La Faim à Cuba ? (el adversario cubano)

Contrairement à ce que dit la propagande contre Cuba, qui la représente comme un pays affamé, avec son peuple au bord de la misère, le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde 2012 », présenté à Santiago du Chili par le directeur général de la FAO régionale, Adoniram Sanchez. démontre que les seuls pays qui ont éradiqué la faim en Amérique latine sont Cuba, l’Uruguay, le Chili et le Venezuela.

L’insécurité alimentaire dans le monde, et aux Etats Unis...

Selon le rapport 49.000.000 de personnes souffrent de la faim dans l’Amérique latine et les Caraïbes, mais pas par manque de nourriture, mais parce qu’ils n’ont pas l’argent pour l’acheter.

La croissance économique dans les 33 pays de la région a réduit la vulnérabilité qui affecte une grande partie de la population latino-américaine, qui comprend 174 millions de pauvres, selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes ( CEPALC ).

L’agence a noté que l’Amérique latine a enregistré entre 2011 et 2012 des taux de croissance annuels supérieurs à l’Union européenne et aux Etats-Unis, qui ont vu une hausse des prix des denrées alimentaires et des matières premières. Mais en dépit de cela neuf seulement des 33 pays de la région ont un taux de prévalence de la faim en dessous de 5 pour cent et dans 16 pays, le taux est supérieur à 10 pour cent.

Au nord du continent l’attention est particulièrement attirée sur la situation de la faim à Miami, une ville du sud de la Floride, où vit une importante communauté cubaine. Cette communauté est présentée à Cuba comme vivant dans le paradis,pour la propagande contre la révolution c’est le « triomphe » de Miami et « l’échec » de Cuba.

La réponse réside dans les longues files d’attente pour les banques alimentaires et les soupes populaires, qui ont vu le nombre de "clients" doublé et même triplé cette année. Mais la conjoncture ne pourrait être pire. Les banques alimentaires font face à plusieurs problèmes : le prix élevé des aliments a favorisé un marché secondaire, où sont vendus des produits défectueux ou à proximité de la date d’expiration, précédemment utilisé pour faire un don ; la contribution du secteur privé a diminué, le coût de l’essence rend la collecte et la distribution difficile.

Depuis lors, la situation a empiré, à Miami le nombre de personnes sans abri et affamées a augmenté de 15%, de 2007 à 2008, soit 3% de plus que la moyenne nationale et 22% jusqu’en 2012.

(« Circle of Life ’Resource Center), un organisme à but non lucratif, rapporte que dans le comté de Miami-Dade environ 400.000 personnes vivent dans la pauvreté, y compris 140.000 enfants, ou le quart de la population.

Comment se fait-il qu’il y ait tant de misère dans le sud de la Floride, où se gaspillent des millions de dollars pour promouvoir une image cosmopolite au monde, « l’état touristique par excellence », et où se touve la plus forte concentration de la richesse dans le pays ?

Les banques alimentaires "Daily Bread" estiment que quelque 800.000 personnes sont dans le besoin de nourriture dans les quatre comtés (Floride du sud de West Palm Beach à Key West)

D’après une enquête de "Share Our Strength", 65% des enseignants américains indiquent que dans leurs salles de classe beaucoup d’enfants arrivent si affamés qu’ils ne peuvent pas apprendre ", ajoutant que le problème a augmenté au cours de l’année dernière.

Mais dans Cuba, le pays diabolisé par les médias, ce n’est pas ainsi. Un responsable de la FAO a déclaré le 27 novembre 2012 « Les mesures prises par Cuba dans la mise à jour de son modèle économique en vue de la réalisation de la souveraineté alimentaire peut devenir un exemple pour l’humanité "

Dans une interview accordée à Prensa Latina, Adoniram Sanchez Agent principal des politiques au Bureau régional de la FAO a appelé l’attention sur le processus de distribution des terres dans l’île pour la production alimentaire.

La « stratégie cubaine est très intéressante, avec des mesures de décentralisation de la terre, liée à une perspective de sécurité alimentaire, en particulier dans la nutrition, la souveraineté, l’autonomie sur les aliments qu’elle produit », a-t-il dit.

Cet expert a reconnu qu’il existe différents modèles politiques et économiques, mais pendant qu’en plein 21ème siècle se débat de la question de l’extrême pauvreté, la sous-alimentation et la malnutrition, Cuba a déjà vaincu ces maux .

"Depuis longtemps, parmi les 33 pays de la région, la sous-alimentation a été éradiquée à Cuba, avec des indicateurs impressionnants" Sanchez, qui était secrétaire de l’agriculture familiale au Ministère du développement agraire du Brésil, a réfléchi sur les réalisations de ce pays des Caraïbes, en dépit de la politique de blocus économique, commercial et financier décrété par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle.

« C’est un cas extrême de succès, parce que Cuba a’un ensemble d’îles voisines qui n’ont pas pu arriver là où ils sont. A Cuba, sous un blocus injuste, dur, la stratégie actuelle est dirigé vers un autre niveau : la qualité de la nourriture "

Du point de vue de la FAO, aujourd’hui Cuba dans les Caraïbes est un exemple, et il est intéressant de noter qu’il met également en mouvement, pour ces objectifs, ses médecins mais aussi ses nutritionnistes et son l’agriculture.

1-Dans un rapport déclassifié du département d’Etat, ID Mallory, en date du 6 Avril, 1960 on lit ce qui suit : « Le seul moyen prévisible de s’aliéner le soutien interne [de la Révolution] c’est par le désenchantement et le découragement sur la base sur les difficultés économiques et le mécontentement [...] pour provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ».

Raúl Antonio Capote

Original http://eladversariocubano.wordpress.com/2012/12/28/hambre-en-cuba/

Traduction Cuba Coopération France :
http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article918

COMMENTAIRES  

15/01/2013 16:58 par benoît serrano

Soirée propagande anti-Cuba ce soir sur Arte sous le nom "i love democracy" (c’est un docu-menteur français, mais on titre en anglais...).
Rien que le synopsis donne envie de distribuer des baffes à répétition.. entre autre je cite :

"Même son fameux système de santé, dont la réalisatrice, souffrante, fait la cruelle expérience, n’est que ruines."

Rien que de penser aux gogos se la jouant intellos qui vont gober ce reportage en le prenant pour sincère... J’arrête là , sans quoi je vais encore piquer une colère !

17/01/2013 13:47 par Nathalie Lussier

Je suis d’accord avec vous, on ne manque pas de nourriture à Cuba. Au contraire, la population souffre de plus en plus de problème de diabète. Est-ce que cela signifie qu’ils mangent bien pour autant ? Non, car certains manquent encore de nourriture même si ce n’est pas la famine. Avec la libreta, les Cubains se nourrissent pendant les 15 premiers jours du mois et ensuite, c’est la débrouille. J’ai observé à plusieurs reprises que les Cubains souffraient de malnutrition : beaucoup mangent mal et trop gras. Avoir une bedaine là -bas, Vous savez de quoi rêvent les Cubains (demandez-leur, je ne l’ai pas inventé) ? De manger un McDo (beurk !). Etes-vous bien certains que vous informez ? Personnellement, je me base sur des faims : des Cubains que je connais et qui vivent là -bas.

17/01/2013 14:02 par legrandsoir

Personnellement, je me base sur des faits : des Cubains que je connais et qui vivent là -bas.

Nous aussi.

Bref, Cuba, un pays du tiers-monde qui souffre de problèmes alimentaires d’un pays riche.

17/01/2013 17:11 par Dominique

Ce que j’ai pu voir à Cuba est que tous les cubains ont accès à une nourriture équilibrée, ceci même si des produits comme le poisson ou la viande sont chers. J’ai aussi vu que pour beaucoup d’entre eux et comme dans beaucoup de pays pauvres, avoir une bedaine est un signe de réussite sociale. Cependant, les cubains sont bien éduqués et beaucoup font attention à leurs habitudes de vie.

Plusieurs cubains, des gens du peuple, m’ont dit la même chose : "Ce qu’il y a de mieux à Cuba c’est la nourriture."

Je peux confirmer que la nourriture créole de Cuba est un régal. Je veux aussi dire que pour moi occidental qui vit dans un pays capitaliste où les capitalistes bétonnent même les montagnes, Cuba est une cure pour la tête, un baume pour l’âme (âme dans le sens animiste du terme, la partie supérieure et souvent inconsciente de mon esprit...). Tout n’est pas parfait à Cuba, mais autant la nature fantastique et préservée de l’àŽle que ce que les cubains font pour faire face au mercantilisme égoïste, prétentieux et guerrier de notre société capitaliste globalisée sont vraiment exceptionnels.

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