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La lettre bouleversante d’un prisonnier de Guantanamo (Alternet)

Adnan Latif (Credit : Wikipedia)
John KENEFEL

Adnan Latif a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer.

Adnan Latif a été retrouvé mort dans sa cellule le 10 septembre 2012, un jour à peine avant le 11° anniversaire du 11/9. Il avait 32 ans.

Latif, citoyen yéménite, était détenu à Guantanamo Bay depuis plus de 10 ans, en dépit de la décision du tribunal qui avait ordonné en 2010 que l’administration Obama "prenne toutes les mesures diplomatiques nécessaires et appropriées pour faciliter la libération immédiate de Latif http://witnesstorture.org/survivors/adnan-farhan-abdul-latif/", en raison de l’absence de preuves qu’il ait commis un quelconque crime.

Il a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer, et sa mort doit servir à rappeler que la honte nationale qu’est Guantanamo perdure et bénéficie actuellement du soutien des deux partis.

En relisant la lettre (version intégrale ici http://www.alternet.org/civil-liberties/dead-gitmo-prisoners-tragic-letter-about-why-he-gave-life?page=0%2C1) qu’il a écrite à son avocat, David Remes, en décembre 2010, on comprend la profondeur de son désespoir près de la fin de sa vie.

Sa lettre commence simplement. Le premier paragraphe n’est constitué que d’une seule phrase bouleversante : "faites ce que bon vous semble, il n’y a plus rien à faire".

Il décrit ensuite le camp de Guantanamo, le qualifiant de "prison qui ne connait pas l’humanité, mais ne connait que le langage du pouvoir, de l’oppression et de l’humiliation envers tous ceux qui y entrent".

"Celui qui pourra mourir", écrit Latif, "atteindra le bonheur, il n’a aucun espoir en dehors de cela".

Il poursuit :

Ce qu’il faut … c’est quitter cette vie, qui n’est plus ce qu’on appelle une vie, mais qui est devenue la mort et la torture incessante. En finir avec la vie, c’est une chance et un bonheur. Je ne vais pas en endurer davantage et je vais mettre fin à mes jours.

Latif avait fait une tentative de suicide en 2009 en s’ouvrant les veines, et son avocat, David Remes, avait, alors, déclaré http://www.webcitation.org/query?url=http%3A%2F%2Fwww.google.com%2Fhostednews%2Fap%2Farticle%2FALeqM5hldgmwrtnUQ1NUHIsHYsQAANxlHwD9843OM80&date=2009-05-11 qu’il avait déjà tenté de se suicider à plusieurs reprises.

A la suite d’un accident de voiture en 1994, Latif souffrait de lésions à la tête, et il se rendait en Afghanistan dans l’espoir de se faire soigner quand il avait été capturé près de la frontière par les autorités pakistanaises. En janvier 2002, il était transféré à Guantanamo, ayant le triste privilège d’être un des premiers à y être détenu.

Selon l’ACLU (The American Civil Liberties Union) http://www.aclu.org/blog/national-security/ultimate-injustice-guantanamo-death-adnan-latif, Latif avait été déclaré libérable en 2004, 2007, 2009, et à nouveau en 2010 par le juge de la cour fédérale US, Henry Kennedy.

Mais le Département de la Justice d’Obama avait fait appel du jugement de 2010, en partie à cause de la décision qui avait été prise de ne pas transférer les prisonniers au Yémen, et, donc, Latif était resté en prison - non pas à cause de ce qu’il avait fait (c’est-à -dire rien), mais à cause du lieu où il était né.

La décision qui avait été prise de faire appel du jugement de relaxe n’était pas un vestige de l’ère Bush. C’était une décision qui avait été prise par l’administration Obama volontairement, et tous ses partisans qui pensaient qu’Obama allait fermer Guantanamo doivent en avoir conscience.

Latif est loin d’être le seul prisonnier encore détenu à Guantanamo malgré la relaxe prononcée par la justice. "Plus de la moitié des personnes qui restent à Guantanamo ont été déclarées innocentes depuis des années", indique Cori Crider, directrice du service juridique à Reprieve http://www.reprieve.org.uk/coricrider/, responsable de la gestion des litiges sur les prisons secrètes, et qui a représenté des clients détenus à Guantanamo. Crider poursuit, disant que, bien que les conditions se soient améliorées par rapport à ce qu’elles étaient en 2002, la détention illimitée suffit à détruire les gens.

"Ce jeune homme, qui avait, disons, vingt ans quand il a été capturé, en a trente aujourd’hui. Il voit la vie lui échapper sans savoir s’il va être libéré. Le désespoir tue à Guantanamo aujourd’hui".

Il y a également, comme on peut s’y attendre, des implications judiciaires au niveau international liées à la mort de Latif. 

"Quand un gouvernement prive quelqu’un de liberté et le garde en détention, il exerce un contrôle quasiment complet sur la sécurité et le bien-être de cette personne. A cause de ce contrôle, si une personne meurt en détention, il y a, selon les lois internationales, présomption de responsabilité du gouvernement", explique la professeure Sarah Knuckey, ancienne conseillère du rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires.

"Et, donc, quand une personne meurt en détention, le gouvernement doit reconnaitre sa responsabilité pénale, ou démontrer clairement qu’il n’était pas responsable de sa mort".

La réaction compréhensible qu’il ne s’agit que d’un exemple parmi d’autres sur une liste déjà scandaleusement longue de crimes internationaux commis depuis le 11/9 ne fait que souligner à quel point la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis sont devenues radicales et perverties.

"Une puissance mondiale n’a pas su préserver la paix et les droits humains et n’a pas su me préserver non plus. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour me débarrasser de cette mort qui m’est imposée à chaque instant dans cette prison".

John Knefel

L’auteur, John Knefel est animateur à Radio Dispatch et c’est un écrivain indépendant qui vit à Brooklyn.

Source : Guantanamo prisoner’s tragic letter
http://www.alternet.org/civil-liberties/dead-gitmo-prisoners-tragic-letter-about-why-he-gave-life?page=0%2C1&paging=off, Alternet

traduction emcee, des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/

COMMENTAIRES  

26/09/2012 20:41 par Vagabond

Son regard ...

27/09/2012 03:37 par Anonyme
27/09/2012 20:36 par cassiopea

Je me suis fait la même réflexion : mon Dieu son regard...Bouleversant. Combien de Adnan Latif croupissent encore là -bas où la justice ne semble émouvoir personne. Son regard, profondément humain, me rappel celui de Dilawar (autre victime de la sauvagerie us).

28/09/2012 01:59 par Safiya

Oui, son regard... profond, grave, droit... et la clarté de son front, de son visage point ternis par dix longues années d’inhumaine détention, de mauvais traitements et d’horribles offenses... Dort en paix petit frère, tes tortionnaires paieront, un jour ou l’autre, le prix de toutes leurs exactions.

29/09/2012 15:11 par Sheynat

Je rejoins les réactions ci-dessus et remercie Emcee pour la traduction de cet article et le Grand Soir de l’avoir publié.

C’est un témoignage qui me touche directement et le fait qu’il soit si peu médiatisé alors que d’autres pour défendre des icônes politiques perverties bourrées de vice et de fric (du style de celui qui a repris sa routine...) le soient me navre, me choque, et encore plus le fait que de tels agissements -un vol de vie- sur des innocents comme Adnan Latif soient perpétrés...

29/09/2012 19:34 par mandrin

il y a là , crime contre l’humanité aggravé.

29/09/2012 23:43 par Vagabond

Je crois Mandrin, que "crime contre l’humanité" est un ensemble de termes sans substance. Parce que les crimes contre l’humanité se poursuivent depuis des années et ceux qui les commettent sont toujours en liberté ;pire, ils en commettent et en préparent d’autres.

Ce pauvre homme avait souffert d’une blessure à la tête d’après les articles sur le web, ce qui pourrait expliquer ses troubles mentaux (?) qui ne sont peut-être pas du seul fait de sa détention.

Il y a un gouffre dans ses yeux. Je ne comprends pas la nature des hommes qui sont capables de faire ça à un autre homme abandonné à leur merci. Les pakistanais qui l’ont vendu aux américains me dégoûtent encore plus.

Qu’il repose en paix et qu’il pardonne notre inaction. Pendant qu’il mourrait à petit feu, nous étions probablement occupés par des futilités. Nous savons tous les injustices qu’endurent nos congénères et nous ne faisons absolument rien pour que ça change.

Je ne dis pas "nous" pour atténuer mon sentiment de culpabilité.

30/09/2012 15:35 par Vagabond

Un article important sur les prisonniers de la dépendance US au Proche-Orient
http://www.bakchich.info/international/2012/09/18/salah-hamouri-fete-lhumanite-61692

30/09/2012 16:36 par mandrin

@ Vagabond
A vrais dire je ne savais pas si j’allais commenter ou rester dans le silence figé froid devant une telle horreur.

Crime contre l’humanité sans substance certainement pour tribunal de la Haye qui ne se saisi pas de se crime car il y a bien un crime .

Le crime de gens qui combine force et impunité contre un humain seul isolé atteint de troubles comme vous le dite, dans une situation de grande faiblesse, mais conscient de son désespoir sans aucune échappatoire face a ses tortionnaires, qui eux ne relève d’aucune humanité...oui ses individus use du pire et sans état d’âme.

Il n’y a rien a comprendre avec ses gens il suffit de regarder froidement de quoi il sont capable.

30/09/2012 20:14 par emcee

Un crime contre l’humanité est une «  violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ».
La notion de crime contre l’humanité est une catégorie complexe de crimes punis au niveau international et national par un ensemble de textes qui regroupent plusieurs incriminations.

La Cour pénale internationale est le principal tribunal permanent chargé de sanctionner les crimes contre l’humanité.

Parmi ces crimes, l’article 7 du Statut de Rome cite :

Déportation ou transfert forcé de population ; emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ; torture ; persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste (..) ; disparitions forcées de personnes ; crimes d’apartheid, autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale".

C’est donc bien un crime contre l’humanité,et pour diverses raisons, comme cela a été dit.
Qu’il soit impuni, c’est une autre histoire. Tout aussi lamentable, d’ailleurs.

"Ce pauvre homme avait souffert d’une blessure à la tête d’après les articles sur le web, ce qui pourrait expliquer ses troubles mentaux (?) qui ne sont peut-être pas du seul fait de sa détention"

Mettre son calvaire en partie sur le compte de son accident antérieur, c’est honteux.

Donc, s’il n’avait pas eu de "troubles mentaux" (de la simple extrapolation, car cela n’a été dit nulle part sur le web, d’ailleurs), cet homme reconnu INNOCENT aurait bien mieux supporté ses 10 ans de détention extra-judiciaire, où il a subi, comme les autres prisonniers, des traitements inhumains (isolement, pieds et poings liés et sac sur la tête dans les déplacements, obligés de se tenir à genoux, coups, privation de sommeil, musique insupportable acoustiquement et constante dans les cellules, interrogatoires musclés ou humiliants, dont le « waterboarding » - « simulation de noyade » ; soumis constamment également à des traitements dégradants et à diverses tortures au sein de la prison-même) ?

Et il est loin d’être le seul dans ce cas. Et, malgré le fait que les autres n’aient pas subi de traumatisme au départ, ils ne sont pas bien flambants, d’après ce que je me suis laissé dire.

Pour information sur le "waterboarding"  :

Voici le témoignage de Christopher Hitchens, journaliste, qui a subi volontairement ce traitement, qui était destiné initialement à l’entraînement à la résistance des soldats US.

"Vous avez, sans doute, pris connaissance du mensonge officiel sur ce traitement, qui « simulerait », soi-disant, la sensation de la noyade. C’est effectivement un mensonge. Il vous donne l’impression de vous noyer tout simplement parce que vous vous noyez - ou pour être plus précis parce que vous êtes noyé, lentement, sous contrôle, par ceux qui vous infligent ce traitement. La « planche » (board en anglais) est l’instrument, pas la méthode. Le mot qui compte dans « waterboarding », ce n’est pas le mot board, mais le mot water. L’eau.

J’en ai rapidement pris conscience lorsque, la capuche enfilée, qui laissait encore un peu passer de lumière, on a enveloppé ma tête de trois serviettes. Dans cette obscurité prégnante, la tête en bas, j’ai attendu un bref instant, jusqu’à ce que je sente une cascade d’eau descendre lentement dans mon nez. Déterminé à résister, ne serait-ce qu’en mémoire de mes glorieux ancêtres de la marine, qui bravèrent les dangers des océans, j’ai retenu mon souffle un temps, puis j’ai dû expirer avant -bien sûr- d’inspirer.
Cette inspiration a littéralement plaqué le tissu humide contre mes narines, comme si une immense patte humide enserrait mortellement mon visage. Incapable de savoir si j’étais en train d’inspirer ou d’expirer, noyé davantage par la panique que par l’eau, j’émis le signal convenu et fus alors soulagé de sentir que l’on me redressait et que l’on enlevait les tissus qui enserraient mon visage. Je crois que j’ai honte de vous dire à quel point ma résistance fut brève.

30/09/2012 21:34 par mandrin

@emcee
"Ce pauvre homme avait souffert d’une blessure à la tête d’après les articles sur le web, ce qui pourrait expliquer ses troubles mentaux (?) qui ne sont peut-être pas du seul fait de sa détention"

Mettre son calvaire en partie sur le compte de son accident antérieur, c’est honteux.

Donc, s’il n’avait pas eu de "troubles mentaux" (de la simple extrapolation, car cela n’a été dit nulle part sur le web, d’ailleurs)....
...........................................................................................................................................................
merci pour les précisions et j’ajoute que c’est d’autant plus grave qu’il soit atteint d’un handicap suite a un accident, cela accable d’avantage ses tortionnaires pour la gravité des sévices infligés. .

30/09/2012 21:43 par Vagabond

@emcee, je n’ai aucunement honte de ce que j’avance en toute honnêteté. Je ne défile pas avec des textes dépourvus de sens comme tu le fais.
Attendu qu’une explication des choses qui ne sont pas clairement transcrites quelque part t’est nécessaire, je vais le faire.
Cet homme avait des séquelles à la tête suite à un accident d’après ce que j’ai lu, ce qui ne change rien à sa détresse causée par ses tortionnaires. Ce ne sont évidemment que mes suppositions indiquées par un très visible ?. C’est possible que ce soit une fausse information. Je n’ai aucun moyen de la vérifier.

Tes leçons, tu devrais les donner à ceux qui violent vraiment honteusement le droit humain que tu sais si bien étaler sur LGS.
Tu ne m’apprends rien. J’ai déjà vu ce regard immense et ce ne sont pas tes textes soigneusement retranscrits qui peuvent décrire la folie du désespoir qui s’y loge.

Cet homme est mort de désespoir et personne n’a rien fait. C’est tout ce qu’il y a à retenir.

Tout ce que je peux souhaiter est qu’il ait entendu l’appel d’espoir que les hommes lui ont refusé et que son âme se soit enfin apaisée.
« Ya ayatouha al nafsou al moutma’ina irji’i illa rabiki raadiyatan mardya. Fa dkhouli fi ’ibaadi oua dkhouli janati ».

30/09/2012 21:52 par legrandsoir

on se calme... vous êtes tous d’accord sur l’essentiel (il me semble).

30/09/2012 23:35 par emcee

"Je ne défile pas avec des textes dépourvus de sens comme tu le fais"

UN, je ne vous ai pas tutoyée, veuillez en faire de même.

DEUX, citez donc des exemples. Sinon, c’est de la même veine que "il a eu un traumatisme, donc il n’a pas supporté Guantanamo".

Vous n’avez pas le droit de lancer des anathèmes simplement pour justifier vos affirmations péremptoires.

Au GS :
NON, nous ne parlons pas de la même chose : à partir du moment où on justifie les horreurs de Guantanamo par des antécédents traumatiques indépendants, on est dans l’ignoble.

Et je n’en démordrai pas. Je ne fais que commenter ce que je lis.

Quand j’ai lu que ce malheureux ayant des antécédents, cela pouvait justifier son attitude, mon sang n’a fait qu’un tour.

" Tes leçons, tu devrais les donner à ceux qui violent vraiment honteusement le droit humain que tu sais si bien étaler sur LGS."

Allez, allons-y : expliquez ce que vous voulez dire. Sinon, c’est encore une phrase inutile et diffamatoire, dont vous semblez vous repaître quand on met le nez dans vos contradictions.

01/10/2012 00:24 par Vagabond

emcee, tu es ridicule. Je n’ai pas les moyens de prendre un e-avocat.
@LGS, je suis calme. Je vous laisse avec vos habitués.

Paix à ton âme Adnan et pardon pour cette rixe absurde.

01/10/2012 07:51 par legrandsoir

@ vagabond

Oui, on se calme et on ne se défoule pas sur la langue en piétinant au passage la logique. Vous ne pouvez pas écrire :

Je n’ai pas les moyens de prendre un e-avocat....Je vous laisse avec vos habitués.

Les bon(ne)s rénovateurs (trices) de la langue française doivent en effet écrire : "Je n’ai pas les moyens de prendre un e-avocat (e)....Je vous laisse avec vos habitué(e)s".

Tou(te)s nos lecteurs (trices) sont mieux respecté(e)s quand nos contributeurs (trices) sont vigilant(e)s et constant(e)s dans leur choix d’écriture.
MV.

01/10/2012 14:42 par Sheynat

Moi j’avais compris un "e-avocat" comme un e-barreau = avocat virtuel.

Je pense qu’Emcee a raison, voir ici : le suicide dernière arme des prisonniers de guantanamo

01/10/2012 16:15 par Vagabond

@Legrandsoir
Ce cours de français n’a aucune utilité. Il ne me servira pas. Je ne me préoccupe que très rarement de la forme.
J’ai cru un moment trouver autre chose chez LGS mais dès lors que des individus se rassemblent même virtuellement, des sympathies et des antipathies se créent. Et je sais que je suis antipathique, je ne vous (pluriel) en veux pas de me répondre comme vous le faites.

D’autre part, ma paranoïa revient au galop, je vais donc vous abandonner les lieux (je n’ai pas le choix après avoir été si tristement humiliée pour la mauvaise utilisation du français).

En fait, je me demande si ce site ne sert pas à juste canaliser les colères. Peut-être à ficher les uns et les autres ? Des suppositions ignobles n’est-ce pas ? Mais elles m’ont traversé l’esprit et je les partage donc avec LGS.

J’attends avec inquiétude, l’évaluation de Legrandsoir sur mon utilisation de la langue de Kateb Yacine.

Je regrette encore une fois d’utiliser cet espace dédié à Adnan Farhan Abd Alatif pour une bataille stérile et ridicule.

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