RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Iran

Iran : l’impudence de Florence Parly

Philippe ARNAUD
Florence Parly a récemment évoqué la décision de l'Iran d'augmenter de nouveau sa production d'uranium, en contravention avec les accords de Vienne, conclus en juillet 2015. Et Florence Parly de dire qu'il fallait "ramener l'Iran au respect de l'accord de Vienne". Remarque 1. Florence Parly ne manque pas d'impudence en inversant ainsi la chaîne des causalités (et, partant, des responsabilités). Quelqu'un qui l'écouterait en ignorant les événements survenus depuis cet accord de Vienne ne manquerait pas de penser que l'Iran a violé cet accord par malignité. Or, c'est bien, d'abord, le retrait unilatéral des États-Unis, en mai 2018, en violation de leur propre signature, qui a été, ensuite – mais ensuite seulement – l'élément déclencheur de la décision de l'Iran ! Ce sont les États-Unis et non pas l'Iran qu'il faudrait ramener au respect de cet accord. Remarque 2. Florence Parly ne manque pas non plus d'impudence en demandant que l'Iran respecte l'accord de Vienne alors que ni la France ni l'Europe n'ont (...) Lire la suite »

L’Iran respectait le droit international, pas les Etats-Unis

BENALLAL Mohamed

La révocation illégitime de l’accord sur le nucléaire iranien a déçu les Iraniens.
De très dures sanctions sont imposées hors du cadre de la loi Onusienne sur le peuple iranien parce que Donald Trump a rejeté l’accord pour faire plaisir à Netanyahou mais aussi par une noire rancune à l’égard de son prédécesseur Obama.

Confrontée à ces sanctions, une habitude qui dure depuis 1979, la République islamique refuse catégoriquement de se plier aux diktats des EU. Pourquoi l’Iran a-t-il décidé de violer l’accord sur le nucléaire iranien ? L’accord sur le nucléaire conclu a vienne en 2015 entre l’Iran et les 5+ 1 (EU-France -Allemagne-Russie-Chine-Royaume-Uni) ; un accord international validé par l’ONU. Cet accord prévoyait dans ses dispositions un contrôle total sur le programme nucléaire civil iranien contre une levée progressive des sanctions économiques. En effet, durant le mois de Mai 2018, Donald Trump s’est retiré unilatéralement de cet accord tout en accentuant unilatéralement encore plus les sanctions économiques contre l’Iran. L’Europe, pour mieux se « larbiniser », s’est empressée de jouer un rôle de médiateur dans une tentative ratée d’atténuer les tensions entre les EU et l’Iran. Les marges de manœuvre des Européens contre le président Trump sont minimes parce qu’ils sont loin d’être unis, même s’ils sont signataires (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #8 : L’affaire Iran-Contra

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Alors que le Nicaragua s’apprête à célébrer les 40 ans de la Révolution sandiniste, qui chassa la dynastie dictatoriale des Somoza du pouvoir, il m’a paru important de revenir sur une affaire qui a beaucoup fait parler dans les années 80′. D’autant plus parce qu’aujourd’hui encore le gouvernement américain souhaite le renversement de Daniel Ortega ancien guérillero du Front sandiniste de libération nationale, réélu démocratiquement en 2016 à la tête du Nicaragua.

La révolution sandiniste triomphe en 1979 Le 19 juillet 1961 Carlos Fonseca (23 juin 1936 – 7 novembre 1976), Tomas Borge (13 août 1930 – 30 avril 2012) et quelques autres personnes créent le Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Le nom sandiniste faisant directement référence au général Sandino, figure de la lutte contre les marines américains, et assassiné par la famille Somoza en 1934. La même famille encore au pouvoir à la création de la guérilla. Ironie de l’histoire ce sera un 19 juillet également, en 1979, que le FSLN, et les autres factions de la résistance, prendront définitivement le pouvoir après la chute et la fuite, aux Etats-Unis, du dictateur Anastasio Somoza Debayle lâché par Jimmy Carter qui avait stoppé l’aide économique et militaire à celui-ci. C’est la fin de la dictature familiale et dynastique des Somoza. Les premières mesures du nouveau gouvernement, qui regroupent alors encore toutes les factions opposées à la dictature, y compris des membres de la bourgeoisie, ne (...) Lire la suite »

Russie, Chine, Iran... et la victoire de Vienne (Al-Binaa)

Nasser KANDIL
La rencontre des États signataires restés dans l’« Accord sur le nucléaire iranien » [France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine et l’Iran], attendue depuis le retrait des États-Unis le 8 mai 2018, a finalement eu lieu à Vienne hier, 28 juin, sur fond d’une double menace : La menace américaine dirigée contre quiconque commercerait avec l'Iran, résumée par la déclaration de Brian Hook, l'envoyé spécial des États-Unis pour l'Iran, signifiant aux Européens : « Vous devez choisir entre Washington et Téhéran ». La menace iranienne d’une sortie imminente de l'accord, exprimée par les déclarations sur la patience épuisée des Iraniens et leur refus de continuer à respecter unilatéralement ses clauses depuis plus d’une année ; période jugée largement suffisante pour que les signataires restés dans l’accord prouvent le sérieux de leur partenariat. Le résultat de la rencontre de Vienne a été l'annonce de l'activation immédiate du mécanisme européen INSTEX [1], lequel vise à contourner les sanctions des États-Unis et (...) Lire la suite »

Le Missile de Tel-Aviv, l’Avion d’Hormuz et l’Accord sur le nucléaire… (Al-Binaa)

Nasser KANDIL
Lorsque Israël se préparait aux élections anticipées entre fin 2018 et avril 2019, nombre d’analyses prévoyaient une guerre de Netanyahou sur Gaza afin de garantir sa victoire. La guerre n’ayant pas eu lieu, ces prévisions ont été renvoyées au-delà des élections afin de faciliter la formation du gouvernement. Puis, lorsque Netanyahou a échoué à former son gouvernement et que la guerre n’a pas eu lieu, certains ont continué à parler d’une guerre à venir. Entretemps, il s’est trouvé qu’un missile venu de Gaza est tombé près de Tel-Aviv [14 mars 2019] et que l’incident s’est répété, justifiant la guerre promise. Mais Netanyahou n’a pas lancé sa guerre et s’est contenté d’adopter les explications des Égyptiens, selon lesquels des facteurs météorologiques étaient à l’origine du premier incident et une erreur humaine à l’origine du second. Il n’empêche que les missiles ont livré leur message : la règle d’engagement de toute guerre future sera Gaza contre Tel-Aviv. Quant à Washington qui a dit avoir mobilisé son armada dans le (...) Lire la suite »

Pour Marie-Sophie Lacarrau, Américains good, Iraniens bad

Philippe ARNAUD
Le journal télévisé de 13 h de France 2 du 21 juin 2019 faisait état, dans son troisième sujet, de "la situation qui se crispe entre Washington et Téhéran" (selon les propos de Marie-Sophie Lacarrau, la présentatrice). A la suite de la destruction d'un drone étasunien par les Iraniens, Donald Trump aurait ordonné des frappes contre l'Iran, avant des annuler au dernier moment, alors que les avions étaient déjà en vol. Puis Marie-Sophie Lacarrau passe la parole à Maryse Burgot. M. Burgot : "Voici donc le missile qui aurait abattu le drone américain"... [Noté en gras : le conditionnel]. Images fournies par les Iraniens, musique martiale et cris de victoires [Noté également en gras : l'insistance lourde sur la propagande iranienne]. Cette boule de feu est censée illustrer la destruction de l'appareil [Noté en gras : l'insistance sur la propagande iranienne et le doute sur la véracité des faits qu'elle rapporte].... Plus tard, les Iraniens exhibent devant la presse les supposés débris du drone [Noté en (...) Lire la suite »

Trump remet une couche de mensonges sur l’Iran

Bill VAN AUKEN
Le président US Donald Trump a intensifié les menaces de guerre contre l’Iran vendredi, insistant sur le fait que Téhéran était responsable des dommages causés à deux pétroliers dans le golfe d’Oman la veille et promettant des représailles américaines pour tout acte iranien visant à fermer le détroit stratégique d’Ormuz. Trump a fondé ses remarques ignorantes et belliqueuses sur une vidéo floue en noir et blanc publiée jeudi soir par le commandement central américain (CENTCOM), qui dirige les interventions militaires américaines dans tout le Moyen-Orient. CENTCOM a affirmé que la vidéo, apparemment tournée depuis un avion espion américain, montrait un petit bateau du Corps de la Garde révolutionnaire islamique (IRGC) s’approchant de l’un des pétroliers endommagés, le Kokuka Courageous, appartenant au Japon, et retirant une mine ventouse non explosée attachée à sa coque. La vidéo a été présentée comme la preuve que l’Iran avait mené des attaques sur les navires et avait envoyé le bateau de l’IRGC retirer (...) Lire la suite »

Qui sont les incendiaires de pétroliers ?

Manlio DINUCCI
Tandis que les États-Unis préparent une nouvelle escalade au Moyen-Orient, en accusant l’Iran d’attaquer les pétroliers dans le golfe d’Oman, le vice-premier ministre Matteo Salvini rencontre à Washington le secrétaire d’État Mike Pompeo, un des artisans de cette stratégie, en l’assurant que “l’Italie veut redevenir dans le continent européen le premier partenaire de la plus grande démocratie occidentale”. Ainsi accroche-t-il l’Italie à l’opération lancée par Washington. L’”incident du Golfe d’Oman”, casus belli contre l’Iran, calque “l’incident du Golfe du Tonkin” du 4 août 1964, utilisé comme casus belli pour bombarder le Nord Vietnam, accusé d’avoir attaqué un torpilleur USA (accusation qui s’est ensuite révélée fausse). Aujourd’hui une vidéo diffusée par Washington montre l’équipage d’une présumée vedette iranienne qui, en plein jour, décroche du flanc d’un pétrolier une mine non explosée pour effacer sa provenance (car la mine aurait porté l’inscription “made in Iran”). Avec ces “preuves”, qui constituent une (...) Lire la suite »

L’histoire se répète : dans les années 1980, l’Iran s’était déjà opposé aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz

Elijah J. Magnier
“Nous allons intercepter et stopper toutes les exportations de pétrole de la région (Moyen-Orient) si on nous empêche d’exporter notre pétrole. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour fermer le détroit d’Hormuz. Si – en envoyant des avions à réaction, des transporteurs – les Etats-Unis veulent simplement renforcer leurs positions et leur statut au sein de la communauté internationale, ça ne nous concerne pas. Mais si les Etats-Unis ont vraiment l’intention de nous menacer, ils doivent savoir que pas une goutte de pétrole ne quittera la région et que nous détruirons tous les intérêts américains au Moyen-Orient”. C’est ce que le Président de l’Iran, le Grand Ayatollah Sayyed Ali Khamenei a déclaré en 1983, en réponse à la décision du président américain Ronald Regan d’envoyer des porte-avions au Moyen-Orient pendant la guerre Iran-Irak. On dirait que c’était hier. Aujourd’hui, en 2019, le leader aguerri et éclairé de la révolution, Sayyed Khamenei – qui a joué un rôle dans une situation critique très (...) Lire la suite »

Pour Florence Parly, il y a sanctions et sanctions

Philippe ARNAUD
Sur les sites Internet de BFM-TV, de Valeurs actuelles et de France Info, j'ai lu que la ministre de la Défense Florence Parly n'avait pas exclu que l'Union européenne prenne des sanctions contre l'Iran après la suspension par Téhéran de certains de ses engagements au titre de l'accord sur le nucléaire de 2015. Remarque 1. Je me suis étonné, en écoutant les journaux d'information de France Inter, de France 2 ou de France 3, qui sont des médias largement écoutés et vus, que cette information n'ait pas été davantage reprise et commentée, et largement commentée, car c'est tout de même, à maints égards, une information de première importance. Remarque 2. C'est une information de première importance car Florence Parly, en évoquant cette possibilité, a inversé, de façon sidérante, l'ordre des responsabilités : en effet, si l'Iran a suspendu certains desdits engagements, c'est parce que, préalablement, le 8 mai 2018, c'est-à-dire il y a exactement un an, Donald Trump avait dénoncé cet accord signé par son (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 290