Auteur Christian DELARUE

LA "PETITE- BOURGEOISIE" NECESSAIREMENT SUBDIVISEE

Christian DELARUE
Reprenons (1) la notion de "petite bourgeoisie". La tendance était à évoquer les couches modestes et moyennes comme composantes du peuple-classe. Le terme de "petite-bourgeoisie" a longtemps fonctionné comme notion stigmatisante, à savoir une accusation portée sur un groupe social qui dans son mode de vie tendait beaucoup à copier le mode de vie "bourgeois". Ce n’est vrai que pour parti. Il existe de nos jours une fraction de la petite-bourgeoisie qui est (…)

Le peuple-classe a besoin d’une force plurielle élargie.

Christian DELARUE
Plus précisément, le peuple-classe a besoin d’une alternative rouge et verte et d’une force politique plurielle élargie. Les analyses qui suivent ne sont sans doute pas totalement " bien informées " sur certains aspects. C’est que mon job militant se rapporte massivement à l’altermondialisme et l’antiracisme. Pour autant, j’ai " fréquenté " durablement la gauche politique pour exprimer un " désir de politique " . Il se peut même qu’une certaine distance (…)

En défense de la "petite-bourgeoisie intellectuelle salariée d’Etat" !

Christian DELARUE
Contre la "trahison des élites" du sommet de l’Etat ! Cette position opère un choix entre l’élite d’appui du peuple-classe et élite de soutien de la bourgeoisie. Cette distinction recoupe le plus souvent une autre : l’élite pour l’émancipation et l’élite pour la domination de la classe dominante. D’autres dominations et oppressions seraient à intégrer. On ne le fera pas ici. 1) PETIT DETOURNEMENT DES THESES DE Jean-Claude MILNER Jean-Claude Milner sur France Culture le vdi 2 sept (…)

Une nouvelle nuit du 4 aout contre la finance et le fascisme qui vient !

Christian DELARUE
1 - Les temps sont lourds. Les multinationales ont le pouvoir. Elles font à nouveau de très gros profits et elles reversent de grosses parts aux actionnaires. Environ 90 % de la population ne vie qu’avec moins de 3000 euros net par mois. Eux, ces prolétaires, ne bénéficient pas ou très peu de la crise multiforme en France. Ils en souffrent. C’est quasiment pareil en Espagne, en Italie, au Portugal. Le cas de la Grèce faire peur. La finance donne le ton et récompense les très riches et une (…)

La diversion populiste sur la "cohésion républicaine".

Christian DELARUE
Voilà un thème - la cohésion républicaine- qui prête à une double attaque : - Une qui est proprement critique (de la cohésion sociale) et qui vient de gauche. Les Indignés veulent assurer à tous et toutes un revenu de base en Europe et diminuer les hauts revenus du privé et du public. Et une qui est de diversion et qui vient de droite et d’extrême-droite. Elle est toute différente. Ce qui heurte en vérité la "cohésion républicaine" La "cohésion républicaine" est mise à mal depuis 30 ans (…)

Le 14 juillet comme "rite qui cimente la nation" mais quelle nation ?

Christian DELARUE
Le rite a affaire avec l’histoire et on ne change pas de rite comme cela insiste Max Gallo (1). Autant dire alors qu’Eva Jolly a lancé une opération transgressive de déconstruction. Mais l’honnêteté intellectuelle oblige à dire qu’elle n’a pas proposé un abandon mais un changement de contenu d’un rituel républicain, et ce sans être antimilitariste. Elle proposait un défilé plus citoyen et plus social car avec des infirmières, des enseignants, des pompiers, etc... Tollé à droite mais pas (…)

Indignés d’ici, solidaires des peuples-classe du Sud !

Christian DELARUE
"Il faut donc vivre avec les Arabes, bon gré mal gré. Et avec les Arabes non résignés. Alors comment faire ?" concluait Maxime Rodinson dans un article du Monde Diplomatique (de 1967). Le propos était adressé aux sionistes défenseurs d’Israël. Il vaut 45 ans plus tard pour les occidentaux devenus adeptes du "Choc des civilisations". Mais la question n’est pas : Y-a-t-il un Occident ? Y-a-t-il un monde arabe ? Et de rechercher des vecteurs d’homogénéisation qui effacent (…)

Quel est ce peuple dont parlent les "indignés" ?

Christian DELARUE
Derrière le flou du mot peuple de quel peuple s’agit-il ? A l’évidence c’est du peuple-classe. Certes les "indignés" ne s’expriment pas au nom d’intérêts de classes ou de groupes sociaux spécifiques". Certes il n’y a nul corporatisme. Il n’y a que le retour du peuple. Mais quel peuple ? Le mot peuple à échelle de masse est nécessairement pris en un sens indéterminé . C’est bien évident. Il n’est pas pour autant sans connotation. La composante socio-économique est forte par opposition à (…)

"Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" : du "demos" au "laos" (3)

Christian DELARUE
Suite de : "Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" Quelle démocratie(I) et Revendication des "indignés" (II)sur LGS. Évoquer le peuple ne se fait pas sans adjectif sauf à parler du "peuple tout entier" et encore. Cela réduit l’indétermination du mot. On peut sans doute éviter l’usage des mots très anciens et peu usités . Ce ne sera pas le cas dans ce texte. Je m’en excuse. 1) Hypothèse : Si le peuple-classe est bien un moderne "laos" et (…)

"Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" : Revendication des "indignés " (2)

Christian DELARUE
Les "indignés" rassemblés, contre le pouvoir de la finance et la démocratie confisquée ! Rappel : Le I de "Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple"déployait la signification de la formule et les enjeux démocratiques. (sur ce site). Les indignés appartiennent aux différents peuples-classes de plusieurs pays de l’Union européenne. Sauf exception, ce ne sont donc pas des bourgeois (au sens de membre de la classe dominante), ni des grands dirigeants de (…)

Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" : Quelle démocratie (I).

Christian DELARUE
Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" : Quelle démocratie (I). 11 juin 2011 sur AELP La célèbre formule démocratique du Républicain anti-esclavagiste Abraham LINCOLN (né en 1809 assassiné en 1865) s’oppose, par l’ouverture des "possibles" qu’elle propose à celle plus conservatrice de Winston Churchill qui a dit en défense de la démocratie libérale et représentative : « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes. » La (…)

H.Kempf, Eva Joly, la bourgeoisie, l’oligarchie et les perspectives.

Christian DELARUE
Avec Hervé Kempf nous allons aborder une série de notions politiques utiles à la caractérisation du régime politico-économique dans lequel nous vivons. Caractérisation utile aussi à l’élaboration de meilleures perspectives d’émancipation. Pas de "science politique" positiviste et conservatrice ici ! I - Du césarisme à l’oligarchie. Le type de gouvernement de la France de N Sarkozy a pu être qualifié de "césarisme démocratique" (1), une sorte de bonapartisme politique moderne (…)