Le papier ne sent pas bon ! (communiqué du SNJ-CGT)

SNJ-CGT

Que Mme Marcela Iacub éprouve le besoin d’étaler sa nauséeuse aventure sentimentale et sexuelle avec Dominique Strauss-Kahn, c’est son affaire.

Que Mme Marcela Iacub éprouve le besoin d’étaler sa nauséeuse aventure sentimentale et sexuelle avec Dominique Strauss-Kahn, c’est son affaire.

Qu’elle ait trouvé un éditeur, Stock, et un magazine pour en faire la promotion, en l’occurrence Le Nouvel Observateur, ne grandit ni l’un, ni l’autre, mais l’opération est symptomatique des moeurs des mondes de l’édition et de la presse pour « faire des coups éditoriaux ».

Les médias se sont déjà largement fourvoyés en étalant les turpitudes sexuelles de l’ancien patron du FMI et, aujourd’hui, ils persévèrent. Au nom de la nécessaire amélioration de la vente de papier !

Ceux qui se gaussaient de TF1 utilisent les mêmes ressorts, raillés par les Guignols de l’info sur Canal + : « Du cul, du cul, du cul ».

Faut-il s’en étonner quand on sait que le patron du Nouvel Observateur a fait fortune (déjà ) dans le Minitel rose !

Le rôle des journalistes n’est pas de faire des coups, mais de hiérarchiser l’information. Or, « l’oeuvre » de Mme Iacub ne mérite pas une telle campagne de promotion, même si M. Joffrin, le directeur du magazine tente de voir en lui un bon livre, alors même que l’actualité politique et sociale est largement fournie en événements qui intéressent la vie quotidienne des citoyens français.

Le SNJ-CGT ne donne pas de leçon de morale, mais les principes professionnels dépassent largement la morale aussi étroite que celles de Mme Iacub et de M. Joffrin.

Pour le SNJ-CGT, l’information n’est pas une marchandise comme les autres. Elle ne doit jamais se vautrer dans la fange des soues où se vautrent certains cochons.

Montreuil, le 26 février 2013
SNJ-CGT

COMMENTAIRES  

27/02/2013 09:30 par gérard

Le SNJ-CGT se réveille tout à coup, alors que l’on ne l’a guère entendu sur des sujets autrement plus importants que le 11 Septembre, la Cote d’Ivoire, la Libye, la Syrie (liste non exhaustive). Il y avait pourtant matière à s’indigner sur les "pensées communes" médiatiques...imposées ?

Quant à la prestation "journalistique" de Caroline Fourest en plus en prime time sur une chaine publique, cela ne les a pas ému pour autant. Enfin, cela n’émeut pas grand monde, comme ce "drôle" de tableau que je redonne :http://actualite.portail.free.fr/toute-l-actu/19-02-2013/carte-la-nebuleuse-de-l8217extremisme-sur-internet//mobile.html, ou le Grand Soir figure en bonne place, avec d’autres...
Je ne vois vraiment pas en quel honneur Le Grand Soir a passé ce communiqué, alors que les journalistes ne cessent de taper sur les "farfelus" du web ; il aurait plutôt fallu leur "rafraichir la mémoire" :

« Il n’y a pas à ce jour dans l’Histoire du monde et aux États-Unis de presse indépendante. Vous le savez et je le sais.
Il n’y a personne d’entre vous qui ose écrire ses opinions de manière honnête et si vous le faisiez, vous savez d’avance que cela ne serait jamais publié. Je suis payé chaque semaine pour garder mes opinions et mes vues les plus honnêtes hors du journal avec lequel je suis lié. D’autres parmi nous sont payés des salaires similaires pour faire des choses similaires et celui d’entre vous qui oserait et serait assez stupide pour écrire ses vues honnêtes serait à la rue en train de chercher un autre boulot. Si je laissais transparaître mes opinions les plus honnêtes dans un de mes articles, je serai sans boulot dans les vingt-quatre heures.
Le travail du journaliste est de détruire la vérité, de mentir éhontément, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Maman et de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. Vous le savez et je le sais ; quelle est donc cette plaisanterie que de porter un toast à une presse indépendante ?
Nous sommes les outils et les valets des gens riches de derrière le rideau. Nous ne sommes que les marionnettes, ils tirent les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos capacités et nos vies sont la propriété d’autres personnes. Nous sommes des intellectuels prostitués. »

- John Swinton du New York Times (1880) -

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