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Le dernier homme

Mauro PASQUINELLI

Genèse et finalités de la pandémie

Cette réflexion ne se propose pas d’établir si la pandémie a été artificiellement créée par les nouveaux patrons du monde, ou si elle émerge spontanément du chaos de la dévastation criminelle de la nature. Quoi qu’il en soit, l’accusé numéro un est le capitalisme, que ce soit sous la forme néo-libérale occidentale, ou sous la forme étatiste chinoise. Quoi qu’il en soit, la pandémie est la nouvelle technique « miraculeuse » pour faire en sorte que l’esclave intériorise les ordres du seigneur.

Même s’il était vrai, mais nul ne peut le dire avec certitude, que le virus a été modifié dans un secteur du laboratoire OMS installé à Wuhan, contrôlé par les Anglais et les Étasuniens, reste le fait que la Chine garde le silence et est donc complice, co-responsable du crime.

La complicité entre néo-libéraux et étatistes se vérifie tout autant si nous supposons que la pandémie est une fausse pandémie, utile aux deux capitalismes pour perfectionner et mettre à l’épreuve de nouveaux dispositifs visant la discipline sociale. Mais elle se vérifie aussi si nous supposons, au contraire, que le virus est réellement présent, dévastateur et, comme l’affirment les écologistes les plus vigilants, expression du Réchauffement Global, de la déforestation qui réduit l’espace de nombreux animaux porteurs du virus, et qui annule la distanciation naturelle entre eux et l’homme.

Dans tous les cas, et dit en termes marxiens, la pandémie place, sans discussion, sur le banc des accusés, le mode de production capitaliste, c’est-à-dire un modèle économique et social prédateur et envahissant, ennemi de la santé publique, arrivé par auto-combustion à sa phase terminale et suicidaire.

Il y a deux laboratoires où l’on peut analyser la pandémie, celui de la médecine, et celui du politico-social. N’étant pas virologue, je ne peux m’engager que dans le deuxième domaine.

Un vieil adage dit : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Traduit aujourd’hui, il veut dire : ils veulent nous faire croire qu’ils se soucient de notre santé et notre sécurité, mais en réalité ils ne font que tester de nouveaux dispositifs de domination, de nouvelles formes orwelliennes de contrôle et d’assujettissement total de l’homme. Un Panopticon benthamien des temps modernes.

Ils laissent mourir de faim six millions d’enfants par an, qui pourraient être sauvés à peu de frais par un vaccin qui s’appelle nourriture, en renonçant seulement à 0,00000001% de leurs vertigineux revenus d’escrocs, et vous croyez que des génies du Business comme Bill Gates protègent notre santé ? Rien que l’idée en serait ridicule ! Malheureusement, des millions sinon des milliards d’hommes y croient, et cette croyance est une forme de collaborationnisme. Il ne pourrait pas y avoir 1000 psychopathes super-milliardaires au sommet de la gouvernance mondiale sans des milliards de collaborationnistes plus ou moins conscients, plus ou moins volontaires, plus ou moins passifs.

Nous vivons dans le roman le plus dystopique jamais écrit. Les élites dominantes, les nouveaux patrons universels savent bien que leur système est au bord de l’effondrement économique, politique, financier, écologique, éthique et culturel. Ils savent bien qu’il n’est plus promesse d’un avenir meilleur pour des milliards d’hommes, et qu’il est devenu une menace pour les fondements écologiques mêmes de l’existence humaine. C’est pourquoi ils se hâtent de réaliser des expériences socio-orwelliennes pour réduire les populations, saccager les droits, prévenir des révolutions, distancier les corps, les soumettre à des tests d’obéissance totale, non par d’inconvenantes dictatures militaires comme au siècle dernier, mais sous le fouet des Pandémies – artificiellement créées ou non, l’Histoire nous le dira.

L’huile de ricin a cédé la place dans l’après-guerre à la société du spectacle, dont Debord nous a donné une description magistrale. Aujourd’hui, elle arrive à son vertigineux apogée, la pandémie spectacularisée. Ce plan diabolique semble marcher. Le temps nous dira jusqu’à quel point. Mais, en attendant, même l’observateur le plus distrait ne peut rester aveugle à un fait d’une inquiétante portée historique : des millions de personnes qui, à la fin de l’année 2019, au Chili, en Equateur, en France, en Colombie, etc, se soulevaient contre le néo-libéralisme et occupaient les rues de leurs capitales, ont reflué chez elles, sans coup férir. Elles ont eu plus peur du virus que de la répression, la prison et la torture.

Nous avons assisté à des événements bien programmés que même la fantaisie des auteurs de romans dystopiques les plus célèbres ne pouvait imaginer : JT transformés en bulletins de guerre, panique alimentée et répandue, tous médias confondus, nombre des morts gonflé à dessein, processions de cercueils exhibés en guise d’avertissement, quarantaines, distanciation des corps, masques, psychopolice, microchips, délations, policiers municipaux transformés en SS, enterrements interdits, cadavres brûlés sans l’autorisation des familles. Si, il y a quatre mois, quelqu’un avait prédit ces événements, on l’aurait pris pour un fou. Mais ce qui est folie chez les humains peut devenir normalité. Cet étrange bipède qu’est l’homo sapiens s’habitue à tout.

Une chose est sûre. Les mesures prises par les gouvernements pour faire face à la contagion nous donnent la mesure parfaite, sur le plan symbolique, de la place réservée au dernier homme dans le capitalisme absolu : une pure et simple unité statistique, un simulacre bio-politique, un sujet sans références, distancié, dés-identifié, qui n’a pour seule fonction que d’assister passivement au spectacle macabre et avilissant du nouveau Léviathan. Un zombi qui circule au milieu de longues files, patient, docile et muet, pour acheter des marchandises et payer des factures. Un paria qui se méfie de son semblable. Le capitalisme de la Pandémie se révèle dans sa véritable essence, celle de la vie nue. Il apparaît sans fanfreluches ni médiations comme un système qui fait du sujet son propre ersatz, de l’homme un consommateur passif et solitaire d’images et bobards télévisuels. Nous sommes arrivés à l’apothéose de l’homme néo-libéral, de l’individu absolu, seul, en concurrence avec tous, méfiant, terrifié, barricadé dans son cocon égotiste.

Premier acte de la tragi-comédie : le masque

Décryptons la quarantaine sur le plan symbolique. Effectuons une traduction linguistique de la nouvelle anthropologie noire dans laquelle on nous a précipités et à laquelle on veut nous habituer. Partons du masque, véritable objet du culte du nouveau catéchisme spectral. Est-il utile ? ne l’est-il pas ? Les avis scientifiques sont discordants. Mais le petit peuple n’y connaît rien, en sciences. Il écoute et obéit au verbe du prêtre télévisuel. Nous sommes arrivés, en quelques jours de propagande obsédante, au point que quiconque ne le portait pas était regardé par son semblable comme un fou, un pestiféré, un réprouvé. Le porter était une obligation sociale, comme pour la burqa en Afghanistan. On voyait même des couples masqués dans leur voiture. Mais que symbolise le masque, du côté des nouveaux rapports sociaux ? Quel est son message subliminal ? L’homme masqué est l’homme quelconque, parfaitement désidentifié, l’homme sans visage, c’est le sujet indistinct, donc pur objet spectral, métaphore parfaite du consommateur-distributeur automatique, de l’homme réduit à la simple dimension de marchandise, de valeur d’échange. Si l’argent sans visage, parfaitement numéraire, est le nouveau Dieu, comment voulez-vous que son disciple en ait un ? Comment pouvez-vous croire que l’individu soit un sujet libre, exclusif et irremplaçable dans son genre, quand il admire un Dieu indifférencié ? Mais il y a un autre revers anthropologique du masque : la difficulté à se reconnaître, les regards sombres et de travers qu’on se lance de loin que j’ai remarqués chez les passants, ou les gens qui font la queue au supermarché. Donc, pas seulement désidentification, mais aussi méfiance. Ne trouvez-vous pas que c’est le binôme parfait des rapports sociaux dans lesquels la communauté est dissoute, et la concurrence célébrée comme un dogme constituant ?

Deuxième acte : la distanciation sociale

Passons au deuxième acte du tragi-comique confinement, la distanciation sociale et son corollaire, l’interdiction de rassemblement. Posons-nous la question : si le masque suffit pour éviter la contagion, pourquoi imposer aussi la distanciation ? De deux choses l’une, ou le masque ne sert à rien, ou la distanciation est un rituel qui sert d’autres fins. Quant à moi, je pense que les deux thèses sont vraisemblables à la fois. La distanciation est le vrai symbole de la quarantaine, l’essence des nouveaux rapports que visent les patrons universels pour renforcer les chaînes du conditionnement social et de l’obéissance. Des corps distanciés sont des corps qui ne peuvent pas établir de relations, et, sans relations physiques entre les sujets, adieu révoltes, soulèvements et révolutions. Le pouvoir chante victoire, il jubile avant même la bataille évitée. Des hommes seuls, méfiants et distanciés (et toujours endettés), des hommes sans qualités, selon l’expression de Musil, qui, comme des zombis, se présentent aux urnes tous les cinq ans, pour décider qui va les commander. C’est là, peut-être, le dernier mirage halluciné et dystopique des Elites ?

Troisième acte : la psychopolice

Ici, George Orwell et Aldous Huxley seraient à la fête et érigeraient de nouveaux monuments littéraires à la dystopie. L’ennemi invisible une fois invoqué a déchaîné le « tous contre tous ». Le ministère néo-gœbbelsien de la propagande et de la vérité a vu s’ouvrir devant lui des autoroutes, et il a suffi de quelques heures pour happer tout le monde dans la spirale guerrière de l’ami ennemi, ou plutôt de l’ennemi-ennemi. Il a suffi de la terreur d’un virus transmise tous médias confondus à échelle mondiale non seulement pour créer des frontières d’un palier à l’autre, pour rendre l’homme étranger à l’autre homme, mais même pour en faire le délateur de son voisin, de l’autre que lui. Visages méfiants, regards obliques, habitants d’un même immeuble transformés en délateurs et flics, voilà le portrait obscène du capitalisme absolu dans sa phase pandémique terminale. Voilà l’homme transformé en psychopathe, devenu l’ombre de lui-même, sous les coups de la propagande et de la peur. J’ai vu des choses que les humains ne pouvaient imaginer même sous les pires dictatures : des policiers municipaux qui fouillaient les sacs à provisions et mettaient des amendes à des petites vieilles qui avaient acheté des choses « non nécessaires ». J’ai vu des membres des forces de l’ordre, épaulés par des médecins complaisants, et avec l’autorisation du Maire, anesthésier en pleine rue un homme qui exprimait à travers un mégaphone son désaccord avec les fermetures, pour ce qu’il considérait comme une fausse pandémie – et faire de plus usage du TSO (traitement sanitaire obligatoire).

Quatrième acte : l’obéissance absolue

Il a suffi d’instiller des coefficients toujours croissants de peur, de gonfler le chiffre des morts, de montrer des camions militaires transportant des cercueils anonymes, pour abattre les résistances résiduelles, et obtenir du « dernier homme » une obéissance absolue et volontaire, l’auto-réclusion souhaitée et requise – qu’on a même célébrée avec tous ces bals sur les balcons,ces briquets allumés et des banderoles « tout ira bien » fièrement arborées. Ce n’était pas assez d’être des crétins, il fallait aussi l’exhiber, il fallait même applaudir avec des petits sourires d’approbation pour le geôlier. Les chaînes de la pré-pandémie ne suffisaient pas, il fallait réclamer qu’on les serre plus étroitement. Personne ne s’est rendu compte qu’on avait perdu l’Etat de droit. Personne n’a eu le courage de bouger un cil face à la Constitution violée et violentée. On revient en pensée aux sombres décennies du XXe siècle, quand des foules humaines, un an seulement avant pacifiques, solidaires et internationalistes, se métamorphosèrent tout à coup en hordes furieuses, aveuglées par la haine de l’ennemi du moment. L’analogie vaut aussi pour le côté gauche de la gauche. Si, en 1914, il a voté les crédits de guerre, enterrant le rêve de l’Internationale, aujourd’hui il réclame la prolongation de l’état d’exception et du confinement. N’était-il pas, il y a seulement quatre mois, le champion des ports ouverts et d’un monde sans frontières ? Oxymores, paradoxes et ironies de l’imprévisible histoire humaine.

Cinquième acte : suspension de la raison

Pour obtenir l’obéissance absolue, le pouvoir doit compter sur une dynamique typique des foules dans les phases d’urgence : la suspension de la raison, la désactivation de l’incrédulité, le sommeil de la conscience. Pour se sentir faire partie d’un troupeau en danger de mort, et d’une narration qui le veut responsable et protecteur à l’égard des siens, l’homo sapiens active cette suspension qui finit par le pousser à donner crédit même aux bobards les plus invraisemblables, s’ils sont propagés par le sauveur du moment. Il se passe ce qui est caractéristique de l’enfant quand il écoute une histoire de bourreaux et victimes, d’ogres et de sorcières, ou quand il regarde un film d’horreur racontant une histoire démoniaque. On finit par y croire, suspendre notre jugement critique, faire partie du récit en cours ; autrement, on interromprait toute écoute et tout visionnement.

Sixième acte : le contrôle universel

Nous arrivons ici à la quadrature du cercle ; au but ultime de ceux qui ont mis en marche cette infernale machine orwellienne de la Pandémie, d’un bout à l’autre du globe, de la Chine aux Etats-Unis : pucer tout individu dès sa naissance, comme les chiens, pour contrôler et tracer chaque mouvement, et même chaque désir, passion et comportement. On ne le sait pas toujours, mais le Bengladesh est le premier Etat du monde à s’être offert comme cobaye pour tester le puçage électronique dès la naissance de tous ses habitants, comme l’a prescrit l’OMS. Le puçage, prélude au nouveau règne spectral du transhumain, servira non seulement à tracer et contrôler les sujets, mais aussi à leur attribuer un crédit social, immédiatement scannérisable. Ils veulent tracer chaque comportement individuel en lui donnant une note de façon à imposer le style de vie voulu par les patrons du monde. Plus on sera conforme aux règles du pouvoir, plus on aura de crédit. Plus on aura de crédit, plus on vous concédera de chances de travail et de survie. On passe au feu rouge, ou on ne paie pas la mensualité de son crédit ? Des points en moins. On fait l’espion pour la police et on fait arrêter un petit délinquant ? Des points en plus. Dans le système de la marchandisation universelle, la marchandise humaine ne sera pas seulement évaluée en fonction de la prestation de sa force de travail, mais aussi en fonction de sa fiabilité psychopolitique, immédiatement enregistrable... Nous pouvons écrire en paraphrasant Marx : un spectre hante le monde, ce n’est pas le communisme mais le transhumain.

Septième et dernier acte : la technoscience comme nouvelle religion

A qui devons-nous obéissance absolue ? A des gouvernements qui, dans l’état d’exception devenu statut normal et permanent, ont abdiqué leurs prérogatives au profit d’équipes de « savants » sur le registre du personnel des patrons universels. La médecine est la nouvelle théologie, les virologues sont ses prêtres, la thérapie le nouveau culte sacré. Et ils ne nous disent pas qu’il faut soigner la maladie par une prévention attentive, par un style de vie sain et équilibré, impossible dans un système centré sur le profit. Ce serait hérétique et désacralisant. Comme les prêtres de jadis qui nous invitaient seulement à prier, ils ne s’occupent que de thérapies. La thérapie est le nouvel évangile.Le virus le nouveau démon à combattre en suivant les préceptes du clergé scientocratique. Qui répand des informations alternatives est l’hérétique à bâillonner (jadis on utilisait les bûchers).Nous verrons toujours plus de philosophes et de savants non alignés réduits au silence par les religieux. Nous verrons toujours plus de super-menteurs instaurer des saintes Inquisitions contre les « fake news » de savants alternatifs. Voilà l’avenir qui nous attend !

Conclusions

La quarantaine qu’on nous a imposée est une répétition, un apéritif, une préfiguration de l’homme du futur auquel les patrons universels travaillent de façon maniaque. Un homme que nous pouvons synthétiser en deux mots : code-barres. Un individu absolu, simple nombre, totalement privé de références, désidentifié et désocialisé, dont la seule fonction est de rester enfermé à la maison pour simuler la vie, peut-être organiser, assis et en pantoufles, des meetings ou des fêtes, oubliant sa frustration en faisant des achats compulsifs on line, tissant des « amitiés » qu’il ne voit ni ne connaît. Un onaniste du plaisir performant, obsessionnellement voué à son clavier, dont la vie sera enfermée dans un portable, dans la consommation avide d’images, vidéo-jeux, cinéma trash, pornographie. On voit déjà se diffuser en Occident le style de vie déjà établi au Japon qu’on connaît sous le nom de Hikikomori : des milliers de jeunes qui ne sortent plus de leur chambre depuis des années et ne vivent qu’à travers le web.

La plus haute aspiration du dernier homme réduit à un mot de passe sera de posséder une automobile, peut-être sans pilote, depuis laquelle il pourra donner des ordres dans sa cuisine, régler la température du four, ouvrir le frigidaire, ou activer la plaque à induction. Le réel aliéné du capitalisme industriel laisse place à l’obscène surréel du capitalisme absolu et virtuel.

Humains, réveillez-vous, sortez de la caverne, avant qu’il soit trop tard ! La cloche de l’homme cyborg a déjà sonné dans le confinement planétaire. Nous serons tous pucés, tracés, surveillés, épiés même dans nos désirs et intentions. En l’espace de vingt ans, nous vivrons tous dans la Matrice universelle, où le fait de se sentir humain ne sera qu’un vieux souvenir, étouffé dans le cauchemar des survivants. Qui se révoltera ? Qui fera des révolutions, parmi les humains réduits à des codes-barres ? Où trouverons-nous l’élan pour la construction d’une communauté d’hommes libres quand nous nous trouverons encerclés de partout par des transhumains, étrangers l’un à l’autre, méfiants envers nous-même et envers tous, êtres égotistes au regard fixé sur nos portables, sur notre éphémère prestation onaniste et virtuelle ? Quelle solidarité pourrons-nous tisser entre humanoïdes dé-socialisés ?

 https://www.sinistrainrete.info/socita/17856-mauro-pasquinelli-l-ultimo-uomo.html

COMMENTAIRES  

28/05/2020 18:49 par Auguste Vannier

Cet article est remarquable en ce qu’il présente une synthèse claire du monde dont nous sommes en train de passer le seuil.
Quelques soient les causes souterraines de cet événement stupéfiant, il ne fait aucun doute que les "capitalistes" continuent d’avancer leur stratégie pour aller au bout de leur folie, quitte à organiser et la soumission forcée et la soumission inconsciente et béate. Le meilleur des mondes et 1984 plus toutes les nouveautés du transhumanisme pour quelques uns et l’infrahumanisme pour la multitude.
Quand je vois comment le post confinement exacerbe la consommation- consumation, je ne suis pas optimiste !

29/05/2020 08:23 par Bruno Guigue

Merci pour ce texte passionnant, remarquablement écrit et d’une cohérence irréprochable. Le seul problème, c’est qu’il est à des années-lumière de la réalité. Non, la pandémie du covid 19 n’est pas une invention, un simulacre ou une fiction. C’est le nouvel épisode d’une histoire virologique dont l’époque contemporaine n’a pas le monopole. L’humanité a toujours connu des phénomènes de ce genre, et il n’y a pas une infinité de façons d’y faire face. Par exemple, dire que la distanciation est un procédé totalitaire caractéristique du capitalisme virtuel à l’âge biopolitique (je résume) est carrément risible, et les pestiférés du Moyen âge doivent se retourner dans leur tombe ! Mais bon, puisque tout est inventé, tout n’est que spectacle, tout est mensonge, peut-être que la Peste Noire elle-même est un fake qui préfigurait l’incroyable supercherie d’une pandémie qui n’existe pas. Outre cette dénégation hallucinante de la réalité pandémique, une autre caractéristique de cette tribune est l’absolutisation du paradigme orwellien, typique, au demeurant, de l’idéologie libertaire. Faute d’exercer une influence dans le monde réel, et d’analyser les rapports de force qui le traversent, on imagine une entreprise de domination universelle dont tous les les États sont complices, conspirant de manière diabolique à opprimer e pauvre petit individu transformé en simple numéro, code-barre, etc. J’imagine les responsables de la santé publique en Chine, à Cuba, au Vietnam, au Venezuela lisant ce texte et levant au ciel. Bienvenue dans l’univers mental de la dissidence occidentale !

29/05/2020 10:46 par Assimbonanga

Le fait est que la logique des classes du business, national, départemental, régional ou international, est de sauter sur la moindre occasion pour en tirer des opportunités allant dans son sens. Ce qui explose au grand jour, c’est la logique des dominants et des présidents fantoches qu’ils ont porté au pouvoir.
On remarque que Macron, ou LR ou RN soutiennent les mêmes classes sociales : commerçants, entrepreneurs, agro-industrie, chasseurs, hostiles à la cotisation sociale qu’ils s’empressent de faire voler en éclat au prétexte de la crise économique. "On veut des baisses de charges ! On veut des exonérations de charges". Ils pleurent de douleur. Ils empochent les subventions au passage pour acheter des gobelets jetables avant de réouvrir le bistrot. Quand ils ne mettent pas leurs employés en chômage partiel tout en les faisant travailler ! C’est une honte. Va-t-on les poursuivre ?
Une forte tendance se dessine à puiser dans les caisses, prendre aux populations et donner aux chefs d’entreprises. Du moins, c’est ce que je vois de mon point de vue. Et on fera payer la casse aux travailleurs. La dernière bonne idée de Macron de raviver l’intéressement dans l’entreprise, ne vise-t-elle pas à faire du salarié le complice du patron ?

N’oublions pas que les populations consuméristes n’ont pas boycotté les aéroports le jour où les étasuniens y ont imposé leurs mesures sécuritaires. N’oublions pas que les populations dociles trouvent normal de se faire regarder dans son sac par un vigile à bac -2 avant d’entrer au concert, au musée, au festival ! Ça, c’est déjà acquis et c’était pas la covid !
Et bien malin qui voudra interdire ces sociétés privées de sécurité : on lui rétorquera que ça tuera des emplois. Et n’oublions pas que les gens se dirigent dans le monde avec leur GPS et leurs appli, la carte sans contact, la réservation à distance, tripadvisor, booking, facebook, twitter, insta, le parc d’attraction, et j’en passe. Leur cerveau est désormais externalisé.

Gonfler le chiffre des morts ? Vous inquiétez pas, ils sauront aussi cacher le chiffre des morts lorsque la maladie redémarrera. L’important, c’est pas qu’on ne meurt pas, mais qu’on le fasse discrètement, sans engorger ostensiblement les services hospitaliers. L’économie a trop hâte de redémarrer, on ne peut plus la contraindre. On va tacher de faire rentrer l’épidémie dans une normalité comme celle-là : États-Unis : quatre policiers licenciés après la mort d’un homme noir
Figurez-vous que hier au 13h de France Inter, le speaker Bruno Duvic a nommé cela "une vidéo impressionnante".
Dans quel monde sommes-nous parvenus ? Est-ce une question de vidéo ? De spectacle ? De jeu vidéo ? De série sur Netflix ?
Il s’agit de la mort d’un homme. Il s’agit d’un assassinat. Il s’agit d’une exécution capitale. Et les coupables ne sont même pas en prison.
Voilà la normalité ? France Info ose écrire cela quatre policiers licenciés après la mort d’un homme noir. Licenciés après la mort d’un homme noir ? Aucune responsabilité ? Aucune condamnation ?

29/05/2020 10:51 par Assimbonanga

Genèse et finalités de la pandémie ? Comment une pandémie pourrait-elle avoir une finalité ? C’est n’importe quoi.
Allez prendre des cours de philosophie. Il y en a un bon marché dans sa petite boutique, ici.
(Attention, c’est du second degré, sur l’air de Arlequin dans sa boutique. )

29/05/2020 11:05 par Georges SPORRI

Ce texte a cependant une valeur heuristique très précieuse, surtout en France où les grincheux-simplets sont nombreux mais improductifs (l’ordre règne). Le confinement version MACRON fut et est encore : 1-exagéré / 2-paperassier / 3-flicard (donc baveux) / 4-inhumain / PETAINISTE.

Je ne me prononce pas sur quelques dénonciations des effets pervers du confinement exagéré et du bourrage de crâne angoissant (donc crétinisant) mais mon petit doigt (ou mon intuition féminine) me dit que ces effets pervers existent et qu’ils sont graves, voire même très graves.

Les pays qui n’ont confiné qu’à bon-escient ont de biens meilleurs résultats que la France ! C’est un FAIT ! La SUEDE qui n’a confiné que la partie de sa population "fragile" selon des modalités non strictes a obtenu de meilleurs résultats. Le conseiller fédéral helvète BERSET fut interrogé sur son non alignement avec les méthodes de MACRON. Il a répondu qu’il ne ferait pas de spectacle ! Alors nous devrions nous demander si la majorité des français ne sont pas des abrutis serviles dépourvus d’esprit critique.

La durée du débat RAOULT contre la tirelire BIG PHARMA est ridicule. La raoultmania est amusante sans plus. Par contre la logique aristotélicienne donne raison à RAOULT et il devient inquiétant que trop de "décideurs" et "commentateurs" persistent à vouloir ramer à contre courant avec une pagaie trouée comme une raquette de tennis. La logique aristotélicienne est pourtant une valeur sûre car, pour prouver que la logique aristotélicienne est fausse, il faut utiliser la logique aristotélicienne...

29/05/2020 11:49 par carlito

J’aime savoir qui parle et d’où
après (bréve) recherche rien trouvé, si quelqu’un peut m’éclairer ?

Sans l’agitation de breloques " en terme marxien", dernier homme, ces talismans indispensables comme l’appel aux mânes de Debord et clin d’oeil à 1984 et le meilleur des monde, ce texte aux seules qualités littéraires serait à classer dans Complotiste Ignoramus de source Germano-pratine ou Synthèse des clichés du jour.

Merci Bruno Guigne

29/05/2020 11:56 par Autrement

Oui à Bruno Guigue !
Le texte de Mauro Pasquinelli est une incitation à la passivité, face à un monde de manga présenté comme inéluctable.

29/05/2020 13:00 par andrea naz

Superbe article qui boucle bien les " tendances du moment" ! Hélas.
Bon, il ne faut quand même pas oublier que Jaurès a été assassiné en juillet 14 ; il n’était pas trop guerre, ni ses amis non plus.
L’obéissance existe depuis toujours, après la carotte et le bâton de la religion, il y a eu le bâton de la police puis, depuis peu de décennies, le client roi qui le vaut bien, flatté, mais pressuré mine de rien, l’obéissance n’est pas vécue comme un abandon de son libre-arbitre ni une démission de soi, mais comme un allant de soi qui n’entrave pas la liberté : se masquer est vécu comme un libre choix altruiste et solidaire par énormément de gens. Comme aller en vacances tous aux mêmes endroits, désirer la même bagnole,etc, est vécu comme l’accomplissement de son être vécu en totale liberté. Comme ils ont voté Macron.!!

29/05/2020 13:17 par VL

Je trouve la critique de Bruno très dure, mais surtout injuste. Il me semble une fois encore on ne discute pas vraiment de la qualité du message mais plutôt de la nature du messager. Cela dit, je salue tout de même les administrateurs du Grand Soir pour avoir publié cet article qui ne correspond pas à la ligne éditoriale. Si la Chine n’avait pas été associée au capitalisme étatique, je suppose que Bruno aurait été bien plus indulgent. On se retrouve malheureusement à nouveau dans les travers de l’opposition entre communisme par en haut (léniniste) et communisme par en bas (anarchistes/communistes libertaires). Sortir la peste noire pour la comparer au coronavirus, est-ce que ca n’est pas être à des milliers d’années de la réalité de la pandémie actuelle ? Bref, passons.

Bruno ou un autre intervenant pourrait-il svp m’indiquer des textes montrant une autre réalité de la Chine telle qu’elle est décrite dans le petit livre de Bruno Astrarian* ? Je suis ouvert à l’idée de changer d’opinion sur la question, mais sur la base des informations dont je dispose il me semble que la Chine est avant tout un capitalisme d’Etat et il m’est difficile d’imaginer que ceux qui se disent ici communistes puissent soutenir ce régime. Cela dit, encore une fois j’accepte l’idée de me tromper et je vous serais bien reconnaissant de me montrer où je me trompe, si possible sans me fustiger.
*
http://www.hicsalta-communisation.com/textes/luttes-de-classes-en-chine-dans-lere-des-reformes-1978-2009?hlst=chine+luttles

29/05/2020 13:36 par Magno

Je pense que les critiques du texte produit par Pasquinelli sont excessivement sévères voire injustifiées, ce texte ayant selon moi bien cerné les diverses phases du processus de la crise et ses liens plus ou moins apparents avec les visées du néolibéralisme narcissique et apatride !

29/05/2020 13:46 par HUGO

Ami Carlito tu as mal cherché ! Associe "mauro pasquinelli" anarchie. Tu auras des résultats en Italien

29/05/2020 14:17 par Cinto

Quant à l’origine du texte, il a été publié sur Sollevazione, site internet du Movimento Popolare di Liberazione.
Quant aux positions du texte, il n’affirme rien sur l’origine de la pandémie ; mais, avec toute mon estime pour Bruno Guigue, victime de la censure lors de l’affaire Charlie (elle-même une première répétition quant à l’utilisation totalitaire des médias et la mise au pas des populations), il est trop facile de clore un débat en parlant de complotisme ; en outre, l’ingénierie biochimique est aujourd’hui bien plus performante qu’au XIVe siècle, et la peste noire a tué un tiers de la population européenne - difficile de comparer avec le covid-19. Cependant, ce n’est pas là le débat central, mais bien la façon dont les gouvernements ont utilisé la pandémie d’une part, et, de l’autre, le conformisme zélé avec lequel le public applique et respecte toutes les décisions : le pic de la pandémie sanitaire est passé en Europe, il serait urgent maintenant de s’occuper de la pandémie politique, ou plutôt apolitique ; l’article n’encourage pas à la passivité, mais au contraire à une prise de conscience, préalable à l’action.

29/05/2020 17:49 par Rauch

Oui c’est un angle de vue tout à fait personnel très hypothétique sur des données de départ entaché de partie pris frôlant la paranoïa mais aussi un texte bien structuré dont je serais incapable d’atteindre le niveau et qui pousse à la réflexion dans son aspect d’exagération provocatrice. J’emboîte sans hésiter l’avis critique des autres commentaires. J’ajouterai ici à contrario cette dernière ci jointe vidéo que j’essaye de propager tant que je peux, tant elle donne un bilan compréhensible de la pandémie que nous avons vécu. Elle développe un bilan relativement juste d’abord en terme scientifique et le remet sans polémique dans le contexte sociaux politique et opte une conclusion finale très politique qui laisse rêveur. Après visionnage de cette vidéo et à ce niveau de compréhension auquel on accède, on pourrait rejoindre notre auteur en imaginant moult conjecture machiavélique de la part de nos gouvernants qui ne pouvait ignorer les datas des modélisateurs une fois établi le fameux coefficient R=3 de propagation de la contagion. Mais cela serait leur prêter l’intelligence cynique de certaine de nos élites énarque et autres qu’eux n’avaient pas à l’époque où la chine avait communiqué le R=3. Ils ont plutôt montré un je-m’en-foutisme sidéral d’ignorance et de mépris des contraintes sanitaires aggravé par leur mentalité de rentabilité de la Start up nation et leur intérêt électoraliste là est l’arnaque. Il eut suffi d ’initier le confinement une petite semaine avant le 16 mars pour passer de 28000 morts à moins de 200 et nous permettre sans doute d’en diminuer de moitié la durée CQFD
Et maintenant la panique passé et les plaintes au civil s’accumulant ils nous font la publicité par les ARS de nos super moyens en test masque et place de réanimation dont on disposerait et Nathalie St-Cricq de nous dire que macron as bien géré la crise.

https://www.youtube.com/watch?v=SvvO7ximvXU

Il est impressionnant de voir à quel point chacun récupère la couverture pour soit pour en faire sa tambouille et les écolos de nous expliquer que l’homme a bouleversé les équilibres que nenni on peut en voir l’aspect tout inverse. C’est l’homme qui s’est isolé de la nature même si on as pas encore réussi transformer toute la terre en une boite de pétri stérile reste des coins bien sauvage pour nous éduquer biologiquement aux contraintes de la dite vie sauvage et c’est fort heureux. Avec notre bouffe aseptisé on voit les antigènes de l’environnement beaucoup trop tard pour en être immunisé étant moi-même travailleur de la recherche biomédicale les animaux d’élevage agricole sont directement pris des lignées génétiques pures établi pour l’usage de nos laboratoires soit des bêtes bien standard (pour le coup génétiquement pauvre) cad tous albinos blanc et sans pigment ce qui permet de s’affranchir des variations génétiques dans l’optimisation croissance poids / nourriture. Il en va de même de l’inactivation antigénique des produits eux-mêmes extrait du végétale et de l’animal par leur transformation en usine. Contrairement à ce que colporte de pseudo scientifique c’est notre déconnection totale du sauvage qui fait croître notre fragilité biologique. Je ne parle pas des salades et autres tomates qui n’ont jamais vue une limace ou la merde d’un insecte.
Un dernier point de vue : ne sait-on pas payé royalement grâce à notre pognon économisé dans l’assurance chômage deux mois de revenu universel avec un arrêt de la consommation du superflu ? Excepté que l’on a maintenu la frange des travailleurs des basses besognes manuel en service pour que les autres majoritaires puissent rester à engraisser à la maison une situation économique que l’on nous fait croire maintenant catastrophique pendant que macron distribue maintenant nos milliards à droite à gauche. A réfléchir cela pourrait être une solution viable si on partageait ses basses besognes. Le gouvernement a su rapidement identifié et désigné avec l’approbation du reste de la population les pauvres péquins pour ramasser nos poubelle et nous vendre la bouffe. Oui une autre société est possible la démo en as été faite en moins de 15 jours. Une solution viable pour stopper ce mirage si prédateur de la croissance à tout prix et sans fin et pour notre mort à tous.
Démonstration en as été faite quand seulement les pâtes et le papier Q suffisait à notre bonheur et aussi à acheter un peu d’essence pour aller chercher l’ensemble. Une bonne rigolade de voir ces deux produits montés au-dessus du caviar pour leur rareté

29/05/2020 18:01 par Ellul

Le seul problème, c’est qu’il est à des années-lumière de la réalité. Non, la pandémie du covid 19 n’est pas une invention, un simulacre ou une fiction.

Bien , mais bon rien de cela n’est dit dans le texte...

Gonfler le chiffre des morts ?

. Bon cela sera inutile, mais bon : Ne pratiquant ni tarot ni numérologie je ne connais pas le chiffre des morts, par contre le NOMBRE des morts cela oui. Signifiant, signifié...

Complotiste Ignoramus de source Germano-pratine

. effectivement ignorant et raciste ce cher petit charles. Les Francs (ais) étant un peuple germain.... ( comme les celtes d’ailleurs)

29/05/2020 20:22 par Zolanvar

Si ce virus est naturel,
vous venez de donner tout le matériel nécessaire pour que nos gouvernements sans loi ni foi s’en saisissent pour mieux nous exploiter !

je ne vous dis pas Merci !

30/05/2020 07:36 par CN46400

@ Assimbonamga
"Démonstration en as été faite quand seulement les pâtes et le papier Q suffisait à notre bonheur"

Bof, je sais, moi, que le PQ n’est pas indispensable, pas plus que les pâtes, mais je ne suis pas partant pour reprendre ce menu voisin de celui que j’ai connu avant mes 20 piges. Mais je suis maintenant un capitaliste à 2000€/mois.....

30/05/2020 10:05 par carlito

Je vais persister et compléter :
j’ai relu les premiers paragraphes dont le rete découlemais où le complotisme me parait le plus induit.

La suite décrit une sorte de projet en plusieurs phases, projet de surveillance et controle qui de fait date de bien avant la crise Covid. Les fouilles et controles aux aéroprts de plus en plus complets après le 9 Septembre, puis toutes les panoplies d’écoutes, fichâges, surveillance profitant des constantes innovations technologiques. Une progression qui s’accélère, des possibilités d’inquisitions très appréciées du Big Data et d’usage renforcé à chaque opportunité, type je suis Charly ou Gilets Jaunes, par les gouvernements.
Rien de nouveau, l’ordre régnera dans l’Europa.
et je n’entend pas beaucoup parler de lâcher massif de smart-phones dans les poubelles marxiennes.

Mais le fond du truc agaçant pour moi, c’est de vouloir continuer à faire croire que les Elus Italiens, ou Français, ont un pouvoir autre que celui de gestionnaire, dans un cadre qu’ils ne maitrisent pas ; en gros qu’ils sont acteurs responsables. Alors que l’UE + l’OTAN dirigent le bal au nom bien sur du capitalisme occidental et pour les intérets de celui-ci.

Le cas Macron synthèse du néant adoubé par média et pundits dérape dès son début avec l’affaire Benalla, enchaine avec les gilets jaunes (vrai révolte populacière), se poursuit avec les grèves longues et dures, pour se révéler dans toute son incompétence avec le Covid.
Obéïsant servilement aux feuilles de routes semestrielles issues par Bruxelles, restent les mensonges et plus de surveillance, plus de contraintes évidement.

Et, oui, des fouilles aux aéroports parfaitement justifiées (mais jamais assouplies), passant aux mesures de fichages anti terroristes locaux, l’ocasion Covid 19 ne risquait pas d’être perdue.

ps : dire que la Chine n’a pas informé rapidement est un mensonge. Agnès Buzin vous l’a même avoué ; mais ça commençait à circuler à l’OMS bien avant.
Maintenant Pompeo semble d’un avis contraire.

30/05/2020 10:40 par Ernesto

Beaucoup de mots pour pas grand’chose. La réalité est plus simple, concrètement : lutte des classes, exploitation, mépris des travailleurs, un monde capitaliste dont les lois sont celles de la jungle, l’oligarchie utilise tous les leviers évidemment, et se saisit des crises ou catastrophes pour aggraver l’exploitation, s’enrichir encore et affermir son pouvoir. Naomi Klein l’a excellemment montré dans son ouvrage La stratégie du choc.
Il nous faut réunir trois éléments : un véritable parti communiste révolutionnaire (au fonctionnement vraiment démocratique, avec délégués révocables et pas de permanents), un ensemble de média (quotidien, radio, tv, internet) qui dise la vérité pour que chacun puisse la connaître en temps réel, et un programme politique clair : nationalisations de tous les grands moyens de production et d’échange, abolition du salariat privé, représentants du peuple élus pour des mandats brefs, et révocables. Ce n’est pas simple à réunir, mais ces conditions sont celles d’un renversement définitif du capitalisme pour réaliser le prochain pas en avant de l’humanité.

30/05/2020 12:04 par Danael

Les pandémies n’ont peut-être rien de nouveau mais au XIX siècle on s’attendait quand même à sortir des méthodes moyenâgeuses pour une approche plus ou moins scientifique et rationnelle de gestion de crise. Mais il semblerait que le capital financier dans son obsession d’accumulation de fric à l’infini n’ait pas mis à son agenda l’ amélioration du sort de l’humanité et nos gouvernements ( OCDE, FMI, UE, CAC 40, etc. ) ont suivi. Laissez crever une partie de l’humanité est déjà de toute façon pratique courante pour la bonne marche des affaires . Je gage qu’à la prochaine pandémie, ils en profiteront pour renforcer encore plus la machine répressive. Mais en attendant nos élections avec impatience (!?), mieux vaut travailler à recréer l’insouciance et la joie du moment avec la police sur la ligne de départ et que bars , restaurants, tourisme et consommation à gogo reprennent vite leur dynamique privée.

30/05/2020 13:37 par gabrielle gangai

REMI HERRERA que les lecteurs du Grand Soir connaissent et un certain Zhiming Long ont écrit ensemble :

"LA CHINE EST-ELLE CAPITALISTE " publié en 2019 aux éditions critiques.

30/05/2020 14:35 par Assimbonanga

@CN46400, désolée, cette phrase n’est pas de moi. Tu croyais y trouver mon versant trivial, probablement, mais non. Au fait, seule la MAIF a remboursé à ses assurés leur assurance voiture pour les mois de confinement. Notable.

30/05/2020 14:53 par Assimbonanga

Non, non. le dernier homme ce n’est pas venu ex nihilo. Regardez votre voiture. Ne vous oblige-t-elle pas à la boucler si vous n’attachez pas votre ceinture ? N’y a-t-il pas divers mécanismes qui empêchent la voiture de démarrer si vous n’avez pas obtempéré à diverses obligations ? La dernière trouvaille marrante : le détecteur d’obstacle. S’il y a des herbes hautes sur le bas côté, vous voilà freiné. Trop drôle. C’est ainsi que l’on obtient le consentement des masses, petit à petit.
Depuis le déconfinement, tout le monde y va de sa tribune ou de sa théorie fraîche. Pas la peine. Laisser reposer. Prenez encore plus de recul. Regardez nos vies. Tiens, je profite du voyage pour faire de la pub aux Mutins de Pangée : PAYSANNES. Comme le monde a changé !

Je n’arrive pas à savoir si le texte Le dernier homme est un pastiche, du second degré ou s’il se prend au sérieux. C’est la théorie du complot ?
- Même s’il était vrai, mais nul ne peut le dire avec certitude, que le virus a été modifié dans un secteur du laboratoire OMS installé à Wuhan ??
- La complicité entre néo-libéraux et étatistes se vérifie tout autant si nous supposons que la pandémie est une fausse pandémie ??

Bon, c’est sûr qu’il n’y a pas eu la même mise en scène pour les victimes des laboratoires Servier (médiator) et Sanofi (dépakine) ! Simplement, Xavier Bertrand a créé un fond public d’indemnisation si bien que les laboratoires coupables continuent de refuser de payer leur faute. C’est encore les contribuables qui banquent.

30/05/2020 15:19 par Geb

Encore un belexemple de gloubi-boulga tendant à faire passer une certain nombre de fait "assurés" voilant les faits "possibles.

Un). Rien ne prouve que le virus n’ait pas été disséminé sciemment lors d’une opération de guerre biologique. (Je laisse à chacun le soin de dire qui il préfère dans les rôles de victimes et tueurs. le fait qu’il n’ait pas été "fabriqué" n’empêche en aucun cas sa militarisation. (Demandez au Nord Coréens ou Cubains, ou aux victimes américaines des expériences US à Fort Detrick, ce qu’ils pensent du problème).

Le fait est qu’il est certain que le Capitalisme OCCIDENTAL avait besoin d’une destruction quelconque des masses monétaires superflues et d’une mise au pas des populations et que la solution était une guerre intercontinentale. Cette "pandémie" vient à point pour remplacer la guerre avec moins de risque pour ceux qui la souhaitaient. Et surtout moins e risques de la perdre. Tous les économistes sérieux criaient au crash économique total début 2020

Deux). Quelqu’un qui se prétend "économiste" et qui assimile le "capitalisme" occidental avec un éventuel "capitalisme" chinois se couvre de ridicule. L’accumulation du capital pour renforcer une économie n’est pas le "capitalisme", qu’il y ait des "milliardaires" ou pas.

Les "milliardaires" occidentaux "font" la politique de l’Occident, pour les intérêts de ces mêmes milliardaires et si les dirigeants ne s’y conforment pas ils finissent une balle dans la tête ou une baïonnette dans le cul. Les "milliardaires" chinois "font" la politique que le Politburo chinois leur dit de faire et s’il ne s’y conforment pas et vont contre les intérêts définis par les représentants du Peuple pour la Majorité populaire les Dirigeants les envoient à casser des cailloux ou devant un peloton...

Et il n’y a pas de "milliardaires" héréditaire en Chine.

Trois), Ce que démontre l’auteur sur les symptômes orwelliens qu’il a "vus" en Italie et que nous avons vus ici n’est que le résultat du fait que justement il n’y a plus de Mouvement révolutionnaire capable de prendre la parole et la rue afin d’abord de démontrer la manoeuvre, puis ensuite de mener le combat contre la manipulation. Si le "mouvement révolutionnaire" avait existé il y aurait eu des milliers de gens avec des hauts parleurs expliquant de quoi il s’agissait. Et ça se serait pas passé pareil.

En fait le virus n’a pas été plus morbide que le SRAS où les autres souches desquels ils sont issus. Simplement même si il n’a pas été "disséminé" de manière ciblée il a été amplifié par tout un tas de mesures contradictoires et voulues plus le mégaphone de la presse aux ordres et les polémiques engendrées sur des faits et réalités qui n’étaient même pas discutables.

Oui, il fallait bien des masques, (Mais il en faudrait à chaque épidémie de grippe et on les a bloqués volontairement), oui, il fallait bien se laver les mains, (mais c’est la moindre des choses à faire toute l’année en sortant ds WC), oui il existait bien des médicaments à utiliser pour bloquer le virus au début, (Mais ils ont été sciemment interdits ou mésusés), oui, il fallait bien confiner dans les cas de surinfection ou test positifs, (Mais les tests n’ont jamais été menés suivant un protocole réaliste). Et tout ça a été délibérément universalisé pour pouvoir casser l’économie en ruine et le mettre au compte du virus.

Quant aux réactions en Chine, et dans les pays "voyous" comme les décrit si bien Pompéo, elles ont été non pas à la dimension d’une pandémie hasardeuse, mais bien mises en place comme des réactions à des actes de guerre. Et ça n’a rien à voir au fait que ça pouvait ressembler à ce qui se passe ici.

Quand on fusille un assassin ou quand on fusille un innocent, le protocole est le même ; mais il faut être particulièrement tordu pour voir les mêmes personnages aux mêmes bouts des mêmes fusils.

Les Chinois ça fait maintenant plus de 5 ans qu’ils se coltinent la Grippe porcine H1N1 dans le Nord ce qui a fait tomber leur production de viande de porc de moitié jusqu’à les amener à en acheter aux USA ; faudrait pas s’imaginer qu’ils ne se sont pas déjà posé des questions de comment on a pu leur planter une saloperie de plus

Quant à la France, aujourd’hui encore si vous voulez vous faire faire une sérologie de recherche des lymphocytes "T", (Le seul test fiable à 100%),que les labos qui n’ont jamais eu aussi peu de travail qu’en ce moment vous proposent volontiers sans ordonnance, (Mais avec ordonnance c’est pas remboursé quand même), ça vous coûtera entre 38 et 25 euros non remboursables. Et ceci même si vous dites avoir été contaminé et malade du virus et désirer contrôler votre charge virale restante pour ne pas contaminer les autres.

Prendre plus les gens pour des cons que ça y a pas photo.

Aussi si demain ils viennent me demander mon sérum pour en faire un quelconque antidote à la maladie et enrichir les labos de Big Pharma ça sera 2500 euros la pipette pour ma pomme ou rien. (- :

Et ceux à qui çà plait pas, ou qui mourront par manque de sérum, n’ont qu’à aller voir Buzyn. Elle est tellement populaire qu’il a fallut qu’ils la mettent sous haute protection policière, ce qui va encore nous coûter un bras.

31/05/2020 09:53 par Beaujean

Ce texte, anar ou pas, pose beaucoup de questions, sans être "dans la ligne"...
Quant aux conclusions navrantes des gens trop de gauche sur le complotisme, un virus de combat de la libre pensée instillé par la CIA depuis un demi-siècle, c’est effectivement inquiétant.
Les propos de l’auteur sur la déshumanisation subite et consentie reposent sur de nombreux constats que chacun peut faire depuis que voiture, TV, hyperconsommation et ptit téou portable ont contribué à gravement isoler les citoyens.
Les luttes vont reprendre, en France, c’est sûr, et il est toujours rassurant de savoir que nombre de Gilets Jaunes ont fait leur le vieux mot d’ordre d’abattre le capitalisme ; on peut toujours l’attendre en vain dans la bouche des leaders syndicaux ou de la gauche insoumise.
Faut-il s’attendre à un soulèvement populaire aussi inattendu que celui de 1917... aux Etazunis, à force de décennies d’écrasements sociaux et de ségrégations diverses qui achèvent de rendre le réel insupportable ? Non, je soulève des interrogations stupides qui ne s’appuient pas sur une étude scientifique de la réalité.
La Révolution est toujours nécessaire, alors pourquoi doit-on balayer de façon si méprisante un discours rationnel et bien construit ? Interrogations de bobo ! Conspiration ! C’est affligeant. Le pire est de savoir à quel point il est mal vu, par exemple, entre camarades de la vraie gauche, de simplement douter aujourd’hui de la thèse officielle du 11 septembre...
Quant à mêler également Venezuela, Cuba et... la Chine... du point de vue de l’analyse politique, c’est consternant.
Merci au Grand Soir, qui sait garder encore ouvertes ces voies de discussion intelligente non alignée.

31/05/2020 10:55 par Xiao Pignouf

on peut toujours l’attendre en vain dans la bouche (...) de la gauche insoumise.

Beaujean, refaites-vous les discours de Mélenchon, vous entendrez ce que vous attendez en vain... Vous savez, ses longues logorrhées au cours desquelles il parle de ceux qui se gavent, de ceux qui vont cracher du sang, il avait même prévu la crise sanitaire... Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

31/05/2020 19:19 par Beaujean

Cher Pignouf, et d’autres,

vous ne me connaissez pas et je m’abstiens de juger avec l’arrogance qu’on sent chez certains qui manipulent avec art les rapports de force, etc.
Je suis juste un modeste prof contractuel de 62 piges - entre autres pour avoir pas mal bossé ailleurs qu’autour des cours de récré, la guerre des classes, j’y mets pas de jeu de mots, camarades, et on est pas là pour raconter sa vie...
Néanmoins : 1) je travaille dans ce qui ressemble à une clinique où chaque mètre de "distanciation" à respecter est marqué au sol et sur les murs. Tout l’établissement est en courant d’air, on touche à rien, camarade, sauf au clavier de pronote qu’on désinfecte ; on a le droit de toucher le sol avec nos semelles de chaussures. On stationne pas et on s’assoit pas dans la salle des profs, et je passe le reste. C’est normal : question de rapports de force avec la mort qui rôde. Pour échapper à cet étouffement dans l’absurde, derrière mon masque, je fais des répètes de Scapin avec mes 5èmes (j’ai aussi fait 10 ans de théâtre, pour rire), les enfants ont peur de se toucher, pour la scène du bâton, c’est pas grave, hein ?
2) Concernant Mélenchon et ces supputations de donneur de leçon à mon égard, je précise itou que j’ai animé le groupe d’action de la FI de ma circo au sud-ouest de Lyon, avec une soixantaine de camarades aussi convaincus et actifs que moi, de fin 2016 au printemps 2019. Et l’intérieur, je connais. Seul mon incorrigible fond libertaire associé à mon inculture de la lutte révolutionnaire véritable ont pu me mener à tenir de tels propos irresponsables.
J’autocritique, et comme le disait Bruno Guigue, en parlant comme les politiciens ou les journalistes mainstream à propos de l’affreux Italien, j’accepte enfin de voir la réalité.

01/06/2020 08:27 par Xiao Pignouf

je précise itou que j’ai animé le groupe d’action de la FI

Dans ce cas vous devriez être le premier à savoir que Mélenchon et le capitalisme, ça fait deux.

Vous affirmez quelque chose que j’estime erroné. Dont acte, je corrige en vous faisant cadeau des liens. Maintenant, je ne vous ai pas injurié alors il serait de bon ton, si vous n’êtes pas d’accord, de développer votre argument. En ce qui concerne le proverbe (c’est cela qui vous a probablement blessé et je m’en excuse), ne l’ayant pas utilisé à bon escient puisque pour affirmer cela de vous ou de moi, il faudrait débattre, je le retire donc.

01/06/2020 14:08 par Yannis

Ce texte est intéressant à plus d’un égard, et il ne peut que faire réagir par son ton radical et un tantinet provocateur. C’est déjà le début d’un commencement.

On peut apprécier par exemple un art typiquement littéraire, ici illustré, à sa juste valeur : tisser des faits bien réels avec son imagination, des projections et un peu de fiction, car c’est exactement ce qui se passe dans la vie réelle, chaque jour au JT de 20h et dans les salles de rédaction de la plupart de la presse en France : une mise en scène du réel et de nos peurs antédiluviennes, inconscientes, à des fins absolument pas innocentes. Une sélection de sujets, un vrai tour de passe-passe, la diffusion d’une parole d’autorité, magique, sélective, parfois fictive et qui s’auto-réalise. Un Verbe qui déroule dans une implacable logique son discours calculé, évalué, projeté et limité, avec évidemment toutes ses actions concrètes et ses conséquences sur nos vies réelles. Par exemple contraindre les corps (nouveauté), les espaces publics (en cours depuis quelques années grâce à Charlie) et les esprits (banalité). Et apparemment l’expérience a très bien marché en France, en Europe, moins dans d’autres pays, d’où possiblement l’abondance de réactions et commentaires à cet article venu d’Italie, comme un sursaut vital.

La narration - mais laquelle, celle qu’on nous impose ou celle qu’on s’invente - est devenu notre mode d’action et de vie, possiblement notre devenir. Ainsi ce texte traite d’une manipulation à grande échelle et du syndrome de Stockolm, que beaucoup se refusent encore à admettre. Manipulation en temps réel, mais avec une myriade d’acteurs (Macron n’est pas responsable de tout, ni Trump, ni Raoult d’ailleurs). La naiveté si charmante de la société postmoderne, désormais complètement satellisée, isolée, est mise à nu dans ce texte, et c’est pas beau à voir. Je note juste qu’au Mexique, par exemple, les gens "ne se regardent pas de travers derrière leur masque" dans la rue (que ses habitants continuent à habiter et non pas à visiter) même si désormais dans ce pays, on pourrait se croire dans un remake de western, avec ses nouveaux bandits de grand chemin. Avec la misère qui va aller augmentant, il est surprenant que les hold-ups de bijouteries, supermarchés et banques n’aient pas encore explosé. Ce petit virus Covid19 et toute la mythologie construite autour sait encore mieux faire que la Police pour le "maintien de l’ordre"...

À ce qu’on peut en retenir, surtout vu de l’étranger, le repli de TOUTE la population francaise vers des reflexes qu’on croyait laissés à une autre époque, l’Occupation - et nous sommes très occupés de tant de petits soucis actuellement, oh, trois fois rien - est emblématique de ce moment précis. Il serait donc souhaitable d’en sortir au plus vite, toutes les alarmes et réveils sont bienvenus avant mort cérébrale et sociale.

01/06/2020 14:19 par Beaujean

Camarade Pignouf,
ça fait toujours plaisir de lire quelqu’un qui s’excuse d’un propos, même s’il n’a pas été "blessant"...
Je suis JLM depuis 2011, et j’ai vu-lu l’animal. La gauche française ne peut qu’être heureuse d’avoir possédé
un tel homme, j’en passe. J’en ai long à dire et j’aime pas trop m’étendre sur le virtuel, faut passer par Lyon et
s’en bouchonner un pour avoir une vraie discusse.
Mélenchon et ses erreurs tactiques ou stratégiques, y en a long à dire, presque autant qu’à propos de ses engagements ou écrits pertinents et respectables... Capitalisme et lui, ça fait deux ? Certes, mais ça devrait faire 1-0.
Simple constat : à l’été 2019, les Insoumis de mon coin en avaient lourd sur la patate... Retenir à la source les 7500 € annuels auxquels notre groupe s’attendait après l’assez bon score de notre candidate, pour en faire des camions-hologrammes dont on a assuré la venue pour aucun spectateur... (ça, c’est de la réalité, comme dirait le camarade Guigue qui est meilleur, soit dit en passant, quand il fait dans le rationnel plutôt que dans l’émotionnel), alors que nous avions de quoi causer révolution citoyenne et Avenir en commun aux minots des Vernes (un ghetto cliché comme ailleurs), histoire de les politiser un brin, c’est un exemple de ce qu’est devenue la FI.
Et on y trouve pas ce que j’ai entendu au rond-point de Givors, avec mes camarades mixtes FI-Gilets jaunes : détruisons le capitalisme avec nos vrais rapports de force, occupations de sites de production, arrêt des transports, grève générale. C’est ça qu’on vit dans le réel, très bien décrit par Pasquinelli qui n’est pas un crétin individualiste anar de droite. Les gens, comme je le disais à propos des States en ce moment, n’ont pas besoin qu’on leur fasse le coup des masques à porter sur la plage ou à la rentrée de septembre, de plus tracés sur leur Téou de préférence... Ils en ont plus qu’assez, comme en 17 en Russie... clin d’oeil... Et ce qu’on a accepté pour cette grippe qui s’est rajoutée à la grippe annuelle, point-barre, est... inacceptable. Parler des pestiférés du Moyen-Age comme le fait Bruno Guigue, êtes-vous sûrs que tout va bien les gars ?
Je suis trop long, désolé, mais ça m’emmerde profond quand je vois un texte ouvert, faisant des constats incontestables et ouvrant le questionnement sur notre futur proche, subir le haro de quelques-uns qui partagent pourtant les soucis de tous. Tous ceux qui écument et qui rament pour le Grand Soir. Faut relire Le talon de fer : on est juste à la bifurcation. Alors, les chapelles...

04/06/2020 23:55 par Jérôme Dufaur

Texte pathétique et honteux (du même niveau que la poignée de bouffons qui pétitionnent et défilent en Argentine pour protester contre la prétendue "infectadura").
****
Puisque l’auteur nous invite à sortir de la caverne, on peut rendre visite à Socrate qui mettait en garde contre les sophismes.
"Un oiseau à des plumes, le Premier ministre à des plumes donc le Premier ministre est un oiseau"
Si un raisonnement devrait résumer ce sur quoi se base ce texte, ce serait bien celui-là.
Mais lorsqu’on abandonne le monde des idées (et de la vérité formelle) pour revenir au monde réel (et à la vérité matérielle), on se rend compte notamment que des politiciens comme Alberto Fernandez et Jair Bolsonaro ont mené et mènent des politiques radicalement différentes. Avec des résultats radicalement différents.
Le plus ironique dans cette histoire c’est que l’auteur, faute de proposer une alternative crédible à la distanciation sociale*, appliquée en Argentine (entre autres) rejoint fatalement la posture du président brésilien. Chapeau l’artiste !
(*alternative qui existe pourtant, à savoir tester, isoler et soigner massivement, mais qu’aucun pays - je ne dis pas région car Marseille notamment constitue un cas qui mérite examen - n’a été capable de mettre en oeuvre en raison du manque de moyens disponibles pour ce faire).
Bref, si on veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe, mieux vaut se référer à Michel Foucault (le bio pouvoir) ou à Naomi Klein (la stratégie du choc) qu’à cette diarrhée verbale.
Cela dit, il n’y a bien une chose avec laquelle je suis d’accord : il est scandaleux de voir combien d’énergie a été déployée pour sauver des vies (ou pas ; Macron et compagnie responsables et coupables !) alors que 25 000 êtres humains meurent de faim en moyenne chaque jour (drame quotidien à propos duquel Jean Ziegler a tout dit dans L’Empire de la honte).

07/06/2020 08:16 par Pierre Bouchard

Le texte de monsieur Pasquinelli est assez prenant, captivant dont l’analyse serait marquée par les philosophes Marx et moindrement Nietzsche tout autour des romanciers dystopiques Orwell et Huxley dont une référence à Dubord et une portion d’interprétation en provenance du biopolitique et du panoptique de Foucault. Cela étant, le propos central c’est la soumission sociale de fait et accrue par le confinement de la dite pandémie. Comme l’autre sujet touche notre fragmentation sociale et l’hyper individualisme intensifié encore par le confinement tout cela sous les autorités de l’État, des États des pouvoirs et de leurs forces comme la police. Les peuples obéissent inconditionnellement et d’autant par une hypnose des technologies depuis probablement 70 ans dont de ma part, je dirais que la première apparition de la télévision a fortement changé les vies avant internet.

Que dire donc ? Milles choses probablement tant le sujet est vaste et concerne aussi le modernisme de même que le progressisme celui ci comme terme classique non de la visée étroite d’un Macron. Ce qui peut venir en tête c’est d’abord que la pandémie est possiblement une réalité car un complot trop parfait est impossible de Wuhan à New York, Milan, Paris en passant par Londres. Que la perception du virus liée à l’hyper développement tient plus la route.

Les peuples eux dans l’histoire ont généralement obéis que ce soit dans les sociétés tribales, les empires, dans les sociétés avec États et classes qui sont des royaumes, des théocraties, des féodalités et des républiques. Les révoltes sont plus fréquentes et les révolutions plus rares. Les religions dont celles du monothéisme apprennent à obéir tout en laissant la possibilité aux croyants la possibilité de se révolter contre les despotes et tyrans ou les infidèles ou de distinguer César du prophète Christ et Dieu dans la chrétienté.

Cette même chrétienté dans le monde occidental qui a force de demander -l’amour chez les hommes- pendant plus de mille ans a tout autant nourri le rejet de l’autre, des autres de par leur carences graves en empathie, générosité, goût des autres. Le dégoût chrétien des pécheurs ayant fait école, il ne faut pas s’étonner que le libéralisme celui d’Adam Smith se soit développé comme pratique du commerce au delà du bien et du mal en quelque sorte s’en tenant à la matière qui donnerait ses résultats comme le personnage mythique de Robinson Crusoé a porté l’idée de l’autonomie et de l’indépendance à son sommet dans le noyau du récit. Le libéralisme a sa logique qui avantage la liberté plus que l’égalité quitte à être autistique, isolationniste et antisocial. Il y a des humains qui attendent les robots domestiques et qui ne croient plus du tout à leurs semblables.

Le monde est le produit du christianisme -réactif vrai aussi de ce que nous sommes-, de deux milles ans de haine des autres et de soi et l’économie de marché en est devenue la structure sociale et culturelle. Le socialisme n’y changera rien pas plus que les incantations contre -le dernier homme-. Pour rendre ce commentaire modéré car un peu provocateur, depuis Marx et le progrès débuté c’est l’ère du soupçon. Cela viendrait de Foucault.

07/06/2020 22:11 par Thierry

Un article remarquable sortit tout droit de mes pensées et réflexions sur la situation actuelle, qui, néanmoins dans mon cas, sera accompagné de preuves dans le cadre d’un dossier en sept volets ayant pour titre « Die Corona Lüge und die totale Überwachung » (Le mensonge du Corona et la surveillance totale) qui sera publié prochainement sur mon site https://www.human-dignity.org. Je suis persuadé que si Mauro aurait cité des sources fiables, les commentateurs/rices se seraient bien abstenus(es) d’essayer de faire passer ce texte aux oubliettes des contes et légendes. Je ne connais pas l’âge moyen des commentateurs/rices, mais je constate en Allemagne, où je vis depuis 28 ans, qu’il s’agit d’un peuple suiveur, qui aujourd’hui, tout comme il y a 75 ans déjà, suit et continue à suivre. Surtout les jeunes n’hésitent pas à s’exhiber avec ce que j’appelle le masque de la honte. Le fait est que je constate cette honte un peu partout en Europe, sauf au Danemark, peut-être. Il ne faut pas non plus perdre de vue que c’est l’Allemagne qui dirige l’Europe. Quand la chancelière éternue, c’est l’Europe entière qui a une grippe. Il ne faut pas perdre de vue non plus que l’Allemagne n’a pas été libérée du nazisme… elle en a été vaincue (1). C’est là une très grande différence. Différence qui se fait de nos jours, particulièrement dans les hautes sphères de la vie économique germanique, encore ressentir. Soyons réalistes : en 1918, la grippe espagnole a été mondialement à l’origine du décès de 55 à 85 millions de personnes (2). Comparés aux chiffres des décès causés par le COVID-19, nous en sommes loin, très très loin. De plus, j’ai des preuves vivantes que beaucoup de cas de décès en milieu hospitalier, surtout ceux de personnes âgées voire très âgées, mais dont les causes n’ont rien à voir avec le COVID-19, ont été actés tel quel. Cherchez l’erreur ? Les cas de décès annuels causés par la pollution de l’air sont évalués à 8,8 millions. (3) En France, on estime ce nombre à 48.000 cas. (4) On cherche toujours l’erreur ? Et l’erreur est bien de croire tout ce qui se raconte sur les médias grands publics qui ne sont que les porte-voix d’un système néolibéral totalitaire. L’erreur serait bien de ne pas vouloir comprendre ce que Mauro a écrit.

(1) Max Czollek, Desintegriert euch ! Hanser Verlag

(2) https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/04/la-grippe-espagnole-un-secret-trop-bien-garde_6031737_3232.html

(3) https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/28550-La-pollution-l-air-responsable-de-8-8-millions-de-deces-an-monde

(4) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/pollution-de-l-air-en-france-48-000-deces-par-an_1510367.html

08/06/2020 10:01 par Assimbonanga

Non Thierry, s’il te plaît ! Et Zineb Redouane non plus, elle n’est pas morte du tir d’une arme policière ? C’est juste son cœur qui a lâché à l’hôpital ?
Et puis quoi encore ? Manudi Bango, ni le chanteur Christophe n’étaient en passe de mourir lorsqu’ils ont été frappés par le virus, et ils ne seraient pas mort de sitôt sans ça. Faut arrêter avec le négationnisme !
Il y a un courant actuellement pour dire que c’est pas grave si les vieux meurent, merde. Il me tarde de les voir vieux, les gens qui disent ça. Té, si je te dis qu’un nouveau virus va cibler seulement les gens de ton âge, tu acceptes avec joie du moment qu’il n’y en aura que 30 000, la loi du chiffre ? Et même 100 000 si on ne confine pas. Tu acceptes de participer à la loterie de la chance ?

Le nombre de morts de la covid ne s’est limité à 30 000 que du fait du confinement, sinon ça aurait continué de flamber.

Mélange pas tout, s’il te plaît. Le problème se situe dans les finalités gouvernementales et dans les procédés utilisés et les dérives sécuritaires du fait de l’état d’urgence aux mains de gouvernants fanatisés par l’économie et la vision répressive du monde.

Le dernier homme... Comment dire ? Un beau jour on décide de faire sa déclaration d’impôts sur Internet et hop, l’année suivante le ministère ne vous envoie plus de déclaration papier, sans vous demander votre avis. Ça devient irréversible et même pire : cette année, tu n’as qu’à vérifier ta déclaration pré-remplie et même si tu ne le fais pas, c’est pas grave. Tu n’as même pas besoin de signer, l’Etat le fait pour toi.

Et même, à la radio, la pub te dit que c’est génial que OPTIC2000 s’occupe de tous tes papiers pour toi. Tu n’as même plus besoin de savoir où tu en es de ta sécu et de ta complémentaire privée. Tu essaies tes lunettes, tu achètes et tu ne te soucies de plus rien. Tu consommes. On te déresponsabilise de tout : c’est ça le dernier homme.

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