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Radio anti cubaine émettant depuis Issoudun. Amendes infligées à des sociétés françaises - Que compte faire Paris ?

José FORT
On a beaucoup commenté l’annonce historique mercredi soir par Raul Castro et Barack Obama du rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. Le président Obama reconnait l’échec de la politique de Washington à l’égard de la Grande Ile depuis plus d’un demi siècle et souhaite la levée du blocus économique. Une excellente nouvelle saluée dans le monde entier et à Paris par la voix du ministère des Affaires étrangères. Le temps est donc venu de poser deux questions. La France va-t-elle demander l’annulation des amendes infligées par la « justice » nord-américaine contre plusieurs banques et sociétés françaises coupables d’avoir commercé avec Cuba ? Les autorités françaises vont-elles fermer la radio anti gouvernementale cubaine « Radio Republica », porte voix d’un groupe établi à Miami (« Directoire démocratique cubain », financé par la « Fondation nationale pour la démocratie », relais de la CIA) qui émet depuis le sol français, plus précisément depuis le centre émetteur de radio en ondes (...) Lire la suite »

Allocution du président cubain, Raul Castro (Granma) - Texte Complet

Raul CASTRO
Compatriotes, Depuis mon élection en tant que président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, j’ai exprimé, à maintes reprises, notre décision d’entretenir avec le gouvernement des États-Unis un dialogue respectueux, basé sur l’égalité souveraine, pour traiter les sujets les plus divers de manière réciproque, sans empiètement sur l’indépendance nationale et l’autodétermination de notre peuple. Il s’agit d’une position qui a été exprimée au Gouvernement des États-Unis, de manière publique et privée, par le camarade Fidel à différents moments de notre longue lutte, et ceci avec la proposition de discuter et de régler les différends par la voie des négociations, sans renoncer à aucun de nos principes. L’héroïque peuple cubain a fait preuve, face aux grands dangers, aux agressions, aux adversités et aux sacrifices, qu’il est et restera fidèle à nos idéaux d’indépendance et de justice sociale. Étroitement unis en ces 56 années de Révolution, nous avons gardé une profonde loyauté envers ceux qui sont tombés dans (...) Lire la suite »
Devant cette gifle historique, nos médiocrates s’étouffent, ergotent, déforment, manœuvrent, enfument

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

Jean ORTIZ

Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath.

Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ « Opération Mangosta » de Kennedy, du débarquement yankee (repoussé en 72 heures) de la Baie des Cochons (avril 1961) aux « sanctions totales » de février 1962, décrétées par Washington, l’état de siège économique, financier, commercial, le harcèlement multiforme, n’auront jamais cessé. Des sanctions drastiques, près de 1000 milliards de dollars de coût estimé, des lois pour étrangler un pays rebelle, pour tenter de renverser le régime de Cuba l’insoumise, ce « mauvais exemple » de résistance face à « l’empire ». Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine. En octobre 2005, la (...) Lire la suite »

Les races n’existent pas, le racisme oui

Jacques-Marie BOURGET

Christophe Oberlin est un Blanc qui broie du noir. A cause des Blancs qui se voient blancs, et s’en retrouvent fiers de leur pigment de maître du monde.

Ce professeur de médecine, - est-ce à force de regarder les corps en chirurgien, depuis l’intérieur-, ne distingue pas la couleur de la peau. Partout où il se penche il ne voit qu’un homme, rien de mieux ou de pire. En tout cas rien d’autre. Pour réaffirmer que les races n’existent pas, Oberlin a levé l’œil de son microscope pour prendre son stylo et publier un livre aussi beau que son titre : Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs ? (Éditions Edilivre). S’il en est encore besoin pour quelques Zemmour et autres petits Blancs enkystés dans leur propre terreur, son encre rouge sang nous répète ce que nous aurions dû entendre et ne plus mettre en cause depuis l’école : les races n’existent pas. Prodiguée par un médecin cette piqûre de rappel, sous la forme d’un petit livre, a la force d’injonction d’une ordonnance : racistes de tous pays, taisez-vous. Le moyen de les bâillonner ? C’est de démontrer qu’ils ont scientifiquement tort. Oberlin qui sait se faire léger pour marcher sur (...) Lire la suite »

"Cuba ne veut pas instaurer un socialisme de marché"

Rosa Myriam ELIZALDE

José Luis Rodriguez, Ministre de l’Economie à Cuba entre 1995 et 2009, est l’un des rares experts de l’île qui propose publiquement une analyse systématique et rigoureuse, depuis des positions socialistes, des transformations qui agitent l’île.

Avancer stratégiquement dans la création des conditions pour un développement durable à moyen terme. Dans un pays qui se lève tous les jours avec un nouveau décret au Journal Officiel, qui avance vers des changements structurels de son modèle économique, on entend très peu les fonctionnaires expliquer les mesures dans le langage de la rue, tandis que dans la sphère numérique – avec une grande capillarité dans l’île malgré les faibles infrastructures d’Internet – fleurissent toutes sortes d’analyses spéculatives, fréquemment étayées par des propositions néolibérales. Quoi qu’il en soit, l’économie est le grand sujet de conversation dans le pays. Cuba est confrontée à un dilemme crucial : ou bien elle actualise, révise et reconstruit sa structure économique ou bien la Révolution court le risque de succomber sous la pression combinée de ses propres erreurs et des agressions du blocus des Etats-Unis en une période très délicate de réajustement du Consensus de Washington vis-à-vis de l’île. Rodriguez, assesseur du (...) Lire la suite »

L’envoi de troupes pour protéger les dictateurs est une menace pour nous tous (The Guardian)

Seumas MILNE

La torture commise par la CIA, l’écrasement de la démocratie et la nouvelle base militaire Britannique à Bahreïn sont autant de messages empoisonnés.

Nous connaissions dans ses grandes lignes le programme mondial de torture et de kidnapping états-unien depuis quelques années, néanmoins, le résumé pourtant fortement censuré du rapport sur la torture du Sénat états-unien nous soulève le cœur par la litanie des actes criminels barbares que la CIA a perpétrés sur des ennemis réels ou imaginaires des Etats-Unis. Les comptes-rendus antérieurs de la brutalité états-unienne à Abu Ghraib et Guantánamo font pâle figure à côté de l'exposé pourtant aseptisé "d'injections" rectales forcées et de prolapsus, de "quasi-noyades" répétées et de convulsions, de la mort par hypothermie d'un homme enchaîné, capturé suite à une erreur d'identité, de tabassages de personnes cagoulées et de pendaison par les poignets, de simulacre d'exécution, et de privation de sommeil pendant des périodes pouvant aller jusque 180 heures. Ce qui a été publié n'est en fait qu'une mince part d'un ensemble bien plus grand, comprenant un nombre estimé à une centaine, voire plus de prisonniers détenus (...) Lire la suite »

Cuba-Etats-Unis : échange de prisonniers et possible ouverture du dialogue

José FORT
Un échange de prisonniers entre Cuba et les Etats-Unis a eu lieu mercredi. Alan Gross, arrêté il y a cinq ans à La Havane et élargi hier, travaillait pour des structures US, couvertures de la CIA, chargées d’équiper les opposants cubains en matériel informatique et de transmission. Les trois Cubains libérés ont passé 16 ans dans les prisons nord-américaines, deux autres ayant retrouvé, il y a peu, la liberté. Ils étaient eux aussi accusés d’espionnage. La vérité mérite d’être rétablie. C’était au temps de la présidence de Bill Clinton alors qu’une vague d’attentats frappait Cuba particulièrement les hôtels fréquentés par les touristes étrangers. Les relations entre Washington et La Havane avaient enregistré un timide dégel au point que des contacts étaient pris entre les services spéciaux des deux pays. Lors d’une réunion dans la capitale cubaine couverte par la présidence US, les représentants du FBI donnèrent leur accord pour une opération limitée dans le temps de « localisation et d’information » menée par des (...) Lire la suite »

De l’Internationale socialiste à l’Internationale putschiste

Maurice LEMOINE

Tournant le dos à l’ensemble de la gauche latino-américaine qui, toutes tendances confondues, de l’Argentine au Brésil, de l’Equateur à la Bolivie, de l’Uruguay au Nicaragua, a dénoncé la tentative de déstabilisation du Venezuela « bolivarien », l’Internationale Socialiste sous l’auguste présidence du grec George Papandreou, poursuivant sa dérive anti-démocratique et haineuse, vient d’accorder à Volonté Populaire, ce 14 décembre, le statut de membre permanent.

Battus au cours des deux dernières élections présidentielles, par Hugo Chávez en octobre 2012 et, après son décès, par son « héritier » Nicolas Maduro en avril 2013, aux régionales de décembre 2012, aux municipales de décembre 2013, les secteurs les plus radicaux de l’opposition vénézuélienne, avec pour chefs de file M. Leopoldo López, coordinateur national du parti Volonté populaire, la députée « indépendante » María Corina Machado et le maire « social-démocrate » du grand Caracas Antonio Ledezma, se sont lancés en février 2014 dans une tentative de déstabilisation du pouvoir, appelant au renversement de M. Maduro, sous le mot d’ordre générique de « La Salida » (la sortie). Pour mémoire, on rappellera que Mme Machado, fondatrice de l’organisation non gouvernementale « d’observation électorale » Súmate, financée par l’USAID (Agence internationale des Etats-Unis pour le développement) a signé le décret du bref dictateur Pedro Carmona lors du coup d’Etat contre Chávez, en avril 2002. De son côté, M. López, l’un des (...) Lire la suite »
Frack l’U.E !

La guerre glaciale de Washington contre la Russie (Counterpunch)

Diana JOHNSTONE

Depuis plus d’un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour (1) réaffirmer le contrôle américain sur l’Europe en bloquant le commerce de l’UE avec la Russie, (2) pousser la Russie à la faillite, et (3) se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine.

Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l'aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie. Tout a commencé lors de l'importante réunion internationale de haut niveau sur l'avenir de l'Ukraine qui s'est tenue à Yalta en Septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie. L'ancien secrétaire à l'énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l'affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de fracturation hydraulique pour fournir des sources de substitution du gaz naturel et bouter la Russie hors du marché. Ce qui revient à vendre à l'Europe un chat dans un sac. Mais cette astuce ne pouvait réussir en s'appuyant sur le sacro-saint « marché », puisque le fracturation est plus coûteux que l'extraction de gaz russe. Il fallait une crise majeure pour fausser le marché par des pressions politiques. Par le coup d'état du 22 Février, (...) Lire la suite »

Les Etats-Unis tortureront à nouveau – et nous sommes tous responsables (The Daily Beast)

Michael Tomasky
Sans surprise, voici Dick Cheney qui démolit le rapport du Sénat sur la torture et déclare sur l'usage de la torture : « Je le referai et sans hésiter. » Personne n'en doute. Mais la question plus intéressante et stimulante est celle-ci : le pourrait-il ? Plus précisément, est-ce qu'un autre Cheney du futur, après une nouvelle attaque terroriste sur le sol américain, pourrait nous refaire le coup ? Est-ce qu'un gouvernement futur pourrait remettre en place l'édifice frauduleuse et immorale - un ministère de la Justice qui définirait la torture de manière si étroite que, comme par magie, elle ne comprendrait ni la privation de sommeil ni l'hydratation par voie rectale ni les simulations de noyade, suivi par une CIA et un appareil militaire qui diraient « Hé, c'est quoi le problème ? Ce que nous faisons est légal ! » ? (Même dans sa conférence de presse jeudi, le chef de la CIA John Brennan a reconnu que cela pourrait se reproduire : « Je m'en remets aux responsable politiques, » a-t-il dit, en parlant (...) Lire la suite »

Une agence US a infiltré le milieu hip-hop cubain pour soulever la jeunesse contre le gouvernement. (NBC Miami)

DESMOND BUTLER, MICHAEL WEISSENSTEIN, LAURA WIDES-MUNOZ et ANDREA RODRIGUEZ
Au début de 2009, un sous-traitant du gouvernement américain a envoyé un promoteur de musique serbe à Cuba avec un ordre de mission secret : recruter un des rappeurs les plus célèbres de La Havane afin de soulever la jeunesse contre le gouvernement. A Cuba communiste, un tel projet pouvait envoyer Rajko Bozic en prison. Alors, lorsqu'il a présenté son projet à l'artiste hip-hop cubain Aldo Rodriguez, Bozic a omis de mentionner ses véritables intentions – et qu'il travaillait pour U.S. Agency for International Development (USAID - l'Agence américaine pour le développement international). Coiffé de dreadlocks, musclé et tatoué, Aldo, son nom de scène, était un héros dans le milieu underground du hip-hop pour les paroles qui protestaient contre l'emprise du gouvernement de Castro sur la vie quotidienne dans des chansons comme 'El Rap Es Guerra,' ou 'Le Rap c'est la guerre,' mots tatoués sur son avant-bras. Selon des milliers de pages de documents et des dizaines d'interviews obtenus par Associated (...) Lire la suite »
Dix clefs offertes par Philip Mirowski

Comprendre le néolibéralisme

Simon TREMBLAY-PÉPIN

Je garde depuis longtemps le souvenir d’une soirée de conférence militante du milieu des années 2000. Elle doit se situer dans l’une de ces salles tristes et mornes qui sont le lot quotidien de nos rencontres. Des néons, des plafonds flottants, du tapis commercial et des chaises de plastique. Souvent fonctionnels, ces espaces ne sont jamais vraiment agréables. Ce soir-là, on y tenait une conférence comme une autre, un panel sûrement. On aime les panels. Plus par défaut que par adhésion, je crois, mais ce n’est pas mon propos ici. Je ne sais plus si j’y prenais ou non la parole.

L’un des panélistes avait tenu le discours social-libéral typique du centre-gauche québécois : « il faut préserver les services publics, mais on doit s’adapter aux réalités du marché ». Selon la formule consacrée, les présentations s’étaient étendues et il ne restait que quelques minutes pour les « échanges ». Alors qu’on a enfin offert le micro à la salle, une dame a pris la parole. C’est cette dame qui a marqué mon esprit. Le visage empourpré, la peau du cou tendue, elle était visiblement mécontente de s’être farci un discours centriste, alors qu’elle s’était déplacée pour entendre autre chose, justement, que ce qu’on entend tous les jours dans les médias. Après quelques arguments prononcés sur le ton à la fois courroucé et empressé qu’exigent la frustration et les contraintes de temps typiques aux questions laissées à la salle, elle avait laissé tomber, rageuse : « Vous êtes... vous êtes un néolibéral ! ». À l’entendre, elle venait de prononcer l’injure suprême. Le couperet était tombé, cet homme était du côté sombre (...) Lire la suite »

Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

Lucie Fougeron, Cyprien Boganda, Dominique Sicot

Dans l’Humanité Dimanche. « Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants. Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

HD. Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ? Susan George : Les chercheurs en sciences sociales sont nécessairement de parti pris du fait de leur champ d’études. En outre, j’ai toujours été de ceux qui étudient le pouvoir. Dans mon premier livre (Comment meurt l’autre moitié du monde, 1976 – NDLR), je donnais un conseil : n’étudiez pas les pauvres, ils savent déjà ce qui ne va pas pour eux. Mais si vous voulez les aider, travaillez sur ceux qui les maintiennent dans cette situation. C’est ce que je m’efforce de faire. HD. Vous écrivez : « Nous sommes minoritaires ? Tant mieux ! » Pourquoi cela ? Susan George : Ce sont toujours les minorités qui ont les bonnes idées, et souvent il faut un temps très long pour que d’autres prennent conscience de cette idée, puis s’engagent, ou tout au moins ne s’y opposent plus. HD. C’est donc une raison d’espérer ? Susan George : Je crois à ce que les scientifiques appellent la criticalité (...) Lire la suite »
Prolifération des armes

La France s’apprête-t-elle à mener des assassinats ciblés avec ses drones militaires ?

Rachel KNAEBEL

L’armée française se livrera-t-elle prochainement à des exécutions extrajudiciaires par drones interposés au Mali, en Irak ou ailleurs ?

Le ministère de la Défense étudie discrètement la question, dans la perspective d’armer les drones états-uniens « Reaper » que la France a achetés et de développer ses propres « drones tueurs » avec les grands groupes de l’industrie de l’armement. Autoriser les frappes de drones armés signifie, de fait, rétablir la peine de mort et risquer de commettre des crimes de guerre contre les populations civiles. Alors qu’aucun véritable débat public sur le sujet n’a encore eu lieu. Enquête. « Quelques jours après son arrivée sur le sol africain, le drone français réalisait ses premières missions opérationnelles dans le ciel malien », se félicitait en mars le ministère de la Défense, après les premiers vols du premier drone Reaper français. À peine acheté aux États-Unis, l’appareil a été immédiatement engagé au Mali, dans le cadre de l’opération Serval. Quelques mois et une intervention militaire plus tard, l’armée française a acquis un deuxième Reaper. Pour l’opération “Barkhane” de lutte contre le terrorisme [1], lancée (...) Lire la suite »
ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC JULIAN ASSANGE

Julien Assange : « Google nous espionne et en informe les Etats-Unis »

Ignacio RAMONET
Depuis trente mois, Julian Assange, héros de la lutte pour une information libre, vit à Londres, refugié dans les locaux de l’Ambassade de l’Equateur. Ce pays latino-américain a eu le courage de lui offrir l’asile diplomatique quand le fondateur de WikiLeaks était persécuté par les gouvernements des Etats-Unis et de plusieurs de ses alliés (Royaume-Uni, Suède). Le seul crime de Julian Assange est d’avoir dit la vérité et d’avoir divulgué, via WikiLeaks, des révélations sur les sinistres réalités cachées des guerres d’Iraq et d’Afghanistan, et sur les manigances de la diplomatie américaine. Julian Assange, au même titre qu’Edward Snowden, Chelsea Manning et Glenn Greenwald, fait partie d’un nouveau groupe de dissidents qui, pour avoir révélé des vérités, sont désormais traqués et pourchassés non pas par des régimes autoritaires, mais par des Etats qui prétendent être des « démocraties exemplaires ». Dans son nouveau livre, « Quand Google rencontra WikiLeaks » (Clave intelectual, Madrid, 2014) dont l’édition (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Cuba et la métamorphose des cloportes français.

En ont-ils eu, nos politiques lécheurs du Qatar esclavagiste, du Maroc obscurantiste, de l’Arabie saoudite misogyne et adepte des décapitations, de l’Ukraine aux ministres néo-nazis, des mots assez durs contre Cuba.

Puis, surprise, le président des USA change de ton.

Aussitôt, nos cloportes lui collent au train.

Rama Yade, salue le « rétablissement des relations diplomatiques » entre Cuba et les Etats-Unis, un « événement historique qu’on retiendra au bilan de la présidence » (pas celle de Sarkozy dont elle fut ministre). 
Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale approuve : « Je salue la réconciliation des peuples américain et cubain, une belle révolution ».
Nicolas Dupont-Aignan soutient cette évolution (après avoir soutenu à Béziers un Ménard qui fit de RSF une machine de guerre contre Cuba).
Pour François Bayrou : « cela montre une chose extraordinaire : les hommes peuvent parfois changer le cours de l’Histoire ».
Hervé Gaymard, ex-ministre UMP salue « Un événement majeur. Barack Obama a eu beaucoup de courage » (contrairement à Sarkozy !).
François Hollande qui a souscrit à toutes les mesures anti-cubaines et jusqu’à la punition de la BNP par les USA il y a peu, a déclaré : « Je trouve dommage qu’on ait attendu aussi longtemps, mais c’est bien ».
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a également salué le rapprochement entre Washington et La Havane.
Hervé Mariton, UMP, remarque qu’il « faut savoir tourner la page à l’égard d’un pays, d’une population qui ont énormément souffert ».

Jack Lang (1) est le meilleur. Alors qu’une rumeur dit que Barack Obama pourrait se rendre sur l’île, il se précipite pour limiter les dégâts : « J’estime que François Hollande doit aller à Cuba ».

Par allégeance envers les USA, aucun président français n’a visité Cuba depuis la révolution de 1959. Et si Fidel Castro est venu en France, sous la présidence de François Mitterrand, il le doit à son amie Danielle Mitterrand qui lui fit en public un baiser qui ne lui a jamais été pardonné par la classe politico-médiatique.

Regardons-les : ils approuvaient hier les USA quand ce pays faisait le contraire de ce qu’il fait aujourd’hui... et qu’ils s’empressent d’approuver.

Demain, si un successeur d’Obama en revient aux menaces, ils applaudiront illico comme des marionnettes dont les fils sont tirés depuis Washington.

Théophraste R. (billettiste d’un site qui n’a pas à changer de veste puisqu’Obama semble nous avoir lus avant de décider).

(1) Merci à nos lecteurs de compléter ici la liste au fur et à mesure.







 
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