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Si on est une femme, ouvrière ou employée et maghrébine, cela devient la triple peine

L’impensé de toutes les gauches : l’exclusion politique de la classe ouvrière et employée

Evariste

L’histoire contemporaine est aussi l’histoire d’une inclusion de la classe ouvrière dans la vie politique : celle des partis communistes en général et du PCF en particulier.
Cette histoire a été marquée par l’élection d’une centaine d’ouvriers communistes à l’Assemblée nationale en 1946. Malheureusement, cette inclusion fut réalisée sous direction stalinienne avec donc les conséquences que nous connaissons aujourd’hui.

Car pour nous, la critique et donc le combat contre le stalinisme furent nécessaires pour venir à bout de cette doctrine catastrophique. Mais les forces capitalistes et leurs alliées en ont profité pour entraîner les autres gauches à jeter le bébé avec l’eau du bain. Ces autres gauches en profitèrent pour, à la fois : combattre le stalinisme (ce qui nous paraît un combat juste) et engager l’exclusion de la classe ouvrière et employée de la vie politique (politique que nous condamnons). La politique néolibérale ouverte dans les années 70 a donc éradiqué de la vie politique la seule force propulsive potentielle qui a un intérêt objectif, dans une période d’approfondissement de la crise comme actuellement, à mener conjointement la lutte contre les fléaux du capitalisme et in fine contre le capitalisme lui-même. Mais l’histoire contemporaine est aussi l’histoire de l’exclusion ultérieure des ouvriers et des employés de la vie politique. Un livre arrive à point nommé Le communisme désarmédu sociologue de l’INRA (...) Lire la suite »

Krugman, Poutine et le New York Times (Dissident Voice)

Edward S. HERMAN
Paul Krugman est un journaliste-spécialiste de premier plan, sans doute, le plus instructif parmi les journalistes qui écrivent régulièrement pour le New York Times. Il a mûri au cours de ses années au Times, probablement au grand dam des grosses légumes du journal. Quand il a été embauché comme chroniqueur permanent en 2000, Krugman était un fervent défenseur de l'économie de marché, et dans sa toute première tribune (le 2 janvier 2000), il reprochait aux manifestants lors du Sommet de l''Organisation Mondiale du Commerce qui s'étaient rassemblés à Seattle (12/99) de traiter la mondialisation d'"idéologie de et pour une élite cosmopolite sans racines, déconnectée des gens ordinaires". Il affirmait alors que le motif des manifestations était de "priver les travailleurs du Tiers Monde de chances de réussir". Le problème majeur pour le siècle à venir, tel que le voyait alors Krugman, était de savoir si cette récente révolution bénéfique qu'était la mondialisation obtiendrait une adhésion massive. Krugman (...) Lire la suite »
Maintenir – sur le plan économique, social, commercial, politique – la France dans le carcan de l’UE et de l’OTAN ?

Sous-mission

Pierre LEVY

« C'est un discours de vérité que je veux adresser aujourd'hui ». Michel Sapin débuta par ces mots sa conférence de presse du 10 septembre, admettant ainsi ingénument que tel n’était pas vraiment le cas jusqu’à présent. Louable intention de la part d’un homme qui, déjà ministre des finances en 1992 (!), promettait que le traité de Maëstricht ne manquerait pas de se traduire par « plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité » (Le Figaro, 20/08/92).

Alors que le président de la République affirmait à la fin du printemps « sentir » la croissance revenir, la « vérité » de M. Sapin ne peut désormais plus guère être dissimulée. L’activité économique française a encore stagné au second trimestre (+0,2%). Loin du (pourtant dérisoire) 1% espéré pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 0,5% cette année. Conséquence inéluctable : contrairement aux engagements maintes fois répétés, l’Hexagone est submergé par la marée montante du chômage, tandis que l’austérité plonge des millions de salariés et de familles dans l’angoisse du lendemain. Pour leur part, l’Allemagne et l’Italie reculent de 0,2% ce même trimestre ; pris ensemble, les pays de la zone euro plongent en affichant une croissance zéro. Et le spectre de la déflation se précise de mois en mois, au point que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de mesures dites « non conventionnelles » : prêts massifs aux banques à taux réduit (TLTRO) et rachat de créances titrisées – ce même mécanisme qui avait été à (...) Lire la suite »

Au deuxième temps de la valse…

Yann FIEVET

Nos gouvernants – qui, tous comptes faits, gouvernent bien peu – aiment donc les entreprises. Leur aveuglant amour leur fait du coup oublier de se poser la bonne question : les entreprises aiment-elles les hommes et les femmes qui travaillent en leur sein ?

Depuis trente ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils se ressemblent mais chacun, tantôt par petites touches, tantôt par saccades, amplifie la marque de la trajectoire lancée à l’orée de l’ère néolibérale. A la fin du mois d’août dernier Valls 2 a succédé à Valls 1 qui n’a pas tenu deux saisons au calendrier grégorien. Valls 3 lui succèdera peut-être pour faire bonne mesure dans l’adaptation funeste de la Gauche française de gouvernement à l’air du temps. Si d’ordinaire la musique adoucit les mœurs, la partition jouée par Manuel Valls est destinée à les bousculer si ce n’est les mettre à la renverse. C’est l’air du mépris pour ce à quoi l’on a sincèrement cru hier, ce pour quoi l’on a vibré vraiment, ce que nos aïeux avaient arraché de haute lutte à « la loi d’airain du capitalisme ». Le Premier Ministre déclare que le socialisme est une idée du 19ème siècle qui a réussi à survivre au cours du 20ème siècle mais va disparaitre au 21ème siècle. Il a prononcé cette sentence péremptoire avant d’être intronisé (...) Lire la suite »

Les probabilités d’agression contre la Syrie (New Orient News)

Ghaleb KANDIL
Nombreux sont les partisans de la Résistance qui éprouvent une inquiétude légitime face aux manœuvres des États-Unis avançant sous le masque de la lutte contre le terrorisme après des années passées à monter et à entretenir, financièrement et logistiquement, des réseaux terroristes dans le but de frapper puis d’abattre l’État syrien. Toutes les marionnettes locales des agences de renseignement occidentales et des milliards de dollars ont été mis à la disposition du duo terroriste international, David Petraeus et Bandar bin Sultan, pour mener campagne contre la Syrie. Il n’empêche que ces deux éminentes personnalités du « Renseignement occidental et du Tiers Monde », ont perdu leur pari et ont fini par être congédiées en raison du fiasco de toutes leurs tentatives devant la solidité de l’État, du Peuple, de l’Armée nationale et de son commandant en chef, le Président résistant Bachar al-Assad. Mais voilà qu’on se demande, à nouveau, si l’Empire américain vaincu et sa pupille saoudienne, menacée par le « (...) Lire la suite »

Comment les Cubains ont converti leur île au bio

Frédérique Basset

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Marc Twain) Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins (...) Lire la suite »

Les Occidentaux ne complotent pas, ils « expérimentent »

M. SAADOUNE
Les Occidentaux ont l'art, d'une efficacité de moins en moins probante, de faire des choses qui provoquent des dégâts et d'en rendre les autres responsables. Et on est réellement fatigués de devoir expliquer à chaque fois que souligner leur très grande responsabilité ne relève pas du déni des « Daech » qui sont en nous ou d'une théorie de la conspiration. Le monde arabe est travaillé par des dynamiques contradictoires et celle de la régression, sans être irrésistible, est puissante. Cette régression est soutenue par nos dictatures et nos autoritarismes qui ne cultivent pas l'ouverture mais l'enfermement même si les castes dirigeantes vivent, physiquement, dans les pays occidentaux. Il y a chez les élites au pouvoir dans le monde arabe un mélange de mépris, de violence et d'incapacité à prévoir qui ne peut qu'annoncer les catastrophes. Et ces élites, parce qu'elles ne sont pas comptables devant des peuples-électeurs souverains, n'ont pas de vrais agendas nationaux. Leur responsabilité est grande dans les (...) Lire la suite »

Ils remettent ça : Syrie, la nouvelle croisade (Counterpunch)

Andre VLTCHEK

Je pensais que mes reportages, et ceux de Serkan Koc, Huseyin Guler et d’autres, feraient éclater le mythe d’un « soulèvement spontané contre le président al-Assad ». Mais évidemment, nos efforts n’étaient pas à la hauteur de la formidable campagne de propagande et de lavage de cerveau déclenchée par les médias occidentaux.

L'Occident frappe de nouveau ; il frappe le centre, le cœur du monde arabe. Cette fois, il vise le groupe – ISIS/EI – qu'il a lui-même créé, et qu'il a armé, nourri et choyé jusqu'à tout récemment. Les avions et missiles volent, et les bombes tombent. La guerre a commencé. Mais est-ce vraiment une guerre, ou tout simplement un jeu brutal, un gigantesque console de jeu exploité par des milliers d'accros fous au Pentagone et partout à Washington, Bruxelles et d'autres capitales serviles du Moyen-Orient ? Une guerre est, après tout, lorsque deux parties s'affrontent, lorsque deux camps se battent, lorsque chacun risque sa vie. Dans cette « guerre » surréaliste et post-moderne, les seules victimes seront les gens du Moyen-Orient, probablement des civils. Leurs vies seront risquées par ceux qui sont assis, en toute sécurité, sur leurs destroyers et dans les salles de contrôle, à des centaines et des milliers de kilomètres de là, en train de boire du café et de faire des blagues. Les Ubermenschen de (...) Lire la suite »
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Hollande bombarde en vrai socialiste.

Jacques-Marie BOURGET

Pour qui écoute et regarde les télévisions françaises, chaque homme politique, chaque « expert » - en tout cas ceux qui sont sélectionnés pour arriver jusqu’à l’écran - est prêt à donner la vie des autres... Pourvu que les « barbares » jihadistes soient éradiqués.

Ainsi le pauvre Hervé Gourdel est mort sans avoir eu le temps de comprendre pourquoi sa vie s’arrêtait ainsi au milieu de la voie. Nous n’osons imaginer qu’un membre d’une famille de notables français, au hasard d’une plage en Tunisie par exemple, soit capturé par les « barbares » dont on nous parle... Soudain la parole d’airain deviendrait caoutchouc mou, il y aurait urgence à négocier . Quand on est otage c’est idiot d’être le fils de personne, et ni diplomate ou journaliste : tous les hommes sont égaux devant la vie mais il y en a qui sont plus égaux que d’autres. Vous aurez observé qu’en déclenchant une seconde guerre contre le jihad, après celle du Mali, François Hollande est entré par la porte d’honneur au Panthéon du socialisme : depuis 1954, tout leader se réclamant de Jaurès n’obtient sont label rose qu’en bombardant des musulmans. Pour ne pas remonter au XIXe siècle, observons qu’en 1954, tandis que Guy Mollet était à Londres, c’est Mitterrand qui a prêché la croisade contre Nasser et l’Égypte devant (...) Lire la suite »

Assassinat d’Hervé Gourdel : Le tragique et l’obscène

Jacques SAPIR

L’assassinat (et non on ne sait quelle « exécution » comme le disent et l’écrivent très malencontreusement de nombreux journalistes) de notre compatriote Hervé Gourdel suscite une intense et légitime émotion tant en France qu’à l’étranger. On s’associe naturellement à la peine et aux chagrins de ses proches.

Mais, sous le coup de l’émotion, un certain nombre de contre-vérités, de mensonges éhontés, sont aussi proférés. Il n’est pas admissible de laisser la politique étrangère prise en otage par l’émotion, aussi légitime que soit cette dernière. Il est inacceptable que la politique intérieure puisse être cyniquement manipulée au nom de cette émotion. On voudrait ici rappeler un certain nombre de faits 1. Le soi-disant « Etat Islamique » est le fruit de plus de dix ans de politique américaine au Moyen-Orient. L’organisation s’appelant « Etat Islamique », dont la barbarie est évidente, et qui donne tous les jours les preuves de sa sauvagerie dans la manière dont elle traite les populations sous son contrôle n’est pas née du hasard. Ce n’est pas le fruit simplement du « fanatisme » religieux, même si ce dernier joue un rôle de justification et de légitimation. Il convient de rappeler ici que le soi-disant « Etat Islamique » se développe sur les ruines laissées par l’intervention de ce qu’avec Maurice Godelier nous (...) Lire la suite »
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Disparition d’André Bergeron et manipulation médiatique

Michel Etiévent

Ça ne va pas plaire à certains mais bon, on ne va pas se mentir...

Décidément les médias manipulent, occultent sans cesse. Par exemple à propos de la mort d’André Bergeron, un des fondateurs de FO. L’occasion leur était donnée de raconter avec objectivité la naissance de FO et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et la première casse de nos acquis. Qu’ai-je entendu : « Bergeron, un des créateurs de FO était partisan d’un "syndicalisme indépendant", indépendant des patrons et de toute politique ». Voilà comment ils résument l’histoire... aucun mot sur la naissance de FO et son pourquoi. Alors racontons. Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes (Sécu, statuts et avancées de toutes sortes, nationalisations, services publics). Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, d’autant plus que la guerre froide pointait son nez. Comment ? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d’où va venir cette inspiration à la scission ?... des USA (...) Lire la suite »
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Comment Israël « forme » des journalistes étrangers

Vinciane JACQUET

L’objectivité vue par Tel-Aviv. Du 30 août au 4 septembre s’est déroulée à Tel-Aviv une formation tous frais payés par le gouvernement israélien pour « apprendre à parler d’un conflit de manière neutre et professionnelle ». Au programme, des conférences sur le terrorisme et les sujets militaires et politiques, un « tour stratégique » de Jérusalem et des zones de conflit, et des rencontres et échanges avec des leaders politiques, des universitaires et des journalistes israéliens. Trente journalistes du monde entier, triés sur le volet, y ont participé.

« Les conflits sont partout. Notre vrai défi est d’en parler » : c’est sous ce slogan attrayant qu’une formation de cinq jours tous frais payés à Tel-Aviv, le Media In Conflicts Seminar (MICS), est proposée à de jeunes journalistes du monde entier pour les inviter à adopter une vision plus « objective » des agissements d’Israël. Une action de la hasbara1 très discrètement financée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Les sauveurs de la Palestine « Je préfère que la Palestine devienne terre d’Israël, plutôt que de la voir tomber aux mains du Hamas », les organisateurs du séminaire « médias en conflit » préviennent que l’interview est « off ». Ce Palestinien ne donnera pas son nom. Il craint pour sa vie. Il explique que si « certaines personnes » venaient à apprendre ce qu’il pense, il serait menacé de mort. Il travaille dans le bâtiment, « avec des Arabes et des juifs, et tout va bien », assure-t-il. Selon lui, cette situation et les morts qui s’accumulent depuis des années sont la faute du Hamas qui utilise (...) Lire la suite »

Colombie : "Vingt-sept de mes camarades ont été assassinés impunément "

Edgar Paéz

Depuis une dizaine d’années, l’Amérique latine opère un processus d’intégration, économique et politique, pour former un « bloc de gauche ». Objectif : contrer l’ingérence des USA dans le continent et avancer vers un avenir meilleur. Mais un pays fait exception : la Colombie, toujours contrôlée par Washington et ses intérêts. Par quels moyens ? Classiques : néo-colonialisme, corruption et violence. Un membre d’Investig’Action a pu s’entretenir avec Edgar Paéz, du syndicat SINATRAL, l’un des plus actifs dans la résistance aux multinationales. Paéz nous apporte un important témoignage direct de la situation colombienne, avec une analyse profonde des causes et des conséquences possibles du conflit.

Raffaele Morgantini : Quels sont le rôle et l’importance du syndicat SINATRAL dans le panorama politique et socio-économique colombien ? Edgar Paéz : SINATRAL naît en Colombie à l’intérieur de Nestlé dans les années 40, dans un processus de centralisation organique des travailleurs de la multinationale. Ce processus se déroule entre les années 1940 et 1982 et implique la mise en commun des forces des travailleurs de plusieurs multinationales, comme Coca-Cola et une soixantaine d’entreprises agroalimentaires. Aujourd’hui, le syndicat se positionne comme un syndicat interprofessionnel, pour contrer la dispersion syndicale qui existait auparavant. Dans la situation politique et socioéconomique désastreuse que vit le pays,est très important de créer un grand syndicat interprofessionnel et centralisé, mais en même temps d’organiser les travailleurs dans des mouvements politiques de masse. Le but étant celui de mobiliser la lutte et de renforcer les revendications des classes ouvrières pour le respect de (...) Lire la suite »

Le modèle allemand a un cœur de ténèbres (Sinistra in Rete)

Rossella LAMINA

Arrêtons de dire du mal de l’Allemagne, demande Renzi, « dans le domaine du travail, elle est notre modèle ». Mais si vous vous préparez à déboucher le champagne, savourant d’avance un bond salarial vers les niveaux allemands tant vantés, gardez la bouteille pour une meilleure occasion : ce « modèle » a un cœur de ténèbres, fait de précarité et d’exploitation légalisée...

Nous croyons être informés sur tout ce qui se passe en Europe, surtout en ce qui concerne les plus grands pays ; en réalité – et ce n'est pas notre faute – beaucoup de ce qui arrive chez nos voisins nous échappe. Dans ce sens, l'Allemagne est un cas d'école. Sur son « modèle vertueux », son statut de « locomotive de l'Europe », monde magique où déficit et PIB vivent en parfait équilibre, (« comme des petits pois dans une même cosse », diraient Laurel et Hardy), on a écrit des milliers de pages. Mais, d'autres pages, tout à fait fiables et autorisées, nous parvient un tableau bien différent de l'actuel modèle allemand ; il s'agit du terrible et splendide livre-enquête Allemagne années dix. Face à face avec le monde du travail, publié par les Editions L'Orma, qui aurait dû éclater comme une bombe de vérité et, qui, en fait, circule surtout (tiens, tiens...) parmi les « spécialistes ». Pourtant, l'auteur en est Günter Wallraff, un véritable mythe du journalisme d'investigation, connu aussi en Italie pour une (...) Lire la suite »

Une « Restauration conservatrice » menace le cycle des gouvernements progressistes en Amérique latine (Brasil de Fato)

Raphael Correa

Raphael Correa - qui gouverne l'Équateur depuis 2007 et qui a l'intention de concourir pour sa réélection en 2017 - était au Brésil au mois de juillet pour participer à une réunion de l'UNASUR (Unión de Naciones Suramericanas), qui regroupe plusieurs pays d'Amérique du Sud, et des BRICs, comprenant la Chine, la Russie, le Brésil, l'Afrique du Sud et l'Inde. Le président équatorien, qui plaide en faveur de lois qui restreignent le pouvoir des médias, estime aussi qu'à l'heure actuelle, une « restauration conservatrice » est en cours en Amérique Latine, qui vise à mettre fin au cycle de gouvernements progressistes qui ont émergé sur le continent ces dernières années. Cette interview, datée du 22 juillet 2014, est toujours d'actualité, en particulier dans le contexte des élections présidentielles d'octobre prochain au Brésil, où réside le risque du retour au pouvoir d'un conservatisme orthodoxe.

Interview du président Raphael Correa, par Beto Almeida, Emir Sader e Valter Xéu pour Brasil de Fato. Emir Sader – Monsieur le Président, après votre première première élection, vous avez dit que ce n'était plus une époque de changement, mais un changement d'époque pour l'Amérique latine et pour l'Équateur. Avec les derniers développements actuels, pouvons-nous dire que nous commençons à sortir d'un monde unipolaire, comme celle de la guerre froide, en direction de la construction d'un monde multipolaire ? Rafael Correa – Nous assistons à un changement d'époque. Nous avons commencé un nouveau cycle en Amérique latine quand, devant la débâcle néolibérale, de nombreux gouvernements progressistes sont arrivés au pouvoir. L' échec retentissant du néolibéralisme, en particulier dans notre Amérique latine, avaient plongé les droites nationales et internationales dans la plus grande confusion, d'où leur difficulté à concevoir le moindre projet. C'est pourquoi j'ai parlé d'un changement d'époque. Ce ne furent pas de (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Le Parti des Lâches au secours du FN

Alors qu’il ne disposait que d’un millier de voix de grands électeurs élus sous son étiquette, le FN en a réuni dimanche aux sénatoriales quatre fois plus.
Dans le Var où il compte 215 grands électeurs, David Rachline a recueilli 401 voix. Dans les Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier pouvait compter sur 210 grands électeurs, il obtient 431 voix.
Le même phénomène s’observe dans d’autres départements.

Des élus non FN ont donc voté pour le FN en tapinois.

On nous dit que les électeurs du FN sont des paumés plus bêtes que méchants, malheureux et mal informés. Et surtout pas des pyromanes qui allument des incendies qu’ils nous remercieront d’éteindre.
Les grands électeurs aussi, seraient ignorants-pas-méchants ? Même ceux qui ont été élus sous une autre étiquette et qui votent FN, protégés des crachats de leurs électeurs par le rideau de l’isoloir ?

Théophraste R. (Chef du bureau coming-out électoral).







 
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