Thème France

Au suivant !...

Jean-François BRIENT
Un vent de révoltes contre les dirigeants souffle de toutes parts. Après l’Argentine en 2001, le monde arabe en 2011, il semble que la tempête frappe l’hexagone depuis fin novembre 2016. Voilà un bon départ et on se réjouira toujours de voir tant de certitude bouffie mordre la poussière. Il faut dégager tout ceux qui ont la prétention de vouloir diriger nos vies. Mais pour qu’ils ne reviennent jamais, ni eux ni de nouvelles têtes retouchées sur Photoshop, il faut s’organiser, ou pour mieux (…)

La violence policière ne peut entraîner que de la violence

NnoMan CADORET
Les manifestations en banlieue se poursuivent, après le viol présumé de Théo, un jeune d’Aulnay-sous-bois, par la matraque d’un policier. Le photographe NnoMan Cadoret, qui suit depuis des années le comportement des policiers, explique dans cette entretien que les « jeunes et les moins jeunes n’en peuvent plus » des violences policières et du racisme. Reporterre - L’interpellation extrêmement brutale et le viol présumé de Théo, le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ont (…)

La corporatocratie éclipse la démocratie.

Liliane HELD-KHAWAM
Un Conseil fédéral sous le signe de l’éclipse ou de la disparition. Photo prémonitoire ou informatrice de la fin de l’Etat traditionnel souverain, dirigé par une Constitution ? Lorsque la démocratie dépérit, cela revient à admettre que de nouvelles entités – pouvant être commerciales et privées- sont potentiellement en train de récupérer les pouvoirs et l’autorité qui reviennent au pays concerné. Le concept qui est lové au cœur de cette problématique est celui de la « souveraineté« . En (…)
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Le rassemblement : "quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup" !

Laure ZUDAS
En préambule à ce qui suit, notez que cet article ne reflète que mon avis personnel, qu’il n’a pas prétention à être autre chose qu’une contribution portée au débat pour ceux qui le liront. A ce titre il n’engage donc que moi. Ainsi le voilà revenu le temps du “dialogue” et du “grand rassemblement de la gauche”, cette Arlésienne qui refait surface à chaque élection, aussi ponctuelle qu’un coucou Suisse. Et l’on voit donc fleurir, très en avance sur le printemps, des pétitions et des (…)

La guerre est devenue un moyen de gouverner

Capitaine Martin
Les gouvernements actuels suivent à la lettre la leçon de Bush. C’est comme chefs de guerre que les gouvernants créent le mieux l’adhésion. Face au chômage, il faut inventer des solutions et affronter la logique du profit. Quand on prend l’uniforme du chef de guerre, c’est tout de suite beaucoup plus facile, surtout dans un pays dont l’armée reste malgré tout l’une des mieux entraînées du monde. Le lendemain des attentats coordonnés, perpétrés dans Paris le 13 novembre 2015, le (…)

Fillon et Macron, le parti du pognon

Bruno GUIGUE
Le plus étonnant, dans l’affaire Fillon, c’est l’étonnement qu’elle provoque. La droite a toujours été liée aux puissances d’argent, elle en est le porte-parole naturel. Cette droite dont le notable sarthois présente le visage, qui plus est, n’est pas n’importe quelle droite. C’est la droite libérale, orléaniste, celle dont l’exhortation adressée à ses pairs par François Guizot, en 1840, résumait la vision du monde : « Enrichissez-vous ! ». D’un François à l’autre, du premier ministre de (…)
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Pro-fesses / ion deux fois

Chien Guevara
Salut à vous électeurs ou abstentionnistes français, Je pense que voter Fillon, pour éliminer Marine Le Pen, c’est choisir entre la peste et le choléra. Je pense que voter Macron ou Hamon pour éliminer la droite, c’est choisir entre la syphilis et la chaude pisse, si vous avez survécu aux deux maladies précédentes. Je pense que voter Mélenchon est, par obligation, devenu un moindre mal (juste une angine ou grippe passagère)... Et dire que le parti communiste faisait plus de 25 %, avant (…)

Union ? Quelle union ?

Jose ESPINOSA
Depuis la nomination de Benoît Hamon candidat du Parti Socialiste, une pression médiatique se déploie sur le thème du rassemblement. Certains avancent l’idée d’une rencontre avec Jean Luc Mélenchon, d’autres proposent une entrevue à trois avec Jadot ( candidat Europe Ecologie Les Verts) ou bien un séminaire à plusieurs voix : les trois pré-cités plus Laurent pour le PCF, Autain pour Ensemble, des personnalités du Front de Gauche bref un conglomérat de gens chargés de désigner le "candidat (…)
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L’heure des choix !

Jose ESPINOSA
Les socialistes ont désigné Hamon comme candidat. On pourrait penser que le casting de l’élection présidentielle est arrêté. Nenni, d’autres événements ne tarderont pas à le démentir. Fillon sera-t-il en course dans un mois ? Qui le sait ? Et Jadot, les socialistes vont lui céder les 500 parrainages ? Rien n’est certain. Hamon rassemblera-t-il sa famille socialiste ? Ce n’est pas sûr tant les divergences sont profondes. Nous vivons l’époque des recompositions politiques. Les partis de la (…)
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Révolution ou Bifurcation ? Note de lecture croisée.

Fabrice AUBERT
Présentation : Dans le débat politique actuel, deux candidats se présentent en rupture hors Parti, il s’agit de Macron et de Mélenchon. Chacun d’entre eux vient de sortir un livre, Révolution pour l’un et le programme de la France Insoumise. Faire de la politique en étant citoyen, n’est pas tomber dans une idéologie et ne jamais voir ce qui peut exister ailleurs. Au contraire, c’est de la confrontation des points de vue, que s’enracine la démocratie, sur laquelle se fonde la citoyenneté. (…)

La planche à billets et le RMG de l’hérétique Hamon...

Georges SPÖRRI
En 1997-98 le grand et enthousiasmant Mouvement des Chômeurs avait demandé l’instauration du RMI pour les jeunes chômeurs entre 16 ou 18 et 25 ans... Jospin avait bien-sûr refusé sous prétexte d’éviter que la vie des jeunes adultes commence par de l’assistanat (épouvantail des moralistes de droite). Ensuite il a chargé Chevènement et Bauer de "réconcilier la gauche avec la sécurité" (avec l’État policier, pas avec la sécu !)... Cela est la cause principale de ce qui s’est passé en 2002 et (…)

Néolibéralisme et élites : S’adresser au peuple-classe, pas au peuple-nation.

Christian DELARUE
Contre le FN, contre la droite, contre la "gauche d’abandon ("mon ennemi n’est plus la finance comme au Bourget il y a 5 ans en janvier 2012) il faut un projet et une adresse explicite au peuple. Quel peuple ? 1 - Le national-populisme n’est pas le social-populisme. La différence apparait plus importante que ce qui semble faire point commun, l’adresse au peuple. Le national-populisme est surtout de droite et secondairement à gauche de facture crypto-stalinienne ou (…)