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Madame Lagarde, sportive de haut niveau

Bernard GENSANE

Le 28 mai 2012, j’ai publié l’article suivant sur mon blog. Il est malheureusement toujours d’actualité.

Christine Lagarde n’est pas née grande bourgeoise de droite : elle l’est devenue. Ses parents étaient enseignants, et quand son père mourut alors qu’elle avait 16 ans, sa mère dut élever seule ses quatre enfants. Grande travailleuse très douée, Christine Lagarde se retrouva, à 45 ans, à la tête d’un des plus grands cabinets d’avocats au monde. Elle fut à la même époque proche de Zbigniew Brzezinski, un des ministres très anticommunistes du président Carter, et s’intéressa de près au passage de la Pologne vers le capitalisme “ libéral ”. Son (second) mari, Xavier Giocanti, est un homme d’affaires marseillais, proche de l’UMP locale. Selon le site Le Ravi qui le fait s’exprimer en style direct, l’excellent Xavier vit à 100 à l’heure, dans une grande décontraction, sans tabous : « Mon Amérique à moi, ce sont les quartiers Nord de Marseille. Jean-Claude Gaudin m’a offert un truc génial : une zone franche urbaine. Je résume. Sous prétexte de relancer l’économie dans des quartiers socialement explosés et de créer des (...) Lire la suite »
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"Et je porterai le mépris des créanciers avec fierté." - Annonce de la démission de Yanis Varoufakis

Yanis Varoufakis
Le référendum du 5 Juillet restera dans l'histoire comme un moment unique où une petite nation européenne s'est levée contre la servitude de la dette. Comme toutes les luttes pour les droits démocratiques, ce rejet historique de l'ultimatum du 25 Juin de l'Eurogroupe a un coût élevé. Il est donc essentiel que le grand capital accordé à notre gouvernement par le splendide vote NON soit investi immédiatement dans un OUI pour une résolution appropriée - pour un accord qui implique une restructuration de la dette, moins d'austérité, la redistribution en faveur des nécessiteux, et de réelle réformes. Peu après l'annonce des résultats du référendum, j'ai été mis au courant d'une préférence de certains participants de l'Eurogroupe, et leurs « partenaires » assortis, pour mon... « absence » de ses réunions ; une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile pour parvenir à un accord. Pour cette raison, je quitte aujourd'hui le ministère des Finances. Je considère qu'il est de mon devoir d'aider Alexis (...) Lire la suite »

L’échec programmé de la lutte contre l’islamophobie

Fouad BENYEKHLEF

L’islamophobie est une réalité qu’il est vain de vouloir ignorer. Elle est au corps social ce que la tumeur maligne est au corps malade. Pourtant, cette notion a connu d’énormes difficultés à émerger sur la scène publique et à être reconnue comme catégorie spécifique par les acteurs mobilisés dans la lutte générale contre le racisme et l’antismétisme.

Aujourd’hui, un nombre grandissant d’organisations, pour la plupart musulmanes, se sont créées avec cette question à leur ordre du jour. Elles poursuivent pour objectif la lutte pour la défense et la protection des victimes et déploient des efforts importants en vue d’assurer une représentation institutionnalisée de ce combat auprès des pouvoirs publics. La création de ces structures, à côté des organisations anti-racistes historiques, est illustrative de la crise qu’a traversé l’antiracisme traditionnel dans notre pays. Le débat sémantique a longtemps été au cœur des réticences à admettre l’islamophobie comme terrain de combat spécifique. Le caractère polysémique ou prétendument inadapté du concept d’islamophobie a constitué la principale pierre d’achoppement. Du côté des victimes, l’islamophobie apparaissait en revanche comme un néologisme à la fois utile dans la mobilisation et politiquement efficace. Sans manquer véritablement de pertinence, les critiques concernant la qualification sémantique du racisme ciblant (...) Lire la suite »
La chronique de Recherches internationales

L’Iran, le retour.

Michel ROGALSKI
Longtemps écarté de la scène internationale comme acteur de poids, l’Iran est en passe d’y faire un retour remarqué. L’avènement, en 1979, de la République islamique succédant au régime du shah, avait marqué le début de l’isolement du pays et de l’ostracisme que lui témoignaient les puissances occidentales. Après plus d’une vingtaine d’années d’interventions des États-Unis et de leurs alliés dans la région (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie) traduites par des échecs et le chaos, la situation est devenue tellement dégradée et incontrôlable qu’il n’est plus possible d’envisager un retour à un minimum de stabilité sans une implication, inimaginable hier encore, de l’Iran qui contrairement à toute attente a pu faire face douloureusement à des décennies de sanctions économiques et montrer, en accueillant les 120 pays participant au 16ème Sommet des Non-Alignés en 2012, qu’on devait encore compter avec lui. Ce retour reste hypothéqué par la conclusion d’un accord en cours de négociation avec les pays du groupe 5+1 (les cinq (...) Lire la suite »

L’euro, ou la haine de la démocratie

Frederic LORDON
Forcément, ça leur a coupé la chique. Qu’on puisse jouer la carte de la démocratie, c’est la chose qui est maintenant tellement hors de leur entendement qu’elle les laisse toujours sidérés, pantois et démunis. Vraiment, à cet instant, on aurait voulu voir leurs têtes, mâchoires décrochées comme des tiroirs de commodes fraîchement cambriolées : Sapin, Hollande, Moscovici, leurs experts organiques, leurs journalistes de propagande, tous ceux qui n’ayant que la « modernité » à la bouche se sont si constamment efforcés d’en finir avec le peuple, pénible démos, et pénible démocratie quand il lui vient à l’idée de ne pas se contenter de valider ce qui a été décidé pour elle. Mais c’est une némésis et personne n’y pourra rien : il vient toujours un moment où la politique chassée par la porte revient par la fenêtre. Plus elle a été chassée obstinément d’ailleurs, et plus ses retours sont fracassants. Le référendum, ou le retour du refoulé Et c’est vraiment le retour du refoulé sous tous les rapports : celui de la mauvaise (...) Lire la suite »

Il n’y aura pas de Grexit !

Liliane HELD-KHAWAM

Les banquiers centraux ont activement créé ces 3 dernières décennies des firmes transnationales. TOUS les investissements actuels d’envergure et intérêts de la haute finance internationale sont centrés sur ces Firmes-Etats.

Ces firmes-Etats qui trustent les pool-positions sont celles qui investissent dans le transhumanisme ou le posthumanisme. Ignorer ceci dans toute analyse d’économie publique ou géostratégique revient à se priver d’une base de réflexion fondamentale. Ces firmes-Etats ont d’ores et déjà le pouvoir mondial sur le plan économique et financier. Mais si elles veulent finaliser la création d’un espace- Etat transnational qu’elles gouvernent, elles doivent se débarrasser définitivement de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un bien ou service public. Mais le mot public inclut les prétentions du peuple. Or, ces firmes-Etats n’ont certainement aucune intention de partager le pouvoir avec le peuple. Rappelons que les dirigeants transnationaux sont ceux-là même qui ont siphonné les compétences des uns pour les délocaliser ailleurs, jouant sur tous les tableaux pour se constituer un réservoir de l’emploi le plus vaste possible pour diminuer les prétentions salariales jusqu’à arriver à des appellations (...) Lire la suite »

État islamique : le génocide dont l’Occident est complice

Capitaine Martin

Comment a-t-il été possible de déposer Saddam Hussein en quelques semaines et Mouammar Kadhafi en quelques mois alors que l’État islamique ne subit que des défaites épisodiques, voire quand il ne remporte pas de franches victoires ?

En moins d’une semaine sont tombées Ramadi, une des capitales de province d’Irak, et Palmyre, cette oasis au nord-est de Damas qui abrite les ruines monumentales d’une grande ville qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Combiner ces deux fronts et l’emporter à chaque fois aura été un véritable coup gagnant pour le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi. Arrêté presque par erreur en 2004, ce dernier passera dix mois dans les geôles étasuniennes en Irak avant d’être relâché. Il est aujourd’hui au faîte de sa gloire. Et même si ses djihadistes ont connu récemment des pertes après avoir engagé une majeure partie de leurs forces, ils ont aussi dispersé des adversaires plutôt coriaces : des milices chiites et le Hezbollah, qui soutiennent Bagdad et Damas, ont été soumis à une si rude épreuve que le premier ministre irakien Haïder al-Abadi est allé solliciter la Russie en vue de se faire livrer des armes au plus tôt. La situation urge en effet. Malgré les raids de la coalition dirigée (...) Lire la suite »

Que l’étincelle grecque embrase toute l’Europe !

Mohamed BELAALI
La Grèce, pays de Thalès, de Socrate, de Démocrite et d’Épicure, pour ne citer que ceux-là, est aujourd'hui mise à terre, méprisée et humiliée par une horde de barbares, comme des vampires sans foi ni loi, qui pompent et vident le peuple grec de sa substance vitale. Ils portent des noms étranges : Fonds vautours, hedge funds, Zinzins, Troïka etc. Certains sont même sans visage : marchés financiers, Fonds de pension, Fonds de placement, agences de notation, Fonds souverains, Fonds européen de stabilité financière etc. Ils utilisent un langage dont les mots signifient souvent le contraire de ce qu'ils annoncent : réforme, stabilité, solidarité, assistance, dialogue, modernisation, aide, sauvetage. Le caractère monstrueux de ces mensonges reste, pour l'immense majorité des citoyens, invisible. Leurs discours omniprésents et omnipotents n'ont de sens que dans le contexte de la propagande, en dehors de ce cadre ils restent des sons vide de tout sens. Avec ou sans visage, ils poursuivent tous inlassablement (...) Lire la suite »

Canal Z, l’aventure de l’appropriation populaire des médias au Venezuela

Thierry DERONNE

Après 40 ans de critique de médias passés sous contrôle de grands actionnaires privés ou imprégnés de logique commerciale, à quoi bon perdre encore le temps à tirer sur les “pianistes” – journalistes qui se déchainent contre un référendum en Grèce ou transforment en “dictatures” des démocraties d’Amérique Latine ? La solution n’est-elle pas plutôt de démocratiser la propriété des médias ? Après Tatuy TV, Lara TVe, nous poursuivons avec Canal Z notre enquête sur l’appropriation populaire de la communication au Venezuela. Expérience difficile… mais unique au monde.

Q – Comment est né Canal Z ? R – Canal Z voit le jour en 2000. Ce fut au départ une revue née de la volonté de certains quartiers de populariser les expériences dans le domaine culturel. Ce sont les habitants du quartier Rafael Urdaneta de Maracaibo qui en sont les initiateurs et qui avaient également mis sur pied un réseau de distribution de l’eau. L’aide, elle est venue de professeurs, et d’étudiants (universités), de militants expérimentés. En 2000, la publication s’intitulait Letra Zurda. C’est de là que vient le »Z », qui identifie désormais cette station de télévision. Sur le plan juridique, Canal Z existe depuis 2002, à la d’une rencontre organisée par des animateurs de médias communautaires, les camarades de Catia Tve. C’est à cette occasion, qu’enthousiasmés par cette expérience, les futurs fondateurs de Canal Z ont pris la décision. Aucune télévision communautaire n’émettait depuis Maracaïbo. À l’origine, on avait prévu de l’implanter dans le secteur ouest de la ville. Bien que cette partie concentre (...) Lire la suite »
Des sacrifices ? Les Grecs ont déjà beaucoup donné

Et la Grèce a dit "non"

B. BOUSSEMART

Quelques réflexions sur la "crise" grecque. J’ai entendu des absurdités du type : "les français comprennent maintenant et s’opposent à ce "référendum" ; il y a plus pauvre que les grecs en Europe, comme les roumains, les slovaques ... ; et ce n’est pas à eux, ni à nous de payer pour ces grecs qui ne font aucun effort".

Je rêve !!! Un peu d'histoire récente est nécessaire pour relativiser tout cela. La crise commence avec Reagan et Thatcher ; ils imposent leur modèle libéral, et le font valider par l'Union Européenne, dans le cadre d'une division internationale du travail où il s'agit de profiter au maximum de l'exploitation des forces de travail du Tiers Monde. Avec comme exemple type, les industries de main d'œuvre, qui permettent d'obtenir à bas prix des produits textiles/habillement, au départ ; puis avec l'entrée dans l'OMC de la Chine, de généraliser à l'ensemble de l'industrie ce modèle, avec les conséquences que l'on connaît en Europe, mais également aux EU : délocalisations, chômage, désindustrialisation ... et économie de plus en plus financière. Ceci tombe très bien pour les EU et le Royaume-Uni, qui se sont spécialisés sur ces "créneaux" de la finance : en d'autres termes, des activités nuisibles, qui ne servent à rien, sinon à spéculer comme les populations américaine et européenne ont pu le constater dans (...) Lire la suite »
Référendum grec.

QUE NOTRE « NON » RÉSONNE DANS TOUTE L’EUROPE

Alkis ANTONIADIS

« Malgré la terreur exercée par les médias et les Institutions, pour le peuple grec, le dilemme est clair. Soit nous votons pour l’abolition des mémorandums et l’ouverture d’une nouvelle voie porteuse d’espoir, soit nous votons pour la continuation de l’austérité, de la pauvreté et de la misère pour les 50 années à venir.

Soit nous reconnaissons que, pour la première fois, notre pays lutte pour casser le cercle vicieux des politiques de la terreur pour le bien des peuples de toute l’Europe, soit nous entérinons par notre vote notre soumission à ceux qui ont transformé notre vie en cauchemar depuis des années. Soit nous donnons un mandat pour poursuivre sans hésitations l’effort en faveur des couches populaires les plus démunies et des classes qui souffrent de l’austérité sauvage, soit nous donnons raison aux gouvernements de Samaras, Venizelos, Papandreou, Papadimos qui nous ont menés jusqu’ici. Soit nous choisissons de restaurer la démocratie dans notre pays et de décider nous-mêmes de notre avenir, en termes directs et absolus, soit nous permettons que les décisions soient prises dans les conclaves fermés des institutions européennes. Soit nous nous rendons compte que nos intérêts sont autres, opposés à ceux des riches qui organisent la campagne du OUI, soit nous décidons par notre vote de gonfler encore plus les (...) Lire la suite »

Référendum en Grèce : les éditocrates et la démocratie en 140 signes

Julien SALINGUE
Sitôt l’annonce faite par Alexis Tsipras, Premier ministre grec, de l’organisation dimanche 5 juillet d’un référendum sur le plan d’austérité « proposé » par l’ex-troïka, les éditocrates eurobéats se sont déchaînés sur Twitter. Et, en amoureux de la Grèce, ils n’ont pas manqué de rendre de vibrants hommages à la démocratie, sans jamais, au grand jamais, céder à la facilité, au raccourci ou à l’invective. Démonstration avec les tweets de trois d’entre eux (Jean-Michel Aphatie, Arnaud Leparmentier et Jean Quatremer), exemples exemplaires de la tendance de certains « grands » journalistes à abandonner toute volonté d’informer avec rigueur et à oublier tout sens de la mesure lorsque les choses ne se passent pas comme ils l’auraient souhaité [1]. À tout seigneur tout honneur, difficile de ne pas débuter cette « revue de tweets » par ce grand connaisseur de la Grèce, où il est allé plusieurs fois en vacances, qu’est Jean Quatremer : Tout en nuance, le journaliste de Libération prodigue donc ses conseils à « l’Eurogroupe (...) Lire la suite »
L’OMS évoque une étape importante « vers l’objectif d’une génération sans Sida »

Cuba, premier pays à éliminer la transmission du Sida et de la syphilis de la mère à l’enfant

Lina Sankari

Cuba a remporté une victoire majeure en terme de santé publique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré Cuba comme le premier État au monde à avoir éliminé la transmission du virus du Sida et de la Syphilis de la mère à l’enfant.

Selon le docteur Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, ce succès constitue une étape importante « vers l’objectif d’une génération sans sida ». Cette victoire sur la maladie prouve en outre, pour le Dr Carissa Etienne, directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), qu’un « accès universel à une couverture médicale et aux soins est possible ». Et il y urgence à en croire les chiffres de l’OMS. Chaque année, environ 1,4 million de femmes infectées par le virus du Sida tombent enceintes dans le monde. En l’absence de traitement avec des antirétroviraux, ces futures mères ont de 15 à 45% de risques de transmettre le VIH à leur enfant lors de la grossesse, l’accouchement ou de l’allaitement. Grâce aux traitements destinés à la fois à la mère et à l’enfant, ce danger diminue à un peu plus de 1%. Depuis 2009, le nombre d’enfants présentant des signes cliniques d’infection au VIH a été divisé par deux, passant de 400 000 nourrissons à 240 000 en 2013. Lors de précédentes recommandations, l’OMS (...) Lire la suite »
Dernières nouvelles du champ de bataille grec.

La tactique de Tsipras pour résister aux pressions de la mafia financière

System failure

Les créanciers de la Grèce augmentent la pression sur le gouvernement grec à mesure que le jour du référendum annoncé par Alexis Tsipras approche.

Après la fermeture des banques et le contrôle des capitaux, les créanciers tentent par tous les moyens d’ajourner l’expression du droit démocratique du peuple grec. Nous assistons à une nouvelle étape de la guerre de propagande féroce qui fait rage à l'intérieur et à l’extérieur de la Grèce, à propos du référendum. Tsipras a pris ses créanciers par surprise en annonçant un référendum à très courte échéance, et de ce fait, la mécanique de propagande de la mafia financière fonctionne à plein régime et multiplie les scénarios terrifiants pour pousser le peuple à voter « oui ». Le décor de banques fermées joue le même rôle. La propagande a deux objectifs. Le premier est de montrer au public que les créanciers sont de retour avec de nouvelles propositions en vue de parvenir à un accord avec le gouvernement grec. C’est clairement destiné à forcer le gouvernement grec à renoncer au référendum, car ces propositions n’auraient aucun sens dans une situation différente. Le second objectif est de subvertir la vraie question du (...) Lire la suite »
...Mais HSBC n’est pas la seule banque à avoir les mains sales...

La privatisation du terrorisme est en marche…

Capitaine Martin

Hervé Falciani est un opportuniste. Il peut endosser différents rôles et se complaire dans un langage abscons, mais il sait surtout nager en eaux troubles. L’informaticien franco-italien est connu pour être le personnage clé de l’incroyable affaire HSBC. Il est surtout à l’origine du vaste scandale d’évasion fiscale autour de la filiale helvétique de la banque HSBC.

« Si l’on veut contrebalancer l’impunité, il faut aussi se donner les moyens de le faire », a déclaré ce lanceur d’alertes dont les fichiers prélevés chez son ancien employeur ont permis à un consortium de journalistes mené par Le Monde de dévoiler un immense scandale d’évasion fiscale. Plus de 5,7 milliards d’euros auraient été dissimulées par la banque dans des paradis fiscaux pour ses seuls clients français. Le 28 janvier 2014, sous le titre « listes HSBC : la saga d’une enquête explosive sur l’évasion fiscale », Le Monde publiait une première série d’articles dévoilant les dessous de l’enquête judiciaire française. Mais il manquait l’aspect mondial... Quelques jours plus tard, une personne se présentait à l’accueil du quotidien, boulevard Auguste Blanqui, à Paris. Cette source remit aux journalistes une clé USB contenant la totalité des fichiers établis à partir des « données Falciani », dans le plus grand secret, à compter de 2009, par les services fiscaux français, parfois en dépit des réticences du pouvoir (...) Lire la suite »
... repenser une refondation de la gauche avec le Front de gauche et les écologistes.

Philippe Noguès « Le PS s’est droitisé, je suis resté fidèle à mes convictions »

Entretien réalisé par Frédéric Durand

Philippe Noguès est le premier député socialiste à franchir le pas en quittant le parti. Selon lui, ses amis frondeurs dépensent «  une énergie extraordinaire  », pour aucun résultat au final. Parce que «  le parti de Jaurès est devenu le parti de Manuel Valls et Emmanuel Macron ».

Vous venez de quitter le Parti socialiste, quel a été l’élément déclencheur ? Philippe Noguès C’est une décision mûrie de longue date. Depuis qu’on avait monté ce mouvement des frondeurs, je disais à mes camarades que je croyais peu à la possibilité de faire bouger les choses de l’intérieur. J’ai voulu jouer le jeu jusqu’au congrès. Le congrès a donné les résultats que j’attendais, avec la prédominance de son légitimisme d’appareil... Ensuite, la loi sur le renseignement, la loi Macron et l’utilisation du 49.3 ont été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. De toute façon, je serais parti avant la fin de l’année. Vous discutez avec d’autres parlementaires PS, que disent-ils ? Philippe Noguès Nombre d’entre eux partagent mes convictions et le constat que l’on ne mène pas du tout la politique pour laquelle nous avons été élus. Je pense que quelques-uns vont me rejoindre, mais il faut comprendre que, pour beaucoup, l’attachement au Parti reste très fort, et franchir le pas leur est extrêmement difficile. Malgré tout, (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Jadis, on se passait très bien d’Angela Merkel et de Wolfgang Schäuble

En 514 avant notre ère, le Grec Solon a fondé la démocratie en Grèce.
Et il a mis fin à l’asservissement pour dettes.

Pour Solon, l’Union européenne (ou la royauté, je ne sais plus) « est comme une route d’un abord facile, d’un trajet pénible et d’une issue dangereuse ».

Il est moins connu du grand public que BHL, c’est normal.

Théophraste R. (Lecteur de Solon et de Botul).







 
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