Naomi KLEIN20 août 2011
C’est le « saqueo » global, le temps du Grand Larcin
Naomi KLEIN
On nous rabâche que les émeutes en Grande-Bretagne n’avaient rien de politique – mais les émeutiers savent que leurs élites, eux, volent en plein jour. Je n'arrête pas d'entendre des comparaisons entre les émeutes à Londres et celles d'autres villes européennes – bris de vitrines à Athènes, voitures incendiées à Paris. Il est certain qu'il y a des similitudes : une étincelle provoquée par la violence policière, une génération qui se sent abandonnée.
Mais les évènements à Londres ont été marqués par des destructions massives, le pillage était un phénomène marginal. Il y a eu cependant d'autres pillages massifs ces dernières années, et peut-être devrions-nous en parler aussi. Il y a eu Bagdad au lendemain de l'invasion par les Etats-Unis – une vague d'incendies et de pillages qui ont vidé les bibliothèques et les musées. Les usines aussi ont été touchées. En 2004 j'ai visité une usine qui fabriquait des réfrigérateurs. Les employés avaient pris tout ce qui avait (...) Lire la suite »
12 8 février 2010
Naomi KLEIN, Michael WINTERBOTTOM
« Seule une crise, réelle ou supposée, peut produire des changements. Lorsqu’elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu’à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement inévitables. »
Milton Friedman
SYNOPSIS
En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du Choc. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S’il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c’est Milton Friedman, Prix (...) Lire la suite »
1 6 janvier 2010
Naomi KLEIN
Contrairement à d’innombrables commentaires, la débâcle à Copenhague n’est pas la faute à tout le monde. Elle n’a pas eu lieu parce que les êtres humains seraient incapables de s'entendre, ou parce qu'ils seraient intrinsèquement autodestructeurs. Ce n’était pas non plus la faute à la Chine, ni à la malheureuse ONU.
Beaucoup de torts sont à partager, mais il y a un pays qui était le seul à détenir le pouvoir de changer la donne. Il n’en a rien été. Si Barack Obama était venu à Copenhague avec l’engagement transformateur et entrainant de sortir l’économie US de la dépendance des carburants fossiles, tous les autres pays émetteurs auraient suivi. L’UE, le Japon, la Chine et l’Inde avaient tous précisé qu’ils étaient prêts à s’engager plus loin, mais uniquement si les Etats-Unis montraient l’exemple. Au lieu de (...) Lire la suite »
3 1er août 2009
Naomi KLEIN
Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés. Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise ? Est-ce que c'est ça que nous voulons ? Et après, à quoi ressemblerait le monde ?
La réponse est qu’il ressemblerait à Sarah Palin. Entendez-moi bien, ce n'est pas une plaisanterie. Je crois que nous n’avons pas prêté suffisamment attention à la signification du phénomène Palin. Réflechissez : Sarah Palin a surgi en grande fanfare sur la scène internationale comme candidate à la (...) Lire la suite »
2 11 janvier 2009
Naomi KLEIN
Il est temps. Il est grand temps. La meilleure stratégie pour mettre fin à l’occupation de plus en plus sanglante est de faire en sorte qu’Israël fasse l’objet d’un mouvement comme celui qui mit fin à l’apartheid en Afrique du Sud. En juillet 2005 un tel plan fut proposé par une très large coalition de groupes pro-palestiniens. Il firent appel « aux personnes de conscience du monde entier pour imposer un large boycott et lancer des initiatives contre Israel similaires à celles appliquées à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. » Ainsi est née la campagne « Boycott, Divestment and Sanctions » (BDS) (*)
Pour chaque jour de bombardements sur Gaza qui passe, de plus en plus de gens se rallient à la cause BDS, y compris chez les juifs israéliens. Pendant l’assaut, environ 500 israéliens, dont plusieurs (...) Lire la suite »
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