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Pendant que notre classe politico-médiatique crie à la germanophobie...

La suprématie allemande en Europe

OSKAR LAFONTAINE *

Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de Gauche, a écrit un pamphlet intitulé « Le hareng de Bismarck ». Il est dirigé contre la suprématie allemande en Europe et la reprise par le Président français François Hollande et Manuel Valls, le chef du gouvernement, de la politique de « l’Agenda 2010 » de Gerhard Schröder.

Comme cette « politique réformatrice » de Schröder n'était pas un produit de la social-démocratie mais consistait en la reprise du programme du patronat allemand par un Chancelier social-démocrate, la polémique que lance Mélenchon vise dans les faits à dénoncer la mise en place, en France, de ce programme du patronat allemand. Son exposé est convaincant. Ce programme ne marche qu'aux dépends des autres et seulement si les autres pays européens ne l'adoptent pas non plus. Cela est si simple et si logique que l'on ne peut que se demander pourquoi la Chancelière allemande, son Ministre des Finances et son partenaire de coalition ne l'ont toujours pas compris. Tous les pays européens ne peuvent pas avoir des exportations excédentaires, c'est-à-dire produire plus que ce qu'ils consomment. Ou, encore plus simple : tous les pays ne peuvent pas détenir en même temps le record des exportations. Pour illustrer ce qui s'est passé en France Mélenchon raconte une visite de François Hollande à Angela Merkel en (...) Lire la suite »
« Il n’y a aucune probabilité que le gouvernement grec fasse marche arrière sur la question des salaires et des retraites ».

Discours prononcé lors du colloque organisé par The Economist

Alexis TSIPRAS

Amies et amis,

Mesdames et Messieurs,
Je remercie les organisateurs du colloque pour leur aimable invitation. C’est, en effet, la quatrième fois que j’ai l’occasion de parler de cette tribune, mais la première fois en qualité de Premier ministre.

Je suis heureux de participer à cette institution financière annuelle, dans ce forum économique, qui chaque année donne l’occasion d’entendre et de discuter les différents concepts politiques et économiques qui définissent les grandes lignes du débat public, tant au niveau international qu’au niveau européen. Nous parlons de concepts politiques et économiques qui ne trouvent pas leurs sources aux exercices menés par les économistes dans des conditions de laboratoire, mais qui sont définis par les oppositions sociales inhérentes à toutes les sociétés occidentales modernes. Et en effet ces concepts politiques et économiques sont liés à des hypothèses idéologiques qui sont par définition divergentes. Il appartient donc aux gouvernants politiques et étatiques de résoudre chaque fois cette antinomie de la façon la plus efficace possible. Parce qu’en fin de compte, c’est la politique qui déterminera à chaque instant ce qui est juste et ce qui est injuste, ce qui est légitime et ce qui est illégitime, ce qui est (...) Lire la suite »

Athènes se débat contre une asphyxie orchestrée

Rosa Moussaoui (L'Humanité)

À court de liquidités, l’exécutif grec pourrait faire défaut sur les prochaines échéances au FMI. Les créanciers exigent toujours de Tsipras qu’il tourne le dos à ses engagements électoraux.

Asphyxier la Grèce, pour la faire plier. Après quatre mois de négociations et d’atermoiements, les créanciers d’Athènes serrent encore le nœud coulant, espérant obtenir de la gauche grecque qu’elle tourne le dos à ses engagements. Mais plutôt que de céder aux injonctions de la Commission européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne (BCE), qui exigent de nouvelles coupes dans les salaires, une réforme consacrant la précarité sur le marché du travail et la casse du système de retraites, le gouvernement grec pourrait au contraire choisir de faire défaut. Au total, la Grèce doit rembourser 1,5 milliard d’euros au FMI, en quatre échéances, du 5 au 19 juin. Jusqu’en octobre, ce sont près de 10 milliards d’euros qu’Athènes doit verser à ses créanciers, principalement à la BCE (6,7 milliards d’euros). Cela dans un contexte où le gouvernement, à court de liquidités, a déjà dû réquisitionner fin avril les réserves de trésorerie des entités publiques pour honorer le paiement des pensions et des salaires des (...) Lire la suite »

Les contradictions du capitalisme

VILA
La première survient quand les capitalistes proposent non pas des biens et des services pour combler les besoins de la population mais des « marchandises » avec pour unique raison d’empocher des profits puis de les réinvestir pour enclencher un nouveau cycle économique profitable. Cette contradiction ne saute pas aux yeux et c'est pour cela que le capitalisme a eu, un temps, un écho favorable. La deuxième survient quand le capitaliste exige de la productivité de la part du salarié en robotisant et en automatisant, afin d’obtenir d’être plus compétitif vis-à-vis de la concurrence. Mais dans ce cas-là, il entre moins de valeur travail dans la valeur de la marchandise. Et c'est donc autant de moins de plus-value à exproprier. La troisième survient quand, le salaire s’amenuise et donc la consommation tout autant. Le marché solvable rétrécit tandis que les capacités de production s’intensifient et inondent les marchés de produits ayant de moins en moins de valeur marchande, pour de moins en moins de (...) Lire la suite »
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"L’esprit du 11 janvier" a jugé Zyed et Bouna coupables !!!

Jamilla FARAH

Nous venons d’apprendre le verdict de relaxe des policiers dans l’affaire des deux adolescents, Zyed et Bouna, innocents, qui par réflexe naïf avaient fui le contrôle de police, rituel dirigé régulièrement et singulièrement contre les jeunes des quartiers populaires dont il est difficile d’en déterminer la pertinence.

Après dix années de patience des familles et d’ « insolence » judiciaire, la procureure adjointe Delphine Dewailly lors de son réquisitoire considère qu’« [Etant donné que Sébastien Gaillemin, gardien de la paix n’avait] pas conscience du danger, il ne peut pas lui être reproché de ne pas avoir agi pour y remédier » (Journal Le Monde). Nous en concluons de manière logique que d’une part, la qualification de gardien de la paix ne nécessite pas la possession d’un certain bagage de raison et alors il en va de la responsabilité de formation par l’État qui aura failli pour la protection civile, et que d’autre part, n’avoir pas conscience du danger alors que la signalétique existante et le caractère fortement énergétique du lieu interdit par la fréquentation publique spécifiant sa dangerosité ne peuvent pas constituer un argument valide parce que ces derniers indicateurs ne pouvaient échapper à la conscience d’aucun adulte sain d’esprit et encore moins à un gardien de la paix. Alors comment prétendre à la fonction de (...) Lire la suite »
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Christian Estrosi : défaite de la pensée et triomphe de la peur.

Ahouansou SÉYIVÉ
Fini l'esprit du 11 janvier, ce vert pâturage où le troupeau devait désormais se sustenter. Oubliés, serments et engagements rassembleurs. Le ciment nouveau, censé solidifier les bases de la patrie ébranlée par les sicaires d'un Islam réduit à l'obscurantisme, a semble-t-il, été mal coulé. Pour reprendre la vulgate chère au Front National et distillée insidieusement par les médias mainstream (La Une de Valeurs Actuelles du 6 mai 2015 en est un exemple parfait), cette entreprise de terrassement s'est révélée un "travail d'arabe". Les fissures décelées en filigrane, lors d'un rassemblement relevant à parts égales du sursaut citoyen et du réflexe ovin, se sont transformées en béances dans lesquelles s'engouffrent avec entrain nombre de responsables de droite, notamment proches de Nicolas Sarkozy. Ses communicants s'étaient donnés du mal. Ils avaient soigné son image, lissé ses premières prises de parole. Tout avait changé, il s'était calmé,assagi. Las, les hommes ne changent pas ils évoluent, Sarkozy aussi, (...) Lire la suite »

La stupidité institutionnelle (La Jornada)

Noam CHOMSKY

Le mois de janvier dernier, Noam Chomsky a reçu le Prix de la Lutte contre la Stupidité, mis en place par la revue Philosophy Now (Royaume-Uni), tout particulièrement pour son travail sur la structure des médias et sa constante incitation à la pensée critique et indépendante, avec une référence spéciale à son livre La fabrication du consentement, co-écrit avec Edward S. Herman. Ci-après le discours de Noam Chomsky lors de la cérémonie de remise du prix, retransmis en vidéoconférence depuis sa maison au Massachusetts (USA) au London’s Conway Hall, à Londres.

Je suis évidemment très heureux de recevoir cette distinction qui m’honore, et de pouvoir la recevoir aussi au nom de mon collègue Edward Herman, co-auteur de La fabrication du consentement et qui a beaucoup travaillé sur ce sujet si important. Bien entendu, nous ne sommes pas les premières personnes à nous être penchées sur ce sujet. De façon prévisible, George Orwell a été une des premières personnes à traiter ce sujet. Il a écrit un essai peu connu, qui sert d’introduction à son fameux livre La ferme des animaux. Il est peu connu car il n’a pas été publié : il a été retrouvé plusieurs décennies plus tard parmi ses documents inédits, mais il n’est pas disponible. Cet essai signale que La ferme des animaux est évidemment une satire du régime totalitaire, mais il invite le peuple Anglais à ne pas s’endormir sur ses lauriers parce que, comme il l’exprime, en Angleterre les idées impopulaires peuvent être supprimées sans avoir besoin de recourir à la force. Il donne par la suite des exemples de ce qu’il veut dire (...) Lire la suite »
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L’Assassinat d’Oussama ben Laden (London Review of Books) - (4/4)

Seymour HERSH
En Juin 2011, il a été signalé dans le New York Times, le Washington Post et partout dans la presse pakistanaise, qu'Amir Aziz avait été détenu pour interrogation au Pakistan ; il était, disait-on, un informateur de la CIA qui avait espionné les allées et venues dans l'enceinte de Ben Laden. Aziz fut libéré, mais l'officiel à la retraite a dit que les services de renseignement américains étaient incapables de savoir qui avait divulgué l'information hautement classifiée sur sa participation à la mission. Les fonctionnaires à Washington ont décidé qu'ils « ne pouvaient pas courir le risque que le rôle d'Aziz dans l'obtention de l'ADN de Ben Laden soit aussi connu. » Il fallait un bouc émissaire, et l'élu fut Shakil Afridi, un médecin pakistanais de 48 ans, agent occasionnel de la CIA, qui avait été arrêté par les Pakistanais à la fin mai et accusé d'aider l'agence. « Nous sommes allés voir les Pakistanais et nous leur avons dit de s'en prendre à Afridi, » a dit le responsable à la retraite. « Il fallait couvrir (...) Lire la suite »

Pourquoi l’article de Hersh sur Abbottabad sort-il maintenant ?

Moon of Alabama

L’article de Hersh* sur le meurtre d’Oussama ben Laden est vilipendé par les habituels journalistes-aux-ordres des médias dominants. Ils ont cru et "rapporté", la version que la Maison Blanche et la CIA leur avait donnée. Reconnaître que Hersh a largement raison, les embarrasserait trop.

Mais ils auraient pu être plus prudents. Ce que dit Hersh n’est pas nouveau. C’est à peu près la même chose que ce que R.J. Hillhouse a dit en 2011. Ce qu’elle dit a été également largement confirmé par l'ancien brigadier pakistanais FB Ali sur le site de Pat Lang**. Hillhouse est furieuse, et à juste titre, que Hersh ne mentionne pas son article : Le 7 août 2011, j'ai écrit, entre autres : La version des États-Unis sur la façon dont ils ont trouvé Ben Laden est une fiction. Osama Ben Laden a été livré aux Etats-Unis par un informateur, un officier de l'ISI de grade intermédiaire - qui voulait la récompense de 25 millions de dollars promise par le programme « Récompenses pour la justice ». Le service de renseignement pakistanais – ISI – protégeait Ben Laden. L’argent saoudien finançait le maintien en captivité de Ben Laden par ISI. Les États-Unis ont menacé le Pakistan d’interrompre leur aide financière s’il ne coopérait pas à une opération américaine contre Ben Laden. Les généraux pakistanais, Kiyani et (...) Lire la suite »

L’Assassinat d’Oussama ben Laden (London Review of Books) - (3/4)

Seymour HERSH
Le débat interne dans les coulisses de la Maison Blanche commença dès qu'il fut établi que la mission avait réussi. Le corps de Ben Laden était supposé être en route pour l'Afghanistan. Obama devait-il respecter ses engagements auprès de Kayani et Pasha et prétendre environ une semaine plus tard que Ben Laden avait été tué dans une attaque de drone dans les montagnes, ou devait-il rendre cela public immédiatement ? Le crash d'hélicoptère permit aux conseillers politiques d'Obama de préconiser plus facilement le second plan. L'explosion et la boule de feu seraient impossibles à dissimuler et le bruit de ce qui s'était passé était voué à fuiter. Obama allait devoir « prendre le pas sur l'histoire » avant que quelqu'un le fasse au Pentagone : attendre ne ferait qu'atténuer l'impact politique. Tout le monde n'était pas d'accord. Robert Gates, le ministre de la Défense, était le plus volubile de ceux qui insistaient pour honorer les accords avec les Pakistanais. Dans ses mémoires, Duty, Gates ne cache pas sa (...) Lire la suite »

L’Assassinat d’Oussama ben Laden (London Review of Books) - (2/4)

Seymour HERSH
La demeure de ben Laden se trouvait à moins de quatre kilomètres de l'Académie militaire du Pakistan, et un quartier général du bataillon de combat de l'armée pakistanaise se trouvait à environ un kilomètre et demi encore plus loin. Abbottabad est à moins de 15 minutes en hélicoptère de Tarbela Ghazi, une base importante pour les opérations clandestines de l'ISI et le site où sont formés ceux qui gardent l'arsenal nucléaire du Pakistan. « Ghazi est la première raison pour laquelle l'ISI a mis Ben Laden à Abbottabad, » a déclaré l'officiel à la retraite, « pour le maintenir sous une surveillance constante. » Les risques pour Obama étaient élevés à ce stade précoce, en particulier parce qu'il y avait un précédent troublant : l'échec en 1980 de la tentative de sauvetage des otages américains à Téhéran. Cet échec a joué un rôle dans la défaite de Jimmy Carter face à Ronald Reagan. Les craintes d'Obama étaient fondées, a dit l'officiel retraité. « Est-ce que Ben Laden s'y trouvait réellement ? Et si toute cette histoire (...) Lire la suite »

L’idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?

Romaric Godin (La Tribune)

Un rapport parlementaire islandais suggère de donner à la seule banque centrale le monopole de la création monétaire. Une vraie révolution, si l’idée était appliquée...

Décidément, l'Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu'il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l'île nordique pourrait s'apprêter à réaliser une grande expérience monétaire. Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l'Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c'est une véritable révolution qu'il propose. L'absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaire Le rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. En 2009, l'Islande a connu une crise très aiguë qui a fait suite à une explosion du crédit alimenté par un système bancaire devenu beaucoup trop généreux dans ses prêts et beaucoup trop inconscient dans sa gestion des risques. Ni l'Etat, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n'ont pu stopper cette (...) Lire la suite »

Le révélateur cubain.

Maïté PINERO

Les plumes crissent. Ne pas s’y arrêter serait bouder le plaisir devant la rage qu’elles traduisent. Ils n’en reviennent pas de ce qui se passe, est en train de se passer : Cuba a ouvert la brèche et capitalise des années de résistance, sa tradition solidaire, ses efforts et sa réussite pour construire, dans l’indifférence ignare des dirigeants européens, une intégration latino-américaine. Son prestige y est, comme jamais, incontournable. Times are changing… réécoutons Dylan.

LA SOLIDARITE SANCTIFIEE Le Voyage de Hollande sert de révélateur en tous genres. Le pape qui a joué le rôle de l'ONU durant les négociations avec les États-Unis a reçu Raoul Castro au Vatican, un dimanche, « ce qui est exceptionnel » (regrette-t-on) . L'entretien a duré une heure « un temps long pour ce type d'audience ». Arrêtons-nous sur l'échange de cadeaux au Vatican. Le pape a offert à Raul la médaille de Saint Martin. Autrefois, à l'école primaire, l'image d'Épinal du saint partageant son manteau figurait dans les livres d'histoire tout comme celle de Sainte Blandine jetée dans l'arène aux lions, de Saint Louis rendant la justice sous son chêne. Le pape reconnaît cette solidarité dont Cuba a fait flamberge et bouclier : « con los pobres de la tierra quiero yo mi suerte echar ». « Aux pauvres de la terre, je veux lier mon destin... » Ces paroles de José Marti, celles de Guantanamera, Cuba les a portées partout après les tremblements de terre et les typhons, les épidémies en tous genres. L'île les a (...) Lire la suite »

Howard Zinn ou la violence de la lutte des classes aux Etats-Unis.

Rosa LLORENS

Comme Domenico Losurdo a écrit une Contre-histoire du libéralisme, Howard Zinn avait publié en 1980 une contre-histoire des Etats-Unis (Une histoire populaire des Etats-Unis), en remplaçant l’histoire officielle des élites (les "chasseurs") et leurs triomphes, par celle du peuple (les "lapins") et ses luttes. Comme Balbastre et Kergoat pour Les Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi, Olivier Azam et Daniel Mermet ont transposé ce livre au cinéma.

On est surpris (et cela montre à quel point l'histoire officielle des Etats-Unis a réussi à éliminer tout élément politiquement incorrect, remplaçant aujourd'hui les luttes sociales par la lutte des sexes, ou plutôt des "genres") par la brutalité de la répression et le caractère radical et exemplaire des combats des ouvriers ; et il est bon de rappeler que la journée de revendication du Ier mai est d'origine étasunienne : elle remonte au massacre de Haymarket Square, à Chicago, le Ier mai 1886, qui aboutit à l'exécution par pendaison de quatre des organisateurs de cette manifestation pacifique. Il était pourtant logique que la lutte des classes fût particulièrement dure aux Etats-Unis, qui accueillirent entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe des millions d'émigrants misérables, qui devaient garantir une rentabilité égale sinon supérieure à celle des anciens esclaves du Sud ; ils arrivaient pleins d'espoir et se trouvaient confrontés à la violence d'une exploitation sans limites légales. En outre, (...) Lire la suite »

L’Assassinat d’Oussama ben Laden (London Review of Books) - (1/4)

Seymour HERSH

Le célèbre journaliste américain Seymour Hersh vient de publier dans la London Review of Books un long article sur l’assassinat d’Oussama ben Laden, qui n’a pas manqué de faire réagir. Démenti par l’administration Obama, vertement critiqué par quelques journalistes, voire qualifié de théorie du complot par d’autres, l’article de Hersh sème une nouvelle fois le trouble dans la version déjà controversée de la mort d’Oussama ben Laden. Pourtant, le journaliste Matthew Cole de NBC News a confirmé certaines de ses affirmations, tandis que The Intercept (fondé par Glenn Greenwald, Laura Poitras et Jeremy Scahill) rappelle que les même allégations avaient été tenues en 2011 par d’autres sources. En France, la méfiance est de mise, bien que Thomas Cantaloube souligne dans Mediapart que "le récit de l’assassinat de Ben Laden par Hersh est, jusqu’à preuve du contraire, aussi cohérent, crédible et informé que celui présenté par l’exécutif américain." Hersh a par ailleurs répondu à certaines critiques auprès du site Business Insider, et dans l’émission Democracy Now d’Amy Goodman.

Quatre ans se sont écoulés depuis qu’un groupe de Navy Seals américains a assassiné Oussama ben Laden lors d’un raid de nuit sur une grande maison d’Abbottabad au Pakistan. Le meurtre a été le point culminant du premier mandat d’Obama, et un facteur déterminant de sa réélection. La Maison Blanche maintient toujours que la mission était une affaire entièrement américaine et que les généraux de l’armée pakistanaise et de l’Inter-Services Intelligence agency (ISI) n’étaient pas informés à l’avance du raid. C’est faux, tout comme plusieurs autres éléments de la version de l’administration Obama. Le récit de la Maison Blanche aurait pu être écrit par Lewis Caroll [Écrivain, auteur des aventures d'Alice au Pays des merveilles, Ndt] : Ben Laden,la cible d’une gigantesque chasse à l’homme internationale, aurait-il vraiment décidé qu’un lieu de villégiature, à une soixantaine de kilomètres d’Islamabad, serait l’endroit le plus sûr pour vivre et diriger les opérations d’Al-Qaïda ? Il se cachait au grand jour, d’après les (...) Lire la suite »
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Parlons (Inter) Net
Dessine-moi une étoile jaune palestinienne

Si Benyamin Nétanyahou a renoncé à l’interdiction des bus de colons aux Palestiniens, voulue par le premier ministre israélien et l’extrême droite qu’il a incluse dans son gouvernement, c’est en raison de l’avalanche de critiques mondiales.

En Israël, le vice-président de la Knesset (député centre gauche) s’était ému : « Ce sera perçu dans le monde, à juste titre, comme un apartheid entre les juifs et les Arabes, et jettera une ombre pesante sur Israël en tant que pays démocratique. »

Quand Nelson Mandela était en prison, l’apartheid sévissait dans une Afrique du sud qui faisait l’objet d’un blocus organisé par l’ONU (1).

Quelques décennies avant, en Europe, une minorité avait souffert d’une ségrégation présentée comme une mesure de préservation du 3ème Reich. Vous suivez ?

Laissons le dernier mot à un juif, barbu et allemand : « Celui qui ne connaît pas l’Histoire est condamné à la revivre ».

Théophraste R.
(1) http://www.un.org/fr/events/mandeladay/apartheid.shtml







 
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