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"puisque nous avons accusé Assad, nous ne pouvons pas revenir en arrière et accuser Erdogan"

Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)

Seymour HERSH
En 2011, Barack Obama a mené une intervention militaire alliée en Libye sans consulter le Congrès américain. En août dernier, après l'attaque au gaz sarin sur Ghouta, une banlieue de Damas, il était prêt à lancer une nouvelle attaque aérienne alliée, cette fois pour punir le gouvernement syrien pour avoir traversé la « ligne rouge » qu'il avait tracée en 2012 sur l'utilisation d'armes chimiques. Puis, deux jours avant la date prévue, il a annoncé qu'il allait demander l'approbation du Congrès. L'opération militaire fut reportée tandis que le Congrès se préparait pour les audiences, pour être finalement annulée lorsqu'Obama a accepté l'offre de M. Assad de renoncer à son arsenal chimique suite à un accord négocié par la Russie. Pourquoi Obama a-t-il temporisé puis cédé sur la Syrie alors qu'il n'avait pas hésité à se précipiter sur la Libye ? La réponse se trouve dans un affrontement entre ceux de l'administration qui étaient décidés à faire respecter la ligne rouge et les chefs militaires qui pensaient que faire la (...) Lire la suite »

La Maison Blanche reconnaît que Brennan, le directeur de la CIA est allé "secrètement" à Kiev (Zero Hedge)

Tyler Durden
Tard la nuit dernière nous nous demandions si, comme la presse russe - et seulement la presse russe - l'a rapporté, le directeur de la CIA, John Brennan, s'était rendu secrètement à Kiev pendant le week-end : "Brennan a atterri en Ukraine samedi dernier sous un faux nom et a eu "une série d'entretiens secrets" avec le "bloc au pouvoir" dans ce pays, selon Interfax qui cite une officiel non identifié du parlement ukrainien. La source a confié cela à Interfax au téléphone et a ajouté que John Brennan n'était pas venu en Ukraine sous son vrai nom. Selon des informations non encore vérifiées, ce serait Brennan qui aurait conseillé aux autorités ukrainiennes de réprimer par la force les manifestants de Slavyansk, une ville de l'est de l'Ukraine. Le meeting mérite le qualificatif de "secret" -du moins dans son intention première-, non seulement parce que Brennan a pris une fausse identité (pourquoi le secret ?) mais parce que, jusqu'à ce que le média russe (oui, russe) Interfax ait parlé de ce meeting de (...) Lire la suite »

La tension monte en Mer Noire, où la France a envoyé trois navires de guerre

Jean-Marie Matagne, ACDN

Tandis que les États-Unis et d’autres alliés de l’OTAN déploient leurs navires en Méditerranée orientale dans le cadre de l’opération "Active Endeavor" (Effort actif), la Russie déploie ou rapatrie certains des siens en Mer Noire. La Turquie, quant à elle, y poursuit des manœuvres navales impliquant sept frégates, une corvette, deux sous-marins et quelques autres navires. La France n’est pas en reste. Elle ne se contente pas de participer à Active Endeavor, elle pousse ses pions vers les côtes d’Ukraine et de Russie. Trois navires : deux de plus que les États-Unis.

Comme du temps de Napoléon III Les Français l’ignorent, mais depuis une quinzaine de jours, la marine de guerre française se manifeste activement en Mer Noire. Selon plusieurs sources (turques, russes, ukrainiennes, roumaine...), dont le site turc "Bosphorus Naval News" de Cem Devrim Yaylal, qui relève systématiquement les passages de navires de guerre à travers le Bosphore. Fin mars (le 26 ou le 28 selon les sources), la frégate Alizé, "bâtiment de soutien de plongée", y pénètre pour participer officiellement à un exercice naval conjoint au large de Varna (Bulgarie). L’Alizé est un bâtiment de 60 mètres de long et 1500 tonnes. Avec un équipage de 18 hommes, il peut embarquer jusqu’à 230 passagers. Il est équipé pour assurer toutes sortes de missions de plongée, dont le renseignement à l’étranger et le support de plongeurs de combat. On ignore où est la frégate actuellement, mais on ne l’a pas vue ressortir de Mer Noire et le Courrier de Russie vient d’affirmer qu’elle y est encore. Le 10 avril, dans le (...) Lire la suite »

L’Europe se distancie de plus en plus de la politique étasunienne en Ukraine (Strategic Culture Foundation)

Nikolai BOBKIN
Les Etats-Unis ont toujours fait tout ce qu'ils pouvaient pour affaiblir la Russie. Créer des problèmes entre la Russie et l'Union Européenne fait partie de leurs priorités. Mais en Crimée et en Ukraine cela ne se déroule pas comme prévu. Coincée dans la crise ukrainienne, l'Europe commence à se dire qu'il n'est peut-être pas très sage de s'aligner sur la politique étasunienne et à manifester une certaine réticence à envenimer la confrontation avec la Russie. Comme on dit, il y a de la mutinerie dans l'air, même si la révolte se limitera à miner certaines des initiatives étasuniennes... Il semble que Bruxelles ait l'intention de renoncer à l'Ukraine sans trop de difficulté. Après une période d'excitation révolutionnaire, l'Union Européenne ne paraît pas encline à prendre d'autres mesures contre le Kremlin. Les gouvernements européens se sont mis l'un après l'autre à écouter le Kremlin. La Russie a repris les rênes diplomatiques aux Etats-Unis en affirmant avec force que l'objectif de maintenir l'Ukraine (...) Lire la suite »

Santé : les salariés sont-ils les grands perdants du passage à la complémentaire santé obligatoire ?

Pierre GIRARDEAU

Projet à vocation sociale et économique du gouvernement, la généralisation des nouveaux contrats responsables n’est peut-être pas la solution idéale pour le salarié.

Parmi les points clés du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2014, les critères de définition des nouveaux contrats responsables en matière de complémentaire santé occupent une place de premier rang. Les récents changements réglementaires concernant le régime complémentaire de l’assurance maladie universelle ont été présenté comme un moyen de garantir l’accès à des services de remboursement du ticket modérateur « aux 2 % de personnes qui aujourd’hui renoncent à une complémentaire santé pour des raisons financières ». Mais telle qu’elle se profile, la réalisation de ces objectifs soulève des questions de constitutionnalité ; l’intérêt des salariés est aujourd’hui interrogé par plusieurs observateurs. Un projet de longue date Le dossier est inauguré avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013. À l’intérieur de cet accord, des dispositions prévoyaient notamment que toutes les entreprises, « y compris celles de moins de 50 salariés, (...) Lire la suite »

En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto

Capitaine Martin

Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine. Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.

Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu’un rapport n’aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l’environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l’entreprise. Federico Mavciocchi, avocat de l’association « Malvinas lucha por la vida » est très clair : « nombre d’études ont déjà été menées et toutes mettent en évidence les dangers que Monsanto représente pour l’environnement. On peut parler de contamination ». Le mouvement contre Monsanto gagne des forces en Amérique latine ainsi que dans les Caraïbes : les mouvements et les populations locales, en Argentine mais aussi en Haïti, au Brésil et au Pérou, luttent pour l’interdiction des OGM et des pesticides et pour un contrôle local indépendant des semences et (...) Lire la suite »

L’arnaque du « twitter cubain » n’est qu’une goutte dans l’océan de propagande sur Internet (The Intercept)

Glenn GREENWALD
Cette semaine, Associated Press a révélé un programme secret mené par l'Agence américaine pour le développement international pour créer « un réseau de communication cubain similaire à Twitter » par le biais de « sociétés écrans » afin de créer la fausse impression d'être une opération privée. À l'insu des utilisateurs cubains du service, « les entrepreneurs américains recueillaient leurs données privées dans l'espoir de les utiliser à des fins politiques », plus précisément, pour manipuler les utilisateurs afin de fomenter la dissidence à Cuba et subvertir son gouvernement. Selon des documents top-secret publiés aujourd'hui par The Intercept, ce type d'opération est souvent discuté dans les agences de renseignement occidentales, qui ont étudié différentes façons d'utiliser secrètement les médias sociaux pour la « propagande », « manipulation », « messagerie de masse », et « promotion de narratives. » Ces idées - des discussions sur la façon d'exploiter l'Internet, en particulier les médias sociaux, pour diffuser des (...) Lire la suite »
Le FMI poursuit sa route en Ukraine (2ème partie)

Après avoir bloqué son programme en novembre 2009 suite à la décision du gouvernement d’augmenter le salaire minimum, le FMI revient à la charge et impulse la réforme des retraites

Jérôme DUVAL
Au cours de cette série, Le FMI poursuit sa route en Ukraine, l’histoire tumultueuse du FMI en Ukraine est analysée depuis le déclenchement de la crise de 2007/2008 jusqu’au plan d’endettement approuvé au forceps par le gouvernement non élu à l’issue du mouvement insurrectionnel de fin 2013 - début 2014. Dès le début de la crise, en novembre 2008, l’Ukraine figure parmi les premiers pays européen à tomber dans la nasse du FMI, peu après l’Islande, la Géorgie et la Hongrie. Bien après avoir rejoint le FMI en septembre 1992, recommence alors une histoire de souveraineté violée, de politiques imposées et d’asservissement néocolonial. Des sommes astronomiques sont prêtées pour assurer les remboursements des anciennes dettes et en préparer de futures. Et par dessus tout, pour ne rien changer à une politique qui échoue depuis plus de trente ans, le poussiéreux « Consensus de Washington » est appliqué, aux risques et périls d’une population appauvrie, en échange d’un endettement massif sous couvert de « sauvetage ». (...) Lire la suite »

Ukraine : la filière canadienne

Ahmed BENSAADA
Pendant toute la période d’effervescence « révolutionnaire » qui s’est emparée de la capitale ukrainienne fin 2013, début 2014, John Baird, le ministre actuel des Affaires étrangères du Canada, a fait preuve d’une hyperactivité pro-ukrainienne qui n’est pas passée inaperçue. Ses déclarations « d’amour » en faveur des révoltés de l’Euromaïdan et ses salves verbales, tonitruantes et belliqueuses, contre le président Poutine et la Russie ont de quoi laisser perplexe. D’autant plus que la contestation ukrainienne était orchestrée par des groupes paramilitaires violents, aux forts relents néonazis, affiliés à l’extrême-droite ultranationaliste. Mais pourquoi diable un pays comme le Canada, patrie des « Casques bleus », nation perçue comme « semeuse » de paix dans le monde, prend-il le parti d’un mouvement putschiste extrémiste tout en se mettant à dos la Russie qui siège avec lui au G8 ? Une partie de la réponse est donnée par Baird lui-même dans une récente entrevue dans laquelle il explique la stratégie de son (...) Lire la suite »
Bové, Fabius, Jouyet, Kouchner, la quadrette vertueuse.

Laurent Fabius à Cuba : « Mais qui a gardé son gosse (1) » ?

Maxime VIVAS

En 1986, le Premier ministre, Laurent Fabius accorde l’asile (pour 8 jours, jure-t-il afin de calmer les cris d’indignation) au dictateur d’Haïti, Bébé Doc, en cavale après avoir fait massacrer 60 000 personnes dont des écoliers de moins de dix ans.

L'assassin est resté un quart de siècle chez nous. Voir : http://www.legrandsoir.info/Laurent-Fabius-a-egare-son-dictateur.html Le 25 Septembre 2003, lors de l’émission de France 2 « 100 minutes pour convaincre », José Bové, classé alors à gauche et proche des mouvements de libération latino-américains, est interrogé sur Cuba. Il répond (de mémoire) : « J’ai été expulsé de Cuba par Castro pour avoir dit des choses qui lui déplaisaient ». Le questionneur, qui cherchait à le mettre en difficulté, était Bernard Kouchner, un éléphant du parti solférinien qui est devenu en 2007 ministre des Affaires étrangères et européennes des gouvernements UMP de François Fillon. Le 29 octobre 2005, dans Libération , Laurent Fabius s'alarme : « Répression à Cuba, il faut agir ». Et de dénoncer les « conditions de détention barbares » imposées là -bas aux « combattants de la liberté » dont plusieurs font « une grève de la faim de plusieurs semaines ». Il invite à se mobiliser contre un régime qui « démontre une fois de plus son (...) Lire la suite »

Syrie : Réponse aux chantres sectaires des massacres commandités par les impérialistes (Dissident Voice)

Jay Tharappel

Selon le récent article de Michael Karadjis, publié le 17 février dernier, et intitulé "le régime d’Assad Responsable de la montée du sectarisme religieux" [NB : la réponse de J. Tharapel est publiée en dessous de ce texte, NDT], c’est le gouvernement laïque syrien qui serait responsable de l’ascension des groupes sectaires et non pas les rebelles assoiffés de sang de toutes les factions qui ont acquis une notoriété internationale grâce à leurs violences sectaires.

L'article de Karadjis tourne autour de l'idée que la haine sectaire endémique qui règne chez la plupart des factions rebelles, si ce n'est la totalité d'entre elles, est essentiellement la conséquence prévisible de la surreprésentation des alaouites au gouvernement syrien. Il qualifie l'Etat syrien de "régime alaouite" "géré par une famille", ce qui n'est rien de moins qu'un cliché paresseux qui sert à transformer l'histoire d'un pays complexe et de son passé politique en une caricature générique qui, au bout du compte, sert les intérêts impériaux. Un grand nombre de ceux qui soutiennent la prétendue révolution ne s'avanceraient pas autant, ou, du moins, pondéreraient cette position en soulignant l'énorme financement dont bénéficient les rebelles de la part des régimes saoudien et qatari, ou la propagande acharnée des religieux salafistes financés avec l'argent du pétrole qui réclament que Bilad el-Sham [la "grande Syrie" ] soit purgée des minorités religieuses. D'après Karadjis, ces explications sont (...) Lire la suite »

Les États-Unis et la CELAC à Cuba : On ne peut imaginer pire (Contrainjerencia)

Iroel SANCHEZ

Nouvelles après nouvelles, les actes allant à l’encontre du bon déroulement du second sommet de la Communauté d’États latino-américains et caribéens (CELAC) à La Havane ont échoué les uns après les autres, contestés par la réalité.

Malgré l’énorme puissance médiatique placée à l’encontre de Cuba longtemps avant que l’événement n’ait lieu et malgré les pressions et les conspirations pour le faire échouer, le résultat a eu l’effet d’un rouleau compresseur qui a écrasé les politiques et les actions qui se sont développées aux États-Unis. Avant l’inauguration, dans les médias et sur les sites internet liés à la politique de Washington contre Cuba, toujours avec « des sources qui demandent à garder l’anonymat », on parlait de l’absence de présidents qui assisteront à l’événement dans sa quasi-totalité. Dans le cas de Panama, l’explication officielle de l’absence du président était l’échéance au premier février de la prorogation des négociations du conflit avec l’entreprise espagnole qui élargit le Canal, mais ils ont envoyé un ministre du gouvernement, démentant les propos de l’agence EFE et des médias de Miami. La tentative de faire une actualité de la présence protocolaire du Secrétaire Général de l’OEA au sommet a disparu face à l’avalanche de (...) Lire la suite »

Médias, l’insoutenable pouvoir

Salim METREF

Dans le générique d’un film étasunien, une voix off déclare solennellement qu’aux États-Unis les avocats peuvent faire deux choses, assombrir une situation pourtant claire où éclaircir une situation extrêmement confuse et inextricable. Partout dans le monde, le pouvoir des médias est désormais abyssal.

En France par exemple, la couverture médiatique de l’après élections municipales laisse perplexe. Oubliée la déculottée subie par le parti socialiste, oubliée la montée en puissance de l’extrême droite et oubliée même la droite dite républicaine qui a pourtant conquis des fiefs ayant toujours appartenu à la gauche. Rien de tout cela. Ni débats contradictoires, ni discussions. Rien. Mais place aux couvertures et émissions spéciales. A la politique people. A la com. L’événement, c’est le remaniement gouvernemental opéré au lendemain de la débâcle subie. Les profils des vrais nouveaux ministres sont décortiqués tout comme le sont ceux des faux nouveaux ministres. Tout est fait pour oublier ce que veut une majorité de français. Une autre politique, moins d’austérité et plus d’emplois. Peut-être même une alternance au pouvoir. Certains observateurs disent qu’il eut été préférable de procéder à la dissolution de l’assemblée française pour, disent-ils, redonner de la vigueur à la vie politique. Mais le prix à payer aurait (...) Lire la suite »

La déchirure Ukrainienne

Jérôme HENRIQUES

Initié en novembre 2013, le mouvement de contestation (EuroMaïdan) qui a secoué l'Ukraine a abouti en Février 2014 au renversement de son président, Viktor Ianoukovitch. Préférant se rapprocher de Moscou, c'est son refus de signer l'accord de libre échange avec Bruxelles qui a mis le feu aux poudres …

L’Ukraine, un pivot géostratégique Dans son livre "le grand échiquier", le stratège Etasunien Zbignew Brzezinski écrit en 1997 : "Si Moscou récupère le contrôle de l’Ukraine, avec ses 52 millions d’habitants et ses immenses ressources [énergétiques], la Russie contrôlera à nouveau la Mer noire et ce faisant, retrouvera automatiquement les moyens de redevenir un État impérial [...] Il est impératif qu'aucune puissance Eurasienne concurrente capable de dominer l'Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l'Amérique". Cependant, sans menace directe, les coûts d’un interventionnisme militaire à grande échelle risquent d’être difficilement acceptés par l’opinion publique : "l'abnégation économique (c'est-à-dire les dépenses militaires), et le sacrifice humain (les pertes même parmi les soldats professionnels) qui sont nécessaires à l'effort sont peu agréables pour les instincts démocratiques". Il s’agit donc plutôt d’entretenir la vassalité des pays étrangers ("identifier les Etats géopolitiquement dynamiques qui (...) Lire la suite »
En attendant l’attaque du drone qui tuera Julian Assange...

Transcription de la conférence de presse d’Eva Joly en Suède du 27 mars 2014

Romane (traduction)

Conférence de presse sur l’affaire Julian Assange par Eva Joly (abrégé en EJ), eurodéputée, ancienne candidate à la présidentielle, ancienne juge et procureure, cheffe de la Commission parlementaire de l’UE sur le développement. Joly a trente ans d'expérience comme magistrate et participe actuellement à l’élaboration de la politique de coopération internationale pour la nomination d’un procureur européen. Autres intervenants : Jon Thorisson, de l’Institut Joly Eva en Islande (abrégé en JT)

Eva Joly : Je vous remercie d'être venus. Je pense que je dois commencer par vous dire d’où je parle. Pourquoi je m’intéresse à cette affaire. Je pense que la première raison est que j'ai été juge et j’ai moi-même enquêté pendant environ 25 ans. J'ai d'abord été procureure puis juge d'instruction. Et j'ai mené, avec succès, l'une des enquêtes financières les plus importantes jamais réalisée en Europe. Ce fut le cas de l’affaire ELF qui a débuté en 1994 jusqu'à son dénouement en 2002 avec condamnations en 2003. Donc, cela signifie que je suis une magistrate, et donc je connais le fonctionnement de la coopération internationale et comment elle fonctionne de l'intérieur. J'ai travaillé avec elle pendant des années et je me bats avec elle. Et j'ai décidé en 2002 d'essayer de changer le monde depuis la Norvège. J'ai travaillé en Norvège pendant huit ans sur les questions de développement et sur les questions de lutte contre la corruption et pour améliorer la coopération internationale. Et puis je suis devenue une MEP (...) Lire la suite »
L’argent n’est qu’une reconnaissance de dette...

La vérité éclate : un accès de franchise de la Banque d’Angleterre démolit les bases théoriques de l’austérité. (The Guardian)

David Graeber
On dit que dans les années 1930, Henry Ford aurait fait remarquer que c'était une bonne chose que la plupart des Américains ne savent pas comment fonctionne réellement le système bancaire, parce que s'ils le savaient, « il y aurait une révolution avant demain matin ». La semaine dernière, il s'est passé quelque chose de remarquable. La Banque d'Angleterre a vendu la mèche. Dans un document intitulé « La création de l'argent dans l'économie moderne », co-écrit par trois économistes de la Direction de l'Analyse Monétaire de la banque, ces derniers ont déclaré catégoriquement que les hypothèses les plus courantes sur le fonctionnement du système bancaire sont tout simplement fausses, et que les positions plus populistes, plus hétérodoxes qui sont généralement associées à des groupes comme Occupy Wall Street, sont correctes. Ce faisant, ils ont jeté aux orties les bases théoriques de l'austérité. Pour avoir une idée de la radicalité de cette nouvelle position de la Banque, il faut repartir du point de vue (...) Lire la suite »
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Parlons (Inter) Net
On n’est pas coûteux, quand on a dix-sept ans.

Pascal Lamy, ex patron de l’OMC, ex-commissaire européen solférinien en avait eu l’idée : créer un sous-smic pour les jeunes (dont on sait bien qu’ils ont peu de besoin et pas de famille à fonder).

Pierre Gattaz, le patron du MEDEF s’est aussitôt écrié : « Voila une idée qu’elle est bonne » et il la balance à tout va en espérant que les oreilles de Manuel Valls sont toujours braquées du côté d’où parlent les éternels adversaires du socialisme.

Quant aux jeunes, à qui l’on propose de bosser à fond la caisse en étant payés comme des sous-travailleurs, ils noteront les complicités.

Théophraste R. (Solférinophobe. Va savoir pourquoi ?).







 
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