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L’Algérie entre les sourires des pingouins et les grimaces des manchots.

J’ai croisé le manchot empereur au Times Square quand j’étais étudiant à New York les années 80. L’empereur était chargé de mission à New York. Il avait comme boss son excellence Hocine Djoudi, le représentant permanent de l'Algérie auprès de l’ONU et père de l'ex-ministre des finances. A cette époque l’empereur avait 30 ans. En langage des Pipos « il rasait les murs ». Si Hocine ne dira pas le contraire ! Ouyahaya a été chef de gouvernement. Sa politique n’était pas très populaire. Il est connu par les sourires forcés qui cachent ses grimaces. En 2000, le président Bouteflika nomme Belkahdem au poste de ministre des affaires étrangères. L’empereur a essayé de montrer sa colère contre la décision du grand patron. Bouteflika l’a remis à l’ordre par une simple réalité « On ne fabrique pas des épouvantails pour ensuite avoir peur d’eux ». Cette réalité bien exprimée a remis le ministre de la justice de l’époque dans la case qu’il mérite. Si je comprends bien cette réalité, le RND n’est qu’un fantôme qui se prend pour un pingouin.

Nous ne sommes pas au village Tang Jia Ling en banlieue de Beijing où la tribu des fourmis intéresse les journalistes comme Juliette Mickiewicz du Figaro. Ces fourmis représentent des milliers de travailleurs sans résidence. Attirés par les loyers abordables, ils s’installent à Tang Jia Ling et forment une tribu. On les surnomme « La Tribu des Fourmis ». En Algérie, sous la gouvernance de Sellal, la tribu des formicidés a envahi le grand sud. Elle espère atteindre le paradis de Juliette Mickiewicz dans une légende en mer. Juliette ignore l’exode des fourmis africaines et nous informe du départ d’un responsable qui n’a jamais pu aborder ce problème « La présidence a pris tout le monde de court : Abdelamalek Sellal avait entamé des consultations pour former un nouveau gouvernement élargi. Bouteflika limoge à la surprise générale son Premier ministre ! ».

Fini la guignolade et la tartuferie. Revenons au sérieux. Le temps est précieux et la partie d’échec tend à sa fin. Le dernier fou noir qui gardait les diagonales est parti. Les tours qui contrôlent les colonnes et les rangées sont bien protégées par les chevaux blancs de Gaïd. Le jeu est serré. Si Djamel tient son souffle et attend le mouvement de Rachid Medelci. Rachid regarde les cases noires et évite tout commentaire. Ouyahya observe avec attention et envie l’intersection de la deuxième colonne et la sixième rangée. Il surveille la case blanche accessible aux chevaux et occupée par Tebboune. La reine noire est morte. La blanche circule librement. Les pingouins applaudissent. Les manchots maintiennent leurs grimaces. Les fourmis africaines avancent vers le Nord.

Pour justifier le titre, je rafraichis la mémoire du lecteur. Les animaux ont toujours fait leçon. Ce sont les animaux qui nous font apprendre les choses simples, comme entraide, soutien, compassion, soin. Des fois, on a l’impression qu’ils ont le cœur plus grand que le nôtre et qu’ils savent vivre mieux que nous dans ce monde. Je n’ai jamais vue un animal tuer son semble à coups de marteau ! Aux Etats Unis la politique est claire et les animaux sont des symboles. Deux partis politiques se partagent la gouvernance. L’âne est démocrate. L’éléphant est républicain. Chez nous, Boudiaf, le numéro un du FLN, a déclaré la veille de la révolution « La révolution se fera. Avec ou sans vous. Avec ou contre vous. C’est inéluctable. La machine est en marche, rien ne pourra l’arrêter. La révolution se fera même avec les singes de la Chiffa ! ».

Aujourd’hui, l’Algérie se cherche une stabilité entre les vous et les nous de Boudiaf. Les singes ne faisaient pas partie de vous et de nous. Quarante ans après, Yasmina Khadra parle à ces singes et dit « Qu’attendent les singes dans un monde où le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes ? ; et nous décrit le panorama politique de notre classe politique où Slim le sénateur, Tajedine le diplomate et Ali Baba le voleur éclatent de rire, leurs gueules d’hippopotame fendues en deux, la brioche tressautant de contractions, heureux d’être riches, puissants et ensemble dans un vaste pays où le peuple se sent à l’étroit, dépossédé de sa dernière chemise et seul au monde." ». Les singes vivent dans le désordre total et tout va bien dans la forêt de Baïnem où Yasmina imagine l’assassinat de la jeune étudiante. Dans cet espace immonde, un singe se moque de Boudjedra. Un autre singe plus stupide que le premier regarde la scène sur un écran malotru et accepte la sottise. Connaissant à peine Boudjedra, les singes essayent de donner leur opinion sur la croyance d’autrui. Le pire de la sottise, c’est l’absence totale de lucidité envers cette imbécilité intellectuelle en métastase dans ce monde immonde.

Je ne m’intéresse plus aux singes de Khadra qui assassinent le savoir et l’éducation. Je suis plutôt fasciné par les pingouins. Depuis la rencontre avec mon ami le Professeur Tadayuki Imanaka, expert en écosystèmes marins dans les océans polaires et professeur à l’université de Ritsumeikan Japon, j’ai compris le monde des pingouins et la fidélité du pingouin quand il n’est pas corrompu. J’ai appris que le monde animal du Pôle Nord et très diffèrent du monde animal du Pôle Sud.

Les manchots sont très souvent pris pour des pingouins dans la culture populaire. Le pingouin et le manchot sont des oiseaux marins. Les deux ont un plumage noir et blanc et vivent dans les régions froides. C’est pourquoi on les confond. Les pingouins vivent dans le Pôle Nord et ils peuvent voler. Par contre, les manchots vivent dans le Pôle Sud. Ils ne peuvent pas voler. Ils marchent.

Au Pôle Nord, les pingouins choisissent leurs représentants en toute liberté en leur faisant confiance sur leur capacité à tenir les dites promesses ou engagements. Dans cette région du globe, la tribu des alcidés n’impose pas sa dictature. Si par hasard, la tribu veut imposer une politique « lala-bala » le pingouin s’envole et laisse sa place à un épouvantail manchot. Au Pôle Sud, les choses se passent autrement. La tribu des sphéniscidés impose un manchot empereur comme représentant de tout l’Antarctique. Faute d’ailes puissantes pour s’envoler, les manchots supportent la dictature de l’empereur, gardent le silence et applaudissent le « lala-bala » de l’empereur.

Maintenant je pense que le lecteur va être capable de distinguer un manchot d’un pingouin aux Pôles et faire la différence entre un militant FLN et un militant RND chez nous.

Dans la rue, les militants RND sont très souvent pris pour des Militants FLN. Pour éviter la confusion un de mes étudiants trouve la solution en disant « Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, un ex-pingouin travesti en manchot, remet, au nom du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l’Ordre du mérite national à Tebboune. Reconnaissant son frère, les sourires du pingouin Tebboune annulent les grimaces du manchot décorateur ! ». Pour démêler le désordre confusionnel dans la politique, l’étudiant conclue « On reconnait un RND par ses grimaces ».

Ouyahya est RND manchot. Ouyahya est aussi secrétaire général du RND et occupe une place importante au Palais d’El Mouradia. Il n’est pas un simple manchot. En langage des oiseaux marins, il est manchot empereur.

J’ai croisé le manchot empereur au Times Square quand j’étais étudiant à New York les années 80. L’empereur était chargé de mission à New York. Il avait comme boss son excellence Hocine Djoudi, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU et père de l’ex-ministre des finances. A cette époque l’empereur avait 30 ans. En langage des Pipos « il rasait les murs ». Si Hocine ne dira pas le contraire ! Ouyahaya a été chef de gouvernement. Sa politique n’était pas très populaire. Il est connu par les sourires forcés qui cachent ses grimaces. En 2000, le président Bouteflika nomme Belkahdem au poste de ministre des affaires étrangères. L’empereur a essayé de montrer sa colère contre la décision du grand patron. Bouteflika l’a remis à l’ordre par une simple réalité « On ne fabrique pas des épouvantails pour ensuite avoir peur d’eux ». Cette réalité bien exprimée a remis le ministre de la justice de l’époque dans la case qu’il mérite. Si je comprends bien cette réalité, le RND n’est qu’un fantôme qui se prend pour un pingouin.

Au temps médiocre, il est facile de dire que la crise est détournée mais difficile de savoir quels moyens il faut employer pour y parvenir. En effet, les forces politiques font des promesses qu’elles auront bien du mal à tenir. Monsieur Sellal ne fait pas exception à cette règle. Il est parti. Mascara n’est pas la Californie. La nanotechnologie n’a pas vu le jour. L’université est ravagée par l’ignorance et l’obscurantisme.

Certains admirent Tebboune et nous racontent « C’est un nouveau souffle ». Tebboune arrive. Monsieur Tebboune a de bonnes intentions. Il est venu avec son optimisme. Que Dieu l’aide dans cette tâche difficile. La température n’est pas uniforme en Algérie. Parfois l’écart de température modifie les intentions. Au sud et au nord la température impose la démarche politique. Monsieur Tebboune était responsable à Adrar et à Tizi Ouzou. Il sait faire la distinction entre un skieur sur neige en montagne à Tikjda et un skieur sur une dune de sable à Ain Salah. La politique de glissade a sa patience. A Tiaret, Monsieur Tebboune s’est occupé du cheval et a initié le salon du cheval. Il sait faire la distinction entre un cheval de course et un mulet de trait.

D’autres vont plus loin, ils le comparent à Thatcher et nous informent « Le père de Thatcher avait une boutique. Thatcher s’occupait de cette boutique en temps libre. Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir dans un pays en situation d’instabilité. Thatcher a redressé l’économie de l’Angleterre en utilisant les calculs simples d’épicier. Monsieur Tebboune a exercé la fonction d’épicier après sa mise en fin de fonction de ministre dans le gouvernement Benflis. Il est venu au bon moment. Monsieur Tebboune a parlé de l’injustice dans la méthode de taxation sur les revenues. Son approche était très logique et réaliste.

Pour ce qui est de la corruption, ce cancer qui paralyse l’économie du pays, Monsieur Tebboune a était très diplomate. Venant du sud, Monsieur Tebboune sait que des personnes sont privées de leurs besoins les plus élémentaires et se couchent tous les soirs la faim au ventre à cause de la corruption, alors que les puissants et corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux, en toute impunité (Réf. José Ugaz, le président de Transparence International, l’affaire des Panama Papers.) Monsieur Tebboune sait que la corruption offre un terrain fertile aux populismes. Son prédécesseur et son populisme imagent le paysage. La corruption doit être combattue de toute urgence. Ces prédécesseurs ont essayé plusieurs approches (mission mains propres de si Ahmed) mais aucune approche n’a abouti à un résultat concret. Monsieur Tebboune sait que la corruption courante, souvent qualifiée de « corruption du ventre » est généralisée dans notre pays. Un agent de l’état civil qui demande une douzaine de brochettes de viande grillée au charbon de bois à la vietnamienne et une canette de Hamoud chez un gargotier, face à la Mairie de Bir Mourad Raïs, contre la délivrance d’une résidence ou une carte grise est un bon exemple de cette corruption. Le peuple d’en bas souffre ce cette corruption. Pour ce qui est de la corruption des élites (la classe dirigeante). Cette corruption est liée aux ressources primaires, notamment le pétrole. Les matières premières, par nature, offrent des gains hors de proportion aux coûts d‘extraction. Ce type de corruption est un simple pillage des richesses nationales au service des multinationales et les grandes puissances qui protègent les dictateurs. Cette corruption ne touche pas le peuple d’en bas. Monsieur Tebboune n’a ni les moyens ni la baguette magique pour l’éradiquer.

Je souhaite une bonne réussite à Monsieur Taboue et je conclue ce texte par les conseils du philosophe Omraam Mikhaël Aïvanhov « Soyez attentif à chaque parole que vous prononcez, parce qu’il y a toujours dans la nature un des quatre éléments, la terre, l’eau, l’air ou le feu, qui attend le moment où il pourra habiller de matière tout ce que vous exprimez. La réalisation se produit souvent très loin de la personne qui en a donné les germes, mais elle se produit infailliblement. De même que le vent emporte les graines et les sème au loin, vos paroles s’envolent et vont produire quelque part dans l’espace des résultats bons ou mauvais » Alors, habituez-vous à parler avec amour aux fleurs, aux oiseaux, aux arbres, aux animaux et aux êtres humains, car c’est une habitude divine. Celui qui sait dire les mots qui réchauffent, vivifient, inspirent et allument le feu sacré, possède une baguette magique dans la bouche ». Que Dieu protège mon pays.

Pr. Omar Chaalal

»» http://www.lequotidien-oran.com/++cs_INTERRO++news=5246426
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