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Mouvement des gilets jaunes : enjeux d’une lutte entre classes sociales

Julien AUBERGER

Depuis la mi-novembre a éclaté une remarquable mobilisation spontanée à l’appel d’un certains nombres d’individus sur les réseaux sociaux. Avant tout menée par la classe travailleuse de ce pays et les plus précaires, elle a aussi su rallier à elle les couches intermédiaires comme le petit patronat qui ont peur pour l’avenir de leur production et leur niveau de vie. Retour sur un mouvement qui a su conquérir le cœur des français : en quoi il est dans une entière opposition aux intérêts des plus riches et quelles sont les stratégies de sortie de crise pour la classe dominante.

Qui aurait cru un jour que le jaune allait donner des sueurs froides aux oligarques et leurs valets libéraux de toute espèce ? Depuis la dernière intervention publique du Président de la République, ils se relaient sur tous les supports médiatiques et claironnent en chœur :

« Macron a compris, il a entendu. Le geste social est significatif. Il est temps que les manifestations et les blocages qui heurtent notre économie cessent. Sitôt que la détresse des plus précaires est reconnu en mots, elle disparaît en fait avec leur colère. L’heure est au dialogue. Macron est légitime, il a été élu pour cinq ans : ceux qui veulent persévérer dans les désordres sont des irresponsables qui mettent en péril notre République, qui plus est en période d’attentat terroriste etc. » Bref, le discours traditionnel du parti de l’ordre inique qui aimeraient persuader qu’il peut y avoir une voie de consensus entre ceux qui dominent et ceux qui sont dominés dans ce pays.

Non, il ne peut y avoir en avoir. Le dissensus est total. Et nous allons le montrer en prenant les quatre niveaux principaux de revendications des gilets jaunes [1]. Quand bien même les partis en présence seraient animés des plus haut sentiments, de la plus grande volonté de concorde, que le dissensus perdurerait, car ce qu’exigent les gilets jaunes est radicalement incompatible avec les intérêts de la caste dirigeante. Voici ce qu’ils exigent :

1) L’abolition de la déchéance sociale. La suppression du phénomène des sans abris, la fin de la pauvreté, une augmentation réelle du salaire minimum. Nous sommes loin des sempiternels refrain autour de « la lutte contre la pauvreté » ou « l’égalité des chances » qui n’ont pour résultat que de maintenir indéfiniment l’existence des misères les plus indignes. Les gilets jaunes tonnent comme Hugo dans Quatre-Vingt-Treize : « Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée ! ». Or, la détresse d’une partie de la population permet à la classe dominante de forcer le peuple à travailler dans de mauvaises conditions, avec des salaires médiocres, afin de ne pas sombrer dans ce que l’on appelle prudemment « l’extrême pauvreté ». Il n’est pas dans son intérêt d’éradiquer ce fléau. Au contraire, elle se plaît à disserter autour du ’problème de l’assistanat’.

2) Remise en cause des inégalités sociales. Des conditions de travail décentes, revalorisation de l’ensemble des salaires, mise à bas de l’inégalité fiscale avec une plus grande progressivité et la remise en place de l’ISF, et de l’inégalité sociale avec un maximum des salaires à hauteur de 15000€. Or, une augmentation des salaires à temps de travail égal et à intensité égale entraîne une baisse du taux de profitabilité des entreprises (ce qui n’est pas une mauvaise chose pour la population laborieuse, contrairement à ce qu’on aimerait nous faire croire !). La part du capital qui doit être reversé en salaire augmente, ce qui entraîne une diminution de la survaleur produite, qui n’est rien d’autre que du temps de travail extorqué aux salariés [2]. Du point de vue des possédants, le travail « coûte », tout salaire rogne la part dévolue à l’accumulation ; du point de vue du travail, le « capital coûte » car il monopolise une partie - toujours plus grande - de la valeur produite, sans pour autant qu’il y est un intérêt social quelconque à cette appropriation. Là aussi, le dissensus ne peut être que complet.

3) Le maintien et le développement de l’appareil productif national via l’investissement de la puissance publique : fin des délocalisations, plus jamais une trahison comme celle de la vente en pièces détachées d’Alsthom au Siemens allemand et General Electrics états-unien. C’est à partir d’un appareil productif fort que nous pourrons organiser, planifier, la transition écologique. Or, la grande bourgeoisie, encore une fois toute entière obsédée par son niveau de profitabilité, a depuis longtemps abandonné l’investissement dans l’économie réelle, lui préférant la finance, la spéculation, le boursicotage. La remise en cause des inégalités sociales (point 2) est le levier permettant de réinvestir dans l’économie productive et les services publics en prenant l’argent là où il est, c’est-à-dire chez les plus riches.

4) Enfin nous terminons sur l’axe le plus important et sans aucun doute le plus affolant pour la caste qui domine : le pouvoir au peuple. Référendum d’initiative populaire, 6ème République, contrôle des élus payés au salaire médian, déprofessionnalisation de la vie politique. Or la République, la démocratie, ne sont acceptés par ceux qui règnent sans partage sur l’économie que tant qu’elle est un garde-fou permettant de cacher et de protéger leur règne sans égal sur l’avoir. Ils n’ont jamais accepté la République qu’à demi-mot et hypocritement. Si les français ne votent pas comme il se doit, ainsi qu’il en a été lors du référendum sur la constitution européenne de 2005, on s’arrange pour contourner le vote, le détricoter, ou on les fait revoter. Et il en est ainsi plus généralement de toute l’histoire de France : la République a toujours été une concession (1792, 1848, 1871, 1946). La protection des intérêts des plus fortunés est normalement assuré par un puissant appareil de propagande médiatique qui permet de faire voter les gens « raisonnablement » et qui est directement entre les mains des oligarques : Xavier Niel, Serge Dassault, Martin Bouygues, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, François Pinault, Patrick Drahi, Pierre Bergé, Mathieu Pigasse, Arnaud Lagardère, Marie-Odile Amaury, les Bettencourt.

Cependant sitôt que les masses se mobilisent, se rencontrent, discutent, débattent, sans médiation, l’influence des « médias » en prend un coup, l’endoctrinement devient bien plus ardu. Ce dernier point nous permet de faire directement le rapprochement entre la mobilisation des gilets jaunes qui portent les vélléités de souveraineté politique de l’écrasante majorité du peuple français avec ce que François Ruffin a désigné dernièrement comme « le resserrement autoritaire de la caste ». Le problème se pose ainsi à la bourgeoisie : comment maintenir notre domination politique et économique, quand 75 % de la population luttent ou soutiennent la lutte contre le néo-libéralisme [3] ? Quand les mensonges, les manipulations rhétoriques, n’entament pas la détermination du peuple, il ne reste à la classe dominante qu’à accélérer trois solutions stratégiques parallèles pour protéger ses intérêts :

1) La première est évidente, elle consiste en la dépossession de la souveraineté populaire. La souveraineté des masses populaires s’exprime dans le cadre national. A cette échelle, il s’agit en premier lieu de réduire à peau de chagrin l’expression politique du peuple en procédant à une centralisation inouïe des pouvoirs et, se faisant, en la cantonnant à des échéances électorales peu fréquentes : élection présidentielle et, dans la foulée, parlementaire afin d’assurer à tous les coups la majorité présidentielle au parlement. Jean-Jacques Rousseau, dont l’œuvre restera à bien des égards une bible pour les républicains, écrivait déjà dans Le Contrat Social en 1762 au sujet de la monarchie parlementaire anglaise : « Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien ». Bien entendu, vote blanc et abstention ne doivent pas être pris en compte. L’ensemble du système électoral doit être fait pour retenir l’émergence d’une alternative au consensus libéral. En ce sens, un individu comme Emmanuel Macron, qui n’a disposé que de 16 % des suffrages si on les rapporte à l’ensemble de la population en état de voter, peut prendre possession de presque tous les pouvoirs, ce qui permet de procéder aisément à une transformation autoritaire des institutions. Ensuite, il faut procéder à un « transfert de souveraineté » hors du cadre d’expression de la souveraineté du peuple vers le cadre des institutions européennes, comme l’a formulé « très clairement » le député LREM Aurélien Taché : « Le fait de transférer une grande partie de la souveraineté nationale au niveau européen, c’est le cœur de ce qu’on proposera aux élections européennes, ça c’est très clair. » [4] Cette expression « transfert de souveraineté » est en réalité une invention de communicants qui n’a aucune signification concrète : la souveraineté existe ou n’existe pas, elle ne peut pas être transférée. Sitôt qu’elle échappe aux mains du peuple, le peuple n’est plus souverain. La combine est bien plutôt une dépossession de la souveraineté populaire, dépossession intrinsèquement anti-démocratique. Et elle est déjà bien avancée : l’objectif de LREM consiste à faire aboutir ce processus. Le transfert des compétences les plus essentielles d’une nation libre se marie avec une parodie de débat démocratique national, limitant le choix des citoyens à la couleur politique à laquelle ils seront mangés ; acceptant le cadre des traités, ils acceptent l’austérité contrainte. Ces pantins politiques maquillent l’absence de contrôle économique, monétaire, militaire, en choix politiques délibérés, mais ils ne pourront plus longtemps masqué l’état de servitude volontaire imposé aux pays : privatisation du rail, des barrages, euro fort profitant à l’économie allemande contre le reste de l’europe, augmentation du budget militaire en réalité commandé par l’OTAN etc.

2) Dans un deuxième temps, pour sanctifier cette distance infinie qui sépare le peuple de l’exercice réel de sa souveraineté, tout une stratégie de répression voire de terreur peut être mise en place. Et cela est amenée à prendre une nouvelle ampleur avec le mouvement des gilets jaunes perdurant. Cette fois, une large frange de la population qui méconnaissait la violence dont était capable le pouvoir face à des mobilisations sociales est en train d’en prendre conscience. A l’heure où l’on écrit, on décompte 8 morts, 865 blessés, 4 yeux perdus, 3 mains arrachées, sans compter les nombreuses insultes, les entorses à la loi quand aux conditions d’interrogatoires en garde à vue, et la violence morale ineffaçable, représentée au plus haut point par le scandale mondial du traitement des lycéens de Mante-La-Jolie à genoux, les mains sur la tête, pour certains face contre le mur. La criminalisation des classes populaires en lutte va de paire avec la criminalisation de tous ceux qui veulent se faire les représentants de cette colère dans les parlements comme dans les entreprises. Cela permet d’empêcher cette lutte concrète et dans le même temps effrayer, terroriser, tous ceux qui seraient tentés de la joindre. Les attaques judiciaires contre l’opposition populaire (FI, Mélenchon, Ruffin, Eric Drouet etc.) ainsi que les diverses apologies du caractère monarchiste des français, ou de Pétain, l’affaire de barbouzerie Benalla, ne sont pas des coïncidences mais participent de la voie autoritaire prise par la caste pour empêcher son renversement.

3) Enfin, à défaut de pouvoir anéantir la colère sociale, il est néanmoins possible de la détourner. Toute société de classes est une société dans laquelle un certain nombre d’individus vivent et s’enrichissent sur le dos de ceux qui travaillent. Il faut donc dévier cette légitime colère, qui part d’une véritable souffrance, sur un groupe d’individus qui n’est pas la cause réelle des problèmes sociaux. Recentrer le débat politique sur la question religieuse a toujours été redoutablement efficace pour se prémunir de toute remise en cause de l’ordre établi ; au fur et à mesure que les tensions s’aiguisent, la remise en cause de la laïcité est plus qu’une tentation. En ce sens, les « libéraux » anticipent toujours sur la prise de pouvoir de l’extrême-droite en cherchant à poser le débat en ces termes. La liste d’exemples serait infinie, nous nous bornerons à en donner deux : Mr Collomb et Mr Wauquiez. Le premier énonçait sans le moindre scrupule la théorie du Grand Remplacement chère aux fascistes français en pleine commission parlementaire, et se plait à faire bénir annuellement sa ville de Lyon par le cardinal de la cathédrale de Fourvière. Rappelons que Mr Collomb était tout d’abord membre du parti socialiste avant de rejoindre la majorité présidentielle de Macron. C’est dans la même perspective que Mr Wauquiez défend « les racines chrétiennes de la France », en montant de toutes pièces des polémiques autour d’une crèche de Noël qu’il a fait monter au Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes. Le retour sur le devant de la scène politique de la religion chrétienne autorise la stigmatisation d’une importante minorité musulmane qui serait incompatible avec les institutions républicaines, qui attaquerait la culture française, qui vivrait « assistée » sur le dos des travailleurs français. Toute chose qui par contre est vraie si nous visons les grandes fortunes de ce pays qui ont depuis longtemps atomisé la production culturelle populaire de ce pays, sous la mass culture anglaise ou un art formaliste ultra élitiste, qui n’aime la République que lorsqu’elle leur est privatisée, qui s’engraissent sur le travail d’autrui. En tout cas Macron suit avec force cette voie de dé-laïcisation des débats : pleurant la rupture entre l’Église et l’État tout en se faisant chanoine de Latran, posant encore dans son dernier discours le problème de la laïcité avec celui de l’immigration de manière absolument impromptue, dans une volonté d’enfermer l’espace du débat politique autour de la pseudo-contradiction entre LREM et le RN.

Mais le peuple travailleur a montré qu’il n’était plus dupe des manœuvres destinées à lui faire lâcher ses revendications. Et le mouvement s’enracine dans le temps, comme les gens s’enracinent sur les barrages de rond-point. Quand bien même les gilets jaunes devaient mettre en repos la mobilisation pendant un moment, que les puissants ne se fassent pas d’illusions : le peuple n’acceptera plus les reculs. L’on n’extirpe pas facilement les réflexes d’auto-organisation qu’il a précieusement acquis. Si les culs cousus d’or aimeraient faire croire que cela donne une image délétère de la France, le réveil du peuple français donne au contraire de l’espoir aux exploités sous toutes les latitudes pour secouer le joug qui pèse sur eux. La victoire de l’insurrection citoyenne ferait l’effet d’un tremblement de terre et précipiterait bien d’autres à suivre l’exemple. Elle rappellerait cette loi clamée par Saint-Just, le 8 ventôse An II, et que les financiers apeurés s’efforcent d’oublier :« Les malheureux sont les puissances de la terre ; ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent. ».

Julien Auberger


COMMENTAIRES  

30/12/2018 12:39 par franck-y

Je suis bien d’accord avec ce bon texte. Je rajouterai aux bonnes résolutions deux points faciles à mettre en œuvre qui pourraient aider indirectement à leur application :
- Interdiction de la publicité dans l’espace publique
On comprend ses implications sur notre système économique (société de consommation)
- interdiction de la domesticité
Perte de l’avantage d’être riche (qu’ils s’en aillent tous !)
Il faudra prouver une aide nécessaire à la personne pour torcher le cul de quelqu’un d’autre contre contrepartie financière
(j’habite un coin où la domesticité directe et indirecte est le secteur économique principal)

30/12/2018 12:53 par franck-y

Et en corolaire au point 3 :« Le maintien et le développement de l’appareil productif national », Il faudra bien juger les gens qui participent à la vente à la découpe de la France. On en profitera aussi pour juger les gens qui ont autorisé le transfert des informations des citoyens français vers les USA (dans le cas de voyage en avion par exemple, mais pas que). Tous ces actes de trahison devraient au moins être passibles d’une peine d’indignité nationale dans un cadre légal où la loi ne serait pas celle de la mafia financière.

30/12/2018 14:10 par Assimbonanga

@Franck-y, les sites gouvernementaux français (impôts.gouv, etc...) ne sont-ils pas tous assujettis à l’icône facebook ? Facebook qui n’a de devoirs légaux que vis à vis des Usa ? C’est pas de la haute trahison ?

30/12/2018 14:14 par danael

On s’en fout radical de vos crèches ou pas crèches ou des livraisons à temps du caviar à Rungis. Les fêtes religieuses ne devraient pas avoir pour objectif de faire marcher le fric des Picsou ou l’identité des hargneux mais surtout de permettre de fraterniser un peu plus sans chichi. En Syrie dans les villes libérées de Daesh et de ses appuis occidentaux, ils ont tous fêté le bonheur de se retrouver à Noël , musulmans et chrétiens, des voisins perdus de vue par la guerre. L’essentiel.

Demain soir aux Champs Élysées et partout en France, fête des ballons jaunes.

30/12/2018 15:17 par Sined Leiv

Saint-Just, le 8 ventôse An II :« Les malheureux sont les puissances de la terre ; ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent. ».
Deux cent ans plus tard que faut il dire aux maîtres ? Telle est la question.
Voici une proposition de réponse.
La République Française est fondée depuis 1791 sur un système d’ELECTION à travers différents scrutins de REPRESENTANTS par le VOTE des CITOYEN(NE)S. Le droit de vote dans les démocraties modernes est le principal droit civique, considéré comme fondamental. (1) Des CANDIDATS se présentent, le vote (bulletins et enveloppes en papier, urnes en bois puis plastique transparent...) a lieu, chez nous un dimanche, le dépouillement manuel est fait en fin de journée. La collecte et l’administration des suffrages pour promulguer les résultats selon le type d’élection met à contribution dans un premier temps des coursiers à cheval puis en train ou automobile et vive le téléphone, il n’y a plus besoin de se déplacer. Les résultats arrivent bien plus vite en préfecture et quand la télé est dans tous les foyers, ils sont donnés pour la plupart en direct le soir même (législatives) sinon le lendemain dans le journal local. Tout ceci est précédé d’une CAMPAGNE avec affiches, tracts, profession de foi, etc....qui coûte pas mal de pognon, occupe pas mal de monde ... pour comme résultat après 200 ans de ce système, une désaffection d’une majorité des citoyens pour les élections d’où une distorsion énorme entre le nbre de suffrages (les 16% de Macron) et le pouvoir obtenu (considérable).

La Révolution ayant profité aux "10%"les plus aisés du Tiers-Etat et laissé pas mal de Sans-Culottes sur la touche, les deux siècles écoulés les ont réduits à 1%. Ils en ont profité pour s’internationaliser, c’est plus "fun" ; mais n’ont surtout rien changé de fondamental au sytème qui leur set la soupe, ça va de soi.
INVERSONS LE SYSTEME
A l’heure où nous avons presque tous un "terminal numérique" qui nous permet de signer des pétitions, acheter et payer "en ligne", de déclarer nos revenus de façon sécurisée, il est peut-être possible d’imaginer un nouveau système qui prenne en considération le grand nombre que nous sommes (environ 67 millions dont 45 millions de citoyen(ne)s), notre désir de coopération (et non de compétition) etc
1ère question : Avons nous besoin d’un chef ? R : Vu comment ça se passe actuellement, je dirai NON !
2ème question : Avons nous besoin d’élire des représentants ? R : Vu comment ça se passe actuellement, je dirai encore NON !
Quand on a dit ça, on fait quoi ?

Mettons en place une Nouvelle Constitution qui fait la part belle au BIEN COMMUN, à la désignation par TIRAGE AU SORT et à la DISQUALIFICATION par le VOTE ; le tout orchestré numériquement grâce au Grand Livre de l’Etat où chacun a son entrée.
Les personnes qui acceptent d’être "Chargé de Bien Commun" (chacun est toujours à même de refuser d’avoir été tiré au sort) est soumis en temps réel à l’appréciation de son action par chaque citoyen à travers un vote disqualificatoire annuel (à tout moment de l’année) assorti d’une proposition personnelle obligatoire (casser, oui mais pour construire). Les non-votants sont tacitement d’accord. Les pourcentage de mécontents obtenus chaque année sont additionnés ; quand la somme atteint 100%, remplacement du Chargé de Bien Commun.
Exemple 1 : 10% par an >> remplacé au bout de 10 ans
Exemple 2 : 20+35+45 =100 >> 3 ans et ça semble trop ...pas vraiment à l’écoute
Exemple 3 : 30 + 25 + 15 + .... >> fait attention aux propositions qui lui sont faites ... et accorde son action
Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, il est possible de retirer un vote, la proposition restant.

Bien qu’il soit conseillé de ne pas faire de prosélytisme, une telle constitution existe forte de 350 articles répartis en XX titres éditée en 2014 en 4 langues FR, EN, NL & DE sous le titre "Some use for your broken clay pots" en référence à l’ostracisme pratiqué en Grèce antique ; chez MER Paper Kunsthalle (2)
Elle est l’oeuvre de Christophe Meierhans qui s’est entouré d’une équipe de constitutionalistes pour l’écrire. Elle fait partie d’un projet artistique comportant également une conférence-spectacle interactive.

Une belle idée pleine de douceur dans ce monde de brutes.

(1) http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/droit-vote/etapes-conquete-du-droit-vote.html
(2) www.merpaperkunsthalle.org

30/12/2018 17:10 par Georges SPORRI

Je pense surtout que ça suffit de regarder ces gesticulations de plus en plus ritualisées à la TV pour compter les points et faire des commentaires. Depuis que ce mouvement est devenu réformiste ( RIC ) y participer directement n’est plus une option et le soutien doit devenir de plus en plus critique. La classe ouvrière organisée ne peut pas rester éternellement au second plan à la remorque d’un mouvement qui ne peut pas se battre à notre place, ni réinventer 1 par 1 toutes les méthodes et revendications de classe...
Macron a convoqué une pétition écolo fortement corporatiste et une manifestation de masse réactionnaire le 27 Janvier qui nous lance un défi très clair. Va t’on bloquer le pays, de toutes nos forces, la veille ou le lendemain ?

30/12/2018 18:49 par Chrls

En 2017 macron voulait fêter mai 68 à la surprise de beaucoup .
Fin mai 2018 débute une pétition qui donnera les gilets jaunes .
Finalement macron a eu son mai 68 en novembre .
Mais pourquoi ce type nourri à l’ultralibéralisme,fervent adepte de la casse sociale voulait il célébrer cette époque ?
Çà y est , je com_ploplote

30/12/2018 19:05 par danael

Opposer la classe ouvrière aux gilets jaunes c’est risqué car on trouve des syndicalistes de base dans le mouvement et c’est tout aussi risqué de penser que la classe ouvrière ne soit pas touchée, elle aussi, par une forme de réformisme qui nous condamne jusqu’à présent. Donc questionner l’ensemble serait plus honnête. Le RIC révocatoire, abrogatoire, législatif et constituant est un début de processus politique de conscientisation du mouvement. S’il n’est pas accompagné d’un prise de conscience réelle du système capitaliste en place dont l’UE et l’euro qui en sont les principaux instruments, ce ne sera pas suffisant, c’est sûr.

30/12/2018 19:24 par alain harrison

Bonjour.

Dans la stratégie du pouvoir, ici macroniste « « « 2) Dans un deuxième temps, pour sanctifier cette distance infinie qui sépare le peuple de l’exercice réel de sa souveraineté, tout une stratégie de répression voire de terreur peut être mise en place. » » »

« « « une stratégie de répression voire de terreur peut être mise en place » » »

Déjà, que la scène du terrorisme est en selle, il suffira d’un coup de pouce, un laisser aller des autorités, de la sécurité, et voilà une série d’attentat……..

Les perquisitions chez la FI et JLM est significative et non anecdotique. 2019 sera-t-il l’année des grandes manoeuvres : en Amérique latine, en France, l’UE et autres endroits du monde ?
Elles seront sans doutes adaptées au cas par cas. Les dernières décennies l’ont bien montré, selon que ce soit un pays de l’UE (Grèce-Austérité), le Moyen Orient (Lybie…..), l’Amérique Latine (Brésil, Vénézuéla……..), les dernières trouvailles de trump : les taxes prohibitives qui poursuivent la guerre économique (alias mondialisation des marchés) contre la Chine, la Russie et mêmes les alliés. Décidément, nous sommes dans les heures les plus sombres de l’histoire humaine.
Paix aux hommes de bonnes volontés.
Nous pouvons mettre en place trois outils de débats, de dialogue et de résolution de problèmes.
La Constituante (vive le Vénézuéla)
Le nouveau pacte social (pour faire du débat un dialogue constructif)
Le nouveau paradigme économique (pour démystifier l’économie et la finance)
(Revenu de base)
Mais il semble que ça ne passe pas. Les solutions sont peu inspirantes. L’esprit du vieux monde, les bons vieux débats d’opinions et d’arguments bien sentis. Et les gilets jaunes ne sont que des gilets jaunes pour la gauche, qui se tirent dans le pied, en perpétuel réaction……… et conflit sous-idéologique, Depuis Marx, combien de schismes.
Et pourtant Jean Jaurès : Pour Jean Jaurès…..
Le Vénézuéla tente de le réaliser (le Chili d’Allende n’est pas mort). Cuba n’est pas devenu le pays des coopératives autogérées, sans patron....Je me demand ? Le mouvement coopératif d’Argentine, qu’est-il devenu ?
Lire entre es lignes, aller plus loin que la critique, c’est explorer les solutions et leur potentiel de changement réel, __et non la continuité modifié(K).
Et on nous ressasse la révolution par le peuple, et c’est de la gauche tout habit confondu.
Incapable de voir le nouveau paradigme révolutionnaire. Et cela, une gracieuseté du libéralisme. Mais le voyez-vous ?
Chavez-Maduro.

Ne voyez pas cela comme un reproche mais comme l’ exploration d’une avenue qui se présente, les gilets jaunes, comme Podemos, comme bien d’autres occasions manquées, mais il y a une expertise chaque foi.

30/12/2018 19:41 par JEAN DUCHENE

j’aimerais que G Sporri nous explique ce qu’est le mouvement ouvrier organisé ? Pour le moment le mouvement ouvrier organisé est resté à regarder sur le bord de la route, sans s’impliquer. Agiter la grève générale comme un hochet ne nous fait pas avancer d’un pouce. Le RIC est une revendication réformiste oui, sans aucun doute, mais l’augmentation des salaires aussi, le développement des services publics itou. Il faudrait comprendre que nous ne sommes pas (pas encore) dans une période révolutionnaire, ni même pré révolutionnaire. Il s’agit d’un soulèvement populaire. Dans ces conditions les mots d’ordre démocratiques (comme le RIC) sont des moyens d’agitation politique pour élever le niveau de conscience des masses. Le mouvement des GJ n’est pas devenu réformiste avec la revendication du RIC, il l’est depuis le début. Ne faites pas du RIC un fétiche. Sa valeur dépend de qui y participe, qui le défend, quel est son contenu. La question pour des révolutionnaires est comment transformer une révolte populaire en révolution. Pour cela il faut avoir un minimum d’intelligence politique et ne pas se réfugier dans la pose révolutionnaire, ce que Lénine qualifiait de gauchisme, maladie infantile du communisme. Au RIC vous opposez quoi, les soviets ? Comme si nous étions en période de double pouvoir. Je vous rappelle que Lénine a défendu la constituante (revendication démocratique bourgeoise) jusqu’en octobre 1917 alors qu’il existait une situation de double pouvoir effective. Non, puisque les GJ portent cette revendication du RIC il faut les inciter à s’organiser pour la faire aboutir. Le rôle des révolutionnaires - dans la mesure ou ils ont une quelconque influence sur le mouvement - est de les encourager à s’auto-organiser, à se fédérer, à désigner des représentants étroitement contrôlés et révocables pour rendre efficace cette revendication. Le RIC est une revendication réformiste mais l’auto-organisation des masses c’est le ferment de la révolution. Pas de formalisme, de la dialectique.

30/12/2018 20:49 par Georges SPORRI

Il y a une différence entre revendications immédiates et "réformistes" ... Il y a aussi des revendications réformistes mobilisatrices et démobilisatrices, intelligentes et stupides ...etc.
Avec le RIC on souhaite remplacer la lutte des classes par la récolte de signatures + campagnes électorales + votations. Si on voulait démobiliser et crétiniser le peuple on ne s’y prendrait pas autrement !

30/12/2018 23:48 par benzekri

Vers la fin de la servitude volontaire ?
« Je traverse la rue et je vous trouve un emploi » a dit avec mépris Macron à un jeune privé de travail ! Ses amis, même voyous, il n’hésite pas à les employer à 6000 euros net/mois.
La vérité est que cet insulteur profite d’une situation préparée de longue date, à savoir la sape programmée d’un système éducatif qui formait -malgré ses défauts- des citoyens compétents, exigeants, dotés d’un esprit critique et capables de se mobiliser pour s’opposer à la médiocrité et exiger le meilleur...
Souvenons-nous des brèches sournoises pour dégrader le système éducatif avec ce statut de « maître directeur » pour faire de ce dernier, contre prime, un contrôleur de ses collègues instituteurs. Diviser pour régner !
L’évolution des carrières est laissée à l’appréciation d’inspecteurs formatés et transformés en véritable contrôleurs de la pensée qui viennent rappeler aux enseignants qu’ils n’ont pas à avoir d’état d’âme, il leur suffit de suivre les consignes et directives de la hiérarchie et d’appliquer les programmes. Ainsi, ils avanceront au « mérite » et auront -peut-être- droit à la classe exceptionnelle. Comme le dit son nom, elle restera vraiment « exceptionnelle ».
La notation aux examens, qui est logiquement de la responsabilité des enseignants est désormais soumise à des grilles d’évaluation imposées par le ministre et ses subordonnés, « les inspecteurs ». Grilles bienveillantes pour gonfler les pourcentages de réussite, flatter les élèves et leurs parents ; peu importe la baisse effective et continuelle du niveau des connaissances et les conséquences sur l’avenir des jeunes.
« Vous êtes des fonctionnaires, il faut que ça fonctionne » ne cessent de rappeler les inspecteurs et la hiérarchie, même avec des classes surchargées, de moins en moins de moyens et peu de considération...
Contrairement à ce que déclarent nos responsables politiques, peu importe si les enfants et les jeunes étudient dans des conditions dégradées, s’ennuient en classe et manquent de connaissances de base. L’essentiel est de faire croire qu’on s’occupe d’eux ; en fait, il faut seulement que les enfants soient gardés, les jeunes occupés et la société anesthésiée.
Les programmes proposés aujourd’hui sont étudiés pour faire des jeunes de simples exécutants qui doivent savoir se vendre, s’adapter et accepter d’être malléables et corvéables ; d’être flexibles quoi !
Pour assurer longue vie au système capitaliste, il est impératif d’accélérer la dégradation du système éducatif. C’est ce à quoi nous assistons depuis des années ; on va même jusqu’à fermer des écoles et J.M Blanquer vient d’annoncer la suppression de 1800 postes en 2019 dans l’éducation nationale ! Le ministre de l’éducation précise que « seuls le second degré et les services administratifs » seront concernés ; le tour des autres viendra après, si on laisse faire... Est-ce ainsi qu’on va mieux encadrer les jeunes ?
Enseignants, le système capitaliste dit libéral et moderne compte sur votre collaboration pour aboutir à ses fins. Allez-vous lui faciliter la tâche ?
N’en avez-vous pas assez de cautionner les « c’est mieux que rien » qui mènent forcement à RIEN ?
Il est désormais clair que le système capitaliste n’est ni réformable ni humanisable. Il est à transformer radicalement.
Ami(e)s Gilets Jaunes, comprenez bien que si Macron et sa suite s’entêtent jusqu’à perdre la tête, si des policiers se déguisent en casseurs et d’autres -volontairement- brutalement tabassent, éborgnent, arrachent des mains ou tuent dans le seul but de semer la terreur ; si des politichiens de « gauche » et de droite observent un silence coupable ; si les médias/mensonge tentent de vous décrédibiliser afin de vous démobiliser et si des syndicats vous appellent à la « modération » pour sauver les privilèges que leur accordent leur collaboration... c’est que votre combat inquiète et dérange vraiment, non seulement ces chiens de garde mais aussi et surtout leurs maîtres qui ont une peur terrible d’avoir à rendre des comptes, de se voir traités comme des citoyens ordinaires... Grâce à votre détermination, Gilets Jaunes, le pays est en train de vivre un moment extraordinaire. Libérons la France de l’influence de ces lobbies malfaisants et les français de cette servitude volontaire. Faisons-le pour nos morts, pour les milliers de blessés, pour ces personnes que le système capitaliste a cassées qui meurent sous nos yeux de suicide, de faim ou de froid dans la rue... Faisons-le pour que nos enfants vivent pleinement leur jeunesse et cessent de s’inquiéter pour leur avenir...
H B

31/12/2018 15:02 par Rachid ELAÏDI

https://www.youscribe.com/BookReader/Index/3014202/?documentId=3380017

Les gilets jaunes devraient être encore plus organisés et gagnent de plus en plus des mécontents . Et donc une augmentation et verticale ,au niveau d’exigences de leurs revendications et, horizontale au niveau de toute une population ,de tout l’hexagone.

Sinon, les gilets seront considérés comme des enfants scélérats ou encore des simples ’’bergagues’’ comme cela existent et en quantité dans les pays arabes et en particulier au Maroc, Algérie, Égypte...

La huitième semaine voire la neuvième devrait marquer ce mouvement spontané qui émane du fond du citoyen . Françaises et français devraient exprimer ,plus fort, leurs mécontentements. à l’égard de tout l’exécutif et en particulier, Macron ,qui est vite dépassé par les événements .

Il faut souligner que quelque soit le président en cours, ces événements auront lieu ; car ,pour la bonne raison, le système s’est empiré tout doucement depuis Mitterrand . Et comme ce dernier s’est installé dans la cinquième constitution contestée par lui ,dans sa jeunesse ,la droite de Chirac à Sarkozy, s’est installée dans les tumultes politiques de la gauche plurielle.

Le mouvement des gilets jaunes est donc une manifestation de tout un peuple qui veut découdre avec ce système mi figue mi raisin , un système bâtard !! selon l’ensemble des gilets jaunes qui ne représentent que la face émergée de l’Iceberg.

À supposer le mouvement peut s’échapper facilemnt aux organisateurs qui sont des ’’bergagues’’ (des délateurs potentiels …) pour le compte d’une police désorganisée qui est au compte des politiques non chevronnés mais des corrompus jusqu’à la moelle (quand Sarkozy empochait une valise de billet de banque de l’émir de Qatar ou d’autres valises du Maroc, Algérie...) .

Il me semble donc que les gilets jaune manifestent juste à condition de se faire évaluer par les intellectuels du mouvement . Afin que le mouvement puisse s’acheminer au bon port . La démission de Macron est une exigence, l’appel à des élections anticipées est aussi une exigence avec une sous condition de réformer complètement les institutions de l’État et tout candidat doit avoir un programme politique qui stipule comment créer de l’emploi pour toutes les catégories de tout un peuple français qui chavire de la pauvreté vers la misère.

L’augmentation de 100 euros est une mesure tardive , elle est nécessaire mais insuffisante, car il faut tout un arsenal et de réformes et de création d’emploi pour s’y faire valoir. Combien de personnent gagneront cette augmentation par rapport aux chômeurs qui eux, n’ont même pas de quoi boire une tasse de café dans un bistrot ?! Il faut donc s’y rendre à l’évidence, que Macron et toute la classe politique actuelle qui avait donné un blanc seing à l’élection de Macron , sont dépassés . Il faut donc une nouvelle génération de politiques faite de vieux et de jeunes pour faire entonner l’hymne national ’’ allons les enfants de la patrie...’’ ; tous contre ce système qui perdure depuis l’époque du colonialisme français. Les choses publiques ont beaucoup changé, il faut donc créer un autre système qui traiterait les citoyens français comme des adultes et avoir une politique internationale plus responsable et plus mûre à se faire entendre et d’avoir un traitement égal à « égal et non d’esclave au maître .

Par voie de conséquence, les françaises et les françaises ne savent pas ,encore aujourd’hui ,les positions politique de la France vis-à-vis de Syrie ,du Maroc, d’Algérie, d’Égypte, de toute l’Afrique subsaharienne...pourquoi la France se bat en Syrie,Irak...et pourquoi la France complique le dossier du Sahara Occidental...

Les gilets jaunes ont donc raison de continuer leur mouvement jusqu’à la distinction la graine de l’ivraie . Il est à noter que personne n’est visée si ce n’est le système français qui devient caduc et pour exemple supplémentaire , aucun chef d’État ou de gouvernement n’ a pu accorder la nationalité française aux anciens combattants militaires de l’armée française des anciennes colonies ; il est un fait, que tous ces marocains, algériens...qui avaient fait les guerres de France et en dernière celle de la chute de Dien Bien Phu, n’étaient pas des esclaves pour être traités ainsi, car il s’agit d’une faute et d’une dette de la France vis-à-vis de l’histoire ; l’Espagne et sur un simple décret ministériel, a pu rendre justice à tous les espagnols expulsés en 1492 !en accordant la nationalité espagnole à leurs petits enfants.

La France n’ est pas suffisamment politisée et la classe politique d’aujourd’hui sont dans l’ignorance complète.

Par abstraction, si ce mouvement de gilets jaunes se dérive vers une guerre civile car tous les ingrédients sont là ; à savoir les chômeurs dans toutes les ethnies, les immigrés à majorité des chômeurs de longue date, des femmes avec des enfants à charges sont dans la mendicité alors que la France fait partie des grandes puissances économiques, les impôts de l’État pèsent de plus en plus lourds sur les bulletins de paye, les produits à la consommation de base sont de plus en plus chère, les françaises et les français ne suivent plus la société de consommation , le crédit à la consommation est de plus en plus chère ,de même les agences de l’emploi qui fleurissent partout sont des arnaqueurs ...l’État français manque à ses responsabilités !!!

Et comme les politiques verrouillent le système politique et ces politiques, qui arrivent à l’assemblée nationale sont triés aux volets afin que seuls les lobbys et les groupes de pressions qui puissent n profiter pleinement , en guidant l’État français et par voie conséquence toute la société française qui applique le vieux adage ’’marche ou crève’’.

Or aujourd’hui , les françaises et les français disent assez ! D’où l’intervention des officiers militaires libres se fait sentir et un coup d’État militaire avec un occupation du palais de l’Élysée semble probable voire certaine car les gilets jaunes ne peuvent avoir satisfaction que s’il existe un sauveur d’un système pourrit jusqu’à la moelle...à l’époque le général De Gaulle s’est installé à l’Elysée et reformait la société française de l’époque avec une cinquième constitution , aujourd’hui les gilets jaunes exigent le passage à une sixième constitution fonction de XXI e siècle …où la pauvreté et/ou la misère règnent en maître et une menace comme cet épais Damoclès , les gilets jaunes constitue espoir...

31/12/2018 16:05 par Assimbonanga

Quelque part, je dirais que, heureusement que Macron a le melon. Il s’en croit ! Il s’est cru supérieurement intelligent et chanceux et il nous a mis ses réformes bien profond sans attendre : du coup, ça a réagi. Aïe, dit le peuple.
Mais faut pas croire que tout ça soit dans un contexte petitement national. Nombre de nos dirigeants ont été pris sous l’affectueuse protection de l’oncle Sam, via la french american foundation qui les a flatteusement baptisés "young leaders". C’est tout une culture qui les a imprégnés, insidieusement, dans le sens du poil.
Comme je viens de terminer le "Requiem pour le rêve americain", je vais en faire la publicité : c’est génial, c’est tout à fait ça, on est en plein dans le sujet. Si les ronds-points ont une cagnotte, il faut qu’ils se procurent le film et son interview par D Mermet. Ce film procurera aux gilets jaunes toutes les pièces de compréhension des problèmes qui les accablent. Rien n’est dû au hasard. C’est voulu, en haut lieu, les lieux de la puissance des riches. Les principes de la concentration de la richesse et du pouvoir y sont décrits en 10 points et les gilets jaunes se sentiront forcément concernés.
D’ailleurs, à ce propos, il faudrait rappeler aux journaleux des chaînes d’info que "Le président des riches" est le titre du livre écrit par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Il ne s’agit pas juste d’un bon mot mais bien d’une démonstration sociologique.
Bons réveillons sur les ronds-points ! Je crois que ce seront les plus formidables et les plus exceptionnels des réveillons du monde.

31/12/2018 16:08 par babelouest

@Rachid Elaïdi
Il existe déjà un programme, basé sur une complète remise à plat des institutions, on n’en parle guère parce qu’il dérange copieusement l’Establishment. Le lire d’abord, le juger ensuite.

http://www.pardem.org/programme/intitule-des-10-parties-du-programme

Bien entendu, c’est évident, pour avoir les coudées franches il s’agit immédiatement de claquer la porte de cette union européenne des Grands Banquiers, qui fut imposée par un coup d’État "parlementaire", donc qui ne nous lie en rien. Tout le reste en découle, en rangs serrés et de façon très logique.

31/12/2018 18:43 par Dragon Halluucinai

@Georges SPORRI

Il y a une différence entre revendications immédiates et "réformistes" ...

Pouvez-vous développer cette différence ?

Avec le RIC on souhaite

Qui est ce "on" ?
Vous ne répondez pas au commentaire de JEAN DUCHENE qui est pourtant clair et argumenté.

Je retrouve souvent de nombreux paralogismes (sophismes ?) dans vos articles et vos commentaires. Mais surtout beaucoup de dogmatisme, vous assenez vos opinions en les étayant de bien peu de faits (à mon avis).

01/01/2019 02:09 par babelouest

L’année nouvelle va faire jaunir quelques teints, non ? C’est parti !

01/01/2019 23:22 par Danael

Merci et bonne année à l’équipe du GS et aux journalistes qui nous informent.
Ce qu’on ne vous a pas montré à la Tv
https://youtu.be/WRs7zSzmdGk
https://youtu.be/bwjnG87wCmE
https://twitter.com/twitter/statuses/1079811511600758784

02/01/2019 00:34 par Serge F.

« Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédées se sont battues pour ne subir ni le despotisme ni aucune tyrannie. » Emmanuel Macron, le 31 décembre 2018 lors de ses vœux au peuple français.

Faut-il rappeler à monsieur Macron ce qu’est un tyran ou un despote ? Ces termes ne peuvent en aucun cas s’adresser au mouvement des Gilets jaunes soutenu par 70 % des Français. Pourquoi, d’ailleurs, tout au long de son discours ne donne-t-il pas le nom de ce mouvement ? Parce qu’il s’agit sans doute d’un moyen de communication lui permettant, à moindre frais, d’amoindrir son importance.

Cette citation est en fait le plus bel encouragement donné par Emmanuel Macron aux Gilets jaunes dans la continuation de leur combat, et cela malgré l’usage excessif de la force fait contre eux par des policiers aux ordres d’un pouvoir macroniste en grande difficulté et auxquels il a récemment concédé le salaire de la peur.

L’usage excessif de la force est même reconnu par le syndicat, classé très à droite, « France Police - Policiers en colère » :

https://france-police.org/2018/12/30/lettre-ouverte-au-premier-ministre-relative-aux-mutilations-de-gilets-jaunes-sapparentant-a-des-blessures-de-guerre-et-au-maintien-des-festivites-de-la-saint-sylvestre-correspondance-du-synd/

Il est honteux que celui qui nous gouverne n’ait pas eu un mot de compassion pour toutes les victimes innocentes mutilées par des flashballs et des grenades GLI-F4 (dont les forces de l’ordre continuent d’épuiser les stocks). Rappelons que la France est le seul pays européen à utiliser des grenades explosives pour le maintien de l’ordre.

L’ACAT estime urgent de repenser en profondeur le modèle du maintien de l’ordre français, au risque de voir la liste des blessés et décès s’allonger encore, et de creuser de manière durable le fossé entre police et population :

http://www.acatfrance.fr/actualite/quelles-armes-pour-la-police—

02/01/2019 10:05 par Assimbonanga

Merci @danael pour les liens. Hélas, il est dommage que les relents de "patriotisme" y soient si forts. Je n’aime pas trop ces fumets...

02/01/2019 15:39 par Danael

Assimbonanga
Les fantômes sont de toutes évidence très recherchés dans nos médias dominants. Donc évitons de les costumer en plus par des propos hors sol. La préoccupation première des GJ est de pouvoir s’alimenter et se loger. Mauvais fumet ? Mais certains savent qu’ils n’y parviendront pas dans le cadre de l’UE et avec l’euro, d’où l’apparition de pancartes Frexit. Ils ne sont pas les seuls à voir clair dans ce sens d’ailleurs. Mauvais fumet ? Leur autre préoccupation affichée est de reprendre les rênes du pouvoir politique d’où leur réflexions autour d’un RIC en toutes matières et non négociable. Et là c’est du meilleur patriotisme tel qu’en rêvait Jaurès.

"Mais cette transformation nationale et internationale des parties n’est possible qui si chacun des hommes qui portent en eux l’idée nouvelle agit dans sa patrie et sur sa patrie. Par l’espérance, par l’action commune et concentrée, tous les prolétaires, tous les hommes de justice sociale et de paix internationale appartiennent d’avance à la même patrie humaine, à la patrie universelle du travail affranchi et des nations réconciliées. Mais ce haut idéal, ils ne le projettent pas dans le vide. Ils ne peuvent le réaliser que dans la nation autonome, selon les méthodes d’action et de combat que suggère ou qu’impose l’histoire de chaque pays, avec les éléments fournis par chacune des substances nationales.
Quand on dit que la révolution sociale et internationale supprime les patries, que veut-on dire ? Prétend-on que la transformation d’une société doit s’accomplir de dehors et par une violence extérieure ? Ce serait la négation de toute la pensée socialiste, qui affirme qu’une société nouvelle ne peut surgir que si les éléments en ont été déjà préparés dans la société présente. Dès lors, l’action révolutionnaire, internationale, universelle, portera nécessairement la marque de toutes les réalités nationales. Elle aura à combattre dans chaque pays des difficultés particulières, elle aura en chaque pays, pour combattre ces difficultés, des ressources particulières, les forces propres de l’histoire nationale, du génie national. L’heure est passée où les utopistes considéraient le communisme comme une plante artificielle qu’on pouvait faire fleurir à volonté, sous un climat choisi par un chef de secte. Il n’y a plus d’Icaries. Le socialisme ne se sépare plus de la vie, il ne se sépare plus de la nation. Il ne déserte pas la patrie ; il se sert de la patrie elle-même pour la transformer et pour l’agrandir. L’internationalisme abstrait et anarchisant qui ferait fi des conditions de lutte, d’action, d’évolution de chaque groupement historique ne serait qu’une Icarie, plus factice encore que l’autre et plus démodée."
Jean Jaurès

07/01/2019 00:44 par C Delarue

Ce qui compte c’est le peuple d’en-bas contre en-haut !
Gilets jaunes : le salariat d’en-bas en lutte. Christian DELARUE - Amitié entre les peuples
http://amitie-entre-les-peuples.org/Gilets-jaunes-le-salariat-d-en-bas-en-lutte-Christian-DELARUE?var_mode=recalcul

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