Un nouveau rapport de l’ONG israélienne B’Tselem

L’Enfer sur terre : le système carcéral israélien est un réseau de camps de torture

B'Tselem
Israël a transformé ses prisons en un réseau de camps de torture pour les Palestiniens. Les prisonniers y subissent de graves violences, des humiliations délibérées, la famine, la privation de sommeil, le déni de soins médicaux et des mauvais traitements dans tous les établissements où ils sont détenus. Certains ont également été victimes d'agressions sexuelles graves. Depuis octobre 2023, au moins 84 Palestiniens sont morts dans ces camps de torture. Les responsables politiques, et notamment le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, se vantent, dans des reportages télévisés complaisants et sur les réseaux sociaux, de ce qui se passe dans ces camps. Aujourd'hui, nous publions « L'enfer sur terre », un rapport sur la situation des Palestiniens détenus par Israël. Ce rapport s'appuie sur les témoignages de Palestiniens publiés ces derniers mois, ainsi que sur des recherches, des rapports, des actualités et des chiffres de l'administration pénitentiaire israélienne. (…)Lire la suite »
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En attendant le cygne noir

Lyuk Bryune
Mon dernier article porte la date de juillet 2025. Il y a une vie de cela. Un silence entre ce moment et maintenant, rompu seulement par mes commentaires sur Telegram et Facebook. Aujourd’hui, je romps ce silence. Je donnerai d’abord voix aux raisons qui le sous-tendent, et conclurai par des réflexions sur ce qui nous attend dans un futur proche. Commençons par la raison de ces neuf mois (…)
Fatigue de supporter la stupidité, l’ignorance bras dessus bras dessous avec l’arrogance Donald Trump en est l’emblème le plus pur, ses propos insupportables, son allure et son vocabulaire empruntés non pas aux hommes d’État mais aux parrains de mafia célèbres. Même Nixon semble, rétrospectivement, un diplomate raffiné et éduqué à côté de lui. Vous êtes-vous déjà arrêtés pour ressentir véritablement l’effroi ? Qu’un homme touchant peut-être à la démence commande désormais l’une des plus grandes nations de la terre, une nation armée jusqu’aux dents, ses doigts posés sur des déclencheurs nucléaires ? Il n’est pas seul. Les « leaders » européens, Kallas, Macron, Merz, jouent dans la même ligue, même si dans des équipes junior. Les anciennes règles de la diplomatie gisent en morceaux. La confiance et le respect sont sortis du processus officiel, remplacés par l’affichage brut, public, de l’irritation, du conflit et de l’hystérie sur les médias sociaux. Et pendant tout ce temps, (…)Lire la suite »
Je crois être, en France, avec l’âge, celui qui a vu le plus grand nombres de cadavres de guerre.

Le Macron kaki, un homme de guère

Jacques-Marie BOURGET
En écoutant les propos ahurissants d'Emmanuel Macron, lors de ses voeux adressés aux Armées, on tremble. Impossible de se coucher sans avoir regardé si un agent de Poutine ou Poutine lui-même n'est pas caché sous votre lit prêt à vous égorger. Il est surprenant que ce délire présidentiel n'ait pas provoqué des hurlements de protestation, non seulement de la part des (…)
« La première victime de la guerre c’est la vérité ». C’est très pédant de citer Eschyle -le tragédien grec vieux de cinq siècles avant notre ère- en commençant cet article dont l’objet est de parler de l’air du temps. Mais aucune plume n’a écrit mieux depuis. Et si j’évoque le son des canons, alors que vous l’ignorez peut-être, c’est que nous sommes en guerre. C’est ce que j’ai cru comprendre en écoutant Emmanuel Macron présenter ses vœux à l’Armée française. Dans les accents du président j’ai entendu une mélodie de la trompette de Déroulède, ce forcené du XIXe siècle, prêt à déclencher une bataille par jour et à envoyer tous les hommes mourir au front, sauf lui. Donc Macron veut, très vite, plus de chars, d’avions de canons de drones et autres ferrailles mortelles parce que, a-t-il répété, la guerre n’attend pas : elle marche déjà aux pas de nos portes. D’ailleurs le président anticipe, montre l’exemple en expédiant 15 chasseurs alpins tricolores occuper les défenses d’un (…)Lire la suite »

Narco Rubio (Pagina12)

Jorge Elbaum
L'actuel chef de la diplomatie des États-Unis et plus haute autorité du Conseil de sécurité nationale s'appelle Marco Antonio, en l'honneur du fidèle partisan de Jules César, bien que sa généalogie ne soit pas la même. Tant les parents que leurs beaux-parents sont des Cubains qui avaient quitté l'île, affichant un ressentiment manifeste envers la Révolution cubaine, auquel s'est ajouté, par la suite, un mépris profond pour tout gouvernement latino-américain et/ou caribéen partageant une vision souveraine ou résistant face à la toute-puissance américaine. Marco Rubio (photo) est né en 1971 à Miami ; il a passé une partie de son adolescence à Las Vegas, où ses parents ont été embauchés par les acolytes de Meyer Lansky et Lucky Luciano, qui ont dû abandonner précipitamment leurs casinos à La Havane. Cette affinité familiale avec le monde souterrain du crime ne quittera jamais Narco Rubio pendant ses 54 années de vie. Lui et sa famille seront traversés par une chronologie (…)Lire la suite »

Pour un changement de régime dans l’Empire

Caitlin JOHNSTONE
Je suis favorable à un changement de régime aux États-Unis. Un vrai, pas un simple changement de personnel tous les trois ou quatre ans. Je suis tout à fait pour le renversement des structures de pouvoir tyranniques, mais je pense qu'il faut commencer par la pire. Pourquoi devrais-je soutenir le renversement violent des ennemis de l'empire américain alors que l'empire lui-même reste intact ? Pourquoi devrais-je vouloir aider la seule structure de pouvoir qui terrorise et détruit des nations à travers le monde dans le but d'une domination planétaire totale ? Pourquoi devrais-je faciliter la campagne de propagande de la dernière opération de changement de régime impériale en parlant de la tyrannie et de l'oppression du méchant du moment, alors que cela ne fera que renforcer l'hégémonie mondiale de l'empire ? Pendant toutes ces années, personne n'a jamais été en mesure de me donner une réponse satisfaisante à ces questions. Et je les ai posées maintes et maintes fois, de bien (…)Lire la suite »

Interview : Maduro kidnappé, quel avenir pour le Venezuela ?

Thierry DERONNE
Les camarades de la Padu Team (sur X : https://x.com/PaduTeam) m’ont interviewé pour expliquer la révolution bolivarienne, analyser l’agression impérialiste qui veut juguler l’exemple d’une démocratie directe et communarde, parler de l’appropriation populaire des médias à laquelle je participe modestement depuis 32 ans. Vous l’aurez compris : il ne s’agit pas seulement du « pétrole dont les États-Unis veulent s’emparer » mais aussi et surtout d’une histoire collective dont les médias ne vous parleront jamais. Thierry Deronne, Caracas, le 18 janvier 2026 :Lire la suite »

Un cessez-le-feu pour les Israéliens et une guerre pour les Palestiniens

Gideon LEVY
Pourquoi Gaza devrait-il intéresser qui que ce soit lorsque des Israéliens ne sont pas tués ? Quand les sirènes d’alertes se taisent en Israël, on considère ça comme un cessez-le-feu.
Lorsque des Israéliens ne sont pas tués, il y a un cessez-le-feu. Lorsque des Israéliens ne sont pas tués mais que plus de 400 personnes le sont à Gaza, dont 100 enfants, ça s’appelle aussi un cessez-le-feu. Lorsqu’Israël démolit 2 500 maisons à Gaza en plein cessez-le-feu, et que le ministre de la Défense Israel Katz félicite les soldats de Tsahal pour leurs opérations, on appelle toujours cela un cessez-le-feu. Lorsque des centaines de milliers de Gazaouis meurent de froid et pataugent dans la boue, ça entre dans la définition d’un cessez-le-feu. Lorsque des milliers de personnes gravement malades meurent parce qu’Israël leur refuse des soins médicaux vitaux ou la possibilité de sortir de leur cage et d’aller se faire soigner ailleurs, c’est un cessez-le-feu. Lorsqu’une Israélienne éduquée demande pendant un repas du shabbat s’il y a encore des soldats israéliens à Gaza à un moment où plus de la moitié de l’enclave est occupée par Tsahal, c’est un indicateur par excellence de (…)Lire la suite »
Faits et réflexions sur l’attaque yankee du 3 janvier à Caracas

Avec eux, la guerre ne se fait pas en dentelles… pas plus que la vérité

Jacques-François BONALDI
Une fois de plus, le peuple cubain pleure et glorifie ses morts. Mais pas n’importe quels morts : ceux de l’internationalisme militant. Hier, jeudi 15, et aujourd’hui, vendredi 16 janvier, Cuba rend hommage à titre posthume aux trente-deux Cubains qui sont tombés au petit matin du 3 janvier en défendant le dernier anneau de protection du président de la République bolivarienne du Venezuela (…)
Les urnes contenant leurs cendres ont été ramenées hier, jeudi, à La Havane. À 7 h 30, trente-deux soldats de la compagnie de protocole les ont descendues solennellement de l’avion et transportées vers les jeeps qui les attendaient pour les amener jusqu’au siège du ministère des Forces armées, sur la place de la Révolution. Mais avant, sur le tarmac même de l’aéroport José Martí, les plus hautes autorités du pays et du parti ont rendu hommage à ceux que le peuple a qualifiés dès le premier jour de « héros » : Raúl Castro, qui n’apparaît plus guère en public ; le président du pays, Miguel Díaz-Canel ; le président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, Esteban Lazo ; plusieurs ministres (Forces armées révolutionnaires, Intérieur, Relations extérieures), et d’autres. La cérémonie finie, tout au long de l’avenue de Rancho Boyeros et jusqu’à la place de la Révolution, la population leur a fait une haie d’honneur. Une fois les urnes déposées dans le hall du ministère, chacune (…)Lire la suite »

La Flottille pour Gaza, ou la conscience du monde

Chris HEDGES
C'est désormais à nous d'agir. Si nous échouons l’État de droit disparaîtra. Le génocide sera une arme de plus dans l’arsenal des pays industrialisés & les Palestiniens seront une fois de plus trahis.
Rome, Italie — En avril 2026, une nouvelle Flottille tentera de briser le blocus israélien imposé à Gaza depuis 18 ans. Cette mission sera la plus grande mobilisation maritime jamais organisée en faveur de la Palestine, avec la participation de plus de 3 000 militants venus de 100 pays, à bord de 100 bateaux. Une flotte médicale de 1 000 professionnels de santé sera également présente pour livrer 500 tonnes d’aide humanitaire, d’équipements et de fournitures médicales dont Israël empêche l’entrée à Gaza. Une fois encore, des militants du monde entier se rendront à Gaza pour tenter de mettre fin à l’une des pires crises humanitaires de la planète. Une fois encore, leur voyage sera suivi de près sur les réseaux sociaux. Une fois encore, des drones israéliens seront envoyés dans les eaux internationales pour intercepter et attaquer les bateaux. Une fois encore, les bateaux seront abordés par des soldats israéliens masqués et lourdement armés. Une fois encore, les militants seront (…)Lire la suite »

Discours prononcé par Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République de Cuba, à l’hommage posthume rendu aux trente-deux combattants tombés en combat au Venezuela

Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez
Discours prononcé par Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République et premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à l’hommage posthume rendu aux trente-deux combattants tombés en combat au Venezuela, à la Tribune anti-impérialiste José Martí, le 16 janvier 2026, La Havane.
Honneur et gloire à nos héros tombés en combat ! (Cris de « Honneur et gloire ! ») Proches et familles ; Compagnons d’armes et amis de nos combattants ; Compatriotes, Le 3 janvier 2026, à l’heure la plus obscure du petit matin, tandis que son noble peuple dormait, le Venezuela a été lâchement attaqué sur ordre du président étasunien Donald Trump. C’était là une nouvelle confirmation, mais cette fois dans sa patrie de naissance, que Bolívar avait vu juste de façon prémonitoire quand il avait affirmé que les Etats-Unis semblaient destinés par la Providence à cribler de misères l’Amérique au nom de la liberté [1], tout comme Ernesto Che Guevara n’avait pas eu tort de nous avertir qu’on ne pouvait faire aucune confiance à l’impérialisme, « même pas ça ! » [2] Des bombes et une séquestration, telle a été la réponse des Etats-Unis aux déclarations du président vénézuélien qui, à peine quelques heures avant, s’était montré disposé à dialoguer sur n’importe quelle question. (…)Lire la suite »

Les bombes américaines n’ont jamais libéré personne

Ahmad Ibsais
De l’Iran, du Venezuela, du Groenland et du refus de l’ingérence américaine dans les affaires mondiales.
La pire chose qui puisse arriver au peuple iranien en ce moment, c’est “l’aide” américaine. Alors que les manifestants envahissent les rues de Téhéran, Donald Trump déclare que “les États-Unis sont prêts à aider” et menace de lancer des frappes militaires. Il examine les “options de frappe”, envisage des cyberattaques et le déploiement de porte-avions, tandis que l’empire américain se prépare à faire pleuvoir la liberté sur l’Iran sous forme de missiles Tomahawk et de raids de la Delta Force. Or, personne n’a jamais été libéré par une invasion américaine : ni l’Irak, ni l’Afghanistan, ni la Libye, ni aucun autre pays frappé par la “démocratie” américaine. En effet, l’unique chose que les bombes américaines procurent, c’est le contrôle américain sur les ressources, la politique et les ruines fumantes de ce qui fut jadis un pays. Cette arnaque se répète dans le temps et aux quatre coins du monde : Saddam, Kadhafi, Assad, Maduro, Khamenei… Des hommes au pouvoir dirigent des (…)Lire la suite »

Ils sont morts comme ils ont vécu : la tête haute.

Discours du général de corps d’armée Lázaro Alberto Álvarez Casas, membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba et ministre de l’Intérieur, à l’accueil offert aux trente-deux héros tombés en faisant leur devoir au Venezuela
Parents de nos trente-deux héros, combattants, compatriotes, En cette matinée solennelle, la Patrie souffre et se hausse. Nous nous sommes réunis pour recevoir sur notre sol des frères qui sont tombés loin de chez eux, mais non de leur devoir. En accueillant leurs restes mortels, nous renouvelons devant eux notre serment de loyauté à la Patrie et à l’unité des peuples d’Amérique latine. Nous l’affirmons d’entrée, avec la clarté qu’exige l’Histoire : nous ne les accueillons pas dans la résignation ; nous le faisons profondément orgueilleux et éternellement engagés, parce que nous savons – et le peuple cubain l’a appris dans les plus dures épreuves – que la mort ne vainc pas ceux qui tombent, le fusil à la main, en défendant une cause juste. Ils ne nous reviennent pas comme des ombres ; au contraire, ils sont une lumière nouvelle qui nous fortifie, nous enflamme et nous engage. Ils reviennent, couverts du drapeau national, qui ne représente pas une absence : il consacre une (…)Lire la suite »
Bientôt chez nous ?

Le nouveau projet de loi australien sur les discours haineux est irresponsable, contradictoire et répressif. (Reclaim the Net)

Christina Maas
La loi australienne sur la haine transforme la justice en un jeu de devinettes où une offense imaginaire peut vous coûter jusqu’à cinq ans de prison.
Le 12 janvier, la procureure générale australienne, Michelle Rowland, a annoncé ce qu'elle a qualifié de « lois sur la haine les plus sévères jamais adoptées en Australie ». Le gouvernement prévoit de faire adopter son projet de loi de 2026 sur la lutte contre l'antisémitisme, la haine et l'extrémisme par le Parlement le 20 janvier, transformant ainsi la législation australienne sur la liberté d'expression en un texte qui ressemble davantage à un test psychologique qu'à un code pénal. Nous avons obtenu une copie du projet de loi ici (et le mémorandum explicatif ici). La même semaine où le Premier ministre Anthony Albanese félicitait les Iraniens de « défendre leurs droits humains », son gouvernement s'apprêtait à criminaliser la liberté d'expression dans le pays, même lorsque les droits ou les sentiments de quiconque n'avaient été réellement touchés. La pièce maîtresse du projet de loi est une nouvelle infraction d'incitation à la haine raciale. Elle interdit « la promotion (…)Lire la suite »
Un récit d’une précision clinique par un journaliste qui a puisé aux sources

L’enlèvement du président Maduro : une opération peu héroïque

Hernando CALVO OSPINA
L’auteur n’est pas invité dans nos médias. Pourtant, il vit en France et il connaît bien (trop ?) l’Amérique latine. Trop bien Caracas où on a pu le voir naguère avec un administrateur du GS. C’est par un mail angoissé qu’il nous apprit à l’aube du 3 janvier l’attaque trumpiste contre le Venezuela. Il a au Venezuela des informateurs, journalistes, responsables politiques qui le positionnent (…)
Environ 200 membres du Delta ont été confrontés aux 32 Cubains. Ici il faut être clair : aucun groupe du premier cercle de sécurité ne possède d'armes de gros calibre... Je croyais m'être rendormi et que je cauchemardais. Je n’arrivais pas à croire à la réalité des images qui défilaient sur mon écran. Je voyais en boucle surtout celle où neuf hélicoptères volaient en formation, comme s'ils fuyaient une ville qui, disait-on, était Caracas. Il était environ deux heures du matin là-bas. La ville était illuminée, mais à certains endroits, on voyait de grands éclairs qui ne pouvaient être que ceux produits par des explosions de missiles. On avait dû falsifier les images, car j'en avais déjà vu beaucoup comme celles-là dans des films. Ne voulant pas réveiller tout le monde en passant des appels, au cas où tout cela ne serait pas vrai, j'ai commencé à écrire à beaucoup d'amis dans la belle ville de Caracas. Oui, les Yankees avaient osé ! Je ne sais pas ce que j'ai ressenti. Si (…)Lire la suite »

Le génocide n’est pas une erreur.

Jonathan COOK
Un nouveau film sur le meurtre de Hind Rajab met en lumière une société israélienne profondément malade, plongée dans les ténèbres par une idéologie raciste qui affirme que les vies juives comptent, mais pas celles des Palestiniens.
La Voix de Hind Rajab, une adaptation dramatique bouleversante du meurtre au ralenti d'une fillette de cinq ans à Gaza par Israël, sortira dans les salles britanniques la semaine prochaine. Ne manquez pas l'occasion de le voir. La grande majorité des Américains n'ont pas eu cette chance lors de sa sortie le mois dernier. Voici ce qui est arrivé au film aux États-Unis, selon le chroniqueur du New York Times M. Gessen : La Voix de Hind Rajab a été présenté en avant-première au Festival du film de Venise en septembre et a remporté le Grand Prix du jury, la deuxième plus haute distinction. Quelques jours plus tard, il a été projeté au Festival international du film de Toronto, où il a été très bien accueilli. De grandes sociétés de distribution américaines se sont manifestées. Mais ensuite, m'ont raconté les productrices Odessa Rae et Elizabeth Woodward, les sociétés se sont retirées les unes après les autres. Finalement, Woodward, qui possède une petite société de (…)Lire la suite »