aide mémoire comme celle qui facilite la confection du beurre blanc. Le radotage de nos experts était clair : la grenade offensive – qui ne doit jamais être lancée dans un lieu fermé – est « dangereuse par son bouchon allumeur ». Ah, le lamento sur le (...) Lire la suite »
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Le cas de Renato Soru, eurodéputé milliardaire

L’imposture de l’Europe sociale

Capitaine Martin

Renato Soru a fondé Tiscali, le fournisseur d’accès à Internet basé en Sardaigne, région qu’il a présidée de 2004 à 2009. L’homme d’affaires italien est depuis mai 2014 eurodéputé et perçoit à ce titre les émoluments que prévoit une telle fonction : une rémunération mensuelle (avant imposition) de 8.020,53 euros qui, après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, s’établit à 6.250,37 euros.

À l’instar de nos députés nationaux, les députés européens perçoivent différentes indemnités. Ces dernières visent à couvrir les frais qu’ils encourent dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires. Ils touchent ainsi une indemnité de frais généraux de 4.299 euros par mois ; cette indemnité vise à couvrir les frais encourus dans l’État membre électeur (comme les frais de gestion du bureau de député, les frais de téléphone et postaux ainsi que l’achat, l’utilisation et la maintenance d’équipements informatiques et télématiques). Ce n’est pas tout. Les députés doivent souvent voyager à l’extérieur ou à l’intérieur de leur État membre d’élection dans l’exercice de leurs fonctions, mais à d’autres fins que des réunions officielles (par exemple, pour assister à une conférence ou à une visite de travail). À cet effet, pour les activités en dehors de leur État membre d’élection, les députés peuvent bénéficier du remboursement des frais de voyage, de leur hébergement et des dépenses jusqu’à un maximum annuel de 4.243 euros. (...) Lire la suite »
La victoire de Dilma est la défaite du PSDB et des médias traditionnels brésiliens

Brésil : Dilma Rousseff fait face et vainc à nouveau les « golpistes » (Carta Maior)

Lecteur

Ce fut une victoire majuscule. La réélection de Dilma Vana Rousseff (PT) s'est écrit par de nombreux chapitres inédits, et porte une force symbolique qui, si elle n'est pas plus forte encore que celles des autres victoires du PT, est unique. Cette femme née à Belo Horizonte en 1947 laisse une fois de plus à genoux, et pantoise, la répression qui a tenté de révoquer ses droits politiques.

S'il restait un doute sur le fait que cette élection était celle du candidat du système patriarcal brésilien contre tout le reste, l'édition du Journal National (de la TV Globo NdT) de la veille des élections l'a balayé. Le journalisme a envoyé son message, dans la personne de William Bonner (le présentateur du Journal NdT). Divisée entre les intérêts publics et privés, la télévision de la famille Marinho a répondu à nouveau à l'appel de sa classe en exhibant un reportage sur des allégations présumées selon lesquelles Dilma et Luiz Inacio Lula da Silva (l'ex-président NdT) avaient connaissance d'un système de paiement de commissions occultes qui utilisait des fonds de la Petrobras. La Globo a essayé de donner une conclusion infecte à une campagne électorale non moins infecte. Sous le prétexte d'une « attaque » au siège du groupe Abril (après que la revue Veja fut parue avec 24 heures d'antécédence en exhibant une couverture présentant la photo sinistre de Dilma et de Lula avec la manchette « Ils savaient », (...) Lire la suite »

Lettre perdante

Jacques SAPIR

Ainsi, François Hollande se refuse à publier la lettre envoyée par la Commission de Bruxelles sur le budget français. Le Premier Ministre italien, M. Renzi, n’a pas eu cette pudeur, et il en a profité pour attaquer de front la-dite Commission. On pourrait croire que c’est là une différence de style et, on le sait, le style c’est l’homme. Mais il y a quelque chose de plus dans ce comportement timide, et pour tout dire puéril, de notre Président.

La lettre révélatrice Ce que cette lettre révèle, car de bonnes âmes, MEDIAPART pour les nommer, en ont publié le texte obtenu par des fuites venant soit de Bruxelles soit de Paris, c’est l’arrogance d’une Commission européenne. Mais, pourquoi donc cette dernière prendrait-elle des gants ? Après tout, c’est bien François Hollande qui signa le Traité sur la stabilité et la gouvernance, le TSCG, qui met la France sous la tutelle de Bruxelles, c’est à dire en fait de l’Allemagne. Ce que François Hollande redoute, tout comme un mauvais élève craint le courroux de ses parents et cherche à leur cacher une mauvaise note, c’est d’être confronté aux conséquences de ses actes. Ce traité, le fameux traité « Merkozy », négocié par Mme Merkel et Nicolas Sarkozy, organise la soumission institutionnelle de la France à un pouvoir étranger. Oh, bien sûr, il est aujourd’hui facile d’affirmer qu’il n’est pas question que Paris modifie son budget pour satisfaire tant Bruxelles que Berlin. Mais, le mal est fait. Soit nous nous (...) Lire la suite »
Comment François Hollande a balayé Nicolas Sarkozy en 2012 tandis que Dilma Rousseff a failli être battue par Aecio Neves en 2014.

Brésil : les médias nous ont enfumés, nous enfument et nous enfumeront encore

Vladimir MARCIAC

Hier, dimanche 26 octobre 2014, Dilma Rousseff a été réélue présidente du Brésil avec avec 51,64% des suffrages contre 48,36% à son concurrent Aecio Neves (chiffres donnés ce matin, lundi 27 octobre, par nos « grands » médias en ligne. Ils peuvent varier à la marge dans la journée).

Les Echos : « Dilma Rousseff, réélue de justesse »… « score étriqué »… Le Monde nous parle d’un « résultat serré ». « La candidate du Parti des travailleurs a battu d'une courte tête son adversaire de centre droit, Aecio Neve ». La Dépêche : « Brésil : Dilma Rousseff réélue présidente de justesse avec une courte avance… ». L’Obs : « La présidente sortante a devancé avec une courte avance… » (passons sur la beauté de la phrase où l'on apprend que si la candidate devance c'est qu'elle est devant). L’Express : « Dilma Rousseff, réélue de peu… ». La plupart ont repris une dépêche de l'AFP, qui donne l'information ET son avis. Notons les mots suivants : de justesse, résultat serré, score étriqué, courte tête, courte avance, réélue de peu. On pourrait dire que l'écart n'est pas énorme (moins de 2,5 %), mais aussi que les élections présidentielles nous ont habitués à ça. Or, justement... Petit retour en arrière : Le 5 mai 2012, François Hollande est élu président de la République avec 51,64 % des suffrages exprimés, contre (...) Lire la suite »

Dilma Rousseff réélue présidente du Brésil : le soulagement.

José FORT
Pour les progressistes latino américains et au delà, le résultat de l’élection présidentielle au Brésil est source de soulagement et de satisfaction. Avec 51,4% des suffrages (selon le chiffre annoncé à 1h, heure française), Dilma Rousseff est réélue présidente du Brésil, pays de plus de 200 millions d’habitants qui couvre la moitié du territoire de l’Amérique du Sud. Il y a quinze jours, les sondages la donnaient perdante. Tous les médias liés à l’oligarchie ont été mobilisés contre celle qui symbolise – malgré les limites de son action et les dérives corruptives survenues jusque dans son gouvernement – une politique de progrès social, de souveraineté nationale, de coopération avec les nations de la région et plus généralement de projection sur l’avenir dans le cadre des Brics, la nouvelle structure internationale réunissant la Chine, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil. Dilma Rousseff a dû subir durant la campagne électorale tous les coups bas, la bourgeoisie croyant son heure de revanche arrivée, (...) Lire la suite »

Discours du Président Vladimir Poutine durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club Valdaï (Texte Complet)

Vladimir Poutine
Vladimir Poutine a pris part à la dernière séance plénière de la XIe session du Club International de Discussion Valdaï. Le thème de la réunion était : L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Cette année, 108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club. La réunion plénière a présenté une synthèse des travaux du Club au cours des trois journées précédentes, qui ont été consacrées à l’analyse des facteurs d’érosion du système actuel des institutions et des normes du droit international. Retranscription : Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis, C’est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï. Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d’experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d’élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement (...) Lire la suite »

Le rôle diplomatique secret de Google dénoncé par Julian Assange

Guillaume Champeau

Dans un livre publié en septembre dernier, le fondateur de Wikileaks décrit en profondeur le rôle diplomatique joué très discrètement mais efficacement par Google, en particulier dans les pays arabes. Pour Julian Assange, Google est devenu une officine au service des intérêts américains, notamment grâce à sa filiale Google Ideas dirigée par Jared Cohen.

"Personne ne veut reconnaître que Google a beaucoup grandi et en mal. Mais c'est le cas". En septembre dernier est paru chez OR Books le livre When Google Met Wikileaks, écrit par Julian Assange. Le magazine Newsweek en publie cette semaine de très longs extraits, dans lesquels le fondateur de Wikileaks décrit avec minutie le rôle de l'ombre joué par Google dans la politique internationale des Etats-Unis. Le passage est véritablement passionnant, et mérite d'être lu. Il est étayé par des documents, dont beaucoup avaient fuité sur Wikileaks, qui donnent corps à l'analyse. En résumé, Julian Assange estime qu'à travers l'action très politique de deux responsables de Google, son président Eric Schmidt et le beaucoup plus discret Jared Cohen, la firme de Mountain View est devenue une officine diplomatique au service des intérêts américains. Elle accomplirait une version modernisée du soutien qu'apportait la CIA aux dictateurs d'Amérique du Sud pendant la guerre froide. Il ne s'agit plus aujourd'hui de (...) Lire la suite »

Jérusalem, capitale de l’apartheid, attend l’insurrection (Haaretz)

Gideon LEVY

Arrestations massives, colons violents, expulsions et dépossessions : c’est le lot des Palestiniens de Jérusalem avec lequel personne n’aurait dû être surpris par l’attaque terroriste de mercredi.

L’attaque terroriste de mercredi soir à Jérusalem n’aurait dû surprendre personne. Après tout, deux nations vivent dans le Pretoria de l’État d’Israël. A la différence des autres zones occupées, il y aurait là une certaine égalité entre les deux peuples : cartes d’identité bleues accessibles pour tous, liberté de mouvement, impôt foncier payable à la municipalité, sécurité sociale – tous Israéliens. Mais Jérusalem sombre dans les mensonges. Elle est devenue la capitale israélienne de l’apartheid. A l’exception d’Hébron, aucun endroit ne subit un régime de séparation aussi criant et cynique. Et maintenant que la botte israélienne s’abat encore plus fort sur la capitale, la résistance dans le ghetto-en-devenir s’intensifie : battus et opprimés, abandonnés et pauvres, emplis de sentiments de haine et d’un appétit de vengeance. L’insurrection est en route. Quand la prochaine vague de terreur émergera des ruelles de Jérusalem Est, les Israéliens prétendront être surpris et furieux. Mais il faut dire la vérité : en dépit (...) Lire la suite »

Jacob Appelbaum : le temps de la Révolution (Exberliner)

Nadja VANCAUWENBERGHE
Collaborateur de longue date de Julian Assange, ami proche des confidents d'Edward Snowden, Laura Poitras et Glenn Greenwald, et désormais lui-même un allié de confiance du dénonciateur de la NSA, c'est un homme d’une crédibilité sérieuse sur la scène Snowden. Jacob Appelbaum est un dissident-né doté d'un esprit combatif et de compétences oratoires certaines. Débutant comme militant pour la marijuana médicale en Californie à 15 ans, Appelbaum a passé plus de temps à s'inquiéter de la planète Terre (plus tard avec Greenpeace et Rain Forest Action Network) et de l'écosystème de son ordinateur que de sa scolarité. Au début de la vingtaine, il était occupé à aider des amis à apporter la technologie à l'Irak (installation de satellites Internet au Kurdistan) ou la déconstruction du système de stockage sur disque chiffré d'Apple. Sa participation au projet Tor (depuis 2004) et WikiLeaks allaient bientôt suivre. En 2010, Rolling Stone l’a étiqueté "l'homme le plus dangereux du cyberespace", une étiquette qui l’agace (...) Lire la suite »

Face à l’aiguisement de la crise systémique du capitalisme

Georges GASTAUD, Annie LACROIX-RIZ, Antoine MANESSIS
Wall Street, Londres, Paris, Tokyo, Francfort : les bourses des valeurs tanguent partout dangereusement ; le prix du pétrole aussi (c’est le signe d’une baisse de l’activité économique mondiale), la « croissance » américaine tant vantée est anémique ; la zone euro, « modèle allemand » en tête, met le cap sur la déflation continentale, ce symptôme bien connu non seulement de la récession, mais de la dépression économique ! Quant à la France, à l’Italie, à la Grèce, à l’Espagne, etc., la crise systémique mondiale du capitalisme et celle de la zone euro s’y doublent d’une véritable crise existentielle de ces Etats : tant il devient évident, y compris désormais pour des économistes « alter-européistes » comme Bernard Maris, que l’euro a été taillé sur mesure pour la grande industrie allemande et que la monnaie unique n’a pas eu d’autre effet que de plomber les industries du « Sud » européen en renchérissant leurs produits sur le marché mondial (l’euro fort est en effet le clone du Deutsche Mark). C« rise du capitalisme, (...) Lire la suite »

Pour l’instant Fabius a raté sa troisième Guerre mondiale.

Jacques-Marie BOURGET

Heureusement que, dans le monde occidental, personne n’écoute Laurent Fabius, et guère plus son employeur, François Hollande. Sinon, en plus d’être en guerre au Mali, en Centrafrique et en Irak et en Syrie, nous aurions déjà bombardé Moscou afin de punir Poutine pour son soutien à Assad et aux indépendantistes ukrainiens. Et bombardé aussi, en amuse Bush, les villes de Téhéran et de Damas. Avouons que si le ministre des Affaires étrangères de la France était plus entendu, la planète aurait une autre gueule et nous serions au cœur d’une troisième guerre mondiale ce qui donnerait du travail à Dassault et aux correspondants de guerre.

La conquête avortée. Est-ce un problème de timbre de voix, pas assez puissant ? Il est clair, et depuis longtemps, que Fabius a du mal à imposer son discours. Les lecteurs les plus âgés se souviendront du plus jeune Premier ministre de l’histoire, un "Laurent le Magnifique" pour lequel Matignon n’était qu’un marche pied vers l’Élysée. Pourtant, bien décidé à ne prendre aucun risque et à ne jamais insulter l’avenir, Fabius s’est forgé une doctrine : ni coupable ni responsable. Le parapluie devient son emblème et son rang de locataire de Matignon son paratonnerre. En 1984, lors d’un débat télévisé qui l’oppose à Chirac, Laurent lâche au bulldozer corrézien : « Mais n’oubliez pas que vous parlez au Premier ministre de la France ». Ce tout accompagné d’un va-et-vient de la main, celui que l’on fait pour éliminer une miette de pain. Fabius était programmé pour être roi, rien ne devait accidenter la mécanique. On le voit se rendre chez le boulanger pour acheter son pain, laissant la Ferrari au garage il roule en 2 CV : (...) Lire la suite »

L’extrême-droite est au pouvoir en Belgique !

Pierre Verhas

Les sérieux accrochages entre l’opposition socialiste francophone et la nouvelle majorité dite « suédoise » qui comporte trois partis flamands – les nationalistes de la NV-A (Nouvelle alliance flamande), les chrétiens du CD&V, les libéraux thatchériens de l’Open VLD et un seul parti francophone, parti du Premier ministre Charles Michel, le MR – Mouvement réformateur, droite libérale – ont fait apparaître la présence au gouvernement de deux ministres proches de l’extrême-droite flamande, tous deux appartenant à la NV-A : le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jan Jambon et le secrétaire d’Etat à la Migration, Théo Francken.

Laurette Onkelinx, cheffe de l'opposition socialiste, n'admet pas la présence de Jan Jambon et de Théo Francken au gouvernement de Charles Michel Qui sont ces deux personnages ? Jan Jambon est le numéro 2 de la NV-A qui est le premier parti de Flandre et même de Belgique avec 33 sièges à la Chambre des représentants. Universitaire né en 1960 à Genk, ville du Limbourg belge au Nord-est de la Belgique, il a dirigé un club de réflexion indépendantiste flamande, In de Warande, qui est un cercle fondé par le VEV (Vlaamse Economische Verbond) qui est une association patronale similaire au Medef français. Le VEV est devenu le VOKA en janvier 2004 et représente quelque 17.000 entreprises qui totalisent 66 % du PIB flamand. C’est dire sa puissance. Jan Jambon, en plus d'être proche du grand patronat, a des sympathies dans les cercles nazis flamands. Ici, il prononce un discours au Sint Maartensfonds, l'amicale des anciens SS flamands. Jan Jambon, en plus d'être proche du grand patronat, a des (...) Lire la suite »

La guerre sans merci contre les pauvres aux Etats-Unis (Black Agenda Report)

Bill QUIGLEY

Du philosophe Alain :

« Les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés ».

Cité dans « 200 CITATIONS POUR COMPRENDRE LE MONDE passé, présent et à venir ».

VD et MV, éditions La brochure.

LGS


Texte I - La réalité des-sans abri aux États-Unis en dix points. Voici, d'abord, trois histories vraies : Renee Delisle faisait partie des 3500 sans-abri à Santa Cruz quand elle s'est retrouvée enceinte. Le journal, le Santa Cruz Sentinel explique qu'elle n'avait pas pu aller dans un refuge parce qu'ils n'avaient pas de place pour elle. Alors que d'autres sans-abri dormaient dans des voitures ou sous des ponts, Renee avait trouvé refuge dans une cage d'ascenseur désaffecté jusqu'à ce qu'elle perde les eaux. Jerome Murdough, 56 ans, ancien marine sans domicile fixe, avait été arrêté pour intrusion à New York quand on l'avait trouvé un soir de grand froid en train de dormir dans la cage d'escalier de logements sociaux. Le New York Times raconte qu'une semaine plus tard, Jerome était mort d'hyperthermie dans une cellule de la prison, où la température dépassait les 37°. Paula Corb et ses deux filles ont vécu, à la suite de la saisie de leur maison, quatre ans dans leur mini van. Elles faisaient la (...) Lire la suite »
Nous devons fermer nos frontières aux produits étrangers que nous pouvons produire aisément

Algérie. L’OMC, un non-événement. La nécessité du compter sur soi

Chems Eddine CHITOUR

« Nous avons abandonné le pouvoir aux grandes entreprises, et nous allons connaître une vague de corruption sans précédent qui va s’infiltrer jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État. Les forces de l’argent vont tenter de se maintenir au pouvoir en excitant les classes sociales les unes contre les autres jusqu’à ce que toute la richesse se trouve concentrée dans quelques mains et que notre République s’effondre. J’éprouve en ce moment plus d’inquiétude pour mon pays que je n’ai jamais eu, même en temps de guerre. » Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis d’Amérique.

Le débat sur l'OMC qui agite la société est de notre point de vue un non-événement tant que l'on ne dit pas de quoi il s'agit s'il est vrai que nous ne devons pas rester en marge du monde. Il nous faut montrer constamment notre volonté d'adhésion à l'OMC dans un partenariat Winn-Winn et non Winn-Lose. Pour l'histoire ce que l'on claironne comme 150 pays ayant adhéré en dehors de la dizaine de pays occidentaux auxquels il faut ajouter quelques pays du Brics, tous les autres pays sont à des degrés divers des losers, des perdants, des éclopés d'une mondialisation laminoir dimensionnée à la taille des plus grands. Pourquoi ne pas envisager une adhésion avec les grands ensembles qui se constituent en dehors de l'OMC qui est devenue une coquille vide depuis l'échec de Doha il y a dix ans et dont on n'a pas mesuré les causes profondes qui sont celles du chacun pour soi. A telle enseigne que les grands pays s'organisent entre eux et font cohésion pour dépecer les plus faibles. Il en est ainsi de l'Union (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Les Solfériniens supportent bien la mort de Rémi Fraisse sur la terre même de Jean Jaurès.

Lundi 20 octobre à 23h 58 locales (21h 58 en France), Christophe de Margerie, ainsi que trois membres d’équipage sont morts dans l’accident d’un jet privé qui a heurté une déneigeuse. La nouvelle a été rendue publique dans la nuit.

Le jour levé, dès la sortie du lit pour les plus tristes, les Solfériniens, François Hollande, Manuel Valls, Emmanuel Macron, Michel Sapin, Ségolène Royal, Pierre Moscovici, le PS, lui-même, ont dit leur émotion et présenté leurs condoléances à la famille du patron de Total.

Dans la nuit de samedi 25 au dimanche 26 octobre, vers 2 heures, sur le chantier du barrage de Sivens dans le Tarn, Rémi Fraisse, étudiant toulousain de 21 ans, a trouvé la mort, vraisemblablement victime d’un tir des forces de l’ordre (sic).

Il a fallu attendre le mardi 28 pour que l’élite solférinienne, un peu poussée et forcée, rompe son silence en mélangeant condoléances, compassion et menace.

Pourquoi ajouter ici une conclusion que vous avez déjà trouvée ?

Théophraste R.

PS. Le nom du déneigeur russe, accusé d’ivrognerie, a été aussitôt jeté en pâture au monde entier, ainsi que sa photo. Quand saura-t-on qui a tiré sur Rémi Fraisse ? Quand verra-t-on sa binette ? Bientôt sans doute : la France n’est pas une dictature comme la Russie.







 
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