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Le Monde Diplomatique, juillet 2015

Comment s’inspirer de Podemos, demande Pablo Iglesias en première page du Monde Diplomatique de juillet 2015 ? :

Crise financière, paupérisation massive, discrédit des professionnels de la politique : tout aurait dû conduire à un regain de la gauche en Europe. Et pourtant elle piétine presque partout. Cela explique sans doute que les regards se tournent vers l’Espagne, où le parti Podemos a fait preuve d’inventivité stratégique. Un pari que présente ici son secrétaire général.

L’attitude de Berlin vis-à-vis d’Athènes lors des négociations ne m’a pas surpris. Même si la Grèce est un Etat faible, le gouvernement Tsipras remet en question le mode de fonctionnement de l’Union européenne sous hégémonie allemande. L’ampleur de la provocation est donc sans commune mesure avec la taille du pays. Par ailleurs, Podemos apparaît désormais comme un acteur politique important en tant que candidat au pouvoir dans la quatrième économie de la zone euro. Or nos camarades grecs nous l’ont dit : nos bons résultats dans les sondages ne constituent pas nécessairement une bonne nouvelle pour eux. Nos adversaires craignent en effet que toute victoire enregistrée par Syriza dope nos propres résultats, qu’elle nous alimente en oxygène. Leur objectif ne se borne donc pas à tenir en échec le gouvernement grec : il s’agit également de barrer la route à d’autres menaces, comme celle que nous représentons à leurs yeux. Mettre Syriza sous pression revient à faire de même avec Podemos, à démontrer qu’il n’y a pas d’alternative. « Vous voulez voter Podemos ? Regardez ce qui se passe en Grèce » : voilà, en substance, le refrain que l’on sert aux Espagnols à l’heure actuelle.

Selon Philippe Descamps, la Conférence Paris Climat 2015 est mal partie :

En Occident, la sobriété s’oppose frontalement à l’austérité, qui apparaît comme un subterfuge pour répartir plus inéquitablement encore les richesses. Le chemin de la décroissance de nos émissions de gaz carbonique passe par des investissements massifs dans l’habitat, les transports publics, les énergies renouvelables — à la hauteur, par exemple, des sommes mobilisées pour renflouer les banques en 2008... Tant la recherche d’une efficacité énergétique que l’amélioration concrète des conditions de vie peuvent créer de nombreux emplois, réduire les nuisances et générer dans chaque foyer des économies substantielles.

La sobriété conduit aussi à définir le bien-être autrement : moins de matière, plus de main-d’œuvre ; moins de machines, plus d’intelligence. Taxer le kérosène pour réduire l’usage intempestif de l’avion ; renchérir le transport maritime pour entraver la dérive du libre-échange et favoriser les circuits courts ; renoncer à certaines ressources du sous-sol.

Nada Maucourant évoque « l’autre combat des femmes Kurdes » :

Elle est devenue l’un des emblèmes de la lutte acharnée des Kurdes contre l’Organisation de l’Etat islamique (OEI). Helly Luv, de son vrai nom Helan Abdulla, multiplie les chansons pop pour exalter le sentiment patriotique. Avec un succès international. Réalisé en 2015, le clip de Revolution appelle à défendre le Kurdistan contre des envahisseurs dont le spectateur comprend qu’il s’agit des troupes de l’OEI. En tenue de combat et talons dorés, cheveux rouge sang et keffieh vermillon, la chanteuse, qui porte des bracelets en balles de mitrailleuse, arrête à elle seule la progression d’une colonne de chars. Dans une autre vidéo, celle de la chanson Risk It All, elle apparaît entourée de guerrières aux yeux maquillés, leurs mains aux ongles vernis brandissant des kalachnikovs. Ces images illustrent bien le charisme prêté aux guerrières du Kurdistan. Nul doute que leur diffusion planétaire contribue à renforcer l’intérêt récurrent et enthousiaste pour les combattantes kurdes.

… Tandis que Florence Beaugé revient sur la condition des femmes en Tunisie :
Elles vivaient sur une image : celle de la femme émancipée, bénéficiant depuis la présidence de Habib Bourguiba d’un statut unique dans la région. Le code du statut personnel (CSP), adopté dès 1956, avait fait d’elles une exception dans le monde musulman : interdiction de la polygamie, de la répudiation et des mariages forcés, droit au divorce. Elles votaient depuis 1959, pouvaient avorter depuis 1973, et plusieurs étaient devenues ministres. M. Zine El-Abidine Ben Ali vendait partout cette image de « la » femme tunisienne.

Au lendemain de la chute du dictateur, en janvier 2011, il a fallu admettre qu’il y avait non pas « une », mais « des » Tunisiennes, et surtout qu’il existait un gouffre entre les textes et les usages. A quelques kilomètres de Tunis et de ses brillantes femmes médecins, avocates ou chefs d’entreprise, se battent pour survivre des femmes analphabètes, dont le sort a pour noms pauvreté, précarité et violence. Dans le contexte d’une économie chancelante, de conflits sociaux à répétition et d’épisodes sanglants réguliers, les Tunisiens ont pris la mesure du conservatisme de leur société. A Tunis, dans les milieux libéraux, on n’évaluait pas jusque-là l’ampleur du phénomène.

Furibarde parce qu’écoutée, l’Élysée ne fait rien (Serge Halimi) :

Le 24 juin dernier, M. Barack Obama a sans doute recouru à quelques civilités de son cru lorsqu’il a, une nouvelle fois, promis au président François Hollande qu’il n’espionnerait plus les conversations téléphoniques de son « partenaire indispensable ».

Est-ce parce qu’il redoutait des poursuites judiciaires françaises, une amende de quelques milliards d’euros (comme celle que la BNP Paribas a réglée au Trésor américain), l’arrêt des négociations de libre-échange avec l’Europe, la mise en cause de l’Alliance atlantique ? Assurément pas. Pour un président des Etats-Unis, rien n’est en effet plus malléable et moins redoutable qu’un socialiste français. D’ailleurs, peu après la révélation de l’espionnage par les services de renseignement américains de trois chefs d’Etat français successifs, M. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi avec une placidité admirable : « Il faut qu’on garde la mesure de tout cela, il faut qu’on cadre les choses. On n’est pas là pour déclencher des ruptures diplomatiques ; il y a trop de liens. » Puis il s’envola pour Washington afin d’y discuter du grand marché transatlantique. Ses interlocuteurs avaient sans doute déjà une petite idée de l’exposé qu’il ferait...

Dans “ Michel Onfray ou l’amour de l’ordre ”, Evelyne Pieiller tente de recadrer le philosophe de plus en plus inclassable :

« Qui se cache derrière l’intellectuel le plus populaire de France, bête noire de Manuel Valls ? » Question judicieuse que celle posée par Le Point, l’hebdomadaire où officie son ami Franz-Olivier Giesbert, à l’occasion de la parution du dernier ouvrage de Michel Onfray, Cosmos. La pensée et les opinions du personnage ont assez de rayonnement pour faire de ses essais des best-sellers ; il lui suffit d’apparaître en couverture d’un magazine pour en redynamiser les ventes. Mieux encore, quand il dénonce la « terreur idéologique activée par cette mafia qui se réclame de la gauche » et affirme préférer « une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL », ou « une analyse juste de BHL à une analyse injuste d’Alain de Benoist », le premier ministre lui-même se sent tenu de réagir. A l’évidence, M. Valls a été perturbé par la référence à Alain de Benoist, principal représentant de ce que l’on a nommé la Nouvelle Droite, cofondateur jadis du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece). Car si Onfray, qui se dit de gauche, et même proudhonien, peut être d’accord avec un homme dont le chef du gouvernement estime qu’il a « d’une certaine manière façonné la matrice idéologique du Front national », alors « ça veut dire qu’on perd les repères ». En bref, concluait sobrement un autre membre du gouvernement, M. Jean-Marie Le Guen : « Mais où va-t-on ? »

A lire, un dossier sur la Grèce, ou comment la sauver :
En apparence, le projet est simple. Depuis cinq mois, les créanciers d’Athènes s’emploieraient à sauver la Grèce de la banqueroute. Au fil des négociations, une autre ambition s’est toutefois dessinée : discréditer un projet politique identifié comme « radical ». En conditionnant leur soutien à de nouvelles mesures d’austérité, les interlocuteurs de M. Alexis Tsipras l’ont placé entre les deux mâchoires d’une tenaille. Soit le premier ministre grec défend son programme de campagne et s’expose alors à des représailles financières, soit il cède à ses « partenaires », au risque de perdre sa majorité parlementaire et de voir son parti imploser.

Pour Cecilia Valdez, un bâillon a été posé sur la colère en Espagne :

La manœuvre visant à casser le thermomètre pour faire chuter la température n’a jamais fait la démonstration de son efficacité. C’est toutefois celle qu’a choisie Madrid pour enrayer les mobilisations que connaît le pays depuis mai 2011 : l’occupation des places, la distribution de tracts ou le collage d’affiches seront désormais interdits. Au risque de souffler un peu plus sur les braises.

Chloé Maurel estime qu’il est possible de donner une existence légale à dix millions d’êtres humains :

En France, des dirigeants politiques ont évoqué l’idée de déchoir de leur nationalité certains militants salafistes, créant par là de nouveaux apatrides. Au même moment, le maire de New York Bill de Blasio vient de fournir une carte d’identité municipale aux sans-papiers de sa ville. Une initiative qui n’est pas sans rappeler le passeport Nansen, inventé au lendemain de la première guerre mondiale.

Pierre Rimbert explique pourquoi les tongs voyagent à l’œil :

Un cabinet de curiosités réunissant les idées folles de la pensée de marché souffrirait d’encombrement. La cotation en Bourse d’êtres humains voisinerait avec le paiement d’élèves pour qu’ils acceptent de lire, avec les produits dérivés sur les catastrophes climatiques ou avec la privatisation des baleines. En juin dernier, le jeu réputé infaillible de l’offre et de la demande a engendré une nouvelle bizarrerie, cette fois dans le domaine d’ordinaire peu excentrique du transport maritime : le coût du trajet Asie-Europe était… négatif.

Le prix d’un emplacement de conteneur standard sur le pont d’un navire amarré à Shanghaï et à destination de Rotterdam se reflète dans un indice, le Shanghai Containerized Freight Index (SCFI). Sur cette route Asie-Europe, l’indice gravite depuis quelques années autour de 1 000 dollars pour une boîte de trente mètres cubes, soit un volume correspondant à environ 21 000 paires de tongs. A ce tarif, chaque paire parcourt un trajet de plus de 22 000 kilomètres pour un coût inférieur à 5 centimes. Sans cette quasi-gratuité du transport, les délocalisations n’auraient pas été si nombreuses ni le dumping social si profitable. C’est pourquoi les progressistes de tout bord insistent pour taxer massivement le déplacement de marchandises à faible valeur ajoutée. Ralentir les flux pour raccourcir les circuits : revanche des sandales artisanales.

Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin estiment que les Balkans sont la nouvelle ligne de front entre la Russie et l’Occident :

Après l’Ukraine, les Balkans deviendront-ils le théâtre d’un nouvel affrontement Est-Ouest ? La Russie réinvestit dans la région, pour des raisons autant commerciales que géopolitiques. Mais, même en entretenant l’influence qu’il y exerce traditionnellement, Moscou ne peut guère fonder d’espoir sur une région qui se tourne toujours davantage vers l’Union européenne.

Allan Popelard et Paul Vannier expliquent pourquoi Panama existe sans les Panaméens :

Il y a tout juste un an, un homme d’affaires cédait la présidence du Panamá à un chef d’entreprise. Alors qu’une grande partie de l’Amérique latine revendique sa souveraineté en contestant le pouvoir de l’argent, la petite nation centraméricaine se spécialise dans le commerce de sa soumission. Finance, spéculation et conteneurs organisent ici l’espace, notamment dans la capitale.

Christelle Gérand nous parle de ces très nombreux Étasuniens qui possèdent un puits de pétrole dans leur jardin :

La chute du prix du baril de brut, quasiment divisé par deux en un an, n’affecte pas seulement les multinationales de l’or noir et les pays producteurs. Aux Etats-Unis, elle touche également des millions de particuliers qui possèdent des puits de pétrole sur leur terrain et les louent à des compagnies privées. Lesquelles entendent profiter de cette période de vaches maigres pour obtenir des contrats plus avantageux.

A lire une bonne synthèse de Guy Scarpetta sur le roman historique autour de l’an 2000 :

Autour de l’an 2000, la plupart des grands romanciers ont éprouvé le besoin de se confronter à des sujets historiques. Effet d’une date propice aux bilans ? Ou mutation durable de la littérature elle-même, qui s’approprie de nouveaux territoires ?

Pour Laura Raim, il existe une véritable Police de la pensée économique à l’Université :

L’enfermement idéologique des dirigeants européens trouve ses racines dans une bataille pour l’hégémonie intellectuelle qui ne se livre pas seulement dans les médias. Malgré ses impasses et l’échec des politiques qu’elle inspire, la doctrine économique néoclassique domine plus que jamais à l’Université. Ses promoteurs, parmi lesquels Jean Tirole joue les premiers rôles, contrecarrent toute volonté de pluralisme.

… Ce que confirme Gilles Rotillon à propos de Jean Tirole :

Jean Tirole, président de l’Ecole d’économie de Toulouse (TSE), est un économiste reconnu par ses pairs, comme en atteste son récent « prix Nobel », en 2014. Ses recherches sur la régulation des monopoles et des oligopoles, les imperfections de marché ou la finance, lui ont en outre valu la reconnaissance des industriels et des dirigeants politiques, à qui il fournit expertises et avis. Il a ainsi formulé des propositions de simplification des licenciements, de « contrat de travail unique » ou encore de prix unique mondial pour le carbone. En 2008, après l’éclatement de la crise des subprime, il déclarait également, lors d’une audition devant une commission de l’Assemblée nationale à propos de la régulation bancaire : « Il ne faudra pas jeter le bébé avec l’eau du bain : il est hors de question de revenir sur la titrisation ou sur l’existence des produits dérivés, car ces innovations ont des effets positifs. Il faudra en revanche prendre les dispositions techniques nécessaires pour que les abus ne puissent pas se renouveler. » Les millions de personnes qui ont perdu leur emploi, leur retraite ou leur logement à cause de la crise financière pourraient discuter cet avis ; mais du moins restait-il jusque-là dans son rôle d’économiste s’intéressant au marché du travail et à la finance.

Y aura-t-il Bientôt des yuans dans toutes les poches ? (Yfan Ding)
Première exportatrice mondiale, la Chine dépend du dollar pour ses échanges commerciaux, sa monnaie n’étant pas convertible. Une subordination financière – et politique – dont elle cherche à se dégager par une internationalisation du yuan. La monnaie chinoise est d’ores et déjà devenue la cinquième devise mondiale pour le commerce. Devenue la deuxième puissance économique du monde, la Chine doit surmonter deux obstacles : la non-convertibilité du yuan, qui implique que ses échanges internationaux s’effectuent essentiellement en dollars ; et un réseau bancaire étatisé et gangrené qui ne prête qu’aux grandes entreprises et aux collectivités locales, sans être très regardant sur la qualité des investissements. D’où un gâchis de capital sans précédent (villes nouvelles jamais habitées, investissements de prestige, surcapacités de production, etc.) et des emprunteurs locaux incapables de rembourser leurs dettes. Les petites et moyennes entreprises, elles, doivent passer par des circuits parallèles (« shadow banking »), fort chers et risqués. Pour l’heure, les énormes réserves financières de la Chine permettent d’éponger les « créances pourries » ; c’est la deuxième fois en une décennie. Mais cela ne peut durer : l’argent ainsi stérilisé pourrait être consacré à des projets plus utiles, et les réserves risquent de s’amenuiser en raison du ralentissement économique.

Le Mali pourra-t-il préserver son intégrité ? (Daniel Bertrand)

Plus de deux ans après l’intervention militaire française, le Mali peine à renouer avec la paix. Porteur d’espoir, l’accord d’Alger du 1er mars 2015 ouvre un espace pour le dialogue entre des communautés fragmentées dans un Etat en déshérence. Mais la volonté de négocier l’emportera-t-elle sur les dynamiques de conflit qu’attisent les trafics en tout genre et la raréfaction des ressources ?

Les hommes se sont-ils toujours fait la guerre (Marylène Patou-Mathis) ?

La violence humaine est-elle innée ou induite par le contexte ? Les recherches anthropologiques et archéologiques permettent aujourd’hui de répondre un peu mieux à cette question qui divisa les plus grands philosophes. La guerre ne semble apparaître qu’avec la naissance de l’économie de production et le bouleversement des structures sociales du néolithique, il y a environ dix mille ans.

Un mémorial de l’esclavage à Pointe-à-Pitre (Jacques Denis) : Le Mémorial ACTe (MACTe), centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage, ouvrira ses portes le 7 juillet sur le site de l’ancienne usine sucrière Darboussier, à Pointe- à-Pitre, dans le quartier de Carénage. Si les murs en moellons de l’usine ont disparu, le lieu et les témoignages des plus âgés rappellent comment, en Guadeloupe, l’exploitation industrielle prolongea l’esclavagisme.

Sébastien Lapaque revient sur l’œuvre de Panaït Istrati, roi des vagabonds :
Il fait partie de ces écrivains rares et précieux qui ont chanté les marginaux et choisi le camp des pauvres. Panaït Istrati, autodidacte né en Roumanie, fit ainsi passer un grand souffle lyrique sur la littérature française. Inclassable et intrépide, il ne renonça jamais à croire que la révolution devait être faite sous le signe de l’enfance.

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