LES RENTIERS DE L’OPEP : « Satisfaction » après la débâcle de Copenhague

« Mon père chevauchait un chameau, je roule en Cadillac, mon fils vole en jet, son fils chevauchera un chameau. »
Proverbe saoudien

45.000 accréditations, 12 jours de négociations et une énergie équivalente à 46.200 tonnes de carbone - soit l’équivalent de la consommation d’énergie d’un pays comme la Somalie en une année - pour aboutir à « un crime contre l’humanité » : Copenhague reste un échec quasi complet. Le texte final ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 ou 2050 et aucune obligation sur l’aide à l’adaptation pour les pays les plus pauvres. Les Etats-Unis et la Chine ont déçu en restant sur des positions qui défendent un système de société à court terme et irresponsable. De plus, aucun calendrier n’a été prévu pour la signature d’un traité l’année prochaine : Copenhague représente une régression par rapport à Kyoto et une fin de non-recevoir pour la feuille de route conclue à Bali. Finalement, chaque pays fera ce qu’il veut.

Petit rappel : le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coûte 125 milliards de dollars (90 milliards d’euros) chaque année, selon un rapport publié vendredi 29 mai par le Forum humanitaire mondial, présidé par l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Cette étude, qui se présente comme la première à avoir mesuré l’impact mondial du changement climatique, souligne que ce sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète qui sont le plus affectées. Elle relève, notamment les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent affronter régulièrement des inondations et des cyclones, de l’Ouganda, où les agriculteurs souffrent de la sécheresse et de certaines îles des Caraïbes et du Pacifique menacées de disparition à cause de l’élévation du niveau de la mer. Or les 50 pays les moins avancés contribuent à moins de un pour cent des émissions mondiales de CO2, relève le rapport. « L’alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse », a averti Kofi Annan. Le réchauffement climatique est « la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps », a-t-il insisté. Selon ce rapport, vers 2030, les morts dues au réchauffement atteindront près d’un million par an et le coût montera à 300 milliards de dollars. (1)

Après l’échec avéré et reconnu de Copenhague, les langues commencent à se délier pour situer les responsabilités de chacun. Un bouc émissaire qui assume est désigné à la vindicte populaire : l’Opep ; cette organisation de rentiers qui n’en finit pas de mourir mais qui est toujours là du fait qu’elle permet de canaliser pour le compte des pays industrialisés, les turbulents du pétrole sous l’oeil vigilant de l’Arabie Saoudite qui se sent pousser des ailes et qui fait du zèle surtout depuis qu’elle a un strapontin au G20.

Comme tout rentier qui vit d’une rente qui n’est pas le fruit d’un effort, et d’une intelligence, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) redoutaient les « retombées négatives sur leur économie » d’une éventuelle nouvelle taxation du pétrole et du gaz, lors de la conférence internationale sur le climat de Copenhague. En clair, ces pays ont peur d’encaisser moins, peu importe ce qui se passe dans le monde. S’il est vrai qu’il ne faut pas être naif au point de croire que c’est l’Opep qui a fait capoter Copenhague - comme on se plaît à l’insinuer dans les articles - ou que la Chine ou les Etats-Unis sont des prophètes qui veulent sauver la Terre, il n’en demeure pas moins que l’ostentation de l’Opep est quelque chose d’obscène

Quels sont les enjeux pour l’Opep ?

Les pays exportateurs de pétrole, écrit Etienne Dubuis, ont beaucoup à perdre dans la bataille du climat. Ils revendiquent une aide financière des pays industrialisés pour compenser la chute de leurs revenus si la Conférence de Copenhague atteignait ses objectifs. C’était joué d’avance. Le chef de la délégation saoudienne à la Conférence de Copenhague, Mohammed al-Sabban, a profité de l’affaire des e-mails controversés de l’université britannique d’East Anglia pour remettre en cause le réchauffement climatique. « Le niveau de confiance est affecté, a-t-il déclaré lundi, au premier jour du sommet. Le Climategate va clairement influencer la nature de ce en quoi nous pouvons croire [...] et les orientations qui seront prises dans les jours qui viennent. » « Dès 1992, écrit Etienne Dubuis, l’Arabie Saoudite et, derrière elle, l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) se sentent menacées par la lutte contre le réchauffement climatique depuis qu’elle s’est dessinée, en 1992, au Sommet de la Terre de Rio.(...) Les membres de l’Opep se considèrent, malgré leur richesse comme des pays en développement et revendiquent pour eux-mêmes une aide financière des pays industrialisés si leurs revenus pétroliers en viennent à baisser. Une aide qui doit leur permettre de compenser les pertes financières subies et d’assurer leur transition vers une nouvelle économie. » (2)

D’après le site E 24, sans changement de politiques énergétiques, « les revenus de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se chiffreront à 28 milliers de milliards de dollars entre 2008 et 2030. Ils ne seront « que » de 24 milliers de milliards » si des mesures décisives contre le réchauffement climatique permettaient de limiter au niveau de 450 ppm (parties par million) les émissions de CO2, a affirmé Fatih Birol, le directeur des études de l’AIE. Même dans cette dernière hypothèse, a aussitôt souligné Fatih Birol, « les revenus de l’Opep seraient 4 fois supérieurs » à ceux de la période 1985-2007. L’adoption de mesures décisives contre le réchauffement climatique représenterait certes un manque à gagner de 4 milliers de milliards de dollars, mais « on peut le voir comme un simple ajournement de revenus (pour les producteurs), car les réserves plus importantes laissées dans le sous-sol seront une source de revenus pour les générations futures », précise l’agence dans son rapport. La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, limitée à 450 ppm (parties par million) permettrait, selon les scientifiques, de limiter la hausse de la température mondiale à +2 degrés. Sans infléchissement des politiques énergétiques actuelles, la demande de pétrolière devrait atteindre 105,2 millions de barils par jour (mb/j) d’ici 2030. En revanche, elle n’atteindrait que 89 mb/j dans le scénario de 450 ppm, soit une progression de seulement 5 mb/j sur 20 ans. (3)

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a, sans surprise, maintenu ses quotas de production pour soutenir les cours du baril de brut, dont le prix oscille autour de 75 dollars depuis plusieurs semaines. Réunis dans la capitale angolaise, Luanda, mardi 22 décembre, ses douze membres ont décidé qu’ils ne pomperaient pas plus de 24,84 millions de barils par jour (hors Irak), le niveau fixé en décembre 2008, pour enrayer la chute du prix du baril tombé à 32 dollars. Certains ministres de l’Opep, écrit Jean-Michel Bezat, dont les pays étaient représentés à Copenhague, se sont aussi félicités que le sommet mondial des Nations unies sur le climat n’ait pas débouché sur des mesures contraignantes - notamment l’instauration d’une taxe carbone - qui auraient pénalisé les producteurs d’or noir.

Pour Jean-Michel Bezat du Monde, «  Les Etats du Golfe ne se sentent pas responsables du dérèglement climatique. Le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahrein ou le Koweït ont certes le niveau d’émissions de CO2 par tête le plus élevé de la planète (extraction des hydrocarbures, climatisation, véhicules gourmands...), mais ils comptent aussi très peu d’habitants comparés à la Chine, à l’Inde ou aux Etats-Unis. L’Opep affirme également que les pays consommateurs profitent de la manne pétrolière : en cinq ans, ils ont encaissé autant de taxes que le cartel a engrangé de recettes, soit 3400 milliards de dollars. (4) »

« Les prix sont excellents », a résumé à Luanda le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Organisation. L’horizon n’est pourtant pas entièrement dégagé : l’abondance de l’offre pétrolière et la fragilité de la demande risquent toujours d’entraîner les prix du pétrole à la baisse. Les stocks de brut atteignent des niveaux historiquement élevés dans les pays riches. 55 millions de barils de brut et 98 millions de barils de produits pétroliers s’entassent par ailleurs dans des bateaux à l’ancre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Mais la donne a changé depuis l’échec, la semaine dernière, des négociations de Copenhague sur le climat. Et à Luanda, les ministres de l’Opep avaient peine à cacher leur soulagement. Le ministre algérien Chakib Khelil, s’est toutefois dit déçu du résultat de Copenhague. Selon lui, les engagements pris par les pays riches de financer des transferts de technologie énergétique vers les pays du Sud n’ont pas été réitérés à Copenhague. « C’est un pas en arrière », a-t-il estimé. (5)

On le voit, les préoccupations de l’Opep sont aux antipodes des préoccupations de la Terre. Ce qui les intéresse en priorité c’est le niveau de leur rente. D’une façon ridicule, ils demandent aux pays industrialisés de les aider dans la transition énergétique eux qui ne font rien de sérieux, qui ne disposent pas de stratégie énergétique, pas d’institut de recherche sur les énergies, maintes fois annoncé et qui n’essaient même pas de prendre leur part du fardeau en annonçant une double tarification du brut avec un avantage significatif pour les pays très pauvres qui représentent moins de 1% de la consommation mondiale.

A qui profite aussi l’échec de Copenhague ?

En dehors de l’Opep pointée du doigt à juste titre par la presse en des termes durs, il y a naturellement les lobbies : la fête peut continuer ! Plutôt discrets pendant l’ensemble de la Conférence, les sociétés pétrolières - Exxon est allée jusqu’à financer des études niant le réchauffement climatique - les industriels liés, notamment au pétrole ou au charbon, ont la cote. Ils n’ont pas eu à se faire plus pressants pendant la négociation tant les dirigeants des pays les plus polluants (Chine, États-unis, Russie, Inde notamment) avaient intégré dans leurs positions ces arguments économiques. Transports aériens et maritimes eux aussi peuvent continuer leurs affaires sereinement. Il y a aussi la Chine et l’Inde : pas de manifestation de joie, certes, mais ces 15 jours à Copenhague ont célébré l’intransigeance de la Chine qui n’a pas voulu céder sur les contrôles des émissions de gaz à effet de serre sur son sol par des entités extérieures. Ces deux pays, qui avaient placé leur croissance économique au premier rang de leurs priorités repartent satisfaits. Il y a enfin les Etats-Unis : Obama est reparti avec ce qu’il voulait : peu d’engagement et surtout pas de contrainte. Barack Obama perd en revanche beaucoup de crédit vis-à -vis de tout ceux qui ont cru à un miracle, perdant de vue que c’est le Sénat qui décide de l’avenir du monde.

Johan Hari dresse un catalogue des contradictions qu’il décèle dans les positions défendues à Copenhague. « Les Etats acceptent sans barguigner de se soumettre aux sanctions de l’OMC, note-t-il, mais l’idée d’une instance de contrôle des émissions a été largement repoussée. Le copyright d’une marque serait-il plus important que le climat ? Comment les Etats peuvent-ils affirmer vouloir limiter les émissions et dans le même temps rechercher frénétiquement de nouveaux carburants fossiles ? Comment ne pas tenir compte de la « dette environnementale » des pays développés qui sont responsables de 70% du CO2 présent dans l’atmosphère ? » (6)

Nous laissons Nicolas Hulot conclure sur les vrais enjeux du futur : « Avec Copenhague, on a changé d’échelle d’appréciation. En revanche, nous sommes encore au milieu du gué sur l’ambition politique ; rien n’est fait. Il faut s’interroger sur ce qui nous a amenés à la situation actuelle du climat : c’est une crise de l’excès, de la démesure - une dérive que l’on a constatée aussi dans la crise financière. La démesure : c’est là un point commun à toutes les civilisations qui ont sombré. Copenhague est un carrefour : il faut désormais dépasser la confrontation entre les néolibéraux et les adeptes de la décroissance. La décroissance est un phénomène subi, ce qui n’est jamais bon. De plus, la décroissance des flux de matières et d’énergies, si elle est accompagnée d’une perte de richesse économique, aboutira au chaos social. La croissance et la décroissance sélectives, c’est autre chose ». (7)

« Il y a deux raisons de passer au « postcarbone » : la dégradation du climat, si on croit au réchauffement, et le pic pétrolier, c’est-à -dire le début de l’épuisement des réserves. Il n’y a pas de plan B immédiat pour se passer du pétrole, mieux vaut donc organiser la décroissance en ce domaine plutôt que la subir. Impossible de poursuivre la croissance économique, de créer des richesses et de les partager vraiment sans réguler les flux, surtout pour les matières en voie d’épuisement. Nous devons donc fixer des limites. Or, l’homme n’est pas très apte à la limite. La crise de la démesure est dans la nature humaine. C’est donc à la puissance publique d’organiser cette régulation, ce qui exige, pour éviter tout autoritarisme, de repenser en même temps le principe démocratique. (...) Le problème climatique ne peut se résoudre sur le dos des pauvres. La contrainte n’est pas l’ennemie de la liberté, elle en est la condition ». (7)

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytchnique enp-edu.dz

1.Le réchauffement climatique coûte 125 milliards de dollars par an. Le Monde 29 mai 2009

2.Etienne Dubuis : Copenhague L’Opep joue des billions. Le Temps 9 décembre 2009

3.L’Opep E24 avec AFP 18 decembre 2009

4.Jean-Michel Bezat : L’Opep n’est pas fâchée de l’échec de Copenhague. Le Monde 23.12.09

5.L’Opep maintient ses quotas et garde un oeil inquiet sur la reprise. Le Monde 22.12.2009.

6.Tribune : les contradictions de Copenhague, par Johan Hari 21 décembre 2009

7.Christophe Barbier Pour Hulot, « Copenhague est un carrefour », L’Express 17/12/2009

COMMENTAIRES  

29/12/2009 14:10 par vladimir

Le capitalisme c’est aussi sinon surtout la guerre,une guerre civile mondiale quasi permanente pour maintenir partout la domination de la loi de la valeur.

Soumettre le monde et donc toutes les forces productives (nature,humains,industries y compris financiere) a cet imperatif,est peut etre l’objectif ultime automate (conscient ou pas) en cours...car le monde se rebiffe depuis des generations et refuse la domination totalitaire de la loi de la valeur,et cela de multiples manieres et sans toujours le savoir.

L’enjeu reel mais caché est peut etre la,et l’humanité commence a le realiser, d’ou crise de la perception du monde,y compris climatique.

Les guerres modernes et les puits de petrole en feu sont responsables aussi du changement climatique,les militaires ont tout faits pour echapper aux courroux des peuples...et rendre les autres responsables.

La crise de la valeur atteint son paroxysme a la FED qui pour sauver la loi de la valeur,est obligée de la nier pratiquement,d’ou menace d’effondrement ...,d’ou fuite en avant dans la guerre.

A suivre,la guerre en Eurasie,champ de bataille pour la domination totale de la valeur et tombeau possible de celle ci.

Les rentiers de l’OPEP,verront leurs rentes pulverisées si les puits flambent de nouveau,et la crise climatique s’invitera sous une forme "oubliée" ,sur les ecrans.

30/12/2009 13:45 par xav

La rubrique climat du grand soir m’interpelle de plus en plus.

On n’y trouve toujours aucune remise en cause approfondie et fouillée des profiteurs de guerre climatique et des lobbyistes de la bourse au CO2.

Toujours pas d’article sur le climate gate.

Une virginité est offerte à tous ceux qui prétendent lutter pour le changement climatique. Une version manichéenne du monde est présentée. Du noir, du blanc ; pétroliers et CO2 vs l’humanité et le climat.

mais regardons plutôt l’article

"Petit rappel : le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coûte 125 milliards de dollars (90 milliards d’euros) chaque année, selon un rapport publié vendredi 29 mai par le Forum humanitaire mondial, présidé par l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan."

300.000 morts par an, ça à l’air de beaucoup préoccuper Mr Annan.
Sauf que ce cher Mr Annan ne c’est pas opposé avec véhémence à la guerre en Irak. 300.000 morts par an, les Irakiens en sont fort proches et le soutient financier qu’ils reçoivent sous forme de bombes et de milices est supérieure au coût du RCA.

La pauvreté est encore bien plus dévastatrice en termes humains. Ce Mr Annan n’est vraiment qu’un hypocrite cynique. Un "blanc" méchant et cruel avec un masque noir.

"« L’alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse »"

L’alternative proposée par Annan n’est elle pas le monde dans lequel vit 2/3 de l’humanité maintenant ?

"les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent affronter régulièrement des inondations et des cyclones"

Les cyclones n’ont pas de corrélation avec le CO2 ni avec l’augmentation des T° du siècle passé. c’est le Giec qui le dit !
Ce que ne dit pas le GIEC c’est que de 1973 à 2007 la superficie totale de Bangladesh à augmentée. C’est le responsable de cegis à dhaka qui le dit !
http://afp.google.com/article/ALeqM5g-8geW6xzl7Ik-UWrFBtq66ybN4A

Les inondations ont aussi un côté positif. Elles augmentent la superficie de ce pays en y laissant leurs alluvions. Pratique quand on sait que les océans ont vu leur niveau augmenter de manière régulière au siècle passé.

On mélange tout et n’importe quoi dès qu’il s’agit de climat. Cela devient pénible.
Le Bengladesh connaissant-il cyclones et inondations et y a 500 ans ?

"Comme tout rentier qui vit d’une rente qui n’est pas le fruit d’un effort, et d’une intelligence, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) redoutaient les « retombées négatives sur leur économie » d’une éventuelle nouvelle taxation du pétrole et du gaz, lors de la conférence internationale sur le climat de Copenhague. En clair, ces pays ont peur d’encaisser moins, peu importe ce qui se passe dans le monde"

N’oublions pas que Chavez est membre actif de l’OPEP.
Bien qu’il tire désormais une belle part des revenus du Vénézuela de la rente pétrolière, cette dernière est le fruit du travail révolutionnaire du peuple vénézuélien.

Le Vénézuela et son président n’ont pas peur de perdre des devises et le sort du reste du monde leur importe.

Leur efforts et leur intellgence portent leur fruits !

Vous récitez des généralités bien acceptées mais leur bases sont fragiles.

Chavez est-il satisfait de la débâcle de Copenhague ?

Quand le bon sens climatique va-t-il réapparaître ?

30/12/2009 14:09 par legrandsoir

La rubrique climat du grand soir m’interpelle de plus en plus.

On n’y trouve toujours aucune remise en cause approfondie et fouillée des profiteurs de guerre climatique et des lobbyistes de la bourse au CO2.

Toujours pas d’article sur le climate gate.

En mettant bout à bout tous vos commentaires, vous auriez déjà écrit un bon article. Et nous l’aurions probablement publié. CQFD ?

30/12/2009 16:39 par xav

CQFD

La tâche par contre est rude et tient beaucoup plus du livre que de l’article.

Vous organisez des stages de journalisme au GS ?
Je cherche un maître de stage ;)

30/12/2009 20:58 par If

C’est vraiment bête de soutenir les arguments des présidents et autres malfaiteurs , qui n’ont RIEN fait
à Copenhague . Le catastrophe climatique n’est qu’un question de temps , ça arrive dans la vie de nos enfants , ou dans la vie de nos petites enfants la différence est minime . Par contre un peu de culture bouddhiste ferai le plus grand bien . Les réponses sur les questions du karma et de réincarnation devrai faire réfléchir tout le monde !
Tout les causes , tout les décisions porte leurs fruits à longue terme , et l’être doit subir les conséquences de ses décisions soi-même !
Notre plus grand ami , et ennemi en même temps et la conscience , et impossible de s’en libérer définitivement .
Cette indestructible programme de justice vas faire renaitre les mauvais décideurs comme les victimes de leurs
égoisme .
Dans un future proche on vas respirer l’aire irrespirable
de nos mauvais actions , ou notre là cheté , voici un motif
pour agir , si ce n’est pas la compassion envers de nos enfants . Ugh

31/12/2009 21:47 par IF

A propos , mettez un peu les mots clés "moteur magnétique"
dans vos moteurs de recherche , et si on avait tout le monde un groupe électrogène à la maison , qui crache le jus pour vos besoins , ce ne serait pas une solution ?
L’indépendance des escrocs fait peur ? Est ce qu’on sortirai de l’histoire par la petit porte ? Brrrr
Quelle perspective minable !

01/01/2010 23:03 par eric faget

quand j’étais jeune je croyais que la vie était un joyeux bordel. Puis j’ai connu des putes et je me suis rendu compte qu’un bordel est un endroit dramatique où tout finit toujours mal, quelque soit la qualité du spectacle qui a précédé. Les vieilles putes se recasent parfois avec un client pas trop regardant ou un amoureux transis de jeunesse. Mais le plus souvent elles finissent seules le corps ravagé de maladies, rongé par l’alcool et les produits et le crane défoncé d’avoir absorbé la déchéance humaine. Copenhague était le rendez vous des maquereaux. Si vous cherchez les putes allez vous raser ou vous laver les dents. Le reflet du miroir sera bien rendre une image présentable comme elle le fait pour moi depuis des décennies mais, sous la surface,cet écoeurement constant où me plonge la mise en scène absconse des ignorants qui nous gouvernent va finir par m’avoir. Le pire, ce n’est pas cette espèce d’auto congratulation impotente que chaque un ramène chez soi en rentrant de cette mascarade, le pire c’est la certitude que la prochaine fois, la fois d’après et encore et encore le même scénario suivi des mêmes réponses reviendront insulter nos intelligences.

Le réchauffement est un leurre un appât une inquiétude supplémentaire servie sur des toasts beurrés. Ce n’est pas une réalité, c’est l’onction morale de ce début de siècle, une représentation organisée et bâtie de toute pièce par quelques sensationnalistes et dirigé de mains de maitre par les montreurs d’ours aux dents brillantes et aux costards à 500 plaques la cravate. On peut vivre dans la chaleur, même forte. Mais, on ne peut pas vivre dans un monde où les eaux sont chargées de molécules encore inconnues dans la nature il y a cinquante ans. On ne peut pas vivre dans une économie fondé sur l’empoisonnement quotidien des ressources naturelles. On ne peut pas vivre dans un monde où les semences même, fruit de milliers d’années de travail sélectif, sont pollués en quelques heures de travail laborantin.Ce n’est pas le problème du réchauffement qu’étouffent les dignitaires criminels du cirque onusien, ce sont les conséquences moins visibles, moins connues mais bien plus rédhibitoire à l’épanouissement de notre humanité, individuelle ou collective, qu’un augmentation même conséquente de la température. La présence avérée d’oestrogènes dans les rivières entrainant la féminisation des amphibiens et des poissons, la disparition progressive des abeilles domestiques par empoisonnement chimique, la fragilisation des coquilles d’oeufs, plus seulement à cause du DDT, la disparition progressive des savoirs-faires artisanaux, le conditionnement populaire à la sainte consommation..... Dieu, que la liste est longue, de quoi remplir des pans entiers de bibliothèques, de quoi lire nuit après nuit et se retrouver pris entre la corde et le calibre.

Je suis un sale con mais je comprend qu’on peut pas continuer comme ça. Mes potes sont des gros cons et, eux aussi, comprennent qu’on ne peut pas tirer encore sur la corde. Alors, expliqueront ils pourquoi, eux, qui sont censés être l’élite morale et intellectuelle du monde, ils ne comprennent pas, qu’il faut, qu’ils doivent ,que y a pas d’autres solutions que de s’entendre... A première vue comme disait un chanteur des années 80 "je suis sur qu’on nous prend pour des cons ça j’en suis certain" j’ai donc un avantage sur ces requins je sais que j’en suis déjà un et que j’en ai rien à foutre.

La plus grande preuve, à mon avis, de leur incompétence, c’est qu’ils ne circulent jamais autrement que sévèrement gardé et, même comme ça, ils arrivent à prendre des églises dans le nez. La peur, qui est la leur , ils veulent que nous la partagions, mais , désolé de vous décevoir je n’ai plus peur de la vie et je crois bien qu’elle m’aime.

eric faget clown chimico-sensible

02/01/2010 02:28 par IF

Merci Eric , c’est vrai , on ose même pas penser à tout ca , c’est la bordel complet . Je viens de lire un peu sur le site de jeune karmapa , chez eux la mot ’poubelle" était inconnu , tout avais un utilité , tout était réutilisé , un habille vieux servait comme couverture de coussin , puis comme support de plâtre dans le mur . On trouve cent raison pour stigmatiser les anciens "dépassé" pendant qu’on est la carte "le fou" dans le tarot . C’est incompréhensible qu’un race perde tout responsabilité envers ses descendants ,

10/01/2010 04:24 par IF

J’aimerai y ajouter l’avis de Karmapa de ligné Kagyü

Au XXIème siècle, notre impact sur l’environnement est énorme. Nous puisons de plus en plus dans les ressources qu’elles soient fossiles comme les combustibles, mais aussi dans les réserves de bois et d’eau, sans comprendre quelles en seront les conséquences. Nous pensons que nous ne pouvons pas nous passer de toutes sortes de gadgets, joujoux et machines, sans nous demander s’ils nous sont réellement utiles. Il semblerait parfois que le désir humain n’ait pas de limites. Par contre, il y a une limite à ce que la Terre peut supporter et il est impossible de satisfaire infiniment nos désirs sans y réfléchir.

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