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L’Assassinat d’Oussama ben Laden (London Review of Books) - (1/4)

Le célèbre journaliste américain Seymour Hersh vient de publier dans la London Review of Books un long article sur l’assassinat d’Oussama ben Laden, qui n’a pas manqué de faire réagir. Démenti par l’administration Obama, vertement critiqué par quelques journalistes, voire qualifié de théorie du complot par d’autres, l’article de Hersh sème une nouvelle fois le trouble dans la version déjà controversée de la mort d’Oussama ben Laden. Pourtant, le journaliste Matthew Cole de NBC News a confirmé certaines de ses affirmations, tandis que The Intercept (fondé par Glenn Greenwald, Laura Poitras et Jeremy Scahill) rappelle que les même allégations avaient été tenues en 2011 par d’autres sources. En France, la méfiance est de mise, bien que Thomas Cantaloube souligne dans Mediapart que "le récit de l’assassinat de Ben Laden par Hersh est, jusqu’à preuve du contraire, aussi cohérent, crédible et informé que celui présenté par l’exécutif américain." Hersh a par ailleurs répondu à certaines critiques auprès du site Business Insider, et dans l’émission Democracy Now d’Amy Goodman.

Quatre ans se sont écoulés depuis qu’un groupe de Navy Seals américains a assassiné Oussama ben Laden lors d’un raid de nuit sur une grande maison d’Abbottabad au Pakistan. Le meurtre a été le point culminant du premier mandat d’Obama, et un facteur déterminant de sa réélection. La Maison Blanche maintient toujours que la mission était une affaire entièrement américaine et que les généraux de l’armée pakistanaise et de l’Inter-Services Intelligence agency (ISI) n’étaient pas informés à l’avance du raid. C’est faux, tout comme plusieurs autres éléments de la version de l’administration Obama. Le récit de la Maison Blanche aurait pu être écrit par Lewis Caroll [Écrivain, auteur des aventures d’Alice au Pays des merveilles, Ndt] : Ben Laden,la cible d’une gigantesque chasse à l’homme internationale, aurait-il vraiment décidé qu’un lieu de villégiature, à une soixantaine de kilomètres d’Islamabad, serait l’endroit le plus sûr pour vivre et diriger les opérations d’Al-Qaïda ? Il se cachait au grand jour, d’après les États-Unis.

Le mensonge le plus flagrant était que deux des plus hauts chefs de l’armée – le général Ashfaq Parvez Kayani, chef des armées, et le général Ahmed Shuja Pasha, directeur de l’ISI – n’ont jamais été au courant de la mission américaine. La Maison Blanche campe sur cette position malgré une quantité d’articles soulevant des questions, y compris celui de Carlotta Gall dans le New York Times Magazine du 19 mars 2014. Gall, qui a passé 12 ans comme correspondante du Times en Afghanistan, a écrit qu’un ’officiel pakistanais’ lui a dit que Pasha savait que Ben Laden était à Abbottabad avant le raid. Des officiels américains et pakistanais ont démenti cette histoire qui n’a pas eu de suite. Dans son livrePakistan : Avant et aprèsOussama (2012), Imtiaz Gul, directeur exécutif du Centre d’études pour la recherche et la sécurité, un think tank d’Islamabad, a écrit qu’il avait parlé avec quatre agents sous couverture des renseignements qui – reflétant une opinion locale largement répandue – affirmaient que l’armée pakistanaise devait avoir été au courant de l’opération. Cette question a été soulevée de nouveau en février, lorsqu’un général à la retraite, Asad Durrani, qui fut le chef de l’ISI au début des années 1990, déclara à un journaliste d’Al-Jazeera qu’il était ’tout à fait possible’ que des responsables de l’ISI ne savaient pas où se cachait Ben Laden, ’mais qu’il était plus probable qu’ils étaient au courant. Et l’idée était qu’au bon moment, son emplacement serait dévoilé. Et le bon moment aurait été quand vous pouviez en tirer quelque chose en échange – si vous avez quelqu’un comme Oussama Ben Laden, vous n’allez pas simplement le livrer aux États-Unis.’

Au printemps, j’ai contacté Durrani en lui disant en détail ce que j’avais appris de sources américaines sur l’assaut contre Ben Laden : que Ben Laden avait été un prisonnier de l’ISI dans la maison d’Abbottabad depuis 2006 ; que Kayani et Pasha avaient connaissance du raid à l’avance et avaient fait en sorte que les deux hélicoptères transportant les Seals à Abbottabad pourraient franchir l’espace aérien pakistanais sans déclencher les alarmes ; que la CIA n’a pas su où se trouvait Ben Laden en suivant la trace de ses messages, comme le prétend la Maison Blanche depuis mai 2011, mais par un ancien officier supérieur des renseignements pakistanais qui a vendu la mèche en échange d’une grande partie des 25 millions de dollars de récompense offert par les américains, et que, bien qu’Obama ait effectivement ordonné le raid et que les Seals l’aient bien mené, de nombreux autres aspects de la version officielle étaient faux.

’Lorsque votre papier sortira – si vous le faites – les gens au Pakistan vous seront terriblement reconnaissants,’ m’a dit Durrani. ’Cela fait longtemps qu’ils ont arrêté de croire ce qui sort des bouches officielles au sujet de Ben Laden. Il y aura quelques commentaires politiques négatifs et de la colère, mais les gens aiment qu’on leur dise la vérité, et ce que vous m’avez dit est sensiblement ce que j’ai entendu de la part d’anciens collègues qui ont fait partie d’une commission d’enquête dès le début de cet incident.’ En tant qu’ancien chef de l’ISI, a-t-il dit, il a été informé peu de temps après le raid par ’des membres bien informés de la ‘communauté stratégique’,’ qu’un informateur avait prévenu les américains de la présence de Ben Laden à Abbottabad, et qu’après son assassinat, les promesses non tenues des américains avaient poussé Kayani et Pasha sous les projecteurs.

La source principale du récit suivantest un ancien responsable des renseignements américains qui était au courant des premières informations sur la présence de Ben Laden à Abbottabad. Il était aussi au parfum de nombreux aspects concernant l’entraînement des Seals pour le raid, et de différents rapports à la suite de l’opération. Deux autres sources américaines qui ont eu accès à des informations corroborantes, ont été des consultants de longue date auprès du Commandement des opérations spéciales [SOCOM, Ndt]. J’ai également reçu des informations de l’intérieur du Pakistan sur la consternation généralisée parmi les responsables de l’ISI et de l’armée – dont Durrani s’est fait l’écho plus tard – quant à la décision d’Obama d’annoncer immédiatement au public la mort de Ben Laden. La Maison Blanche n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

* * *

Tout commença avec un transfuge. En août 2010, un ancien responsable des renseignements pakistanais a abordé Jonathan Bank, à l’époque le chef de station de la CIA à l’ambassade américaine d’Islamabad. Ilproposa de raconter à la CIA où se trouvait Ben Laden en échange de la récompense offerte par Washington en 2001. Les transfuges sont présumés douteux par la CIA, et la réponse du quartier général de l’agence fut d’envoyer une équipe de polygraphistes [spécialistes des détecteurs de mensonges, Ndt]. Le transfuge passa le test. ’Donc nous avons maintenant une piste indiquant que Ben Laden vit dans une maison d’Abbottabad, mais comment être certains de son identité ?’, telle était la préoccupation de la CIA à l’époque, m’a dit l’ancien responsable américain du renseignement.

Les États-Unis ont d’abord dissimulé ce qu’ils savaient aux Pakistanais. ’L’inquiétude était que si l’existence de la source était révélée, les Pakistanais déplaceraient eux-mêmes Ben Laden à un autre endroit. Donc seul un petit nombre de personnes a eu accès à la source et à son récit,’ a dit le responsable à la retraite. ’Le premier objectif de la CIA était de vérifier la qualité des informations de l’informateur.’ La maison fut mise sous surveillance satellite. La CIA a loué une maison à Abbottabad pour l’utiliser comme base d’observation avancée et l’a doté d’employés pakistanais et d’étrangers. Plus tard, la base servira de point de contact avec l’ISI ; elle attirait peu l’attention car Abbottabad est un lieu de vacances plein de maisons à louer pour de courts séjours. Un profil psychologique de l’informateur fut préparé. (L’informateur et sa famille ont été exfiltrés du Pakistan et relogés dans la région de Washington. Il est désormais consultant pour la CIA.)

’En octobre, l’armée et la communauté du renseignement ont discuté des possibles options militaires. Est-ce qu’on lâche une bombe anti-bunker sur la maison ou est-ce qu’on le sort avec une frappe de drone ? Peut-être envoyer quelqu’un pour l’assassiner, à la mode du tueur solitaire ? Mais on aurait alors aucune preuve de qui il s’agit,’ a déclaré l’ancien responsable. ’On pouvait voir un type en train de déambuler la nuit, mais nous n’avions pas d’interceptions parce qu’il n’y avait aucune communication qui sortait de la maison.’

Au mois d’octobre, Obama a été briefé sur les renseignements. Sa réponse fut prudente, confie l’ancien responsable. ’Ça n’avait juste aucun sens que Ben Laden vive à Abbottabad. C’était complètement dingue. La position du président a été catégorique : « Ne me parlez plus de cette histoire à moins d’avoir la preuve que c’est vraiment Ben Laden. »’ L’objectif immédiat à la direction de la CIA et du Joint Special Operations Command [JSOC, branche du SOCOM, Ndt] était d’obtenir le soutien d’Obama. Ils pensaient qu’ils l’auraient s’ils se procuraient une preuve ADN, et s’ils pouvaient l’assurer qu’un assaut de nuit sur la maison ne comportait pas de risque. Le seul moyen d’accomplir les deux à la fois, a expliqué l’officiel à la retraite, ’était d’y associer les Pakistanais.’

Durant la fin de l’automne 2010, les Américains ont continué de garder le silence sur le transfuge, tandis que Kayani et Pasha ont continué d’affirmer à leurs homologues américains qu’ils n’avaient pas d’informations sur les allées et venues de Ben Laden. ’La prochaine étape était de savoir comment introduire en douceur Kayani et Pasha – de leur dire que nous avions des informations indiquant qu’il y avait une cible de haute importance dans la maison, et de leur demander ce qu’ils savaient de la cible,’ a dit l’ancien responsable. ’La maison n’était pas une enclave armée – pas de mitrailleuse alentour parce qu’elle était sous contrôle de l’ISI.’ Le transfuge avait raconté aux Américains que Ben Laden avait vécu incognito de 2001 à 2006 avec certaines de ses femmes et de ses enfants dans les montagnes de l’Hindu Kush, et que ’l’ISI l’avait appréhendé en payant des habitants des tribus locales pour le trahir.’ (Après le raid, des articles l’ont situé ailleurs au Pakistan durant cette période.) Le transfuge a également dit à Bank que Ben Laden était très malade et que peu après sa détention à Abbottabad, l’ISI avait ordonné à Amir Aziz, un docteur et officier de l’armée pakistanaise, d’emménager à proximité pour lui fournir un traitement. ’La vérité est que Ben Laden était invalide, mais qu’on ne peut pas le reconnaître,’ a déclaré l’ancien responsable. ’« Vous voulez dire que vous avez abattu un infirme ? Qui était sur le point d’attraper son AK-47 ? »’

’Ça n’a pas pris longtemps pour obtenir la coopération dont nous avions besoin, car les Pakistanais voulaient assurer le flot de livraison des aides militaires américaines, dont un bon pourcentage était dédié à l’antiterrorisme qui finance la sécurité personnelle, tel que des limousines blindées, des agents de sécurité et des résidences pour la direction de l’ISI,’ a raconté l’ancien responsable. Il a ajouté qu’il y avait aussi des dessous-de-table sous forme de ’primes’ personnelles, financées hors comptabilité par les fonds de réserve du Pentagone. ’La communauté du renseignement savait ce qui pouvait convaincre les Pakistanais – c’était la carotte. Et ils ont choisi la carotte. C’était du gagnant-gagnant. On les a aussi un peu fait chanter. On leur a dit que nous ferions fuiter le fait qu’ils avaient Ben Laden dans leur arrière-cour. Nous savions que leur alliés et leurs ennemis’ – les talibans et les groupes jihadistes au Pakistan et en Afghanistan – ’n’apprécieraient pas.’

Selon le responsable à la retraite, un facteur d’inquiétude à ce stade précoce était l’Arabie saoudite, qui avait payé les frais d’entretien de Ben Laden depuis sa capture par les Pakistanais. ’Les Saoudiens ne voulaient pas que la présence de Ben Laden nous soit révélée parce qu’il était saoudien et ils ont donc demandé au Pakistanais de le tenir hors-champ. Les Saoudiens avaient peur que si nous l’apprenions, nous ferions pression sur les Pakistanais pour laisser Ben Laden nous parler de ce que les Saoudiens avaient fabriqué avec Al-Qaïda. Et ils lâchaient de l’argent – beaucoup d’argent. Les Pakistanais, à leur tour, craignaient que les Saoudiens vendent la mèche au sujet de leur mainmise sur Ben Laden. La crainte était que si les Américains l’apprenaient par Riyad, l’enfer s’abattrait sur eux. Que les Américains découvrent la détention de Ben Laden par un transfuge n’était pas la pire des choses.’

Malgré leur brouille permanente en public, les services de renseignement et les armées américaines et pakistanaises ont étroitement travaillé ensemble depuis des décennies en matière de contre-terrorisme en Asie du Sud. Les deux services trouvent souvent un intérêt à engager des querelles publiques ’pour couvrir leurs arrières,’ comme dit l’ancien responsable, mais ils continuent de partager des renseignements utilisés pour les attaques de drone, et coopèrent sur des opérations secrètes. Dans le même temps, Washington conçoit que des membres de l’ISI puissent penser que de fait de maintenir une relation avec la direction des talibans en Afghanistan est essentiel à leur sécurité nationale. L’objectif stratégique de l’ISI est de contrebalancer l’influence indienne à Kaboul ; les talibans sont également considérés au Pakistan comme une réserve de troupes djihadistes de choc, qui appuieraient le Pakistan contre les Indiens dans une confrontation au Cachemire.

L’arsenal nucléaire pakistanais était une source de tension supplémentaire, souvent dépeint dans la presse occidentale comme une ’bombe islamique’ qui pourrait être transférée par le Pakistan à une nation en guerre au Moyen-Orient, dans le cas d’une crise avec Israël. Les États-Unis ont regardé ailleurs quand le Pakistan a commencé à construire son système d’armement dans les années 1970, lequel est généralement estimé maintenant à plus d’une centaine de têtes nucléaires. Il est entendu à Washington que la sécurité américaine dépend du maintien de liens forts de l’armée et du renseignement vis-à-vis du Pakistan. La même conviction est partagée au Pakistan.

’L’armée pakistanaise est une famille à part entière,’ constate l’ancien responsable. ’Les officiers appellent les soldats leur fils et tous les officiers sont « frères ». Le comportement est différent dans l’armée américaine. Les officiers supérieurs de l’armée pensent être l’élite et ont le devoir d’être attentifs à tout le monde, comme gardiens de la flamme contre le fondamentalisme musulman. Les Pakistanais savent aussi que leur atout contre une agression de l’Inde est une relation solide avec les États-Unis. Ils ne couperont jamais les liens personnels avec nous.’

Comme tous les chefs de station de la CIA, Bank travaillait sous couverture, mais celle-ci prit fin début décembre 2010 quand il fut publiquement accusé de meurtre dans une plainte pénale déposée à Islamabad par Karim Khan, un journaliste pakistanais dont le fils et le frère, selon des articles de la presse locale, avaient été tués par une attaque de drone américain. Permettre que Bank soit nommément cité était une violation du protocole diplomatique de la part des autorités pakistanaises, qui déclencha une vague de publicité indésirable. Bank reçu l’ordre de quitter le Pakistan par la CIA, dont les officiels ont déclaré par la suite à l’Associated Press qu’il avait été transféré pour des raisons de sécurité. Le New York Times a rapporté qu’il y existait un ’fort soupçon’ que l’ISI ait joué un rôle dans la fuite du nom de Bank à l’attention de Khan. Des spéculations avancent qu’il aurait été démasqué en représailles de la publication, dans un procès à New York le mois précédent, des noms de plusieurs chefs de l’ISI en lien avec les attentats terroristes de Mumbai en 2008. Mais d’après l’officiel à la retraite, il y avait une raison collatérale à l’empressement de la CIA de renvoyer Bank aux États-Unis. Les Pakistanais avaient besoin d’une couverture au cas où leur coopération avec les Américains pour se débarrasser de Ben Laden soit éventée. Les Pakistanais pourraient dire : ’Vous parlez de nous ? Nous venons juste d’expulser votre chef de station.’

 …suite de l’article dans la partie 2.

Traduction réalisée en partenariat avec le site ReOpen911

deuxième partie http://www.legrandsoir.info/l-assassinat-d-oussama-ben-laden-london-re...
troisième partie http://www.legrandsoir.info/l-assassinat-d-oussama-ben-laden-london-re...
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»» http://www.lrb.co.uk/v37/n10/seymour-m-hersh/the-killing-of-osama-bin-laden
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Hélène Berr. Journal. Paris, Tallandier, 2008.
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