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Manifeste pour les migrations

Adam Smith en son temps exposait une théorie visant à construire l’équilibre sur la même base que le principe qui à vu s’édifier les plus belles oeuvres architecturales : en éliminant le rapport de forces et en intégrant une relation harmonieuse dans le rapport entre les hommes et les matières .

Il énonçait pour cela un certain nombre d’ingrédients dont la libre circulation des biens et marchandises, mais surtout la libre circulation des être humains dans un monde sans frontières. Cette thèse a été reprise en partie par l’école de Chicago qui a pris soin de lui ôter toute notion humaine et toute dimension humaniste pour ne traiter que des biens et marchandises, ce dogme ou cette idée arrétée à pris un nom : le néolibéralisme. Elle prétend s’inspirer de la pensée libérale d’Adam Smith, mais le préfixe néo n’annonçait rien de nouveau si ce n’est le détricotage progressif des acquis sociaux du siècle dernier au profit du seul profit.

Il ne s’agit en réalité que de la reproduction d’un système qui voyait les transnationales occidentales telles que la compagnie des Indes utiliser le bien commun (entendons par là les impôts) afin d’assoir leur domination sur un territoire de plus en plus vaste. Par ce système, elles pouvaient exploiter à moindre coût les richesses extraites ou produites dans leur périmètre d’influence.

Bien entendu, ce système inéquitable ne pourrait pas perdurer si l’occidental moyen n’en percevait pas quelques miettes. Nous voilà donc plongé dans une société qui n’est plus de consommation mais bien de surconsommation. Pour le comprendre, il n’y a qu’à prendre en compte la quantité de biens et machandises en état d’être consommés voir carrément encore sous emballage qui vont dans nos poubelles pour n’être ni redistribué ni recyclé.

D’où viennent le pétrole, le cacao, le café, le coton …. ? Où sont produits nos télévisions, nos vêtements ... ?

Tout cela est acheminé chaque jour chez nous et nous n’offrons généralement en retour qu’une aide alimentaire qui ne correspond même pas à la valeur de nos poubelles. Mais bien pire est le cas que décrit Pierre Rabhi dans son Manifeste pour la Terre et l’Humanisme, Pour une insurrection des consciences dans lequel il nous permet de prendre conscience que la viande qu’on mange tous les jours est nourrie par les terres arables, souvent du sud et qu’il faut bien dix kilos de céréales pour un kilo de viande. La comparaison n’est pas dans les qualités nutritives surtout si l’on prend en considération le traitement infligé aux animaux que nous mangeons que ce soit pour leur nutrition ou leurs conditions de vie.

Bref beaucoup de choses arrivent, très peu de choses repartent et près d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim et de ses conséquences. Quelques uns parmi ce milliard tentent au péril de leur vie le chemin de l’émigration allant par la même occasion chercher un moyen de subsistance pour eux mêmes et souvent pour les leurs restés au pays. La traque s’organise alors car les geôliers veulent maintenir dans leur prison ceux qui y sont nés de par ce seul fait. Ainsi la traque s’’intensifie jusque dans le désert voir au delà . Ceux qui passent les mailles du filet vivront traqués et s’ils se font prendre seront condamnés à s’en retourner, car nous sommes humains, démocrates … mais faut quand même pas abuser, on va pas leur donner ce qu’il y a dans nos poubelles, les 1,2 millions de tonnes de nourritures qu’on jette en France tous les ans selon planetoscope.

Sans compter la dégénerescence que suppose la consanguinité et l’ouverture d’esprit de quelqu’un qui baigné dans une double culture dont l’équilibre entre l’une et l’autre résultant du supposé respect mutuel produit par l’amour réciproque de ses parents fera qu’il ne s’en appropriera aucune parvenant à se construire comme le préconise Khalil Gibran ses propres pensées. Celles ci se déclinent par la conscience de soi sans une juxtaposition d’identités qui comme le disaient Amin Maalouf peuvent se révéler meurtrières si l’on n’est pas en mesure d’ «  apprivoiser la panthère ». Là se trouve une des conditions de régénération de l’humain, et j’admire ces femmes qui tombent amoureuses en vacances loin de chez elles et transportent en elles les graines d’une seconde renaissance. Loin de se reproduire elles procréent et c’est bien de cela dont l’humanité a besoin....

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