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Pouvoir, propriété, souveraineté, ces concepts n’ont pas été au cœur des « Nuits debout »

Touche Pa…nama mondialisation

Pierre LEVY

Son canal. Ses chapeaux. Et maintenant son havre fiscal. Le petit Etat centre-américain du Panama a focalisé une extraordinaire attention médiatique quand fut révélée l’ampleur de la bienveillance financière organisée par un cabinet établi sous ses cieux. « Pro mundi beneficio » (« pour le bénéfice du monde »), comme l’affirme fièrement la devise centenaire du pays ? Plutôt pour le plus grand bonheur des fortunes mondialement baladeuses.

Certains – non sans quelque bon sens – ont noté que l’origine des révélations était inconnue, et qu’on ne s’était guère interrogé sur l’identité et les objectifs de la si discrète « gorge profonde ». Pourtant, là n’est pas l’essentiel. Il faut plutôt regretter que, comme souvent, le couple médiatique investigation/indignation soit en passe d’obscurcir le nécessaire diptyque analyse/compréhension. Il en va souvent ainsi quand on confond, hélas, morale et économie politique. Car l’évasion fiscale, aux lisières du légal et de l’illégal, n’est que la minuscule partie émergée d’un immense iceberg non seulement licite, mais qui fonde même l’actuelle économie mondiale. Ainsi, le consensus dominant est prompt à jeter l’opprobre sur les discrètes fortunes qui se déplacent pour trouver les conditions fiscales les plus indulgentes ; mais il ne trouve guère à redire quand une multinationale ferme ici une usine dont le « coût de la main d’œuvre » est jugé excessif, pour la délocaliser là où les salaires, les cotisations, ou les taxes (...) Lire la suite »
La Russie à l’heure de la destruction des « idoles soviétiques païennes »

Les trois formes de la décommunisation

Alexandre MAÏSSOURIAN

C’est bientôt l’anniversaire du début de la perestroïka de 1985. A l’origine d’une grande espérance, elle a vite tourné à la catastrophe, projetant l’humanité loin dans le passé. A une catastrophe grave, même si elle n’est absolument pas sans précédents. Après la défaite de la Révolution Française, par exemple, et la restauration des Bourbons, on a également eu l’impression que l’ordre de la monarchie et du passé était à jamais de retour.

Mais ce qu’il est important que les habitants de l’ex-URSS comprennent, c’est que nous sommes tous les passagers du même « Titanic », qui, même s’il s’est fragmenté en plusieurs parties, a traversé le même naufrage. Car combien de fois encore entendra-t-on les mêmes discussions complètement stériles et même néfastes sur le thème « En Ukraine depuis l’Euromaïdan il se passe des choses horribles ! », « Mais regardez-vous ! Dans votre Russie la même chose se prépare, et même pire ! », « Non, c’est pire en Ukraine ! », « Pire qu’en Russie, ce n’est pas possible ! », et ainsi de suite. Citoyens, comprenez-le une fois pour toutes : dans toute l’ex- URSS, cela fait 25 ans qu’on a affaire à plus ou moins la même chose. Les gens auront beau réaffirmer leur « indépendance » les uns vis-à-vis des autres, ce n’est pas parce que le navire s’est brisé en plusieurs fragments, que dans chacun des fragments la situation sera très différente. Bien au contraire, tous coulent, quoiqu’à des vitesses variables. Hélas, au lieu de se rendre à (...) Lire la suite »

Les Panama Papers : Opération véreuse pour s’approprier tout l’argent du monde

Akil Cheikh Hussein

Une guerre parmi les plus farouches est menée par les cercles qui préparent l’avènement d’un monde dont la population est réduite à quelques millions d’habitants puissants et extrêmement riches. Les Panama Papers en sont un front.

Le fameux chaos constructif ou constructeur n’est pas un « traitement » destiné à être administré au seul Moyen-Orient. Ou, plus généralement, aux pays déclarés officiellement comme ennemis des Etats-Unis. Déstabilisation Il est plutôt une étape de la guerre finale. Celle qui est en cours et qui devrait être couronnée par le triomphe non d’une puissance classique, notamment les Etats-Unis, mais d’une puissance sans précédent dans l’histoire de l’humanité : Une puissance qui se sert de tous les puissants du monde, chacun selon ses pouvoirs, et en conséquence tout particulièrement du régime étasunien, pour instaurer le royaume des plus puissants à l’échelle mondiale. Cette entreprise passe nécessairement par la destruction successive de tous les Etats et de toutes les sociétés pour ne laisser que l’Etat et la société internationaux et idéaux dont les citoyens sont riches et forts au point de ressembler aux anciennes divinités olympiennes qui, en dépit de leur appartenance à la mythologie caduque de quelques (...) Lire la suite »
Où en est la Grèce ?

Le cynisme aveugle des "négociations fermes"

Costas LAPAVITSAS

Après six mois d’échecs, le système politique grec, mais Syriza aussi en ne respectant pas ses promesses, ont maintenu la Grèce dans la même impasse. Une certaine opacité, voulue par le gouvernement, entoure les « négociations » : il pense que de cette manière la réalité ne transparaîtra pas. Il fait erreur, car les raisons de ces nouvelles « négociations fermes », en cours depuis sept mois par ailleurs, sont claires.

La première, c’est que le troisième mémorandum a déjà échoué. Mais personne, parmi les signataires, ne peut le reconnaître publiquement : ni le gouvernement, ni le FMI, ni l’UE. Ils jouent donc tous un jeu cynique ayant pour but d’éviter le coût politique de l’échec. C’est cela, justement, le contenu de ces « négociations fermes ». La deuxième, c’est que le système politique de la Grèce et de ses satellites détenant le pouvoir économique et social, n’a aucune autre proposition pour le pays, hormis le programme catastrophique des créanciers. Il s’agit d’une impasse totale, une faillite politique et idéologique sans précédent dans l’histoire de la Grèce. Dans cet article, j’analyse l’échec du troisième mémorandum. Les « négociations fermes », la perspective grecque, le futur de l’Europe, tandis que la proposition alternative pour notre pays et pour l’Europe, seront envisagées en profondeur les 26 et 27 avril au cours d’une journée internationale et d’une réunion publique organisées par l’ErenSep[1] à Thessalonique. (...) Lire la suite »

« Je ne crois pas que le changement de société se fera sans violence »

Xavier Mathieu (avec Reporterre)

Xavier Mathieu, ouvrier engagé dans une dure lutte naguère à l’usine Continental, est très présent à Nuit debout. Il analyse le mouvement, la situation globale, et la question de la violence.

Reporterre — On t’a croisé plusieurs fois à Nuit debout. Quel regard portes-tu sur ce mouvement ? Xavier Mathieu — Je viens regarder, écouter, voir comment cela se passe. Par moment, je trouve cela sympa, par moment, il y a beaucoup de bla-bla. Mais c’est la construction d’un mouvement, il faut du temps pour s’organiser. L’ensemble est surprenant, même les discussions des gamins. On a toujours tendance à penser que les jeunes se moquent de ce qui se passe, mais j’ai été surpris par certaines discussions. C’est bien d’être surpris dans ce sens là ! J’aime aussi le côté divers des gens qui y sont, même si ce n’est pas ouvert à tout le monde. Par exemple, quand Finkielkraut s’est fait virer, c’était normal. Il n’avait rien à y foutre ! C’est comme si Strauss-Kahn allait à un congrès de Ni putes ni soumises, il ne serait pas le bienvenu. Finkielkraut est un islamophobe notoire. Il n’a rien à foutre à Nuit debout . Pour s’organiser, il faut de l’intellect et un peu de violence de temps en temps ! Les gens se (...) Lire la suite »
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Amérique latine : Fin d’un cycle ou épuisement du post-néolibéralisme

François HOUTART

L’Amérique latine fut l’unique continent où des options néolibérales furent adoptées par plusieurs pays. Après une série de dictatures militaires, appuyées par les États-Unis et porteuses du projet néolibéral, les réactions ne se firent pas attendre. Le sommet fut le rejet en 2005 du Traité de Libre Échange avec les États-Unis et le Canada, fruit d’une action conjointe entre mouvements sociaux, partis politiques de gauche, ONG et Églises chrétiennes.

Les gouvernements progressistes Les nouveaux gouvernements au Brésil, Argentine, Uruguay, Nicaragua, Venezuela, Équateur, Paraguay et Bolivie, mirent en place des politiques rétablissant l’État dans ses fonctions de redistribution de la richesse, de réorganisation des services publics, surtout l’accès à la santé et à l’éducation et d’investissements dans des travaux publics. Une répartition plus favorable des revenus des matières premières entre multinationales et État national (pétrole, gaz, minerais, produits agricoles d’exportation) fut négociée et la bonne conjoncture, pendant plus d’une décennie, permit des rentrées appréciables pour les nations concernées. Parler de la fin d’un cycle introduit l’idée d’un certain déterminisme historique, suggérant l’inévitabilité d’alternances de pouvoir entre la gauche et la droite, notion inadéquate si le but est de remplacer l’hégémonie d’une oligarchie par des régimes populaires démocratiques. Par contre, une série de facteurs permettent de suggérer un épuisement des (...) Lire la suite »
Enquête d’une journaliste, avocate et ex-conseillère d’Hugo Chavez

L’Etrange mort de Hugo Chavez (Counterpunch)

Eva GOLINGER

1. Croyez-vous qu’ Hugo Chávez a été assassiné et, si oui, qui, selon vous, aurait pu être impliqué dans cet assassinat ?

Je crois qu’il y a de fortes possibilités pour que le président Chávez ait été assassiné. Il y eut des tentatives notoires et attestées par de nombreuses sources d’assassinat contre lui pendant toute sa présidence.

La plus connue est celle du 11 avril, à l'occasion du coup d'Etat de 2002 pendant lequel Chávez a été enlevé et allait être assassiné s'il n'y avait pas eu le soulèvement sans précédent du peuple vénézuélien et des forces militaires loyales qui l'ont sauvé et l'ont ramené au pouvoir 48 heures plus tard. Moi-même, j'ai trouvé des preuves irréfutables, en utilisant la Loi d'Accès à l'Information aux Etats-Unis, que la CIA et d'autres agences étasuniennes étaient derrière ce coup d'Etat et ont soutenu économiquement, militairement et politiquement les putschistes. Ensuite, il y a eu d'autres attentats contre Chávez et son Gouvernement comme en 2004 quand des dizaines de paramilitaires colombiens ont été capturés dans une plantation dans les environs de Caracas qui appartenait à un activiste anti-chaviste, Robert Alonso, quelques jours avant qu'ils aillent attaquer le palais présidentiel et tuer Chávez. Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New York, pendant sa visite à (...) Lire la suite »

Le caudillisme : une culture de droite (La Jornada)

Raul ZIBECHI

Le culte du caudillo : une pratique de droite. Au cours des dernières années, une grande meute de penseurs professionnels a contribué à imposer l'idée que l'histoire est faite par des dirigeants dont la capacité à « conduire » est déterminante. A leur suite, les médias, usant de leur remarquable capacité de cacher ou de surexposer les faits comme cela les arrange. Le rôle des masses populaires, est lui systématiquement occulté, comme s'il était négligeable dans l'histoire.

Le plus étonnant d'ailleurs est de constater que cette façon de voir le monde est défendue par des gens qui se définissent eux-mêmes de gauche et montrent, pour certains, des sympathies marxistes. Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, inspirés justement par Marx, nous pensions encore naïvement que ce sont les groupes humains (les classes sociales, les peuples, les groupes ethniques, les genres et les générations, en un mot les masses) qui font l'histoire, mais pas n’importe comment : c'est au travers du conflit, de l'organisation et de la lutte qu'ils se transforment et transforment le monde. Assurément, les dirigeants sont importants. Mais ce sont les peuples qui amènent les changements, qui font l'histoire. C'est donc un recul de la pensée critique que de cacher l'action populaire, d'exalter exclusivement le rôle des dirigeants. Quelques jours après la défaite lors du référendum pour la réélection, le vice-président de la Bolivie a déclaré : « S'il part, qui va nous protéger, Qui va prendre soin de (...) Lire la suite »

La débâcle en Libye (Moon of Alabama)

Richard GALUSTIAN
Les retombées de la crise qui perdure en Libye se feront sentir durement dans les pays européens, ceux du Sud en particulier. Les milices de Tripoli et des villes de l’ouest continuent à se faire des centaines de millions de dollars en envoyant toujours plus de dizaines de milliers de migrants vers l'UE. La situation s’est encore dégradée, la semaine dernière, à la suite d’un certain nombre de déclarations et d'événements, mais si vous ne lisez que les médias mainstream, je ne vous en voudrai pas d’avoir un avis différent. D’abord, Le ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, Philip Hammond, a annoncé qu'il n'avait pas besoin du Parlement pour envoyer des troupes qui impliqueraient le Royaume-Uni dans un bourbier similaire à celui qu’elles ont subi en Afghanistan. Hammond a rétropédalé, quelques heures plus tard, sous la pression du Parlement. Pendant ce temps, l'ONU et l'UE ont également déclaré qu'ils allaient changer le statut de reconnaissance officielle internationale de la Libye, en (...) Lire la suite »

Brésil - le droit historique de résister (Carta Maior)

Beto Almeida

À certaines occasions de l'histoire du Brésil, le droit de résister à un coup d'état ou à la fraude a été utilisé avec succès avec un immense soutien populaire.

Compte-tenu de son importance sur la scène internationale, le Brésil a toujours été et reste l'objet de politiques interventionnistes, de sabotages, de déstabilisations de la part des grandes puissances impériales et de leurs mécanismes, qu'ils soient des sociétés transnationales, des moyens de communication, des services d'information et d'espionnage et, plus récemment, des institutions non gouvernementales, mais toujours guidés et financés par les objectifs étatiques de ces grandes nations, et en particulier des États-Unis. Quand le Brésil a entrepris, à partir du siècle dernier, des actions pour parvenir à l'indépendance, à la souveraineté et à un modèle autonome de développement, il n'a cessé d'être entravé dans ses revendications par les agissements de ces puissances internationales interventionnistes, toujours avec l'aide des oligarchies locales et de leurs instruments locaux, en particulier les médias. L'opération Lava Jato et la paralysie de la production Tel est le cas du coup d'état dont est (...) Lire la suite »
Lettre amicale aux communistes et aux Nuits debout

Contestation, élections et candidats auto-proclamés.

Maxime VIVAS

II a souvent été écrit dans nos colonnes que Le Grand Soir, site d’information militante alternative, se veut rassembleur, donc tolérant, donc ouvert, donc réticent à publier des polémiques entre les différentes composantes de la gauche. En effet, un courant d’idée, en prouvant son excellence par des démonstrations argumentées peut, sans agresser, prouver a contrario que les autres ont tort, sans même avoir à les nommer.

Cependant, d’aucuns ont affirmé ici même (en globalisant pour ne vexer personne) que la gauche française est la plus bête de la planète. Voir http://www.legrandsoir.info/penser-local-et-deconner-global.html où ce n’est pas le mot « bête » qui a été choisi, mais un synonyme plus leste. On pourrait ajouter que les Français, en général, devraient se départir d’un complexe de supériorité en matière de compétence révolutionnaire. Certes ils ont été bons, très bons, peut-être les meilleurs et les peuples du monde entier ont applaudi. Mais ça commence à dater. Certes, avec d’autres, en Europe, nous avons ébloui le monde par les Lumières d’un siècle, mais c’est encore plus vieux. Circulez, y a plus rien à voir Aujourd’hui, les Révolutions se font ailleurs et nous ne pouvons aligner comme philosophes connus du grand public que Finkielkraut (gnagnagna), Onfray (qui s’est spécialisé dans un vertigineux girouettisme politique et dont chaque intervention est désormais émaillée d’affirmations inexactes) et BHL (ajoutons Botul (...) Lire la suite »
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La (véritable) histoire de l’Eurozone

Nikos Chountis

L’Euro zone a développé un arsenal légal et institutionnel qui ne permet à aucun gouvernement, quel que soit le mandat qu’il a reçu de son peuple, d’appliquer des politiques économique et sociales qui ne cadreraient pas avec le dogme néolibéral de dérégulation totale. En d’autres termes, l’intégration à la monnaie unique d’un état ou d’un peuple équivaut à l’annulation du droit même d’un peuple à choisir la teneur de sa politique économique en ne laissant comme seule solution que l’austérité, la flexibilité des relations de travail, et les privatisations.

Le gouvernement grec s’est montré profondément embarrassé par les révélations de Wikileaks concernant les conversations Thomsen-Velculescu et l’éventualité que soit provoquée en Grèce une asphyxie financière. Selon les révélations en question, les employés du FMI discutaient d’un éventuel retard de la première évaluation, pour faire pression, en liaison avec le référendum en Grande Bretagne, à la fois sur la Grèce, afin qu’elle applique des mesures d’austérité plus sévères, et sur les créanciers européens afin qu’ils acceptent une forme de restructuration de la dette. Indépendamment des intentions politiques de ces révélations, et de l’issue finale des négociations entre la Grèce et les créanciers pour le bouclage de la première évaluation, le gouvernement s’est montré « embarrassé » par le fait que deux employés du Front Monétaire International puissent discuter sur l’éventualité de provoquer une asphyxie financière artificielle dans un pays indépendant, pour lui faire accepter des mesures de politique économique plus (...) Lire la suite »
Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions conquiert de nouveaux terrains de jour en jour. Voici pourquoi.

Brutale, hideuse et illégale : 9 choses que vous devez savoir sur l’occupation israélienne de la Palestine (Salon.com)

David Palumbo-Liu
Alors que ce récit est mis sous presse, l'Association américaine d'anthropologie (AAA) est en train de procéder au vote d'une résolution pour un boycott académique en solidarité avec le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Si elle vote la résolution, ce sera la plus grande organisation académique au monde à l'avoir fait, rejoignant des dizaines d'autres organisations académiques professionnelles, syndicats, et syndicats d'étudiants aux États-Unis et en Europe. La résolution de l'AAA pour le boycott vient juste de recevoir l'approbation de 22 anthropologues israéliens, dont la lettre se lit en partie comme suit : « Nous convenons que nous sommes arrivés à un point critique où, sous certaines conditions internationales, une autre expulsion massive de Palestiniens pourrait se produire – ou pire… Nous estimons qu'il est possible de prendre une position positive contre cette réalité. L'appel palestinien au BDS se fonde sur une protestation anticoloniale, sous une forme non violente, (...) Lire la suite »

Discours de clôture de Raul Castro au 7ème Congrès du PCC

Raul CASTRO

« La marche vers l’actualisation du modèle et la construction d’un socialisme prospère, durable et irréversible à Cuba exige que les principes de justice et d’égalité qui ont servi de base à la Révolution soient préservés. »

Cher camarade Fidel, Camarades, Nous avons vécu des journées intenses à ce 7e Congrès qui touche à sa fin, et au cours duquel nous avons adopté des accords d’une importance stratégique pour le présent et l’avenir de la nation. Le Congrès a approuvé le Rapport central et diverses résolutions sur les principales questions examinées, nous avons passé en revue l’exécution des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, et décidé de sa mise à jour, exprimée en 274 orientations. De même, nous avons débattu le rapport sur l’exécution des Objectifs de la 1ère Conférence nationale du Parti et adopté des décisions pour continuer de renforcer son rôle en tant que force dirigeante supérieure de la société et de l’État, tel qu’il est consacré dans la Constitution de la République. Parallèlement, le Congrès a accueilli favorablement les projets présentés sur la Conceptualisation du Modèle économique et social à l’horizon 2030, et, compte tenu de leur importance, il a approuvé l’organisation (...) Lire la suite »

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit l’être

Fidel CASTRO

Discours du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste cubain au Palais des Conventions le 19 avril 2016, « Année 58 de la Révolution »

(Version sténographique du Conseil d’État) Bon, passons à un autre sujet (Rires) Diriger n’importe quel peuple en des temps de crise, camarades, représente un effort surhumain. Sans eux, les changements seraient impossibles. À une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier–on a expliqué ici qu’ils étaient 921 – de représentants choisis par le peuple révolutionnaire lui-même, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, (Applaudissements) ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience. Pourquoi ai-je été socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot qui exprime le concept le plus dénaturé et le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui eurent le privilège d’exploiter les pauvres, dépouillés depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine. Depuis quand l’Homme vit-il ce dilemme tout au long (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Chomsky, Sarkozy, Hollande et « les chevals » dans le champ lexical

La mode est à se moquer du parler de Nicolas Sarkozy (« Je me réjouis qu’enfin on a remis la Russie dans la coalition… ») et de ses indémêlables audaces langagières (« Je voudrais leur dire qu’on a reçu le coup de pied au derrière mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur »).

Plus habile (dame ! l’ENA, école des « éléments de langage  » et des logorrhées « Tape en touche ») son successeur sait prononcer en bon français des phrases d’une vertigineuse fumosité :«  Cette initiative consiste à saisir le Président de la Commission Européenne, le Président du Conseil européen, tous nos partenaires, pour que nous puissions mettre en œuvre une politique d’immigration et d’accueil qui soit digne de ce que nous représentons lorsqu’il s’agit de personnes qui n’ont pas vocation à venir ici et qui soit humaine pour que les réfugiés puissent être, dans la mesure du possible, lorsqu’il n’ont pas d’autre issue, accueillis en Europe. »

Sarkozy, Hollande… Pour me faire pardonner, je ne saurais trop vous recommander l’article de Bernard Gensane sur Noam Chomsky, le linguiste le plus influent du monde : (http://www.legrandsoir.info/le-paradoxe-chomsky.html). Dans la grande controverse sur l’inné et l’acquis, et quitte à surprendre les gens de gauche, Noam Chomsky tranche : la structure de la langue est le résultat d’un système inné, génétique.

Cependant, objecté-je, l’apprentissage pèse : si vous n’écoutez pas ceux qui croivent qu’il faut mépriser la Princesse de Clèves et si, comme Myriam El Khomri, vous lisez « les journals », vous pouvez acquérir un langage suffisant pour entrer à l’Académie française (« Gna-gna-gna, pauvre conne, pauvre conne ! »).

Théophraste R. (Sous-chef du bureau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement/Et les mots pour le dire arrivent aisément ».







 
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