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Histoire de l’attentat contre Mélenchon

Multiples descentes de police, perquisitions à la pelle : le système politico-judiciaire a voulu faire la peau de Mélenchon, le chef des "Insoumis". Avec le recul, la manoeuvre apparait plus clairement que dans l'instantané des coups de gueule. (Jacques-Marie Bourget est journaliste, Bérenger Tourné est avocat au barreau de Paris, s'ils sont insoumis ce n'est pas pour avoir adhéré à un parti, mais par philosophie).

Dix-sept lieux perquisitionnés simultanément, soixante-dix policiers mobilisés et un quarteron de magistrats pour les accompagner : Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis ont été traités en djihadistes.

JLM hurle à la forfaiture, se montre violent, pas assez mais incompréhensible. Et le flot sorti des robinets à mensonges, ceux des médias qui se rêvent dominants, le noient, le moquent, le ridiculisent, l’invectivent. Jusqu’au Canard Enchainé qui, ceci étant dit en passant, détient 128 millions de provision sur ses comptes, crie « au voleur ». Dans le couloir de la mort sont placés les Insoumis. La cible de l’hebdomadaire du mercredi est le député de ce mouvement, Alexis Corbière. Cet incroyable bandit a bénéficié, complétement légalement d’une « aide au logement ». Pas du tout réservée « aux plus modestes », comme va le klaxonné BFM and co, mais distribuée en fonction des revenus déclarés. Comme, à l’heure de sa demande, Corbière est un modeste prof et sa femme une avocate sans assez de causes, qu’ils ont trois enfants, la feuille d’imposition n’est pas trop lourde. Les Corbière ont donc bénéficié d’une aide de 12 076 euros pour faire des travaux d’isolation et de lutte contre l’incendie. Tout cela n’est pas extravagant, et légal. Mais ça alerte les lanceurs d’alerte du Canard. En janvier 72, à une toute autre échelle mais en appliquant la même méthode, l’hebdomadaire a ainsi détruit la carrière politique de Chaban-Delmas par un dossier « d’avoir fiscal », tout aussi conforme à la loi que l’aide de Corbière. Ce sont ici les choix politiques du Canard, mais observons avec un sourire le synchronisme étrange entre un raid de justice et la publication d’une saloperie vraie dans l’hebdomadaire.

Pour la première fois depuis l’arrestation de citoyens se revendiquant de l’extrême gauche, au tournant des années 1970, un militant a été traité comme un terroriste. Jamais dans l’histoire un député de la Nation n’avait été traité en trafiquant. Même François Mitterrand pour son saut de haie corolaire de son faux attentat de l’Observatoire. Dans notre société du spectacle, cette mise en scène de magistrats et de policiers s’agitant dans la sciure du cirque médiatique vise un objectif. Il est tout politique : donner de Mélenchon et ses amis l’image d’une bande de malfaiteurs corrompus et organisés. Imprimer la salissure dans l’inconscient collectif ; aussi profondément que les menottes de DSK sortant du Sofitel de New York.

Les éléments de langages, forgés dans les ateliers du mensonge, propagés sur les plateaux de ces télévisions « Nescafé », c’est-à-dire instantanées, doivent convaincre : « Mélenchon et les Insoumis ne sont pas au-dessus des lois et JLM s’auto crucifie (ce qui n’est pas facile et douloureux), en faisant l’énergumène, l’insoumis à la loi de la République ». Mon œil. Si le député crie c’est qu’on vient de lui faire bien plus mal que ce que l’on ressent en cas de simple application du Code Pénal.

Plus d’un mois après que cette justice a sauté sur le député sur comme d’autres sur Kolwezi, le moment est venu de démonter la mécanique. De comprendre l’enjeu du raid. Pour ce faire, parachutons-nous en mai 2022 à l’instant de la prochaine élection présidentielle. Le risque est alors grand d’en revenir au schéma de 2017, avec la possibilité, cette fois, d’avoir un Mélenchon classé devant Macron au premier tour. Et, derechef, se retrouvant contre le Front National (pardon le RN), pour la finale. Mélenchon président ! Vite aux abris. Plus loin de Varennes, au Luxembourg avec nos lingots. Pour les « banksters » qui nous gouvernent, l’aléa est insupportable. Notre civilisation étant celle du « risque zéro », l’avatar Mélenchon ne peut être joué. Coup de chance l’actualité offre un scénario. Il est dans l’actualité et vient du Brésil, ça fait un peu samba mais tant pis. C’est le sort réservé à Lula, le chef du Parti des Travailleurs, enchristé à l’aveugle. Voilà un bon schéma applicable au député de Marseille, lui-même ami de Lula. Gardons donc, sous le coude judiciaire, la possibilité de conférer à Mélenchon, le bon moment venu, le statut de délinquant : le trublion sera dans le sac.

Un fasciste dirige aujourd’hui le Brésil ? Même pas mal, « mieux vaut Hitler que le Front Populaire ». Les penseurs sachant penser vont nous traiter de « complotistes ». Pas grave c’est être à la mode. Pour nous, mieux vaut être « complotiste » aujourd’hui que sous Marine demain.

Pour écarter JLM en 2022, il fallait s’y prendre tôt. Quoi de mieux que d’user d’une méthode qui a fait ses preuves, tirée de la boîte à malices de l’univers politico-judiciaire, celle du « filet dérivant ». L’incrimination première de Mélenchon, à l’échelle de l’inflation des budgets de campagne des « grands » candidats lors de la présidentielle de 2017, ne repose sur pas grand-chose. Une somme qui « pourrait atteindre un million », nous disent les justes de la Commission des comptes de campagne. Un million d’argent public que les Insoumis auraient « empoché indument ». Si le compte des implacables comptables est bon, c’est une faute. On peut, on doit poursuivre. Tout cela par un exercice banal du droit, par une étude comptable rigoureuse sous l’œil d’un juge. Ce n’est pas très sexy et Mélenchon peut alors très vite, comme il le clame, s’avérer innocent. Le coup politique est manqué. Et JLM peut même sortir grandi.

Pour mieux ficeler le roi des tribunes et ses amis pas convenables, on déploie donc le « filet dérivant ». On jette et on laisse flotter au plus large. Et vous savez quoi ? Ça prend du temps. Sans doute 3 ans, 3 ans et demi, avant que des juges relèvent les casiers, utilisent le contenu de la nasse. Bilan obtenu, par exemple, lors de perquisitions. C’est vous dire que ce n’est pas demain que l’Insoumis number one sera traîné sur le banc de l’infamie. Hasard, cela pourrait coïncider avec le temps des hirondelles, la venue du printemps 2022. Juste au moment où s’impriment les bulletins de vote de la course à l’Elysée. La convocation, la mise en examen, après une enquête « approfondie » nous dira-t-on, l’évènement peut tomber comme la pluie avec l’orage. « Pensez donc, c’est du travail solide, 36 mois laissés aux policiers, ces orfèvres du 36, pour éplucher toute la vie privée et politique du candidat Mélenchon… »

Observons parallèlement que, dans l’aveuglement qui fait son symbole et aussi dans sa sagesse, la justice poursuit, en ce moment même, en « enquête préliminaire », la République en Marche d’Emmanuel Macron. Là aussi les magistrats sont implacables : « d’où proviennent ces 144 000 euros qu’on ne peut tracer dans le pactole du futur élu ? »

Pourtant, cette fois, pas de séances de saute dessus au petit matin. Pas de perquisitions façon antigang. Alors que, dans la comptabilité de Macron, chacun le sait sauf la Commission des comptes de campagne, on observe que de nombreux prestataires de service de la République en Marche ont fait assaut de rabais et de réductions. De séduction peut être. Une braderie qui sème le doute sur la sincérité des factures. Et que dire de l’affaire de Las Vegas, où les supporters du candidat, alors ministre, sont accusés d’avoir dépensé les deniers publics pour les besoins de sa propagande électorale ? Pourtant si l’on en croit Le Monde ou France Info (il le faut bien de temps à autres), s’agissant de Macron, la Commission des comptes n’a pas respecté « son propre guide ». Alors que « les candidats avaient droit à des remises « comprises entre 15 et 20 %, Emmanuel Macron a bénéficié de ristournes bien plus importantes ».

Face à une telle dénonciation, le parquet a deux options. La loyale, et la fourbe. Ici un rappel utile : comme garant de l’application de la loi, le Ministère public a une obligation de « loyauté ». Elle doit l’incliner à respecter le droit au procès équitable, notamment le respect du contradictoire et, justement, la loyauté de la preuve, principe qui recouvre la recherche de la preuve elle-même.

Dans le dossier des Insoumis, l’option loyale aurait consisté à confronter, d’emblée, Mélenchon à son accusateur. Ou à tout le moins aux documents transmis par la Commission des comptes. Et dès lors, puisque l’accusé se défend, la logique exigeait que l’on nomme immédiatement un juge d’instruction et que le parquet se dessaisisse. Mais, nom de Dieu, hors l’emprise du parquet, il y a grand danger que le destin de Mélenchon de délinquant nous échappe !

Alors pour permettre à ce parquet de garder la main (rappelons qu’il peut recevoir des consignes du Garde des Sceaux), on use d’une méthode déloyale : on se tourne vers l’article 76 du Code de procédure pénale. Que l’on va détourner de son esprit et de sa lettre dans une formidable fraude à la loi processuelle, même si elle s’avère ratifiée par la Cour de cassation…

Pour bien comprendre la manigance, il faut reprendre les termes de cet article en forme de « rossignol », nous voulons dire de clé passe-partout, qui énonce qu’en principe, les « perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction (…) ne peuvent être effectuées sans l’assentiment exprès de la personne chez laquelle l’opération a lieu ».

Le principe est net mais souffre une exception majeure puisque si « les nécessités de l’enquête (…) le justifie, le juge des libertés et de la détention (on dit le « JLD » dans les salons de juristes) du tribunal de grande instance peut, à la requête du procureur de la République, décider, par une décision écrite et motivée, que les opérations » puissent être « effectuées sans l’assentiment de la personne » mais alors, à « peine de nullité », le JLD doit expressément préciser « la qualification de l’infraction dont la preuve est recherchée ainsi que l’adresse des lieux dans lesquels ces opérations peuvent être effectuées » et motiver sa décision « par référence aux éléments de fait et de droit justifiant que ces opérations sont nécessaires », et ce de manière à ce que les perquisitions et saisies ne puissent « à peine de nullité (encore !) avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions visées dans la décision du juge des libertés ».

Désolé pour ce pensum, mais si vous avez bien lu, vous avez compris que sans le consentement de la personne visée, la perquisition ne peut avoir d’autre finalité que de saisir des éléments en lien direct avec les faits objets des poursuites. Tout ce qui sort de ce cadre est nul. Ça c’est pas gentil lorsque l’on a pour dessein d’atteindre la respectabilité du sieur Mélenchon, et non de vérifier la comptabilité de son groupe politique… Que faire ? Alors qu’il est évident que le leader politique n’a pas sa comptabilité dans sa table de nuit, on y va quand même, dans sa chambre. La police, et la justice, savent parfaitement que Mélenchon n’est pas toujours seul, la nuit. Ce qui n’est pas encore un délit. Mais un policier ou un magistrat félon, brisant son secret professionnel, va envoyer la bonne nouvelle aux auxiliaires de Médiapart, un média qui aime tant Mélenchon. « Savez-vous quoi ? On a trouvé Sophia Chikirou, dans l’appartement de l’Insoumis ». Le seul but de la descente du trio police-justice-presse était là, prouver le vivre ensemble du député avec sa directrice de campagne. C’est dommage que Michou, qui aurait été découvert vêtu de ses seules lunettes bleues, ou que Lady Gaga, aient été empêchés (1). Cela aurait été le coup parfait. Cette manœuvre de basse police n’a ému le plus modeste des défenseurs des droits de l’homme, qui englobent ceux de la femme. Mais la perquise et la juste rage de Mélenchon ont réjoui les Marcheurs, les Atlantistes de Médiapart, et l’ensemble les télés « Nescafé » (instantanées).

Alors, comment faire pour un magistrat qui voit loin, désireux de sortir du carcan de la loi lorsque la saisine initiale est trop restreinte à son goût ? (le Ministère public est saisi in rem comme on dit à la fac de droit ce que l’on l’oublie vite dans la pratique)… Comment monopoliser une meute de flics dans une opération grand spectacle ? La manœuvre est enfantine ; on s’en remet au dernier passage du quatrième alinéa de notre article 76 bien-aimé. Loin de sa téléologie initiale, on le retourne comme la veste d’un élu socialiste pour le braquer vers des buts d’intrigue et d’inquisition. Voilà ce que nous dit, in extenso, le bougre d’article qui sème le bazar : « Toutefois, le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles visées dans la décision ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes ».

A l’origine, et appliqué à la lettre, il s’agit de permettre à des policiers, qui au détour d’une perquisition autorisée par un Juge de la Liberté et de la Détention (JLD) pour la recherche d’un trafic de lingots d’or, tombent sur un pain de coke. Là il est possible de poursuivre le dealer pour « trafic de stupéfiants »… Jusqu’ici, rien de plus normal dans l’esprit de la loi.

Mais on peut, hélas, appliquer à la lettre la même disposition, à tout faire, en se détachant de son esprit. Au départ les policiers et magistrats n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent. Alors on frappe à coups d’article 76, versus filet dérivant, en espérant que ça morde. Quel bel outil pour qui veut assassiner un politique à l’arme de justice. On multiplie les opérations de saisies, on chavire tout, on pioche. Des fois que l’on tomberait sur quelque chose qui s’en viendrait justifier l’enquête en cours ?

Si, pêcheurs malchanceux, les magistrats ne chalutent rien, un bon barnum médiatique provoqué lors du déclenchement de l’opération « coup de poing », inocule de soupçon, le poison, le doute qui ne sent pas bon. C’est gagné. Le politique d’en face est un mort vivant. C’est ce « coup » dont Mélenchon vient d’être victime. En préalable à tout traitement de justice, un procès médiatique issu d’un détournement de procédure et d’un viol du secret. Hélas pour les tricoteurs de procédure, comme un cadavre jeté à l’eau mais mal ficelé, la déloyauté finit parfois par remonter. C’est ce qui vient de se produire dans une affaire assez similaire. Un dossier que vient de connaître la XIème chambre correctionnelle du TGI de Paris. En guise de travaux pratiques, nous allons vous conter cette histoire c’est le cas de le dire de cas, exemplaire.

Ici le bouc-émissaire qui n’avait rien d’un insoumis – en fait un ancien haut responsable du MEDEF – avait été ciblé par l’ex-première dame du syndicat des patrons, Laurence Parisot. Au début du nouveau siècle, le gibier, Etienne Guéna, était alors le « Monsieur 1% logement » du MEDEF. Soit le responsable d’une collecte des charges patronales dédiées au logement des salariés du secteur privé. Imaginez l’horreur pour les patrons ? Tout ce « pognon » qu’il faut investir à l’usage de « sans dents ». Manque de chance ou mauvais « casting », Guéna l’homme du « 1% », est intègre. Trop au goût de certains MEDEF. Et il voue sa carrière à faire du logement social. Et pas du lucratif. Un mec comme ça doit être déboulonné. Et on va lui jeter une peau de banane. La presse de droite ne bronche pas, puisque le MEDEF est cité, celle de « gauche » s’agite en tous sens puisqu’un cadre du MEDEF ne saurait être honnête. Le Canard Enchainé, sur un tiers de page, traine Guéna dans ses plumes et son goudron.

Après cette dénonciation télécommandée, une enquête préliminaire ouverte en 2011 va s’achever, écoutez-nous bien, en 2017. Six années passées sans que rien ne soit conduit de façon contradictoire. Et quel sera le support juridique de cette interminable inquisition ? Vous avez gagné, c’est l’article 76. Une fois, qu’après perquisition tous les documents de toute nature fussent saisis et dûment scellés, donc mis hors la vue de la cible à abattre, les magistrats exploitent les pièces à sens unique, celui de l’accusation. Six années plus tard, le « corrompu du MEDEF » et quelques-unes de ses relations, sont placés en garde à vue, sans accès au dossier. Avec leurs seules mémoires face à une accusation riche de papiers. Ensuite ? Rendez-vous devant le Tribunal. Sans possibilité de demander des actes à décharge, une confrontation, une contre-expertise…

Incroyable ? Mais non, c’est ainsi fonctionne notre Justice vue du haut de l’article 76, en plaçant les pièces collectées hors le dossier pénal. Puisque le résultat de la rafle, celle de la perquisition, ne fait alors même pas partie du « dossier ». Tout cela demeure dans des cartons, hors du débat contradictoire !

Pourtant, sa vie foutue – ainsi que celle de plusieurs autres victimes collatérales -, après sept années qu’a duré la traversée de son enfer judiciaire, Etienne Guéna peut enfin, le 18 octobre dernier, lire un journal sans avoir honte. « Le Monde » commente la relaxe générale en écrivant : « Voilà une décision qui rime avec fiasco pour la justice financière »… Le jugement suggère clairement que l’enquête a été conduite de façon peu rigoureuse, sans toujours se soucier des droits de la défense ».

C’est le même stratagème qui, tel qu’il a été planifié, devait s’appliquer à JLM et aux Insoumis. Heureusement, Mélenchon a eu raison de crier à « l’assassin », même maladroitement. La force de sa voix, et celle de ses amis, de ses électeurs, a troué le filet à la dérive. Devant le mauvais coup éventé, le parquet a craqué, reculé. Comme le dit le proverbe chinois, « lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ». Or Jean-Luc Mélenchon n’a fait que pointer la lune en dénonçant l’injuste et vilaine manœuvre dont il était victime. Les faits lui donnent raison : il a obtenu que le parquet se dessaisisse et la nomination deux juges d’instruction. Le premier doit recompter les euros de la campagne des Insoumis, le second mettre son nez dans une histoire d’assistants parlementaires européens, « dossier » dénoncé par une élue du FN, avouant elle-même que c’était « pour rire ».

Sans cette « défense de rupture », pratique géniale et courageuse que l’on doit à l’immense Jacques Vergès, Mélenchon sans, avoir trouvé son Goya, aurait déjà été fusillé dans un « tres de mayo » judiciaire.

Jacques-Marie BOURGET et Bérenger TOURNE

Note (1) Un autre jour, c’est Manuel Bompard, hébergé-là trois nuits par semaines, qui aurait été dénoncé.

  Jacques-Marie BOURGET   Bérenger TOURNE   Politique/Idéologie   Droit/Justice   Médias/Journaux/Radios/Télés

COMMENTAIRES  

28/11/2018 08:29 par Jean Louis

Bravo et merci pour vos explications qui confirment ce que j’ai ressenti, après un moment très court de flottement, en me demandant pourquoi mais pourquoi donc Mélenchon n’a t il pas gardé ses nerfs, ou en donner cette impression à travers les media, alors qu’il avait une chance unique de retourner la situation immédiatement devant l’énormité des moyens mis en oeuvre par la justice !! Une chose seulement me manque dans votre analyse, quid du fait que les comptes de campagne en plus ait été approuvés et que des factures présentées bien sûr aient été normalement sorties de la liste des remboursements par l’Etat des frais de campagne ?

28/11/2018 09:27 par Buffaud

Alexis Corbière, cité plus haut, qui avait été victime quelques temps auparavant d’un étrange "cambriolage", en même temps que son ex- directrice de campagne ...

28/11/2018 11:10 par Assimbonanga

@Buffaud, tu en as trop dit ou pas assez ! C’est quoi ce cambriolage ? Que leur aurait-on volé ? Quels sont les soupçons ? On pense que c’est une attaque préliminaire à la perquisition ?

28/11/2018 11:17 par Assimbonanga

Les élections, c’est la guerre. Les armes sont la calomnie, la diffamation, le doute. Le but c’est d’abattre l’adversaire. Chez nos ennemis, tous les coups sont permis. L’attaque judiciaire fait désormais partie de l’arsenal.
Mais faudrait quand même pas oublier l’examen clinique, bon sang ! Que vois-je de visu avec mes yeux ? C’est basique. Y revenir.
Moi, avec mes yeux j’ai vu Hamon dépenser sans compter pour ses meetings. Alors qu’il était évident qu’il partait perdant, ça n’a pas empêché le PS de faire dans le luxe et le dispendieux. Les décors de meetings que je voyais (vite-fait) à la télé me semblaient fort fastueux...
Ça compte aussi dans le jugement. Et il se dit écolo le freluquet ? Non, ça ne tient pas la route.

28/11/2018 11:31 par Georges SPORRI

Sur le sujet "France Insoumise" nous avons tous subi au moins 3 expériences de Milgram (test de soumission à l’autorité) : la campagne raciste contre Danièle OBONO + la campagne putassière sur le loyer de Danièle SIMONNET + ces perquisitions abjectes basées sur une enquête préalable baveuse... Le pouvoir a commis ces faits parce qu’il n’y a jamais eu assez de réactions basées sur le principe de solidarité inconditionnelle... Faudra se ressaisir !

28/11/2018 11:50 par Assimbonanga

@Georges. Réactions basées sur le principe de solidarité inconditionnelle...OUAIS, entièrement d’accord, on va se ressaisir !
Le couple Corbières aussi a eu à pâtir, et Th Lepaon pour son bureau de fonction et son logement de fonction et Pavajot. Faut qu’on arrête de lyncher les nôtres sur ordre des patrons qui, eux, œuvrent pour leur enrichissement personnel (Fillon, Cahuzac, Ghosn...). Ne confondons pas péché véniel et péché capital !
Bonne journée ! Le bandeau bleu me met aux arrêts.

28/11/2018 12:02 par Palamède Singouin

@Assimbonanga
Lors des cambriolages chez Corbières et de sa directrice de campagne, leurs ordinateurs avaient été dérobés....

28/11/2018 12:10 par Palamède Singouin

@Georges SPORRI
Faut-il pousser la solidarité inconditionnelle jusqu’à se poser des questions sur les "affaires" Fillon (en particulier sur leur agenda) qui ont incontestablement bénéficié à Macron ?

28/11/2018 12:52 par Louis St O

Je viens de vivre en direct (à la radio) "LA MORT DES GILETS JAUNES" donc, ils ont nommé des responsables pour communiquer avec le pouvoir (le gouvernement), et demandent de nommer des individus pour chaque région, en créant un "MOUVEMENT" les "gilets jaunes" donc qui va faire concurrence à la France Insoumise. Si le peuple se laisse retourner comme une crêpe, c’en est fini du soulèvement.
On pourra dire ce que l’on voudra mais ils sont forts, entre l’attaque à Mélenchon et maintenant la mort des GJs ils nous ont bien roulé dans la farine.
On va voir si les gens sont d’accord ou si ils vont continuer.

28/11/2018 13:22 par Ellilou

Merci Monsieur Bourget et Monsieur Tourne, merci pour votre article, intelligent, humain, factuel et toujours juste. Comment ça fait trop du bien de vous lire... :-)

28/11/2018 14:01 par pauvre 2

@ Assimbonanga, pour le cambriolage de Corbière, c’est 2 jours avant les perquizs. Un lien mais il y en a des tas d’autres : https://www.liberation.fr/france/2018/10/30/cambriolages-en-serie-chez-les-insoumis_1688932

28/11/2018 14:26 par irae

Et pendant ce temps, mis à part les plaintes d’anti-corps, le locataire de l’Elysée (dons crevant le plafond légal, activités étranges au ministère avec moyens financiers détournés de leur but, pince-fesses douteux à las vegas, avant dernier patrimoine juste devant Ph Poutoux) dort en suçant son pouce et sur ses 2 oreilles.

28/11/2018 17:34 par leon

pourquoi remettre une pièce dans le bastringue, c’est long bien trop long cet article, en pensant défendre el général quinoa de la canebière vous l’enfoncez

28/11/2018 17:41 par Christian Darocha

Vous écrivez : « Jusqu’au Canard Enchainé qui, ceci étant dit en passant, détient 128 millions de provision sur ses comptes, crie « au voleur ». » « Dans le couloir de la mort sont placés les Insoumis. La cible de l’hebdomadaire du mercredi est le député de ce mouvement, Alexis Corbière. Cet incroyable bandit a bénéficié, complètement légalement d’une « aide au logement ». »
En janvier 72, à une toute autre échelle mais en appliquant la même méthode, l’hebdomadaire a ainsi détruit la carrière politique de Chaban-Delmas par un dossier « d’avoir fiscal », tout aussi conforme à la loi que l’aide de Corbière. »
Vous avez tout particulièrement raison puisque voici ce que me répondait la rédac du Canard le 2 novembre dernier, en réponse à mon interpellation sur ce sujet.
« Cher lecteur
Les astuces utilisées par Corbière pour obtenir les aides de l’Anah sont certes légales mais, puisque vous nous suivez depuis 50 ans, vous devez vous souvenir des impôts de Chaban... Ils l’étaient tout autant. Et nous ne voyons pas en quoi les élus de la France Insoumise seraient intouchables.
Avec nos sentiments canardesques,
La rédaction du "Canard" »
Ce qui me conduisit à leur répondre :
« Bonjour la « rédaction du Canard »,
Suis-je idiot ! Je n’avais pas mesuré l’importance de ces aides de l’ANAH que vous n’hésitez pas à comparer aux déclarations fiscales « fallacieuses » de Jacques Chaban-Delmas dans les années 60/70. J’avais alors autour de 25 ans et je lisais le Canard, je m’en souviens donc parfaitement, n’en doutez pas. Cette époque, de « La Cour » d’André Ribaud et des dessins de Moisan en particulier, a nourri ma jeunesse. Le SAC sévissait jusque dans les moindres campagnes électorales, allant jusqu’à éliminer des personnalités telles que Robert Boulin quelques années plus tard. Apportant aussi une forte contribution pour dézinguer Chaban dans la perspective de la présidentielle de 74, les Chirac et autres Pasqua dans leurs basses œuvres, n’hésitaient pas alors, à cet effet, à alimenter la presse « d’infos croustillantes ». Vous effectuez donc un lien entre l’aide légitime de l’ANAH versée à Alexis Corbière en 2018 et l’affaire Chaban des années 1970 ! J’imagine que la « rédaction du Canard » ne sera pas surprise que sa réponse me paraisse aussi abjecte et stupide que sa charge contre un jeune élu de l’Assemblée nationale. Être réduit à ce type d’argumentaire grotesque, démontre que seule vous anime la volonté de nuire, pas forcément à la seule personne Alexis Corbière, mais à ce qu’il représente dans son mandat de parlementaire de La France Insoumise. Pour cette raison, étant moi-même insoumis, je prends évidemment ma part de cette agression qui frappe notre mouvement et donc l’ensemble des militants.
Acceptez mes tristes salutations à un « Canard » qui m’occasionne une colère aussi importante que peut l’être ma déception.
Christian Da Rocha. »

28/11/2018 18:09 par Georges SPORRI

@Palamède Singouin --- Rien à voir ! Il faut comparer ce qui est comparable. Les coups tordus entre patrons ou entre politiciens de droite sont un spectacle rigolo et sans conséquences (on voit bien que Macron exécute le programme de Fillon !). La solidarité inconditionnelle c’est un truc entre nous et contre eux. Les partis de gauche + extrême gauche, les syndicats et les associations doivent se coaliser au moins contre la répression, pas au nom de la démocratie formelle, mais parce que nous avons un ennemi commun à combattre. Par exemple j’ai soutenu les ZADistes et je soutiens les criminalisés de BURE même si je ne participerais en aucun cas à ces gesticulations inutiles.

28/11/2018 19:28 par Xiao Pignouf

@Christian Darocha, permettez que je vous applaudisse, Monsieur. Le Canard plus enchaîné que jamais... à ses maîtres, eh oui, le rebaptisé Canard Laquais...

28/11/2018 19:41 par François de Marseille

@ G Sporri : je crois que le scud de p. singoin n’appelait aucune réponse.

29/11/2018 08:55 par barbe

Simone Weil a montré qu’il était possible de ne pas séparer solidarité (partager la condition des opérationnels) et démocratie formelle (exiger la suppression des partis politiques : et donc que le peuple vote les lois) ; laisser tomber la seconde revient à se couper d’une partie de soi.

29/11/2018 11:50 par Assimbonanga

Merci pour les liens fournis au sujet des cambriolages.
Je suis tombée fortuitement sur une vidéo RT où j’ai découvert Djorje Kusmanovic et je me suis "tiens, ce mec est valable. En tout cas il a des qualités d’entrainement. Un bon combattant". https://www.youtube.com/watch?v=SAI8i0sJPhQ
Mais il a été rejeté par le comité électoral de LFI , que je cite : "Le comité électoral a décidé de retirer Djordje Kuzmanovic de la liste, après qu’il ait publiquement réitéré des propos considérant comme secondaires les luttes féministes et LGBT, alors qu’elles font parties intégrantes de l’Avenir en Commun. Des propos qui ont comme conséquence d’opposer entre eux les militant·e·s de la France insoumise. Il a par ailleurs proféré des remarques sexistes. Une délégation du comité électoral l’a rencontré pour lui donner, à sa demande, l’occasion de s’exprimer et le tenir informé de notre décision."

Ne s’agit-il pas d’une auto-censure au cas où les facheux, les canards , un jour, on ne sait jamais, viennent mettre leur nez dans le but de nous discréditer, comme ils l’ont fait pour Lepaon, Pavajot, les Corbières, Danièle Obono, Danielle Simmonet, etc ? N’est-il pas dommage de se priver d’un élément moteur dans la lutte ? Après tout, il peut apprendre en route et reconsidérer ses positions sexistes si on lui explique.
Ne pouvons-nous admettre dans nos rangs l’imperfection ? Ne faut-il que des êtres insipides, fats, inodores et sans aspérités ?
Le mouvement ne peut-il pas assumer cette prise de risque ? Doit-on se priver de gens vaillants, qui ont du cœur, au nom de craintes secondaires par rapport à la guerre qui nous oppose au laminoir macronien ?

29/11/2018 14:27 par Vigie rouge et insoumise

Comparé à des militants mous du genou, de Clémentine Autain qui trahira, de Ruffin, électron libre, Djordje Kuzmanovic, était un pilier idéologiquement structuré auprès de JLM.

Voici ce qu’en dit LFI : "Le comité électoral a décidé de retirer Djordje Kuzmanovic de la liste, après qu’il ait publiquement réitéré des propos considérant comme secondaires les luttes féministes et LGBT, alors qu’elles font parties intégrantes de l’Avenir en Commun. Des propos qui ont comme conséquence d’opposer entre eux les militant•e•s de la France insoumise. Il a par ailleurs proféré des remarques sexistes..."
Ce communiqué est nul. Passons sur la faute de français (après qu’il ait publiquement…) tordons le nez devant la concession à l’écriture charabia à la mode chez les bobos (« Des propos qui ont comme conséquence d’opposer entre eux les militant•e•s de la France insoumise »), notons avec agacement que ces bricoleurs auraient dû écrire, dans leur logique : « …d’opposer entre ELLES et eux les militant•e•s… » et cherchons, là on va au cœur de l’affaire, où sont les remarques sexistes. Djordje Kuzmanovic s’élève contre cette « petite insinuation diffamante toujours porteuse » et il en demande la preuve.
Sous sa plume, j’ai trouvé ça, que j’approuve à 100 % : «  Ainsi, pour donner un exemple, si l’immense majorité des Français soutiennent la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes, la plupart d’entre eux comprennent que les priorités, dans ce domaine, renvoient à l’égalité salariale, à la réduction de la pauvreté féminine, à l’éradication des violences dont les femmes sont victimes ; et non à l’écriture inclusive. »
Du sexisme dans cette phrase où plutôt de l’analyse politique ramassée et impeccable ?

29/11/2018 14:37 par Maxime Vivas

Par coïncidence, il se trouve que je connais Corinne Morel-Darleux et que je suis en contact avec Djordje Kuzmanovic avec qui je devais m’entretenir de la Chine, où je me trouvais en septembre. J’ai de l’estime pour les deux.
Eux exit, je suis désorienté.
Attendre et voir ?
MV

29/11/2018 14:49 par Assimbonanga

@Vigie, derrière après que, on utilise le subjonctif. Et tu fais bien d’en parler ! Parmi les disparitions inquiétantes, il y a celle du subjonctif et je m’en rends moi-même coupable chaque jour. Je me suis fait la promesse d’y veiller et d’ employer le subjonctif autant que faire se peut.
Pour Djorje Kusmanovic, les adeptes de Mélenchon en parlent sur blog de ce denier. J’espère que ce sera entendu.

29/11/2018 16:16 par Jetaimalbert

@Maxime Vivas
Je vous comprend, je pense qu’ils me perdent sur ce coup là.
Djordje Kuzmanovic s’en explique bien sur marianne, et Corinne Morel-Darleux dans reporterre.
pas sur qu’en se separant d’eux, et en ’gagnant’ Maurel & co, les insoumis gagnent quoique ce soit.

29/11/2018 16:29 par Yom

Maxime Vivas a écrit :
> Attendre et voir ?

Oui, c’est également ma doctrine pour l’heure.

Mais partant de cette affaire, au gré de commentaires dans les fils de discussion de divers médias, je découvre d’autres points de friction qui chagrine le sympathisant insoumis que je suis. Ainsi la défection, également, de Liêm Hoang-Ngoc. Sur la page Wikipédia qui lui est consacrée, on peut lire :

> En juillet 2018, il suspend sa participation à La France insoumise pour protester contre la composition de la liste du mouvement pour les prochaines élections européennes […]

Il est a l’initiative du site http://preservonslavenirencommun.fr/.

On me signale également que Jacques Généreux ne s’est plus montré depuis un moment, mais je ne vois rien sur sa page Wikipédia.

Bref, je suis encore résolu à attendre et voir, mais d’un œil désormais un peu méfiant.

29/11/2018 17:07 par Danael

Cette intrusion de l’État dans le judiciaire nous concerne tous car elle remet en question le droit de tout citoyen à pouvoir être défendu loyalement devant la justice. Mais en même temps, ce droit n’a jamais pleinement existé, soyons lucides. La justice est politique et a été créée pour servir la classe dominante d’abord qui a su développer au cours du temps pas mal d’astuces et de lois pour assurer la liberté et l’intouchabilité de ses intérêts de classe, au détriment de la majorité exploitée. Et gare aux opposants ! Donc répugnant mais pas étonnant, que les travailleurs, les gilets jaunes, les lanceurs d’alerte et tous les protestataires, se retrouvent dans les filets d’une justice qui se veut essentiellement punitive pour ceux qui osent bousculer, même un peu, l’ordre des choses. La demande de démission de Macron, c’est aussi la demande de démission de tout ce système pourri à deux vitesses : ceux qui donnent et trinquent toujours plus et ceux qui empochent démesurément et en toute légalité toute la richesse créée par les travailleurs, sans craindre d’être bousculés par la justice. Donc les bourgeois aux Champs Élysées pouvaient manger en toute tranquillité dans leurs restaurants samedi dernier, tout en regardant au même moment les gilets jaunes se faire gazer plein tube sans raison. Image forte et bien comprise. Et la Maire socialiste d’ en rajouter : surtout qu’ils ne reviennent plus salir l’image de Paris ces affreux jojos, monsieur le préfet. Ben non poil au nez ! Débarrassez-nous d’abord de l’Autorité bancaire européenne prévue à Paris en 2019. Un autre brigand notoire venu pour nous voler un peu plus.

PS : les conflits portent aussi la réflexion politique.

29/11/2018 18:23 par babelouest

Moi aussi, je connais Corinne, avec qui j’ai correspondu longtemps sur les blogs, et que j’ai pu voir deux fois à Notre Dame des Landes. Il semble (du moins c’est mon impression) que LFI se socialo-socialise, et oublie carrément de rester populaire. C’est ainsi que meurent les partis et apparentés.

Un entrisme réussi ? Un de plus ?

29/11/2018 20:10 par Georges SPORRI

La France Insoumise n’a pas le choix et cette recomposition lui est imposée par son propre projet politique central de "révolution par les urnes". Ranger les drapeaux rouges et oublier l’internationale n’est qu’un début . Pour obtenir les futurs désistements indispensables il faut donner quelques garanties, s’humilier face au féminisme puritain américain-scandinave, virer les mal-vus, éviter toutes les connotations trop anti impérialistes, adhérer sans culpabilité à tous les dénigrements pré bellicistes à la mode ...

29/11/2018 20:26 par Xiao Pignouf

@Assim

derrière après que, on utilise le subjonctif

eh non, http://www.academie-francaise.fr/apres-que, trop de subjonctif tue le subjonctif.

Djordje Kuzmanovic s’en explique bien sur marianne, et Corinne Morel-Darleux dans reporterre.

Wouaou, heureusement qu’il s’agit d’un article de M. Bourget, on sentirait presque que le doute vous habite. Je ne connais ni l’une ni l’autre, j’ai écouté une ou deux interventions de M. Kuzmanovic, que j’ai apprécié pour sa connaissance du monde militaire et de la géostratégie. Mais enfin, des portes qui claquent, les uns qui entrent, les autres qui sortent, pas de quoi en faire un fromage. Qui vivra verra, comme dirait l’autre. Moi, ce qui m’instille le doute, c’est plutôt quelqu’un qui va s’épancher dans les médias pour lesquels ce genre de lamento est du pain bénit en ces temps de bâche maigre. Alors oui, si cela fait froncer sourcils de méfiance, la mienne va d’abord à des gens qui ne peuvent résister à l’envie d’une éphémère gloriole quitte à égratigner les seuls qui se bougent le cul pour nous dans l’hémicycle. A l’orée des Européennes, ça sent la frustration à plein nez.

30/11/2018 00:22 par François de Marseille

Quand les palestiniens vivent dans la pire des miseres, l’Afrique se fait depouiller, les Yemenites se font etriper, Cuba vit sous embargos, le Venezuela sous la menaces des yank.... , les préoccupations des feministes LGBT vegan et autres boboserie me passent tres haut au dessus de la casquette. Leur nombrilisme m’inspire un profond mepris.
L’excellente mediatisation de leurs pseudo luttes demontre (pour ceux qui ne l’aurait pas encore compris) a quel point ce sont des cretins utiles pour devier le focus de la tete du serpent.
Je ne connaissais pas cette personne ecartée par la FI. Il ne faisait de toute evidence que pointer ce fait. C’est assez mauvais signe.
Je trouve aussi que la position de la FI vis a vis des Black Blocs est aussi un gros soucis. Quand il y a des vitrines cassée dans un magasin des champs élysées, et des crs qui se prennent quelques coup, je ne vois pas ou est le probleme.
J’ai tout de suite senti cet aspect hors sol d’une partie de la FI. Mais bon, la FI, what else... Celui qui me repond "le PC" me copiera 100 fois " je ne dois pas torturer les zigomatiques de mes camarades".

30/11/2018 02:10 par franck-y

C’est bien gênant que Djorje Kusmanovic soit aller s’épancher dans Marianne comme un signataire d’appel dans le Monde, mais réflexion faite, où le faire, vu l’indigence des médias disponibles.Il n’y pas si longtemps, il défendait encore la FI, dans cette vidéo du 25 novembre de Lib’Tropiques (eux, ils n’aiment pas JLM) : Stratégie du chaos (6) : la nouvelle traite occidentale.
En tout cas, on a une réponse de JLM le 29 : Le bashing permanent : une stratégie médiatique de prise du pouvoir politique.

30/11/2018 07:09 par Maxime Vivas

@ Assimbonanga

@Vigie, derrière après que, on utilise le subjonctif.

J’en parlerai à tous les écrivains que je connais et à cet ignare de Charles Trenet : "Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu...".
Mais il est vrai que l’emploi fautif du subjonctif se répand et finira par devenir la règle. En attendant, tout communiqué officiel d’un organisme s’adressant au public devrait s’en tenir à la forme correcte (et éviter de surcroît l’affreuse, idiote, intenable et démagogique écriture inclusive).
Après que nous l’aurons compris (ou "dès que nous l’aurons compris"), nous nous attacherons prioritairement au fond des messages et non aux scories de la forme mal ébarbée.

30/11/2018 08:51 par calame julia

J.-L. Mélenchon doit, comme d’autres, apprendre à revenir sur terre.
S’écouter parler a ses limites.
Mais ne craignez pas, j’ai bien compris votre propos J.-M. Bourget et B. Tourne.

30/11/2018 09:46 par Danael

Bonne mise au point, surtout quand on utilise l’argument de l’orthographe pour discréditer par ce biais aussi le fond du message. Bien connue la tactique. Alors soyez assez francs pour discuter surtout de contenu et contentez-vous d’être chanceux que votre vision ne vous trahisse pas.

30/11/2018 10:06 par Assimbonanga

Je suppose que c’est bon pour le subjonctif qu’on parle de lui. Ca fera l’occasion d’une remise à niveau.
Par contre la phrase sur Djorje Kusmanovic par Xiao Pignoif ne vient pas d’un de mes commentaires, mais de Jetaimalbert...

Comme j’ai déjà épuisé toutes mes munitions et que le bandeau bleu me met en demeure ce cesser mais de quand même insister, je termine ma contribution journalière par un sujet moins transversal. Cette histoire "d’augmentation du pouvoir d’achat" ! C’est une nouvelle invention orwellienne ? Une vaste blague, un en...fumage ? Ce gouvernement a parachevé une transformation de l’Etat, il a englobé la sécu dans le budget de l’état, il a supprimé des cotisations sociales sur la feuille de paie, il a transféré les versements des uns sur les ponctions des autres (CSG des retraités). Bref, il a fourré son nez dans nos affaires privées, nos salaires et pensions. Il nous déresponsabilise, il nous aliène, nous infantilise. Il nous confisque notre libre-arbitre. Il tripatouille dans la relation patron/salarié.
Cette idée de supprimer les cotisations sociales est reprise au FN. Elle économise le patronat, lui évite d’augmenter les salaires. C’est notre défaite la plus absolue.

30/11/2018 12:12 par Assimbonanga

@Maxime Vivas : "J’en parlerai à tous les écrivains que je connais".
OK ! Ta supériorité sur nous est admise. Moi, des écrivains, j’en fréquente point. J’achète leurs bouquins, mais en collection de poche autant que possible. Quant aux poètes, ne leur attribue-t-on pas la licence poétique qui leur permet de déroger aux règles académiques si ça leur chante ?

30/11/2018 18:15 par Maxime Vivas

Hmm ! Après que vous m ’avez lu vous êtes sur la bonne voie. Hmm !
MV

30/11/2018 12:54 par Jérôme Dufaur

@Maxime Vivas : "Eux exit, je suis désorienté"
Mieux vaut tard que jamais...
Pourtant, nous sommes nombreux, ici ou ailleurs, depuis bien longtemps, à avoir fait part de nos LEGITIMES interrogations vis à vis de LFI, sur la forme autant que sur le fond.
Un soutien peut être critique. La critique est même un devoir. Et elle n’empêche pas le soutien. CQFD.
Encore faudrait-il que la critique soit entendue... qu’on ne fasse pas comme si elle n’existait pas... et comme si elle n’était pas LEGITIME. CQFD (bis).
Pour ma part, c’est très clair, si l’élection présidentielle a lieu demain, je vote à nouveau pour "l’avenir en commun" (et donc je glisse le bulletin JLM dans l’urne). Sans renoncer pour autant à mes critiques LEGITIMES.
Quant à ceux qui après avoir quitté le navire (ou avoir été quitté du navire... ce qui n’est pas la même chose), vont pleurer dans les "merdias" ou rejoindre Hamon... on peut LEGITIMEMENT s’interroger sur ce qui les anime.

30/11/2018 19:43 par Autrement

Un récit instructif de l’élaboration de la liste FI pour les élections européennes se trouve sur le blog de Martine Billard, ICI.

30/11/2018 19:46 par Palamède Singouin

si l’élection présidentielle a lieu demain, je vote à nouveau pour "l’avenir en commun"

Qui croit encore à l’efficacité du bulletin de vote pour changer quoique ce soit ? Essonne : 82% d’abstention pour élire un macroniste parfaitement inutile.....Qui dit mieux ?

01/12/2018 01:23 par Serge F.

Vous ne comprenez pas. Selon le Dr Michel Cymes, Jean-Luc Mélenchon est malade :

https://twitter.com/cavousf5/status/1059877023982764033

Le bon docteur Knock nous apprend ainsi que la révolte est un signe de maladie mentale. Mais que pense-t-il de cette expérience :

https://www.youtube.com/watch?v=kiklt9OiH-Y

Je suppose que dans cette situation si Mélenchon ne se lève pas, c’est qu’il est fou ! :)

Le Dr Jean-Michel Cohen a un mot à dire au bon Dr Michel Cymes au sujet de son stress qui le rend agressif (mais lui n’est pas fou, contrairement à Mélenchon) :

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-387354-exclu-jean-michel-cohen-repond-en-direct-a-michel-cymes-dans-morandini-live-tu-deconnes-michel-reprends-tes-esprits-et-redeviens-correct-video.html

L’émission dans laquelle le docteur Knock s’est exprimé était entièrement consacrée au cas Mélenchon (quand on aime, on ne compte pas) :

https://www.youtube.com/watch?v=gOih9GOiVZw

01/12/2018 10:22 par Louis St O

« Qui croit encore à l’efficacité du bulletin de vote pour changer quoique ce soit ? Essonne : 82% d’abstention pour élire un macroniste parfaitement inutile.... »

Vous êtes en train de démontrer le contraire de ce que vous dites !!
En effet c’est parce qu’i il a 82% d’abstention qu’un macroniste à été élu. puisque ce sont eux qui se sont déplacés pour voter.

Si au lieu de s’abstenir, ceux qui disent "çà sert à rien" , comme vous, s’étaient déplacés, sûrement que Farida Amrani aurait été élue.
On se demande parfois si certains ne souhaitent pas la victoire des macronistes.

01/12/2018 13:12 par Serge F.

@Louis St O

Je suis tout à fait d’accord avec vous. Nos élites bien formatés n’en demandent pas plus : 99% d’abstentionnistes pour 1% de votants, soit les 1% les plus riches, se serait parfait. Aldophe Thiers, le royaliste, n’aurait pas rêvé mieux comme suffrage censitaire.

Cela n’inquiète absolument pas la classe politique dirigeante, elle se félicite même de la brillante élection dans l’Essonne, ce qui prouve que nous n’avons pas affaire à de véritables démocrates. Ce sont des républicains versaillais. Si nous avions affaire à de vrais démocrates, ils rendraient le vote obligatoire avec, pour compenser, la reconnaissance du vote blanc. Ils changeraient le mode de scrutin pour le remplacer par le Jugement majoritaire, le meilleur système testé jusqu’à maintenant. Ils permettraient la révoquation des élus et bien d’autres choses comme le proposent Jacques Testart ou Etienne Chouard, mais tout cela n’arrangerait pas leurs affaires.

Il faut aller voter si l’on veut espérer un changement démocratique majeur et il faut le faire en faveur du parti ou du mouvement proposant le plus d’améliorations démocratiques possibles, en ayant à l’esprit l’Appel du comité central de la garde nationale le 25 mars 1871 :

« CITOYENS

Notre mission est terminée : nous allons céder la place dans votre Hôtel-de -Ville à vos nouveaux élus, à vos mandataires réguliers. Aidés par votre patriotisme et votre dévouement, nous avons pu mener à bonne fin l’œuvre difficile entreprise en votre nom. Merci de votre concours persévérant ; la solidarité n’est plus un vain mot : le salut de la République est assuré. Si nos conseils peuvent avoir quelque poids dans vos résolutions, permettez à vos plus zélés serviteurs de vous faire connaître, avant le scrutin, ce qu’ils attendent du vote aujourd’hui.

CITOYENS

- Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
- Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne considèrent que leurs propres intérêts et finissent toujours par se considérer comme indispensables.
- Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel.
- Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.
- Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue.
- Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.
- Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèreront jamais comme vos maîtres. »

— Hôtel-de-Ville, 25 mars 1871, le comité central de la Garde nationale

01/12/2018 14:34 par Assimbonanga

@Maxime Vivas, OK ! Hum, hum : tu m’accordes le point ?
Allez, va, ton copain journaliste il au fond de lui l’esprit de solidarité, c’est plus fort que lui. T’en fais pas. Faut lui laisser le temps de réaliser. Zen ! Te mets pas la rate au court-bouillon !
Moi-aussi, j’ai trouvé terrible la réaction corporatiste de tous les gaucho de France-Inter contre Mélenchon lorsqu’il a traité les journalistes d’abrutis. C’était le front commun, la guerre totale.
Toutes ces réactions à chaud montrent que les humains sont prompts à partir en guerre au premier prétexte.
Soyons vigilants lorsque Macron voudra mettre tout le monde d’accord derrière une seule bannière, la sienne, pour déclarer la guerre à savoir qui, Poutine peut-être. Il faudra refuser comme un seul homme.

02/12/2018 02:35 par Yu Maxime

J’ai lu, il n’y a pas très longtemps, que l’une ou l’autre personne qui assumait des responsabilités au sein de la France Insoumise, était démissionnaire. Le motif invoqué, et relayé par les médias officiels, était celui d’une tendance au « totalitarisme » de Jean-Luc Mélenchon, une absence de démocratie au sein du mouvement, ceci étant à replacer dans le cadre de l’organisation et de la présentation de candidats aux prochaines élections européennes. Je ne peux me prononcer sur la chose, car je n’ai aucun éléments qui me permettraient de me faire une opinion correct. Il y a certainement des conflits à l’intérieur de la France Insoumise, comme dans tout groupe social, ce qui n’est pas une tare en soi, l’important étant de régler ensemble les problèmes qui se posent. Mais, là n’est pas mon propos.
Les personnes démissionnaires mettent les valeurs défendues par la FI à l’avant plan des justifications qu’elles donnes de leurs démissions, garantes qu’elles seraient de l’« Humain d’abord » et protégeant ce dernier du gourou qui se dévoilerait en la personne du chef suprême. Dans le contexte politique délétère qui gouverne la France de Macron aujourd’hui, avec son lot d’intimidations, de menaces, d’humiliations..., un militant politique, un tant soit peu attentif, aurait évité de donner ce qui nous est présenté comme de graves problèmes de dissensions, en pâture aux vautours de la macronie, des appareils médiatiques, policiers et judiciaires à son service, car, lutte de classe oblige, il n’est pas intelligent de laver son linge sale en « publique » offrant ainsi une prise à l’ennemi à la veille de batailles cruciales.
Cette erreur stratégique est peut-être le fait d’une faiblesse d’analyse, agrémentée d’une dose de narcissisme mal placé et inopportune. Mais au regard de l’article de Jacques-Marie BOURGET et Bérenger TOURNE, ci-dessus, il y a peut-être une autre hypothèse.

La démission de cette ou de ces personnes est(sont) intervenue(s) après le passage à tabac judiciaire de JL Mélenchon (à moins que je ne me trompe dans la chronologie,ce qui ne changerait rien à mon raisonnement) pourrait bien ne pas être le résultat d’une erreur d’analyse politique, mais le résultat d’un savent calcul destiné à ternir un peu plus l’image de la FI et de JL Mélenchon. Les rapaces qui nous gouvernent pourront ainsi ajouter au tableau noir de la corruption, l’image de la tyrannie, celle d’un homme fourbe et assoiffé de pouvoir.
Ce savent calcul, de façon machiavélique, présente les « rebelles » comme les sauveurs d’une noble cause (dont la macronie n’a cure, mais ne peut sémantiquement aller contre, sa politique étant faite pour le « bien du peuple », soit disant). Tel que sous-entendu dans l’article de Jacques-Marie BOURGET et Bérenger TOURNE, on en revient au renversement de la preuve, chère à nos dirigeant quand il n’y en a aucune pour condamner leur ennemi.

Aurions-nous eu affaire à un acte de traîtrise...« spontanée », calculée...
Complotisme ou pas, la traîtrise existe, et malheureusement ...partout.

Un complotiste qui se respecte.

NB : Je ne prend part ici ni pour, ni contre (plutôt pour quand même) le programme de JL Mélenchon et la France Insoumise . Je suis « simplement » fatigué, écœuré et épuisé de voir ces pourris qui font de la politique à coup de scandales car ils n’ont rien d’autre à proposer.

02/12/2018 12:38 par Serge F.

@Yu Maxime

Il s’est passé la même chose au Média cet été. Les coups bas dans les courants de gauche sont monnaie courante (voyez par exemple l’attitude de Tatiana Jarzabek sur Youtube ou de Lancêtre et Vilmauve sur Médiapart). Ce sont dans ces moments là que la gauche est bête. Les problèmes d’ego doivent y être pour beaucoup. Je resterai pour ma part sur le message très clair de Martine Billard.

02/12/2018 13:09 par Serge F.

Comme nos journalistes sont très sensibles aux colères de nos politiques, j’attends d’eux du coup un gros battage médiatique autour du comportement lamentable du député LREM Stéphane Trompille :

https://www.youtube.com/watch?v=oPA5snM9da0

Ce monsieur partage manifestement beaucoup de choses en commun avec Emmanuel Macron :

https://lelab.europe1.fr/tweetfail-le-selfie-doigt-dhonneur-dun-depute-lrem-en-plein-congres-3496115

02/12/2018 13:41 par Assimbonanga

Mélenchon propose une motion de censure. Traduction par France-Inter : Mélenchon demande la dissolution. Et bien sûr, Hamon le petit faux-jeton, laisse dire.
Sans oublier aussi le fameux "François Ruffin de l’ombre à Mélenchon" ou "François Ruffin, rival de Mélenchon".
Ils ne sont pas à ça près...
Mais les auditeurs et téléspectateurs ont encore tendance à croire. Ils ne peuvent pas imaginer à quel point le journalisme consiste à mentir, parce que les braves gens, eux, ne sont pas encore tous contaminés par la tendance lourde de la déloyauté.

02/12/2018 16:07 par Autrement

Pour une fois (c’est exceptionnel...) j’ai regardé BFMtv de 12h à 13h30.
La prestation de Mélenchon, après celle de Macron en direct retour d’Argentine sur l’avenue Kleber, faisait un tel contraste, que je me réjouis de penser que beaucoup de monde a pu regarder cette émission depuis le début.

Mélenchon, malgré tous ses défauts, a le « hic » (rare et précieux) pour ouvrir la voie au possible, pour dévoiler comme possible, et donc pour rendre possible, ce qui à première vue ne le paraissait pas : « le possible est une catégorie de la pratique » (Lucien Sève après Marx), c’est-à-dire qu’à côté du possible logique, existe le possible qu’on fait exister (comme les gilets jaunes) dans l’action.

Pardon pour ces remarques philosophiques (je viens de tomber par hasard sur une présentation suggestive de la philosophie de Diogène), mais si intéressante et instructive que soit la critique (ou plutôt le passage à tabac) de la FI par le sus-nommé Kuzmanovic dans Marianne (après les perquisitions !), - il reste que, selon la formule, on prouve le mouvement en marchant.

02/12/2018 18:20 par Yu Maxime

@Serge F.

Merci pour le lien : l’article de Martine Billard est de fait fort intéressant.

03/12/2018 20:20 par julesetjim

j’aime beaucoup votre article précis structuré et clair ; merci pour avoir fait le point sur cette affaire montée de toutes pièces par le gouvernement ! le pire pour moi a été de constater le rôle de chiens de garde des média ; en particulier le canard enchainé que je lisais depuis l’âge de 13 ans a viré sa cuti apparemment ; cela faisait 50 ans que je le lisais en croyant qu’ils étaient indépendants ; j’étais abonnée à mediapart depuis quasiment sa création ; vu le silence de mediapart sur les perquisitions contre les dirigeants de la France Insoumise et leurs attaques rasqueuses au profit de la police et de la justice de m macron , j’ai résilié mon abonnement immédiatement, écoeurée par leur manière de faire ; c’est juste un témoignage de citoyenne dégoutée par les media français....

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