A l’initiative de Mikis Théodorakis, un appel de citoyens grecs aux citoyens d’Europe

DIVERS

« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.

Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu’ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !

Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète !

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

Le Comite Consultative du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’Etincelle », créé à l’initiative de Mikis Theodorakis.

COMMENTAIRES  

18/06/2011 08:43 par desobeissant

De l’ignorance a la reconnaissance mediatique,une renaissance au coeur du mouvement collectif :

la desobeissance fut lançée en decembre 2010 dans l’indifference des..blogs et des "organisés" .

TLAXCALA : Grèce : Mikis ou les tanks

4 déc. 2010 ...

Après le parti de Dora[1], nous arrive le Mouvement des Citoyens Indépendants de Mikis Théodorakis. Enfin, le système politique ... se ...

www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2815

5 dec.2010

...Le compositeur Mikis Theodorakis, symbole du soulèvement des Grecs contre la dictature des colonels en 1974, s’insurge contre le plan de rigueur censé rétablir les finances grecques. Le quotidien de gauche Eleftherotypia se fait ainsi l’écho du mot d’ordre de l’auteur de la bande original de Zorba le Grec, en titrant sur "il faut désobéir aux décision du gouvernement". Theodorakis a lancé un "mouvement des citoyens indépendants, nommé ’Spitha’" (Etincelle), dans le but de résister "directement aux pressions imposées par les Etats Unis, le FMI et l’UE". Le compositeur considère ainsi que la "souveraineté nationale est cédée aux puissances étrangères" et songe à créer "un mouvement pour aider les Grecs à s’exprimer et à développer des idées face à la crise" explique Eleftherotypia...

http://jacquoulecroquant.blog.lemonde.fr/2010/12/05/4589-milliards-euros-por-les-banksters/

L’histoire de l’initiative du 25 mai 2011,occupation de la place Syntagma d’Athenes,a la date anniversaire du vote du memorendum de 2010,reste encore a ecrire,elle fut preparée aussi par le mouvement des citoyens indépendants, nommé ’Spitha’,et le 26 mai,a 20H30, Mikis y prononça ce discours si reproduit depuis...en compagnie de Notis Marias,etc et contribua apres aussi au

Manifeste de l’Assemblée populaire de la place Syntagma », rendu public

Face à « la concentration monopolistique de la totalité du pouvoir entre les mains des détenteurs de l’État » et « l’hégémonie politique univoque des marchés », l’Assemblée populaire de la place Syntagma, en Grèce, vient d’adopter un manifeste destiné à rendre le pouvoir politique à une « société des citoyens » reconstituée...

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/080611/grece-manifeste-pour-une-societe-des-citoyens

Malgré tout le flot de reconnaissance mediatique deversé depuis le 10 juin,la spontaneité collective depasse encore l’organisation...et la personnalisation mediatique,a l’insu de son plein gré, si prompte a surgir, apres la traversée du desert.

Et les vrais heros sont les milliers d’anonymes qui ont investi la place Syntagma le 25 mai...contre le scepticisme general de tous les "organisés" , dans l’elan du mouvement des indignés espagnols...

Le systeme politique du " bipartisme familial " en decomposition, cherche sauveur :

MIkis Theodorakis ,premier ministre d union national ????

La spontaneité collective prepare la suite, une occasion de plus :

Greve generale de 48H.,lors du vote ? du super memorendum BCE/FMI/UE fin juin debut juillet,annonce la GSEE

Greek mainstream trade union calls for the first 48-hour strike in many years, to coincide with the voting of the new IMF/EU/ECB bailout Parliament vote

The largest mainstream trade union in Greece, GSEE, has just announced a 48-hour strike to coincide with the parliamentary debate and vote on the Greek government’s new bail-out agreement with the IMF, the EU and the ECB. The dates of the strike and the parliamentary vote are likely to fall between late June and early July.

http://www.occupiedlondon.org/blog/2011/06/17/622-greek-trade-union-call-for-the-first-48-hour-strike-in-many-years-to-coincide-with-the-voting-of-the-new-imfeuecb-bailout-voted-in-parliament/

La révolution a déjà commencé

Par Jean Zin le Mercredi, 15 juin 2011, 23:30 -

Avant de prendre congé, alors que le mouvement semble connaître un reflux, à l’exception notable de la Grèce, il me semble que c’est le moment de se rendre compte que, quoiqu’il arrive, la révolution a déjà commencé.

Cela ne veut pas dire que la victoire serait proche, encore moins qu’elle serait facile. Il faut s’attendre à bien des revers mais si l’on peut dire que la crise n’a pas encore vraiment eu lieu, retardée par l’intervention des Etats, on a déjà les prémices de la révolution à venir.

Dans le sillage des révolutions arabes, le mouvement des indignados a bien posé les bases des mobilisations populaires devenues indispensables pour sortir de l’impasse où nous conduisent des marchés financiers aveugles.....

http://www.jeanzin.fr/index.php?post/2011/06/15/La-revolution-a-deja-commence

Condamnés a faire la revolution partout ?

le 15/06 en Grece, infos non mediatisées :

Ert world diffuse aussi sur Internet n a pas arrete depuis toute la journee de couvrir ce qui se passe a Athenes et partout en Grece

Selon leurs reportages la majoritee des mairies des plus grandes villes de Grece ont ete envahis par des indignes ,blocant meme a l interieur plusieur maires comme a Larissa ou en a Hania

Les nouvelles concernant des fururs l pourparler d un gouvernement national et la dissolution prochaine du gouvernement sont confirmes ,ainsi que la nomination d un premier ministre qui ne sera pas selon les sources journalistique issu d un parti politique

MIkis Theodorakis ,premier ministre d union national ????

Nous sommes dans la meme situation apres le scandal Koskotas en 1989 ou le gouvernement d Andreas Papandreou du demissioner ,un gouvernement d union national fut fait entre tout les partis grecs de l epoque qui avait un but faire la Catharsis du syteme en Grece

Une Catharsis qui n a jamais ete a son terme

On en voit aujourd hui les resutats

Vous pouvez voir Ert World en direct sur mon blog sport tv gr

http://grecenews.blogspot.com/search?updated-max=2011-06-16T16%3A09%3A00%2B03%3A00&max-results=1

la face cachée de la colere grecque :

le 4 Juin 2011

Grèce : « Le memorandum est anticonstitutionnel »

http://humanite.fr/04_06_2011-grèce-«le-memorandum-est-anticonstitutionnel»-473571

ce memorandum de mai 2010 de la BCE,du FMi et de la Commission Europeenne est une epine plantée au coeur de l’euro, d’ou consensus politique impossible,impasse de l’union nationale et crise systemique.

Du memorendum de mai 2010 au Super Memorendum de juin 2011 :

Grèce News : Georges Papandreou risque meme la prison car il prend des mesures anticonstitutionneles

Le memorandum est anticonstitutionnel car il n a pas ete voter au parlement grec par 180 votes mais 172

La signature du gouvernement de la Troika n engage que celui qui l a signe,c est a dire Papandreou,pas la Grece ,ni son peuple

Papandreou savait que sans accord avec l opposition ,il est dans l incapacite de reviser la constitution avec ses deputes,l U.E le savaient aussi

Voila le pourquoi de l acharnement diplomatique envers Samaras la semaine passe

Papandreou est dans l incapacite de faire voter ce qu il a signe si le parlement ne le vote pas et revise la constitution

D’après l’article 28.2 de la Constitution grecque, quand, suite à un accord international, des compétences souveraines de l’Etat sont transférées à des organismes internationaux, cet accord doit être ratifié par le Parlement à la majorité de 180 députés. Or, le memorandum transfert des compétences à la troïka. Il aurait donc dû être appliqué par 180 députés. Il n’y en eut que 172, il est donc anticonstitutionnel.

1.Le premier problème est le contrat de prêt : il n’a pas été ratifié par le Parlement. Il n’existe donc pas juridiquement. En outre, la convention n’a été signée que par le ministre de l’économie, qui n’avait pas l’autorisation de signer, le 8 mai. Il n’a obtenu cette autorisation que le 11. Par conséquent, il n’est pas valable. C’est pourquoi le gouvernement fait tout, aujourd’hui, pour obtenir un consensus entre les partis. Il veut trouver 180 voix pour ratifier ce contrat, en ajoutant d’ailleurs les termes du nouveau prêt. Il souhaite faire ratifier directement un « super-memorandum ».

2.Le deuxième problème est le memorandum en lui-même, la façon dont il a été approuvé.

3.Le troisième est l’immixtion de l’UE et du FMI dans les affaires intérieures de la Grèce. L’UE et le Commissaire Oli Rehn, en charge des affaires économiques et monétaires, sont illégaux. Selon le traité de l’UE, la Commission européenne n’a pas le droit de demander à des partis politiques de l’opposition de souscrire aux politiques menées. Or, il intervient dans chaque parti pour demander le respect du memorandum ; la Commission est obligée à la neutralité politique. Oli Rehn est le représentant des prêteurs et non de l’U

[humanite.fr]

Notis Marias est ancien cadre du Pasok qui faisait partie du conseil national du parti qui a demissionne l anne passe

http://grecenews.blogspot.com/2011/06/grece-news-georges-papandreou-risque.html

Plaintes au penal deposées depuis fevrier 2011 contre les speculateurs /agences de notation, sur la dette /CDS espagnole,grecque etc par des avocats espagnols et grecs :

SPANISH CRIMINAL CHARGE AGAINST RATING AGENCIES

February 28, 2011 A dozen Spanish Lawyers represented by Gonzalo Boye & Isabel Elbal, following to our lawsuit, charged with fraud Moody’s, Standard & Poor’s and Fitch, for directly manipulating Spanish Bonds Market, repeating exactly what they did in Greece,..

http://www.minisikerdoskopon.gr/en/news.html

http://www.stopspeculators.gr/

Une analyse depassée par la realité du bilan de la greve generale du 15/6, pas encore achevé ?

La "spontaneité" depasse encore l’organisation...

Une assemblée populaire de 2 à 3000 personnes, place Syntagma, a approuvé un appel à une grève générale politique. Dans le contexte actuel, la revendication d’une grève générale politique et illimitée est une revendication correcte. Mais soyons clairs. Autant une grève de 24 heures est une démonstration de force, autant une grève générale illimitée pose la question du pouvoir. Elle pose la question : «  qui doit diriger la société ? Les travailleurs ou les capitalistes ? »

L’idée d’assemblées populaires se répand. Cela exprime la nécessité de donner au mouvement de masse une forme organisée. De nombreuses assemblées ont été constituées dans des quartiers ouvriers d’Athènes. C’est exactement ce qui est nécessaire !

Un tel mouvement a le potentiel pour renverser l’ordre établi, à une condition : qu’il soit dirigé par des éléments authentiquement révolutionnaires. Ici, la confusion inhérente à un mouvement spontané peut jouer un rôle très négatif. Ceux qui pensent qu’il est possible de réformer le système s’efforceront de cantonner ces assemblées à des groupes de discussion réformistes où rien n’est jamais décidé.

Pour que les comités d’action se développent pleinement, ils doivent être liés au plan local, régional et national. Ils doivent se donner comme objectif clair la préparation d’actions de masse culminant dans une grève générale de tout le pays.

Une conférence nationale de délégués devrait être convoquée le plus tôt possible pour discuter d’une action nationale. Une telle conférence serait beaucoup plus représentative du peuple que le gouvernement actuel, qui est complètement discrédité.

http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2062

Le gouvernement grec a eu beau faire le maximum pour vendre les entreprises d’Etat au privé, supprimer des droits sociaux, couper dans les dépenses publiques, s’attaquer aux fonctionnaires, aux salariés et aux retraités, cela n’a pas suffi pour satisfaire l’appétit nécrophile des spéculateurs qui misent sur la chute de la Grèce et sur la chute de tous ceux qui ont placé leurs fonds spéculatifs sur elle comme l’ont fait toutes les grandes banques françaises…,US,etc..

La speculation ne se limite pas a la Grece,mais concerne le monde entier et toutes les monnaies.... et tous les biens. La crise financiére en est le moteur et le resultat.

Seul un mouvement mondial peut y mettre fin....Il n’y a pas de solution durable intra muros,ni en Grece ni ailleurs.

L’actualité de la crise :

UNE NOUVELLE FARCE NOUS EST COMPTÉE, par François Leclerc
17 juin 2011

http://www.pauljorion.com/blog/?p=25328

En Grece c’est la lutte des classes exacerbée incontrolable qui fait peur a la bourgeoisie mondiale...son pouvoir est contesté en permanence partout a un point inimaginable pour nous.

La determination,la colere ,l’organisation collective des Grecs font peur et sa contagion encore plus..

L’acceleration de la crise depuis le 25 mai,imprevue pour l’Etat ,les partis comme les syndicats,rend les solutions du passé,nouvelles elections, etc..obsoletes car elles impliquent l’existance d’une pause sociale qui parait improbable car materiellement impossible,il n’a plus de miettes a distribuer a cours terme...

Vu l’exacerbation sociale produite lors de la greve generale du 15 juin et depuis,personne ne peut plus etre trompé .

Il faut donc imposer la division,la peur,le chantage,etc,au besoin par la terreur, alors que l’Etat de droit a explosé..mais c’est risqué.

Ce qui est en cours en Hongrie ce 17 juin montre que plus personne n’y a peur de l’oligarchie et de sa police...lorsqu’elle ment et trompe,spolie en permanence,la revolte de masse s’etend ....

Le chaos,austerité ; effet de domino vient d’y rebondir , foyer de tension depuis des mois,par le siphonnage des fonds de retraite ;les indignés hongrois commencent a occuper aussi les places...

http://nouvellesduprogres.skynetblogs.be/archive/2011/04/09/la-hongrie-en-pleine-derive-autoritaire-a-la-tete-de-l-europ.html

18/06/2011 14:08 par gabbby

1300 milliards d’Euros ! C’est ce que la France à payé d’intérêts aux financier du monde entier depuis 1973, date à laquelle la loi Pompidou-Giscard-Rothschild (Pompidou ayant été directeur de la banque du même nom) à été votée, forçant l’état à emprunter aux marchés financiers avec intérêt au lieu d’emprunter à sa banque centrale sans intérêts. Sachez-le : l’impôt sur le revenu ne sert qu’a payer les intérêts de la dette, non pas le capital !

Voila l’origine de la crise : sans cette loi, nous ne serions pas endettés et serions probablement pas sortis des 30 glorieuses.

Quand vous empruntez pour acheter une maison avec hypothèque, si vous n’arrivez pas à rembourser votre prêt, la maison appartient à votre banque : depuis que les états sont contraints d’emprunter aux marchés financiers à cause des lois mises en place par les lobbyistes de la haute finance, c’est le même principe qui s’applique aux services publiques. On endette généreusement les états dans le but de s’accaparer toutes leurs activités propres (santé, éducation, énergie, télécommunication, transport, etc).

Cette stratégie explique également pourquoi de nombreux pays du sud, ayants empruntés au FMI et à la banque mondiale, perdent toutes leurs ressources naturelles : ils empruntent pour financer leur soi-disant développement, et quand ils ne peuvent plus rembourser, les financiers, qui possèdent aussi les grandes entreprises de matière premières, se font payer en nature (pétrole, bois, métaux, etc). Ceux qui résistent à ce schéma exploitent eux-mêmes leurs ressources naturelles, mais ils sont systématiquement déstabilisés, pris pour cible militairement et médiatiquement, en vue de les soumettre à ce mécanisme (Chine, Venezuela, etc) alors que les plus obscures dictatures se pliants à la règle peuvent continuer d’exister dans l’indifférence quand à la pauvreté et la répression de leurs peuples.

Les états riches et industrialisés sont les prochains sur la liste des pays qui vont être pillés, dont toutes les prérogatives étatiques vont être systématiquement privatisées.

Toutes ces gesticulations politiques, ces manifestations seront vaines tant qu’on ne redonnera pas à l’état le contrôle de sa monnaie et la capacité de financer leur économie et leur service publique sans intérêts.

Les financier aujourd’hui n’ont que faire de nos manifestations : ils ont la maitrise de la monnaie pour eux, et c’est ce qui explique qu’ils n’ont aucun soucis à se faire et que bien au contraire, la crise leur permet des s’enrichir d’avantage.

Si vous voulez réellement comprendre comment le monde fonctionne, vous devez comprendre ce qu’est l’argent et comment il est créé, et qui maitrise sa création.

30/06/2011 11:25 par trazibule

Les gars du village avaient pris l’habitude d’utiliser des coquillages blancs pour échanger leurs services ou leurs marchandises.

Quand le chef avait besoin de faire de grands travaux, il envoyait ses hommes, aller chercher à la mer un grand sac de nouveaux coquillages, et tout se réalisait, sauf qu’il avait un peu plus de coquillages pour les échanges.

Le sorcier eu une idée, je vais peindre des coquillages en vert, et comme je n’en mettrais que peu sur le marché ils seront très recherchés, ils auront grande valeur !

Les gars du village ont trouvé cela joli, ils s’amusèrent à échanger des coquillages blancs contre des coquillages verts plus rares, bientôt il fallu deux blancs contre un vert, puis trois !

Alors le sorcier est allé voir le chef et lui dit : Vous devriez interdire les coquillages blancs, ils n’ont plus guère de valeur, les verts sont plus sérieux car je sais mieux contrôler leur quantité.

Ce qui fut dit fut fait, mais les gens avaient besoin de coquillages pour leurs trocs alors ils sont allés voir le sorcier, qui leur a dit : je veux bien vous en prêter, mais tout service mérite salaire, alors pour dix prêtés vous m’en rendrez onze !

Les gens n’eurent bientôt plus assez de coquillages pour leurs maisons, alors le sorcier acheta les maisons et leur loua, cela lui fit encore plus de coquillages verts.

Les ateliers n’eurent bientôt plus de clients, alors le sorcier acheta aussi les ateliers, et choisi d’embaucher les gars qui acceptaient de travailler pour un peu moins de coquillages.

Il réussit même à revendre aux gars des papiers représentant des morceaux d’atelier en leur disant cela va vous rapporter. Mais comme les ateliers tournaient mal, les gars demandaient aux gars qui travaillent encore de faire encore plus d’efforts.

Mais avec le temps les gars avaient toujours moins de coquillages, alors le chef soucieux de son peuple emprunta lui aussi des coquillages verts au sorcier pour aider son peuple.

Bientôt le sorcier alla voir le chef et lui dit : Il faut penser à me rembourser car sinon je disparais et tous vos coquillages ne vaudront plus tripette !

Mais comment je fais ? Et bien vous n’avez qu’à demander à votre peuple de vous aider ! C’est vrai que depuis que les coquillages manquaient, le peuple prenait de plus ne plus l’habitude de les cacher.

Alors le chef a envoyé ses gardes, le peuple s’est fâché tout rouge !

Je ne me rappelle plus dans l’histoire, si c’est le peuple qui a pendu son chef ou si c’est le chef qui a soumis son peuple, mais je sais qu’on entend encore le sorcier qui se marre sur son gros tas de coquillages !

http://www.trazibule.fr

(Commentaires désactivés)