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Par décision du Conseil des ministres du 31 juillet : les militaires vont reprendre le Larzac.

Gardarem lo Larzac

Yann FIEVET

Au fil de ses multiples renoncements à tenter d’infléchir le cours économique néolibéral de la société française, et tout au long des trahisons des idéaux de son camp supposé, François Hollande se paie les pires audaces. Nous y sommes désormais habitués et pourtant il parvient encore à nous surprendre après trois longues années d’un règne si soucieux de se couler paresseusement dans l’ère du temps. Le dernier avatar – mais probablement pas l’ultime – de cette mente dramatique décrépitude est intervenu au cœur du présent été, au moment où les feux de l’actualité se font moins crépitants, où le citoyen digne de ce nom se repose un peu de son habituelle vigilance. La décision fut prise lors du Conseil des ministres du 31 juillet : les militaires vont reprendre le Larzac.

Nous n’oublierons évidemment pas que la troupe n’avait jamais vraiment quitté le célèbre plateau aveyronnais. C’est seulement le projet de vaste extension du camp militaire envisagé en 1973 Par Michel Debré qui fut interrompu en 1981 par François Mitterrand. Le départ définitif de l’armée fut depuis lors plusieurs fois promis mais ne se concrétisa jamais. Trente-cinq ans plus tard, un « coup du père François » à l’envers va servir comme sur un plateau un renfort de plus d’un millier de légionnaires à la soldatesque déjà présente en ce haut-lieu de la stratégie militaire nationale ! On déguise l’affaire sous le prétexte que ce serait les élus du cru – peu imaginatifs sans doute - qui réclameraient des mesures fortes ( !) permettant de vivifier le tissu économique local. C’est en fait un symbole qu’il s’agit de détruire : la référence des luttes victorieuses. Lutte victorieuse qui déboucha ici, de surcroît, sur des expériences de vie collectives aux antipodes des desseins formés par le décideur parisien omnipotent. En (...) Lire la suite »
Entretien avec João Pedro Stedile, membre du Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST)

« Au Brésil, les classes dominantes ont abandonné le pacte d’alliance passé avec Lula et Dilma » (Brasil de Fato)

Brasil de Fato (BdF) : Quel regard portez-vous sur la scène politique brésilienne actuelle ? João Pedro Stedile (JPS) : Le Brésil se trouve dans une période historique très difficile et complexe. Les débats que nous avons menés au sein de nos assemblées de mouvements populaires nous ont conduit à observer que nous traversions trois crises majeures. La première est une crise économique. L’économie du pays est paralysée, elle connaît un manque de croissance dans le secteur de l’industrie, des signes de chômage et une baisse des revenus des travailleurs. La seconde est une crise sociale. Nous constatons une aggravation des problèmes, surtout dans les grandes villes : manque de logements, de transports publics, augmentation de la violence contre la jeunesse dans les périphéries, accès fermé à l’université pour des millions de jeunes. Ainsi, les huit millions d’étudiants inscrits à l’ENEM (examen national de l’enseignement secondaire, pré-requis obligatoire pour rentrer dans les universités publiques (...) Lire la suite »
Le Grand Soir était présent au Remue-méninges du Parti de Gauche

Médias contre médias.

Maxime VIVAS

Le dimanche 30 août 2015 de 9 h à 10h15, un des ateliers du Remue-méninges du Parti de gauche réunissait à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, devant un public nombreux, Danièle Simonnet, responsable nationale du PG et ex-candidate à la mairie de Paris, Sara Serrano, représentante de la Tuerka (télé de Podemos) Frédéric Lemaire d’Acrimed et d’Attac et moi-même pour Le Grand Soir.

Le thème était : Médias vs médias. Vous lirez ci-dessous un texte qui ne reproduit pas fidèlement ce que j'ai dit. En effet, une grand partie a été dite et non lue et, de plus, le temps nous a manqué. J'ai donc informé les participants que je publierai sur LGS ce que j'ai dit, plus ce que j'avais prévu de dire. Après m'être présenté (ma-vie-mon-oeuvre), j'ai présenté LGS. Le Grand Soir LGS existe depuis 2002. J'en suis un des administrateurs depuis 2008. A ce jour, LGS a publié 21 000 articles de 1 700 auteurs du monde entier et 66 000 commentaires de lecteurs. La publication sur le site est modérée (contrôlée a priori). Nous avons un nombre de lecteurs/uniques qui varie entre 10 000 et 15 000 environ par jour, 350 000 à 500 000 lecteurs par mois, auxquels il faut ajouter les lectures sur d'autres sites qui reprennent nos articles, plus Tweeter et Facebook et parfois les médias classiques (Arte...). La ligne éditoriale du GS est simple : on ne tape pas sur les individus, associations, pays en (...) Lire la suite »
La droite joue les cartes de la violence et de la déstabilisation médiatique par absence de projet politique...

Le Venezuela lance la campagne des législatives

Thierry DERONNE

Ce village est un terrible résumé de ce que fut et de ce qu’est encore aujourd’hui, la Colombie d’Alvaro Uribe. Sauf qu’il se trouve du côté vénézuélien, à 300 mètres de la frontière et qu’il est ironiquement baptisé “La Invasión”. « Je fuyais les paramilitaires et je panique car ici je retrouve mes bourreaux » raconte un réfugié colombien.

Avec ses caves secrètes pour cacher les victimes d’enlèvement, ses bordels où étaient violées des centaines de fillettes, “La Invasión” est aussi une des nombreuses bases de la “para-économie” qui a phagocyté les 2.219 km de frontière entre les deux pays. Depuis des années les réseaux de contrebandiers extraient chaque jour 30 % des produits subventionnés par le gouvernement bolivarien pour les revendre en Colombie au décuple, au centuple, avec la complicité de nombreux fonctionnaires des deux pays, militaires comme civils. Des millions de litres d’essence (alors que le Venezuela n’exporte pas de carburant en Colombie), des milliers de tonnes d’aliments, de médicaments, de véhicules et de pièces de rechange… jusqu’aux billets de banque vénézuéliens eux-mêmes, vendus au-delà de leur valeur pour repartir acheter dans le pays voisin tout ce qui peut faire du bénéfice en Colombie. Un député colombien a dénoncé que des hôpitaux de Bogota font main basse sur les médicaments à bas prix destinés aux patients (...) Lire la suite »
Peut-on imaginer le sort d´un groupe afro-étasunien qui aurait séquestré et torturé un policier états-unien ou retenu en otage 30 membres de la Garde Nationale ?

Tentatives de déstabilisation en Equateur. Réflexion sur l´indigénisme occidental

Romain MIGUS

L´indien est–il bon par essence ?

Précisons d’emblée que cette question est aussi absurde que raciste. Si les communautés amérindiennes d´Equateur, de Bolivie, du Brésil ou d´ailleurs étaient « bonnes par essence », cela supposerait que les gouvernements progressistes latino-américains admettent une hiérarchisation selon l´appartenance à un groupe ethnique.

En effet, s'il y a de « bonnes » communautés au sein du patchwork national, c'est qu'il doit y en avoir des « mauvaises ». Heureusement, il n'en est rien. En revanche, les processus révolutionnaires en Amérique Latine ont continuellement contribué à lutter contre l'exclusion politique, sociale, et géographique (1) des citoyens issus de toutes les communautés. Il suffit du reste de consulter les résultats électoraux des pays latino-américains en révolution pour constater l'immense soutien dont bénéficient ces processus politiques dans les zones à fort peuplement indigène (2). Cette vision essentialiste et raciste est fortement ancrée chez certains membres des classes moyennes-supérieures occidentales. Cette construction sociale erronée, mélange entre le bon sauvage rousseauiste et l’exaltation de la pureté ethnique – pourquoi les métis ne bénéficient-ils pas d'une telle passion politique ? - est emprunt d'un sentiment de culpabilité impérialiste doublé d'un instinct de protection. On notera au passage le (...) Lire la suite »

Ce que disait la CGT lors de la création du Marché commun, l’ancêtre de l’UE

Le 23 janvier 1957, l’Assemblée nationale, par 331 voix contre 210, émet un vote positif à l’établissement d’une "Communauté économique européenne" plus communément dénommée "Marché commun". Pour la CGT, aucune illusion à cette époque, "le Marché commun est un aspect de l’offensive internationale du Capital, l’alliance des pays de l’Europe capitaliste".

Les élections législatives de janvier 1956 ont porté au pouvoir la SFIO, le PS d'hier. Guy Mollet, premier dirigeant national de ce parti devient président du Conseil, le chef du gouvernement à cette époque. Lors de la campagne pour les législatives, la SFIO s'est prononcée pour le Marché commun afin d'humaniser le capitalisme. Fort de leur score aux élections, les socialistes promettaient aussi de raser gratis. Mais pire, ils vont engager la France dans une guerre coloniale en Algérie. Que disait la CGT lors de la création du Marché commun, l'ancêtre de l'UE En fait de faire rendre des comptes au Capital, les socialistes français allaient continuer à gérer loyalement le capitalisme, selon la formule de Léon Blum, l'un de leurs anciens dirigeants. En Allemagne comme en France, oui déjà, les députés socialistes votent pour la création de la CEE composée de 6 pays : la France, la république fédérale d'Allemagne, la Belgique, les Pays-bas, le Luxembourg et l'Italie. Dès le 9 janvier 1956, le Bureau (...) Lire la suite »
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Bernard Guetta, ou la « géopolitique » en Rafales

FLOREAL

« Pat Co », le grand Leader vénéré et bien-aimé d’Inter-Bobo-mais-pas-Coco, Miss Pascale Clark, l’anglomane de choc d’ « Alive » toujours flanquée de ses « kids », Bernard Guetta, le D.J. euro-formaté de la géopolitique de comptoir, ils sont tous de retour après deux mois de vacances* : et reconnaissons qu’ils n’auront pas été bien longs à nous faire regretter la grille estivale de France-Inter où, si le fond euro-béat, anti-coco, russophobe, atlantiste, néolibéral, n’a guère subi de variation saisonnière durant l’été, le ton du moins était moins péremptoire, moins hautain, voire plus respectueux par moments de la diversité des auditeurs : ce qui suffit à prouver que tous ces petits journalistes estivaux sont bien de second choix !

Saluons avec effusion la performance de Guetta qui, le 27 août au matin, s’est livré à un exercice particulièrement gratiné de messianisme apocalyptique. Sur un ton de prophète et en multipliant les liaisons prétentieuses dont il a le secret**, ce Nostradamus du pessimisme réac a fait le tour de la planète sans y trouver le moindre germe d’espérance. Même Patrick Cohen en paraissait gêné : il faut tout de même ménager l’auditeur matinal qui a besoin d’un peu de bonne humeur pour être productif au travail ! Mais les « géopoliticiens » de haute volée comme Guetta se rient de pareils soucis. Pour ce D.J. de l’apocalypse branchée, La crise chinoise est un trou noir infernal dont ce pays ne pourra se sortir par la faute de sa dictature totalitaire, tentée de fuir dans un nationalisme impérialiste ; à cause des petits hommes jaunes et rouges, le monde occidental, qui sans cela irait si bien, va plonger dans la récession. La Russie ne peut que s’enfoncer : bien fait pour elle, elle n’avait qu’à pas déstabiliser la (...) Lire la suite »

Inconséquences

Jacques SAPIR

Le débat qui s’est engagé au sujet de la possibilité, ou non, de constituer des « fronts » dans la lutte contre le système politique qui s’est constitué autour de l’Euro révèle les inconséquences d’un certain nombre d’intervenants. Ces inconséquences peuvent se situer au niveau de l’analyse, comme elles peuvent se situer au niveau de l’action politique. Ces inconséquences désarment ainsi les courants d’idées et les courants politiques, qui sont engagés dans le combat contre l’austérité et l’Euro.

Inconséquences analytiques La première de ces inconséquences vient du fait de considérer l’Euro seulement comme une monnaie, et donc de n’aborder la question que sous l’angle économique. Non que ce dernier ne soit important. Les conséquences économiques de l’Euro sont pour certaines, immédiates et directes sur la croissance et le niveau d’activité économiques. Ce qui joue le rôle déterminant est ici le fait que l’Euro fonctionne en réalité comme un système de parités fixes entres les différentes économies, comme l’ancien étalon-or. Le système de l’étalon-or avait eu des conséquences catastrophiques dans les années 1930, et l’Euro a les mêmes conséquences aujourd’hui. Mais, ces conséquences viennent aussi de l’influence prise par la financiarisation qui a pris un nouveau tournant avec la mise en place de l’Euro. Ces conséquences là sont indirectes mais sont effectivement importantes. La crise de 2007-2008 n’aurait ainsi pas eu les mêmes conséquences en Europe sans l’Euro. La dimension simplement économique des (...) Lire la suite »
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Invoquer le CNR est une tromperie : les ancêtres idéologiques du FN en étaient exclus

La coupable attraction de Jacques Sapir pour le Front national

Sébastien CRÉPEL

Plus que ses arguments sur la sortie de l’euro, qui est un sujet de débat à gauche, c’est la complaisance de l’intellectuel envers le parti d’extrême droite et sa prétendue démocratisation qui choque, au travers de sa proposition d’un «  front  » incluant la formation de Marine Le Pen.

Aux prises avec son père qui s’apprête à lui gâcher sa rentrée politique, Marine Le Pen a reçu un renfort inespéré. Un intellectuel respecté, réputé de gauche qui plus est, apporte sa caution à son entreprise de banalisation du Front national en envisageant de l’inclure dans un large « front » avec des forces démocratiques. C’est la surprise de rentrée que lui a offerte l’économiste Jacques Sapir, au détour d’un entretien accordé au Figaro Vox, le 21 août. Des propos qu’il a réitérés, jeudi matin, sur France Inter. Dans une version longue de l’interview du Figaro uniquement consultable sur son blog, Jacques Sapir, militant anti-euro de longue date, estime que la crise grecque est l’occasion d’une « clarification importante » sur le sujet. Affirmant que le « démantèlement de la zone euro » est la « tâche prioritaire » de l’heure, il prône une « stratégie de large union, y compris avec des forces de droite », qui posera « à terme, la question des relations avec le Front national, ou avec le parti issu de ce dernier ». (...) Lire la suite »
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Les lois Macron et Rebsamen sont à peine votées que la prochaine vague de régressions sociales se profile

Thomas CLERGET
Discrètement, le gouvernement prépare déjà une nouvelle offensive contre le droit du travail, dans la foulée des lois Macron et Rebsamen. Les milieux patronaux en rêvent depuis longtemps : que les règles de travail négociées dans l’entreprise, là où la pression sur les salariés est la plus forte, puissent s’imposer à la loi et aux conventions collectives. Ce rêve est-il sur le point de devenir réalité ? Pour plancher sur la question, le gouvernement vient de créer une commission, en partie composée d’ « experts » proches des milieux néolibéraux. Leur rapport est attendu pour la rentrée. Sous prétexte de simplifier le Code du travail, ce rapport pourrait être annonciateur de nouvelles régressions pour les salariés. Le gouvernement a décidé d’enclencher la vitesse supérieure sur les « réformes » du marché du travail. Les lois Macron et Rebsamen sont à peine adoptées, qu’une nouvelle dérégulation d’ampleur est en préparation. Présentée le 4 mai dernier, une commission « accords collectifs et travail », surnommée « (...) Lire la suite »

Stratégie paramilitaire et guerre économique : la Colombie comme archétype

Cecilia ZAMUDIO

En Colombie, l’oligarchie n’est pas favorable à un changement de modèle de développement, ni à une réforme agraire, ni au respect de la souveraineté alimentaire ; parce que c’est dans le modèle actuel qu’elle s’enrichit, sur le dos du peuple.

La tronçonneuse et la diplomatie En Colombie, la terreur d’État vise à déplacer les populations et à les soumettre : elle continue en 2015. Lorsque nous parlons de Terreur d’État en Colombie, il s’agit de niveaux d’horreur qui impliquent que l’instrument paramilitaire commet des massacres en démembrant des personnes avec des tronçonneuses. Plusieurs paramilitaires ont confessé qu’ils utilisent des crématoires où ils brûlent leurs victimes vivantes, des élevages de caïmans nourris avec des disparus, des empalements, des viols collectifs et autres aberrations. Les victimes qui ont survécu témoignent des tortures les plus atroces. Les massacres sont commis avec la participation et la totale collaboration de l’armée. Il y a des cas terriblement évidents comme le massacre de Mapiripán, dans lequel les paramilitaires furent emmenés par les avions de la force aérienne du nord vers le sud de la Colombie, afin qu’ils commettent des viols et démembrements contre la communauté de Mapiripán pendant 10 jours ; tandis (...) Lire la suite »

Marée migratoire vers l’Europe, la permanence de coefficients élevés

Bernard CONTE
Depuis plusieurs mois, l’actualité se focalise sur le flux, sans cesse croissant et renouvelé, de boat people affluant vers l’Europe du Sud. Les medias qualifient de « migrants », de « réfugiés » (1) ... les personnes composant ces flux. La différence entre les deux qualificatifs apparaît ténue car « un migrant est une personne qui effectue une migration qui est l’action de passer d’un pays à un autre » et « un réfugié est une personne qui a cherché refuge dans un pays étranger » (2) . Nous définirons la grande majorité des migrants comme des personnes qui fuient un « ici » hostile pour un « ailleurs » plus clément. Les chiffres de l’immigration sont souvent discutables et souvent discutés car il s’agit d’un domaine politiquement sensible. En tout état de cause les flux sont importants et en croissance, semble-t-il. Dans ce texte, nous tenterons de mettre en lumière les incitations économiques qui déterminent le migrant à venir en Europe et particulièrement en France, parfois au prix de mille dangers. Nous (...) Lire la suite »
Tsipras a brandi un miroir où se reflète le visage effrayant du néolibéralisme brutal européen

Sia Anagnostopoulou « En Grèce et en Europe, nous sommes plutôt au début de la lutte qu’à la fin »

Sia Anagnostopoulou (Entretien avec 
Thomas Lemahieu, l'Humanité)

Ministre déléguée aux Affaires européennes du gouvernement grec, élue Syriza de Patras, Sia Anagnostopoulou explique les raisons 
qui ont poussé le premier ministre Alexis Tsipras à remettre sa démission et à organiser des élections anticipées en septembre.

Alexis Tsipras a annoncé sa démission jeudi dernier. De nouvelles élections devraient avoir lieu le 20 septembre. Qu'est-ce qui a poussé le premier ministre grec à prendre cette décision ? Sia Anagnostopoulou. Alexis Tsipras a mis en avant deux raisons que je partage. La première, c'est que notre parti, Syriza, s'est déchiré en interne. Nous étions terriblement divisés et, faute d'appuis dans son propre camp, le gouvernement a été soutenu par les partis totalement discrédités de l'ancien système, la Nouvelle Démocratie et le Pasok. Ce n'était pas supportable plus longtemps, c'était devenu très douloureux. La deuxième raison est beaucoup plus importante pour le peuple : nous avons gagné les élections le 25 janvier dernier en promettant de négocier un accord honnête permettant de changer la situation économique de la Grèce. Ce cycle de négociations s'est terminé avec l'accord de juillet. Cet accord est extrêmement pénible pour nous. Dès lors, à nos yeux, Alexis Tsipras est obligé de renouveler le mandat (...) Lire la suite »
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Le bien, le mal, l’éternité et l’histoire humaine.

Friedrich ENGELS

Que l'on mesure la présomption de ceux qui, du sein de la vieille société de classes, prétendent, au cours de bouleversements sociaux inouïs, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'ils comprennent tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future. [M.D. d'après F.E.)

... Le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien ; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui [1878] ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas (...) Lire la suite »
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Des dizaines de milliers d’oeuvres dont certaines inscrites au patrimoine mondial de l’humanité ont été détruites, endommagées ou pillées

Opération « détruire l’héritage culturel du Moyen-Orient »…

May MAKAREM

Après les destructions systématiques des sites historiques de l’Irak et de la Syrie, le patrimoine culturel du Yémen est pris pour cible. À croire que les conflits armés au Moyen-Orient ne visent qu’un seul objectif : raser la mémoire plusieurs fois millénaire de cette partie du monde, pour ne garder qu’une terre témoin de sang et d’horreur.

« Les pillages et les destructions des sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent. » Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies basé sur des images satellites, près de 300 sites du patrimoine culturel syrien ont été détruits, endommagés ou pillés. En Irak, la liste n’en finit pas de s’allonger : Mossoul, Assour, la cité antique de Hatra, les ruines de Nimrud (XIIIe siècle avant J.-C.), la citadelle de Tal Afar, ou encore Samarra, la capitale du califat abbasside, sont saccagées au marteau-piqueur ou à coups de bulldozers et d’explosifs. Et depuis des mois, l’héritage historique de l’Arabia Felix (Arabie heureuse, surnom qui n’est plus d’actualité, évidemment...) est ravagé par la violence du conflit armé opposant les houthis à la coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite. Les informations reçues par l’Unesco à Beyrouth font état d’importants dommages affectant des zones inscrites au patrimoine mondial de l’humanité, notamment à Sanaa, Shibam, Saada et Zabid, ainsi que le site (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Veuillez violer les deux jeunettes

Dans le Nord de la Chine, deux sœurs, de 15 ans et 23 ans ont été condamnées à être violées et exposées nues parce que leur frère s’est enfui avec une femme mariée.

Heu, c’est en Inde, en fait. Les deux soeurs sont de la communauté des Intouchables et leur frère a séduit une femme d’une caste supérieure.

Bon, l’Inde n’étant pas dans le collimateur des USA, on ne va pas faire des débats et des pétitions et une attaque de leur ambassade à Paris, ni rien.

Un pays où perdurent les castes et où le viol est prescrit n’est pas plus mauvais que l’autre, là, celui du vacancier de Vallauris, celui où on décapite tous les deux jours (chuuuut ! Encore un pays ami !).

Théophraste R. (Sage, né en 1789).







 
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